Planification et coopération en Guinée : Lancement solennel de la 1ère édition des Journées de la Planification et de la Coopération Internationale

Conakry, le 25 juin 2025 – Le Ministère du Plan et de la Coopération internationale a donné le coup d’envoi, dans un grand hôtel de la capitale, de la toute première édition des Journées de la Planification et de la Coopération Internationale (JPCI), sous le thème évocateur : « Réinventer la planification et la coopération pour une Guinée émergente, inclusive et résiliente ».

La cérémonie inaugurale a réuni un parterre de personnalités de haut rang, parmi lesquelles le Président du Conseil National de la Transition (CNT), le Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement, des représentants du CNRD, d’anciens ministres du Plan, des diplomates accrédités à Conakry ainsi que des invités de marque venus de France, du Royaume-Uni, d’Arabie Saoudite, de Tunisie, de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Gabon et de la CEDEAO.

L’objectif de ces journées est de faire connaître et valoriser, auprès du public, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile, le rôle stratégique du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale dans la conduite de la planification du développement et la mobilisation des ressources extérieures. Ce rendez-vous marque une étape décisive dans la réflexion collective sur les priorités de développement du pays.

Dans son discours de bienvenue, le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël NABE, a précisé que ces journées sont placées sous le sceau de l’espoir, de la rigueur et de l’engagement collectif. « Nous parlerons de la planification, non pas comme un exercice technique enfermé dans les rapports, mais comme un acte de foi dans l’avenir. Une planification rigoureuse, inclusive, ancrée dans les réalités de nos territoires et éclairée par les données », a-t-il insisté.

Même que ces journées constituent un moment fondateur, une plateforme d’inspiration et d’action, pour renforcer la culture de la planification, ancrer les bonnes pratiques de gestion des politiques publiques, et valoriser les synergies de la coopération internationale au service de nos priorités nationales. Pour lui, la coopération devait être envisagée autrement : « Nous parlerons de coopération, non pas comme une simple assistance, mais comme un partenariat stratégique équitable, gagnant-gagnant ».

Enfin, le Ministre Ismaël NABE a appelé à la réflexion collective : « Nous nous interrogerons ensemble, chers amis, sur comment faire de la planification un outil de transformation concrète, comment structurer des projets à fort impact social, comment mobiliser plus efficacement les financements extérieurs et comment intégrer l’innovation, l’efficacité des jeunes et le secteur privé dans une dynamique collective ».

Au nom des partenaires techniques et financiers, la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies en Guinée, Kristel YOUNES, a souligné l’importance d’une mobilisation collective dans un contexte mondial de plus en plus incertain : « C’est maintenant qu’il nous faut faire bloc, agir ensemble, prioriser ce qui compte, mettre les moyens où cela change des vies. Ces journées qui nous réunissent ne sont pas seulement une rencontre d’experts, elles sont une déclaration d’intention. Elles disent que la Guinée veut penser son avenir, le planifier, le financer, le bâtir en coopération ».

Elle a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner la Guinée : « Vous pouvez totalement compter sur le système des Nations Unies et ses partenaires. Nous sommes là, aux côtés du gouvernement, des communautés, du secteur privé, de la société civile, avec une seule mission : accompagner la Guinée dans une transformation durable, inclusive et souveraine. Car oui, le développement est une responsabilité partagée. Et ensemble, nous pouvons bâtir une Guinée où personne, absolument personne, n’est laissé pour compte ».

Ouvrant ces journées, le Premier Ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury BAH, a indiqué que cette journée marque un tournant symbolique et stratégique dans notre volonté commune de bâtir une Guinée résolument tournée vers l’avenir. « Il n’y a point de développement sans planification, c’est pour vous dire que la planification n’est pas un exercice bureaucratique. Elle est une démarche rigoureuse, anticipative et inclusive, sans laquelle aucun développement structurant ne peut être durable. C’est par une planification bien pensée, alignée sur les aspirations réelles de nos populations, que nous pourrons rompre avec les cercles vicieux de la pauvreté, du sous-emploi et des inégalités.

Le gouvernement a fait de la planification stratégique une priorité majeure, à travers des instruments tels que le Programme de Reference Intérimaire, le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation, Programme Simandou 2040, les Schémas Régionaux d’Aménagement et de développement, les Cadres de dépenses à moyen terme (CDMT) sectoriels, et le Budget Programme. Il veut faire en sorte que la Guinée sorte de l’ornière en profitant de ses mines. Ce, contrairement à d’autres pays africains dans lesquels les ressources minières très souvent sont synonymes de pauvreté, d’instabilité et de violence. « Nous voulons que les choses aillent de manière harmonieuse. Nous avons besoin de vos réflexions, nous avons besoin de vos expériences, nous avons besoin de votre sens d’anticipation pour nous permettre, en situation de responsabilité actuellement, de ne pas se laisser griser par des ambitions démesurées, mais toujours de tenir compte de la nécessité de marcher sur nos deux jambes, d’avoir une vision positive permettant d’assurer un développement inclusif pour l’intérêt du pays », a déclaré M. BAH.

Le Premier ministre est revenu sur les objectifs de ces journées, notamment sensibiliser les parties prenantes sur l’importance de la planification et de la coopération dans la gestion des politiques publiques ; encourager les échanges entre les différents acteurs autour des défis et des bonnes pratiques en matière de planification et de coopération ; partager les expériences réussies de planification et de coopération au niveau national et international ; offrir un cadre approprié aux partenaires techniques et financiers de partager leurs réalisations et perspectives dans notre pays sous forme de porte ouverte, enseigner l’histoire de la Planification et l’évolution de la Coopération Internationale aux jeunes générations ; et offrir l’opportunités aux panelistes de présenter aux participants les projections de leurs réalisations dans le cadre de l’opérationnalisation du Programme Simandou 2040.

