Réunions de Printemps FMI–Banque mondiale : la Guinée défend son agenda de transformation économique à Washington

Washington, DC — Le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, a pris part cette semaine aux Réunions de Printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Une participation qui s’inscrit dans une stratégie diplomatique claire : consolider la crédibilité de la Guinée auprès des partenaires financiers internationaux et mobiliser des ressources en appui aux réformes en cours.

Le ministre Ismaël NABÉ a pris part à ces assises aux côtés de son homologue de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, et du Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Karamo Kaba. La délégation comprenait également le Directeur national du Plan et le Directeur général de l’Institut national de la Statistique (INS).

Un signal encourageant du FMI

Lors d’une séance de travail avec Wautabouna Ouattara, Administrateur représentant le groupe Afrique de l’Ouest au Conseil d’administration du FMI, la délégation guinéenne a présenté un bilan des réformes économiques récentes. M. Ouattara a reconnu les progrès accomplis, estimant que la Guinée « a amorcé un nouveau départ » et qu’elle est appelée à jouer un rôle croissant dans la sous-région — un signal fort de la confiance renouvelée des partenaires internationaux.

Des discussions approfondies ont également eu lieu avec Izabella Karpowicz, nouvelle cheffe de mission du FMI pour la Guinée, portant sur les perspectives de coopération renforcée et les prochaines étapes du programme économique national.

Des fondamentaux en amélioration, des réformes à consolider

La délégation a présenté une situation macroéconomique en amélioration : croissance soutenue, inflation contenue et rééquilibrage progressif des finances publiques. Le rebasage du PIB, opéré récemment, a permis de mieux refléter le poids réel de l’économie guinéenne — une démarche saluée par les institutions de Bretton Woods pour sa rigueur méthodologique.

Ces avancées ont contribué à améliorer la perception du risque souverain du pays, ouvrant des perspectives plus favorables en matière d’accès aux marchés financiers internationaux.

Simandou 2040 : au cœur de la vision guinéenne

Le programme Simandou 2040 a constitué le fil conducteur des interventions du ministre NABÉ. Articulé autour de cinq axes stratégiques, ce programme ambitionne de faire de la Guinée un pôle de croissance durable en Afrique de l’Ouest :

  • Les infrastructures structurantes,
  • La transformation locale des ressources naturelles,
  • Le capital humain,
  • La gouvernance économique,
  • Le développement durable et équilibré du territoire.

Le ministre a également mis en avant des avancées institutionnelles concrètes : l’adoption de la Loi Plan et de la Loi Programme, ainsi que les résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4), outils fondamentaux pour une planification publique rigoureuse et une allocation efficiente des ressources.

Ressources naturelles, transition énergétique et connectivité : la Guinée porte sa vision devant la CEA-ONU

En marge des Réunions de Printemps, le ministre Ismaël NABÉ a pris part à une rencontre ministérielle de haut niveau organisée en présence de Dr Hanan Morsy, haute responsable de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA-ONU), institution de référence dans l’analyse des dynamiques économiques du continent.

À cette occasion, le ministre a présenté la vision de la Guinée articulée autour de trois axes majeurs. En matière de ressources naturelles, il a exposé l’ambition du pays de rompre avec le modèle d’exportation à l’état brut, au profit d’une gestion durable et d’une transformation locale génératrice de valeur ajoutée et d’emplois qualifiés.

Sur la transition énergétique, la Guinée a mis en avant son potentiel hydroélectrique considérable comme levier d’une industrialisation sobre en carbone, à même de répondre aux besoins énergétiques croissants de la sous-région tout en s’inscrivant dans les engagements climatiques du continent.

Enfin, sur la connectivité, le ministre NABÉ a plaidé pour le développement de corridors infrastructurels intégrés reliant la Guinée aux pays de la sous-région ouest-africaine et au-delà, faisant du territoire guinéen un nœud stratégique des échanges continentaux. Cette vision s’inscrit en cohérence directe avec les piliers du programme Simandou 2040 et les priorités de l’agenda de développement de l’Union africaine.

Diplomatie économique : des ponts avec Washington et les institutions arabes

En marge des sessions officielles, le ministre NABÉ a participé au U.S.-Guinea Ministerial Dialogue, organisé par la Chambre de commerce américaine (U.S. Chamber of Commerce), renforçant le dialogue économique entre la Guinée et les acteurs privés américains.

Il a également rencontré Abdullah Kh. Almusaibeeh, Président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), afin d’explorer les voies d’un renforcement de la coopération financière avec les institutions arabes de développement.

Un positionnement assumé sur la scène internationale

À travers cette participation, la Guinée envoie un message cohérent à ses partenaires : celui d’un pays engagé dans des réformes profondes, doté d’une vision stratégique à long terme et ouvert à un partenariat économique mutuellement bénéfique. Sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, le pays poursuit avec détermination sa marche vers une transformation économique durable et inclusive.