Il a également évoqué les attentes du Chef de l’État : « Je ne fais que vous transmettre les aspirations du Général Mamadi DOUMBOUYA par rapport au programme Simandou 2040. Et tous les volets sont pris en compte. Nous devons travailler dans cette direction pour que la Guinée donne l’exemple », a-t-il insisté.

Cette première journée a été marqué par deux panels de haut niveau. Le premier portait sur « Le rôle de la planification stratégique dans le développement économique et social », tandis que le second était axé sur « La coopération internationale : mobilisation des ressources dans le nouveau contexte mondial ».

Ils ont été animés par des personnalités de renom, à l’image de Mme Nialé Kaba, ministre de l’Économie, du Plan et du Développement de la Côte d’Ivoire ; M. Romuald Wadagni, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances du Bénin, Mme Damtien Larbli TCHINCTHIBIDJA, Vice-Président de la Commission de la CEDEAO en charge de la planification, Dr Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement, M. Lionel Zinsou, économiste et ancien Premier ministre Béninois, de Dre Hiba Ahmed, ex-directrice du Fonds de solidarité islamique, ou encore de SE. Hubert Vedrine, ancien Ministre de l’Europe et des affaires étrangères de France ; M. Souleymane Cissé, ancien ministre du Plan de la Guinée ; M. Issa Diaw, représentant du Groupe de la Banque mondiale.

JPCI 2025 : Clap de fin sur fond de planification moderne, inclusive et guidée par les données

Conakry, le 26 juin 2025 – C’est dans une atmosphère empreinte d’engagement et d’ambition que s’est clôturée la toute première édition des Journées de la Planification et de la Coopération Internationale (JPCI), organisée par le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale. Pendant deux jours, décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, experts, chercheurs et représentants de la société civile se sont réunis autour du thème : « Réinventer la planification et la coopération pour une Guinée émergente, inclusive et résiliente ».

Dans un monde en constante évolution, ces assises ont offert à la Guinée une occasion stratégique de revisiter ses outils de planification et de redessiner les contours d’une coopération internationale plus efficace, ancrée dans les réalités nationales. L’ambition est claire : s’appuyer sur des statistiques fiables pour guider les décisions publiques et asseoir un développement durable.

Un rebasage historique qui redimensionne l’économie guinéenne

Cette deuxième et dernière de ces JPCI a été marqué par la présentation des résultats du rebasage du Produit Intérieur Brut (PIB) selon les normes du Système de comptabilité nationale 2008. Un exercice technique de grande envergure qui révèle un PIB de 161 539,2 milliards de GNF en 2018, contre 106 845,3 milliards selon l’ancien système, soit une réévaluation de 51,2 %.

Cette réforme statistique, fruit de plusieurs années de travail de l’Institut National de la Statistique (INS), a permis une meilleure couverture des activités économiques, une intégration des changements structurels dans l’économie nationale et l’adoption de méthodes modernes de calcul.

Dr Makan Doumbouya, Directeur Général de l’INS, soutient que le gain de 54 693,9 milliards GNF du niveau du PIB s’explique essentiellement par l’amélioration de la couverture des activités économiques, à travers l’utilisation des sources additionnelles dans plusieurs secteurs, ainsi que l’amélioration des méthodes de calcul conformément aux recommandations du SCN de 2008.

Par ailleurs, l’analyse de la structure du produit intérieur brut (PIB), montre une hausse de 13,5 points de pourcentage du poids du secteur primaire, passant de 22.9% selon le SCN de 1993 à 36,4% selon le SCN de 2008. Les poids des secteurs secondaire et tertiaire, sont respectivement de 29% et 29,1%, soit des baisses respectives de 4,4 et 6,0 points de pourcentage, en raison de l’importance que le primaire a prise avec la mobilisation de nouvelles sources d’informations sur l’agriculture.

Dr Doumbouya a fait remarquer que les principales caractéristiques qui ressortent des nouveaux résultats des comptes de 2018 à 2024 sont : une économie fortement soutenue par les activités agricoles et minières.

Un tournant salué par les partenaires internationaux

Les partenaires présents ont unanimement salué la rigueur et l’ambition de cette réforme.

Le Représentant résident du Fonds Monétaire International (FMI) en Guinée, Dr Nérée Noumon, a salué la publication des nouveaux comptes nationaux rebasés de la République de Guinée. Pour lui, le rebasage des comptes nationaux était un impératif technique qui permet à la Guinée d’aligner son système statistique aux standards internationaux en matière d’élaboration des comptes nationaux. « Ce rebasage constitue une étape structurante pour asseoir la crédibilité statistique du pays et mieux orienter les politiques publiques », a souligné Dr Nérée Noumon, appelant à maintenir les réformes, moderniser l’administration fiscale et renforcer la gestion de la dette. Il informe que les résultats du rebasage auront des implications considérables et stratégiques sur plusieurs des indicateurs clés de l’économie guinéenne. « Tout d’abord, le ratio dette/PIB s’améliore mécaniquement grâce à la révision à la hausse du PIB. Le revenu par habitant sera également revu à la hausse, affectant la perception du niveau de développement du pays. En parallèle, la pression fiscale, mesurée par le ratio des recettes fiscales au PIB, pourrait apparaître plus faible en raison du PIB plus élevé », a-t-il dit.

Pour M. Issa Diaw, Représentant résident de la Banque mondiale en Guinée, ce changement de paradigme constitue une avancée majeure. Il a salué l’intégration de la cartographie des infrastructures dans le Recensement Général de la Population (RGPH-4), un outil précieux pour mieux cibler les investissements publics, réduire les inégalités territoriales et orienter les capitaux privés.

Une économie portée par les mines et l’agriculture

Les nouveaux comptes révèlent une dominance progressive du secteur secondaire, notamment minier, dans la structure économique guinéenne : 41 % du PIB en 2020, contre 32,3 % pour le primaire et 21,3 % pour le tertiaire. Les activités agricoles et minières apparaissent comme les piliers de la résilience économique, avec une croissance moyenne supérieure à 6 % entre 2018 et 2024, bien que les investissements restent relativement faibles, sous les 25 % du PIB.

Des données au cœur de la souveraineté nationale

Le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël NABE, a souligné que la migration vers le SCN 2008 n’est pas qu’une opération technique. Elle reflète la volonté politique de moderniser l’État et d’en faire une institution guidée par des données. « Ce qui ne se mesure pas, ne se gère pas », a-t-il lancé, appelant à faire des statistiques une boussole stratégique pour la gouvernance, l’attractivité économique et la transparence budgétaire. Pour lui, cette réforme marque une étape historique dans la modernisation du système statistique national du pays. Elle réitère, selon lui, l’engagement fort du gouvernement à produire des données économiques plus fiables, plus comparables et plus actuelles. Des données au service de la planification stratégique, de la transparence budgétaire et de l’attractivité économique. « Grâce à ce rebasage, le produit intérieur brut de notre pays, la Guinée, a été réévalué à hauteur de 51,2% révélant un point accru des secteurs primaires et secondaires. Cette révision impacte favorablement nos ratios économiques clés tels que le taux d’endettement ou le revenu par habitant, renforçant ainsi la crédibilité de notre pays auprès des partenaires financiers et des investisseurs internationaux. Ce travail minutieux s’inscrit pleinement dans tous les piliers du programme Simandou 2040 », a-t-il rappelé.

Cap sur l’avenir : vers une consolidation des réformes

À l’issue des JPCI, les autorités ont annoncé une série d’actions futures :

  • Finalisation des comptes 2021–2024 ;
  • Élaboration des comptes régionaux ;
  • Développement d’une matrice de comptabilité sociale ;
  • Renforcement de la communication statistique ;
  • Adhésion projetée au Système de Diffusion des Données Spéciales (SDDS) du FMI.

Clôturant ces JPCI 2025, le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, El hadj Djiba DIAKITE, a souligné que le programme Simandou 2040 illustre une planification stratégique anticipée du développement souverain, durable et responsable de la Guinée, menée par ses fils et filles, avec l’appui de partenaires stratégiques, sous la clairvoyance du président de la République, le général Mamadi Doumbouya. « Au terme de ces deux jours de réflexion intense, je tiens à exprimer, au nom du président de la République, notre profonde gratitude pour votre participation active, la richesse de vos contributions et votre engagement. Vos idées et expertises ont été précieuses pour orienter les actions futures de notre programme de développement pour les quinze prochaines années », a-t-il indiqué.

Il a rappelé que ces journées ont été l’occasion de poser un regard lucide sur les défis du développement national, les priorités stratégiques, les exigences de la coopération internationale, et surtout la nécessité d’une planification rigoureuse basée sur des données fiables. « L’importance des données a été au cœur des échanges. Il est essentiel de garantir la continuité et l’actualisation de ces données dans le temps, afin d’assurer une allocation efficace des ressources et maximiser l’impact de nos politiques publiques », a-t-il poursuivi. Il a insisté sur l’intégration des nouvelles données dans les outils de planification tant sur plan national qu’international. « Nous sollicitons auprès de tous les acteurs nationaux et des partenaires internationaux, l’intégration des nouvelles données en lieu et place des anciens caducs dans les outils de planification, en vue de refléter la structure, la réalité, les données réelles de notre économie dans le programme Simandou 2040 et dans les stratégies et politiques sectorielles. Pour terminer, je voudrais sincèrement vous inviter à garder en mémoire les idées et les engagements qui ont émergé de ces deux jours. Chacun d’entre vous est un acteur clé de cette transformation. Nous comptons sur vos soutiens, expertises et expériences pour faire de la Guinée un modèle de développement durable et inclusif sous le leadership de son Excellence Générale, Mamadi Doumbouya », a-t-il exhorté.

Il a rappelé que le projet minier intégré Simandou est appelé à générer emplois, formation, diversification économique et amélioration des conditions de vie, pour peu que les données nouvelles soient pleinement intégrées dans les outils de planification sectorielle. « Le développement ne se décrète pas, il se construit avec rigueur, intelligence collective et vision. Nous comptons sur chacun d’entre vous pour faire de la Guinée un modèle de développement durable et inclusif », a-t-il martelé, appelant tous les acteurs : État, secteur privé, société civile et partenaires, à une synergie d’action autour d’objectifs communs.

Un pas de géant pour les territoires ruraux de Guinée : la BADEA approuve un financement de 70 millions de US Dollars pour la Phase 2 du PDRI-RHFG

Conakry, 26 juin 2025 – En pleine effervescence des Journées de la Planification et de la Coopération Internationale, la Guinée a reçu une annonce majeure, véritable marque de confiance internationale : le Conseil d’administration de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA) a approuvé, lors de sa session de juin 2025, un financement de 70 millions de dollars pour la Phase 2 du Projet de Développement Rural Intégré pour la Relance de l’Horticulture et des Forages (PDRI-RHFG).