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Capital humain : Vers une vision intégrée pour l’émergence de la Guinée

Conakry, le 10 avril 2026 — Le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID), à travers la Direction Nationale de la Population et du Développement Économique (DNPDE), a organisé un atelier de portée stratégique, visant la validation technique du document de projet de l’Initiative de Développement du Capital Humain (HCDI), une étape charnière pour l’avenir socio-économique du pays. La cérémonie a été présidée par le Secrétaire Général du ministère, l’Ambassadeur Kabèlè Soumah.

Soutenu techniquement et financièrement par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et la Banque Islamique de Développement (BID), cet atelier a réuni une soixantaine de participants issus de divers horizons : départements ministériels, institutions internationales (UNICEF, OMS, Banque Mondiale), ainsi que des représentants de la société civile.

Dans un contexte de compétition mondiale accrue, la Guinée place la qualité de ses ressources humaines au cœur de ses priorités nationales. Ce nouveau projet s’inscrit en parfaite cohérence avec l’ambition portée par le programme présidentiel Simandou 2040 et les orientations de la CEDEAO.

Le capital humain, défini comme le socle des connaissances et aptitudes acquises dès la naissance, est désormais perçu comme le moteur indispensable de la productivité des entreprises et de la résilience de l’État. L’objectif de l’Initiative est de rompre avec les approches sectorielles fragmentées pour instaurer une dynamique intégrée entre l’éducation, la santé, la nutrition et l’emploi.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur national Population et Développement économique, Abdoulaye SANOH, a souligné l’importance stratégique du capital humain comme moteur essentiel de la transformation structurelle du pays. Il a rappelé que le développement durable repose sur l’investissement dans l’éducation, la santé, la protection sociale et l’inclusion économique.

S’appuyant sur les données démographiques récentes, il a mis en évidence le potentiel mais aussi les défis d’une population majoritairement jeune, avec une forte proportion vivant en milieu rural et exposée aux inégalités d’accès aux services sociaux de base.

Selon lui, le projet constitue une réponse structurante permettant de transformer cette dynamique démographique en véritable dividende, à travers une meilleure articulation entre éducation, santé, emploi et gouvernance territoriale.

Prenant la parole au nom du Programme alimentaire mondial, son Représentant résident en Guinée, Cyridion USENGUMUREMYI, a salué les efforts du gouvernement guinéen pour placer le capital humain au centre de ses priorités stratégiques.

Il a rappelé que l’investissement dans les secteurs sociaux constitue un levier déterminant pour renforcer la productivité, la résilience des ménages et la prospérité à long terme. Toutefois, il a également mis en évidence les défis persistants, notamment l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, la vulnérabilité des populations face aux chocs économiques et climatiques, ainsi que les inégalités d’accès aux services sociaux de base.

Selon lui, le projet validé offre un cadre intégré et multisectoriel permettant de mieux coordonner les interventions et d’améliorer leur impact au bénéfice des populations les plus vulnérables.

Il a réaffirmé l’engagement du PAM à accompagner le Gouvernement guinéen dans la mise en œuvre du projet, en synergie avec les autres partenaires au développement.

Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire Général du ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH, a souligné que la validation de ce projet marque une étape décisive vers un modèle de développement centré sur l’humain.

Il a insisté sur le caractère stratégique de cette initiative, qui s’inscrit dans la vision nationale de transformation structurelle de l’économie guinéenne à travers la valorisation du capital humain.

Le Secrétaire Général a également appelé à un renforcement de la coopération entre les partenaires techniques et financiers, les agences du système des Nations Unies et les institutions nationales, afin d’assurer une mise en œuvre cohérente et efficace des actions prévues.

Il a salué la forte mobilisation des ministères et institutions présents, estimant qu’elle témoigne de l’importance stratégique du projet et de l’engagement collectif en faveur de la transformation du capital humain.

L’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH a rappelé que la croissance démographique rapide du pays, marquée par une population majoritairement jeune, impose une réponse structurée et intégrée. Il a insisté sur la nécessité de transformer cette réalité en opportunité de développement à travers des politiques publiques cohérentes et efficaces.

Il a également souligné l’importance d’un système de suivi-évaluation fondé sur des indicateurs d’impact, permettant de mesurer les changements réels dans les conditions de vie des populations, au-delà des simples indicateurs de moyens.

Enfin, le Secrétaire Général a réaffirmé l’engagement du gouvernement à assurer la soutenabilité du projet, notamment à travers la mobilisation des ressources nationales et le renforcement des mécanismes de gouvernance et de redevabilité.

Les échanges ont également permis de saluer l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le PAM et la Banque Islamique de Développement, dont l’accompagnement est jugé déterminant pour la réussite du projet.