Cette décision intervient à la suite d’une rencontre décisive entre S.E. M. Ismaël Nabe, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, et le Président de la BADEA, en marge du Forum 2025 du Fonds de l’OPEP pour le Développement à Vienne le 17 Juin 2025. Elle marque une avancée stratégique dans l’opérationnalisation du Pilier 1 du Programme Simandou 2040, dédié à l’agriculture, au commerce et à la transformation rurale.

La Phase 2 du projet couvrira 24 préfectures à travers les quatre régions naturelles du pays. Elle vise, entre autres, l’aménagement de 2 500 hectares de terres agricoles, la réhabilitation de 1 000 km de pistes rurales, le forage de 1 000 puits, la construction de 50 mini-adductions d’eau potable, le remplacement de 4 bacs fluviaux par des ponts, la création de coopératives de services, de marchés régionaux et de micro-projets générateurs de revenus.

Sous le leadership éclairé du Général Mamadi Doumbouya, ce projet illustre l’ambition assumée de bâtir une Guinée rurale forte, connectée et résiliente, où chaque village devient un centre de production et de dignité.

Signature historique entre la Guinée et UKEF : Plus de 1,8 milliard de Pound Sterling d’ambitions partagées pour transformer l’avenir

Conakry, 25 juin 2025 – Dans un climat empreint de solennité et d’enthousiasme, la République de Guinée et l’agence britannique UK Export Finance (UKEF) ont signé, à l’occasion des Journées de la Planification et de la Coopération Internationale qui se sont tenus les 25 et 26 juin 2025 à Conakry, un accord-cadre stratégique d’une portée exceptionnelle : un portefeuille de projets de plus de 1,8 milliard de Pound Sterling.

Ce portefeuille ambitieux couvre plusieurs chantiers structurants : la Cité Administrative de Koloma, des lignes de transmission énergétique, des projets d’adduction d’eau à travers les 7 régions administratives, des projets de protection de l’environnement, des entrepôts frigorifiques, des infrastructures routières majeures, la modernisation de la ligne ferroviaire, des écoles primaires, secondaires et polytechniques de dernière génération.  Tous ces ouvrages s’inscrivent de façon magistrale dans le Pilier 3 du Programme Simandou 2040, consacré aux infrastructures, aux transports et aux technologies.

Félicitant le gouvernement de la République de Guinée pour cette occasion mémorable, M. Sanjeev Mansotra, président de Planet One, a fait remarquer que son groupe est honoré de travailler pour le développement d’écoles secondaires axées sur les STIM à travers le pays. Ce projet deviendra une pierre angulaire de la transition du pays d’une économie axée sur les ressources minières vers une économie de capital humain, un autre axe majeur du Programme Simandou 2040. Mettant à profit sa vaste expérience mondiale pour réaliser ce projet, qui façonnera les jeunes pour les défis du futur, c’est avec une forte conviction et un engagement envers l’avenir du pays que Planet One Group souhaite étendre sa collaboration avec le gouvernement dans d’autres secteurs en Guinée.

Le Ministre Ismaël Nabe, artisan discret mais redoutablement efficace de cette avancée qui est le fruit de 4 années d’efforts acharnées, a su tisser une relation de confiance stratégique avec UKEF, qui place désormais la Guinée au rang de premier pays partenaire de l’agence dans toute l’Afrique francophone.

Cette signature est bien plus qu’un accord de financement. Elle est la manifestation éclatante d’un nouveau contrat de confiance entre la Guinée et les institutions financières internationales, sous l’impulsion visionnaire de Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Chef de l’État.

LE PREMIER MINISTRE LANCE LE DÉNOMBREMENT PRINCIPAL DU RGPH-4

Conakry, 5 juillet 2025 – Le Premier ministre, Monsieur Amadou Oury Bah, a présidé ce samedi la cérémonie officielle de lancement du dénombrement principal du 4ᵉ Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), en présence des membres des institutions républicaines, du Gouvernement, ainsi que des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).


Plus de 23 000 agents recenseurs sont mobilisés sur toute l’étendue du territoire national du 1er au 31 juillet 2025, pour cette opération d’envergure, placée sous le sceau de la rigueur, de la transparence et de l’engagement citoyen.
« Le RGPH-4 n’est pas une opération d’identification individuelle. C’est un outil stratégique pour mieux orienter les politiques publiques dans des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation, le logement ou encore l’emploi », a affirmé le Premier ministre devant les agents recenseurs.

Il a également insisté sur l’importance de la participation de tous les habitants, y compris les ressortissants étrangers, pour garantir des données représentatives et utiles à une planification inclusive.

« Soyez disponibles, ouvrez vos portes, répondez avec sincérité. Il ne s’agit pas de vie privée, mais de bâtir l’avenir de notre pays », a-t-il exhorté.

Un acte fondateur de gouvernance

Dans son intervention, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, M. Ismaël Nabé, a rappelé la portée historique et stratégique de cette opération :

« Ce moment est historique. Il l’est par son ambition. Il l’est par son envergure. Il l’est surtout par son potentiel de transformation. Car le recensement, dans toute grande Nation qui aspire à la souveraineté économique et à la justice sociale, n’est pas une simple opération technique : c’est un acte fondateur de gouvernance, un outil de vérité, une boussole pour l’action publique. »


Le ministre a souligné que le RGPH-4 est l’opération statistique la plus importante jamais conduite sur le territoire national, visant non seulement à compter les habitants, mais surtout à mieux les comprendre, les servir et les protéger, grâce à des données désagrégées, fiables et actuelles.
« Quelle est la proportion d’enfants à scolariser demain ? Quel est le visage réel du chômage ? Où se trouvent les inégalités les plus flagrantes ? Comment orienter avec précision nos politiques publiques et nos investissements pour qu’ils touchent les populations qui en ont le plus besoin ? Voilà les questions fondamentales auxquelles répondra ce recensement », a-t-il déclaré.

Il a également salué l’engagement des 23 238 agents recenseurs, formés avec rigueur, qu’il qualifie d’« armée du savoir au service de la vérité statistique », appelés à arpenter villes, villages, concessions et hameaux du pays.

« Je rends hommage à toutes ces femmes et tous ces hommes, jeunes pour la plupart, qui incarnent la vitalité et le sens du devoir patriotique de notre Nation. Ils sont les visages de l’État. À ce titre, ils doivent être respectés, protégés et accompagnés. » a-t-il rajouté.

Une opération au service de la transformation nationale

Le Ministre Nabé a également inscrit cette initiative dans le cadre de la vision stratégique du Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya qui a fait de la maîtrise de nos données, de la modernisation de notre gouvernance, et de la planification rigoureuse du développement, des piliers essentiels de son programme de transformation nationale. »

Dans cette dynamique, il a fait le lien avec le Programme SIMANDOU 2040, soulignant que le recensement constitue « un outil stratégique de souveraineté et d’efficacité publique », indispensable pour planifier avec méthode et bâtir sur des fondations solides.

Enfin, il a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance profonde à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, en particulier la Banque mondiale, l’UNFPA et les agences du système des Nations Unies, pour leur appui indéfectible à cette opération essentielle.


Il convient de rappeler que cette opération de dénombrement couvrira l’ensemble du territoire, y compris les zones les plus enclavées. Le Gouvernement appelle à la mobilisation de tous les citoyens et acteurs nationaux, afin de garantir le succès de cette opération décisive pour l’avenir du pays.

Pologne–Guinée : Une coopération qui s’intensifie – La seconde journée d’une visite historique placée sous le sceau de l’action et des résultats

Varsovie, avril 2025 – Après une première journée déjà riche en avancées diplomatiques et économiques, la seconde journée de la visite officielle du Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Ismaël NABE, en République de Pologne, a marqué un véritable tournant dans les relations bilatérales entre les deux pays. Cette journée a été placée sous le signe de l’engagement concret, de la structuration financière et du renforcement du capital humain, trois dimensions fondamentales du Programme SIMANDOU 2040.

Un partenariat financier structurant signé avec la Pologne

Moment fort de la journée : la signature d’un protocole d’entente historique avec KUKE, la Société d’Assurance-Crédit à l’Exportation Polonaise. Ce mémorandum établit une relation transactionnelle et de crédit ambitieuse entre la République de Guinée et la Pologne, ciblant des projets stratégiques alignés sur les priorités de transformation économique définies par le Président Mamadi Doumbouya.

Les projets concernés témoignent d’une volonté claire de changer d’échelle dans l’exécution des politiques publiques :

* La réalisation de chambres froides et de plateformes de transformation des produits agropastoraux, pour lutter contre les pertes post-récolte et valoriser les filières agricoles ;

* Le programme régional d’investissement pour l’élevage et le pastoralisme, dont la composante guinéenne renforcera la sécurité alimentaire et les revenus ruraux ;

* Le bitumage de la route Kankan-Kérouané-Beyla, axe structurant pour désenclaver l’arrière-pays et connecter les corridors miniers au marché régional ;

* La modernisation des infrastructures d’éclairage public, pilier du développement urbain durable et de la sécurité dans les centres d’activité.

Une dynamique d’échanges humains sans précédent

Le ministre Ismaël NABE a poursuivi sa mission par une rencontre stratégique avec le Ministre des Affaires étrangères chargé de la coopération internationale, marquée par une volonté partagée de bâtir une relation durable, inclusive et innovante. Cette entrevue a permis de poser les bases d’un dialogue structuré sur les enjeux globaux et les intérêts communs de développement.

Dans le domaine de l’éducation et de la recherche, la journée a été tout aussi prometteuse. Une séance de travail exceptionnelle s’est tenue à l’Université de Varsovie, où des perspectives de coopération académique et d’échanges étudiants ont été définies dans des domaines clés : géologie, sciences appliquées, économie et innovation. L’objectif visé : accueillir jusqu’à 500 jeunes étudiants guinéens dans les universités polonaises.

Cet axe a été renforcé lors d’une rencontre déterminante avec le Ministre de l’Enseignement supérieur de Pologne, qui a permis d’enclencher une coopération bilatérale sur les bourses d’études, avec pour ambition de former jusqu’à 1 000 jeunes talents guinéens dans les meilleures institutions académiques polonaises.

Une coopération stratégique, enracinée dans une vision partagée

La journée s’est conclue par une réunion d’une grande qualité avec le Ministre de la Coopération, au cours de laquelle les deux parties ont acté la mise en place d’un cadre de coopération stratégique entre la Guinée et la Pologne. Un pas décisif vers une relation d’État à État, fondée sur la confiance mutuelle, l’innovation et la solidarité.

La mission du Ministre Ismaël NABE en Pologne illustre, avec éclat, la nouvelle diplomatie de développement impulsée par le Président Mamadi Doumbouya, au service du Programme SIMANDOU 2040. Elle démontre la capacité de la Guinée à bâtir des partenariats diversifiés, ambitieux et structurants pour accélérer sa transformation économique, valoriser son capital humain et renforcer sa place dans les chaînes de valeur mondiales.

Varsovie n’est plus un point éloigné sur la carte : c’est désormais un nœud stratégique dans le réseau des partenariats qui façonnent la Guinée de demain.

De Washington à New York, le Ministre Ismaël Nabe hisse haut les couleurs de la Guinée et du programme SIMANDOU 2040

États-Unis – Assemblées de Printemps 2025. À l’occasion des prestigieuses réunions de printemps de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Monsieur Ismaël NABE, a mené une mission de haute intensité diplomatique, technique et stratégique, faisant du Programme SIMANDOU 2040 le fil conducteur de chaque échange, chaque intervention, chaque rencontre.

Ce périple américain, mené entre Washington D.C. et New York, a été l’occasion pour le Ministre de porter avec conviction et clarté la vision de transformation du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, et de présenter le Programme SIMANDOU 2040 comme un modèle innovant de développement durable, inclusif et souverain pour l’Afrique.

La Guinée sur l’agenda du développement mondial

Le Ministre Ismaël NABE a tenu plusieurs réunions de haut niveau avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Il s’est entretenu avec M. William Roos de l’Agence Française de Développement (AFD) et Mme Astrid Couzian, Chief Operations Officer de l’UNCDF, pour discuter d’initiatives concrètes de financement structurant autour des axes du programme SIMANDOU 2040, notamment dans les domaines de l’infrastructure, du capital humain et de la résilience économique. Au cœur des débats, le rôle de la Guinée comme pôle régional d’innovation, de transformation industrielle et de transition énergétique.

Le Ministre a également rencontré Mme Eva Maria Granados Galiano, Secrétaire d’État à la Coopération internationale du Royaume d’Espagne, pour poser les bases d’une nouvelle coopération ciblée sur les secteurs sociaux et l’autonomisation des jeunes.

À la 4e Conférence internationale sur le financement du développement, le Ministre a participé à deux panels ministériels majeurs :

Revitaliser la coopération au développement pour un impact accru et une inclusion renforcée

Mettre à profit le commerce et la technologie au service du développement durable

À travers ces interventions, il a exposé les ambitions de la Guinée pour s’intégrer dans les chaînes de valeur mondiales tout en assurant un développement national maîtrisé, ancré dans ses priorités stratégiques.

Le Ministre a participé au Luncheon ministériel sur les défis liés à la dette souveraine et soutenabilité de la dette organisé dans le cadre du Forum ECOSOC 2025, avant d’enchaîner avec des rencontres décisives à l’ONU. Il a échangé avec Mme Fatima Rabab, Haute-Représentante pour les pays les moins avancés, ainsi qu’avec M. Nicolas Picchiottino, Secrétaire Général du réseau IDFC à l’AFD.

Une audience de haut niveau a également eu lieu avec Mme Diene Keita, Directrice exécutive adjointe de l’UNFPA, avec un focus fort sur l’agenda démographique, la santé reproductive et l’éducation des filles — autant de leviers déterminants pour une mise en œuvre efficace de SIMANDOU 2040.

Le Ministre a été reçu par M. Jean-Noël Barrot, Ministre français des affaires étrangères, pour renforcer la dynamique bilatérale et positionner la Guinée comme un partenaire stratégique au sein des plateformes internationales de coopération.

Mobilisation de la diaspora : une force à reconnecter

Ce périple américain n’aurait pas été complet sans une rencontre chaleureuse et mobilisatrice avec la diaspora guinéenne. Devant une audience attentive, le Ministre a rappelé l’importance du retour des compétences, des investissements diasporiques et du rôle de la jeunesse dans la refondation de la nation. Il a invité les talents guinéens de l’étranger à prendre part activement à la mise en œuvre du Programme SIMANDOU 2040, véritable levier de renaissance nationale.

La Guinée assume sa vision

En incarnant avec force et clarté le leadership transformationnel du Président de la République, le Ministre Ismaël NABE a consolidé la position de la Guinée comme acteur engagé du multilatéralisme, promoteur d’un modèle africain de développement ancré dans la souveraineté économique et l’innovation sociale.

De Washington à New York, la voix de la Guinée a résonné avec une détermination nouvelle. Le Programme SIMANDOU 2040, désormais bien plus qu’un plan, s’impose comme une stratégie continentale inspirante, portée avec rigueur, ambition et audace sur les grandes scènes internationales.

Programme Simandou 2040 : Vers la création du Fonds souverain de la République de Guinée

Conakry, le 7 mai 2025 – Sous le haut patronage du Comité stratégique Simandou, le ministère du Plan et de la Coopération internationale, en collaboration avec le cabinet SouthBridge, a organisé dans un réceptif hôtelier de la place un séminaire consacré à la réflexion et à la conception d’un Fonds souverain national.

Présidé par le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la république, M. Djiba DIAKITE, cet séminaire stratégique a connu la participation du Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la république, le Général Amara CAMARA, des Ministres Ismaël NABE du Plan et de la Coopération internationale, Mourana SOUMAH de l’Economie et des Finances, Facinet SYLLA du Budget, Djami DIALLO de l’Environnement et du Développement durable, du Gouverneur de la Banque centrale, Dr Karamo KABA, du Gérant associé du Cabinet SouthBridge et ancien Premier ministre béninois Lionel ZINSOU, des représentants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de l’Association professionnelle des banques et des institutions de microfinances en Guinée, de la Chambres des mines, de l’Agriculture et du Commerce, ainsi que des hauts cadres de l’administration publiques.

L’objectif du séminaire était de définir les principes de fonctionnement d’un fonds souverain, d’identifier les opportunités et les défis, et de débattre des conditions de son appropriation par les acteurs nationaux, notamment les banques et le secteur privé.

Dans le cadre de la stratégie de gestion optimale des ressources naturelles, le Fonds souverain de la République de Guinée sera un outil destiné à renforcer la souveraineté financière du pays et à garantir une redistribution durable des richesses issues du secteur extractif. Il visera à financer les projets structurants des cinq piliers du programme de développement socioéconomique, durable et responsable, dénommé Simandou 2040, pour les quinze prochaines années, afin de bâtir une économie plus résiliente, inclusive et durable.

Inspiré des modèles internationaux tels que ceux de la Norvège, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Nigeria ou de l’Égypte, le Fonds souverain de la République de Guinée vise à canaliser les revenus issus du secteur minier vers des investissements à long terme. Il permettra ainsi de réduire la dépendance aux financements extérieurs tout en soutenant des projets à fort impact dans les cinq piliers du programme Simandou 2040.

Ouvrant le bal des interventions, le ministre Mourana SOUMAH a dressé un bilan des performances actuelles de l’économie guinéenne. Il a affirmé que celle-ci se porte bien, avec une croissance de 7,01% en 2025. Il a également assuré que cette dynamique se poursuivra et s’intensifiera en 2026 pour atteindre un taux à deux chiffres : « Cette croissance atteindra en 2026 un taux à deux chiffres, autour de 10%. C’est le fruit d’un travail acharné sous le leadership du président Mamadi Doumbouya, qui permet à la Guinée de figurer parmi les pays subsahariens enregistrant les plus forts taux de croissance ». La Guinée a réussi à maintenir, dira-t-il, son déficit budgétaire en dessous de 3% du PIB. L’inflation, auparavant à deux chiffres, s’établit désormais à 3% en 2025. Le niveau d’endettement de l’État est quant à lui passé sous la barre des 40%.

Parlant du Programme Simandou 2040 et de ses catalyseurs, le ministre Ismaël NABÉ a rappelé le leadership du Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA, dans l’amélioration de la situation économique. Il a évoqué les cinq piliers du programme Simandou 2040 :

L’agriculture, l’industrie et le commerce : moteurs de l’autosuffisance, ces secteurs bénéficieront d’investissements dans l’irrigation, la mécanisation et l’appui aux agriculteurs locaux.

L’éducation et la culture : le fonds appuiera la construction d’écoles, la formation des enseignants et l’intégration des technologies numériques dans l’apprentissage ; il encouragera également la valorisation de l’identité guinéenne à travers le soutien aux artistes, la préservation des sites historiques et le développement de l’industrie créative.

Les infrastructures, les technologies et les transports : des investissements majeurs sont prévus pour améliorer la connectivité, soutenir l’industrialisation et renforcer les échanges économiques.

L’économie, les finances et les assurances : promotion d’un modèle économique durable, respectueux de l’environnement et centré sur le bien-être des populations.

La santé et le bien-être.

Le Ministre NABÉ a insisté sur les catalyseurs que sont le projet minier Simandou, la notation de l’économie guinéenne, la création d’un Fonds souverain pour la République de Guinée (objet du séminaire), mais aussi sur la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et, surtout, le développement du capital humain.

Concernant la création du Fonds souverain, M. Djiba DIAKITÉ, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique Simandou, a précisé qu’il s’agira d’un outil de souveraineté économique. Il a rappelé les rôles des cabinets qui accompagnent la Guinée : « KPMG est chargé d’évaluer les progrès réalisés dans la deuxième phase du programme. Rothschild apporte son expertise dans la collecte de données stratégiques en vue de la notation souveraine de la dette. SouthBridge est chargé de formuler des recommandations pour l’organisation et la gouvernance du futur Fonds souverain ». Il a insisté sur la collaboration avec le FMI, la Banque mondiale, le cabinet SouthBridge et le secteur privé guinéen pour une co-construction du Fonds souverain. Enfin, le ministre Djiba DIAKITÉ a souligné que ce fonds doit permettre de financer le présent tout en préparant le futur, assurant ainsi la souveraineté financière de la Guinée.

La Guinée, un pays émergent et une destination, avec Simandou 2040

S’exprimant sur la décision des autorités guinéennes de créer un Fonds souverain, l’ancien Premier ministre béninois, Lionel ZINSOU, a salué cette ambition. « Ce qu’on peut retenir, c’est que l’ambition de la Guinée est brillante. C’est très important, car vous voyez, les pays frères regardent la Guinée et même au-delà du continent africain en se disant : c’est incroyable, la Guinée est en train de se délivrer. Elle réalise des infrastructures ferroviaires, elle construit des ports, elle s’apprête à lancer des productions très, très importantes, issues du plus grand gisement de minerai de fer à la plus haute teneur au monde. C’est un pays de destination, comme le dit désormais le ministre du Plan et de la Coopération internationale. Un pays qui est désormais sur la carte, qui devient une destination pour les investisseurs, comme elle doit l’être pour les touristes, etc. Mais c’est plus que cela : c’est un véritable tournant.

À mon avis, ce qui est en train de se faire autour de Simandou 2040 est un modèle pour l’Afrique. Certains pays se réforment, et ils ont raison de le faire, car ils en retirent immédiatement des bénéfices en matière de bien-être pour les populations, d’emplois et c’est cela qui est en jeu. C’est vraiment une économie en transformation.

Ce n’est pas simplement une question de ressources naturelles qui vont générer des recettes publiques. Il s’agit de construire une économie, de bâtir un système qui crée de la valeur ajoutée, qui transforme la bauxite, qui transforme le fer pour en faire des produits finis. La différence entre l’exportation brute et la transformation locale, c’est l’emploi, tout simplement. Ce qui est en train de se faire est donc fondamental. Cela se produit dans quelques pays africains, mais il se trouve que Dieu a été généreux avec la Guinée en termes de patrimoine. Ainsi, l’Afrique toute entière vous observe avec beaucoup d’intérêt.

Créer un fonds souverain, c’est-à-dire collecter des ressources régulières, voilà ce que permet la production minière. Cela permettra d’octroyer des prêts à long terme ou de créer du capital pour les entreprises. C’est une initiative qui va considérablement accélérer le bien-être dans le pays. Nous sommes donc très honorés d’avoir été invités à coopérer, à co-construire, comme on dit désormais en Guinée, un projet qui nous paraît ambitieux, mais tout à fait réalisable.

Vous savez, tous les pays d’Asie qui se sont magnifiquement développés, qui sont devenus de véritables pays émergents, ont réussi à créer des fonds souverains, à constituer du capital, à générer de la valeur. Ainsi, la Guinée rejoint aujourd’hui le cercle des pays émergents », a-t-il.

Ce séminaire marque une étape importante dans la volonté du gouvernement guinéen de se doter d’un instrument durable et performant pour la gestion de ses ressources minières. Le Fonds souverain sera un levier stratégique pour construire une Guinée prospère, autonome et solidaire.

PN-RAVEC : le Ministre Ismaël NABE suscite une ferveur citoyenne à Dabola

Dabola, le 10 mai 2025 – Monsieur Ismaël NABE, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, a lancé ce samedi une mission de sensibilisation sur le Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (PN-RAVEC) dans les préfectures de Dabola et de Kouroussa.

Il était accompagné d’une forte délégation de cadres du ministère, notamment M. Fodé Kaba DIABY, Conseiller chargé de la Coopération, Dr Hassan DIALLO, Directeur National du Plan, Dr Arafan TRAORE, Directeur National de la Coopération internationale, M. Nianama Moussa KEITA, Directeur National Adjoint de la Population et Développement, M. Ousmane TOUNKARA, Directeur Général Adjoint de la Coordination et Suivi des Aides, et M. Karamo KABA, Directeur Général Adjoint de l’Agence Guinéenne de Coopération Technique.

Cette mission s’inscrit dans la dynamique impulsée par Son Excellence le Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA, qui a pris la décision historique de rendre gratuite la carte d’identité nationale et l’extrait d’acte de naissance, une mesure saluée sur le terrain comme un pas décisif vers une administration inclusive et équitable.

La première escale a eu lieu dans la sous-préfecture de Dogomet, où un accueil chaleureux et massif a marqué le lancement de la tournée. Devant une population mobilisée, le Ministre a souligné l’importance de l’identité légale comme fondement de la citoyenneté et de la participation aux services de l’État.

La délégation s’est ensuite rendue à Arfamoussaya, où le message a été réitéré dans un climat d’écoute et d’adhésion. Le Ministre a rappelé que le recensement constitue à la fois un droit et un devoir, et que personne ne doit être laissé en marge du processus.

À son arrivée dans la Commune Urbaine de Dabola, le Ministre a d’abord rendu une visite de courtoisie au SOTIKEMO, chef traditionnel, pour réaffirmer l’ancrage communautaire de la démarche. Ce moment de dialogue a permis de renforcer l’appropriation locale du PN-RAVEC.

La journée s’est poursuivie par un grand meeting populaire à Dabola, rassemblant une foule nombreuse. À cette occasion, le Ministre a remis, au nom du Président de la République, un lot d’équipements de travail au groupe Dabola TV, une webTV locale très engagée dans la vulgarisation des actions de développement, la promotion de la paix et de la quiétude sociale. Ce geste a été chaleureusement salué par les populations et les acteurs locaux.

Le meeting a aussi été marqué par une prestation remarquable de la troupe humoristique “Mouvement Alé le Dissé”, dont le sketch pédagogique a permis d’expliquer les étapes du recensement de manière simple et accessible. Leur slogan « C’est lui qui peut », en hommage au Président de la République, a suscité un vif enthousiasme.

Il a également profité de cette étape pour présenter d’autres initiatives phares de son département, notamment le Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) et le programme de développement stratégique Simandou 2040.

Enfin, le Ministre a visité plusieurs bureaux de recensement, notamment pour évaluer le bon déroulement des opérations. Il a encouragé les agents recenseurs à faire preuve de rigueur, de professionnalisme et d’engagement tout au long du processus.

Partout, l’adhésion des citoyens au PN-RAVEC a été totale. Ce premier jour de mission reflète une dynamique nationale prometteuse pour bâtir une Guinée moderne, inclusive et fondée sur la reconnaissance légale de chaque citoyen.

Dimanche 11 mai 2025 – Le PN-RAVEC suscite une adhésion populaire à N’dema, Konindou, Banko et Kebeya

Le second jour de la mission conduite par Monsieur Ismaël NABE, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, a été marqué par une mobilisation citoyenne remarquable dans les localités de N’dema, Konindou, Banko et Kebeya, situées dans la préfecture de Dabola. En effectuant un ratissage large à travers plusieurs localités, le Ministre témoigne de la volonté du gouvernement d’assurer une couverture nationale effective du processus en cours.

Le recensement, qui cible les populations âgées d’au moins 10 ans en vue de constituer un Registre National des Personnes Physiques (RNPP), s’inscrit dans le cadre du Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (PN-RAVEC). Cette démarche vise à garantir à chaque citoyen une existence juridique reconnue, à renforcer l’inclusion administrative et à améliorer durablement la gestion des politiques publiques.

Monsieur le Ministre a salué la participation massive des citoyens et l’accueil chaleureux réservé à la délégation. Il a également exprimé sa reconnaissance envers les autorités locales et l’ensemble des acteurs impliqués pour leur engagement actif dans la mise en œuvre de ce programme structurant, qui marque un pas important vers le renforcement de la citoyenneté.