Les participants ont unanimement reconnu que cette initiative constitue une étape majeure dans la consolidation d’une approche intégrée du développement, plaçant l’humain au centre des politiques publiques.

À l’issue des travaux, les parties prenantes ont exprimé leur volonté commune de renforcer la coordination intersectorielle et d’assurer une mise en œuvre efficace du projet, afin de transformer durablement les conditions de vie des populations guinéennes.

Ce cadre stratégique apparaît ainsi comme une réponse structurante aux défis démographiques, économiques et sociaux, et comme un levier essentiel pour accélérer la transformation du capital humain en Guinée.

Addis-Abeba : La Guinée prend la tête de l’ARC et appelle à une souveraineté africaine renforcée face aux risques catastrophiques

Addis-Abeba, le 9 avril 2026 – La République de Guinée, à travers son Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a marqué de son empreinte la 16ᵉ Conférence des Parties (CdP) de l’African Risk Capacity (ARC), en assumant officiellement la présidence de cette instance stratégique dédiée à la gestion des risques catastrophiques sur le continent. Dans un discours à forte portée politique et opérationnelle, la Guinée a plaidé pour une appropriation souveraine accrue des mécanismes africains de réponse aux catastrophes.

Prenant la parole au nom de la Guinée et des États membres de l’ARC, le Ministre Ismaël Nabé a exprimé « une émotion sincère et une fierté profonde » face à la confiance accordée à son pays pour présider cette 16ᵉ session. Cette responsabilité intervient dans un contexte marqué par l’intensification des chocs climatiques et la nécessité d’accélérer les réponses africaines coordonnées.

S’appuyant sur l’expérience historique de la Guinée, notamment lors de l’épidémie d’Ebola en 2014, le Ministre Ismaël NABE a rappelé la valeur stratégique de la solidarité africaine et des mécanismes innovants comme l’ARC, capables de fournir des réponses rapides et adaptées aux crises.

Des résultats probants, mais des défis structurels persistants

Le Ministre NABE a mis en exergue les performances significatives de l’ARC depuis sa création. Depuis 2014, l’institution a mobilisé plus de 260 millions de dollars d’indemnités souveraines, protégé plus de 160 millions de personnes et transféré plus de 1,5 milliard de dollars de risques.

Ces interventions, rendues possibles grâce à des mécanismes d’assurance paramétrique, ont permis des décaissements rapides, évitant l’aggravation des crises humanitaires. Des exemples concrets ont été cités, notamment à Madagascar, au Niger et au Sénégal, où les financements ont contribué à préserver les moyens de subsistance des populations vulnérables. « L’ARC ne produit pas des statistiques — elle produit de la dignité », a souligné le Ministre, insistant sur l’impact humain des interventions.

Vers une souveraineté financière accrue de l’ARC

Au cœur des priorités de cette CdP 16 figurent des décisions structurantes pour l’avenir de l’institution. Au nom de la Guinée, le Ministre NABE a notamment plaidé en faveur de l’adoption d’un mécanisme contraignant de cotisations des États membres, une première dans l’histoire de l’ARC.

Cette réforme vise à réduire la dépendance de l’institution vis-à-vis des partenaires extérieurs et à renforcer son autonomie stratégique. « Une institution africaine qui dépend à cent pour cent de partenaires extérieurs n’est pas pleinement souveraine », a affirmé le Ministre Ismaël NABE.

En parallèle, la question de la gouvernance et de la viabilité financière a été posée avec lucidité. La Guinée propose l’instauration d’un cadre structuré de dialogue entre États membres et partenaires afin de bâtir un modèle financier plus robuste et durable.

Un plaidoyer pour un partenariat renouvelé et équilibré

Le Ministre Ismaël NABE a également rendu un hommage appuyé aux partenaires techniques et financiers, notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Canada, la Suisse et la Banque africaine de développement, dont le soutien a été déterminant dans le développement de l’ARC.

Toutefois, au-delà de la reconnaissance, la Guinée appelle à une évolution vers des partenariats fondés sur la co-construction, la transparence et l’égalité stratégique, en cohérence avec les ambitions d’une Afrique plus autonome.

L’engagement concret de la Guinée dans le dispositif ARC

Le Ministre Ismaël NABE a réaffirmé l’engagement de la Guinée à intégrer pleinement le pool d’assurance souveraine de l’ARC. Dans cette optique, la Guinée prévoit de relancer son groupe technique national afin de modéliser les risques, notamment les inondations, en vue de souscrire à une police d’assurance. Cet engagement s’inscrit dans la dynamique du Programme Simandou 2040, qui vise à renforcer la résilience économique et sociale du pays face aux chocs exogènes.

Par ailleurs, Conakry a officiellement annoncé sa candidature pour accueillir la 17ᵉ Conférence des Parties, un signal fort de son implication croissante dans les mécanismes continentaux.

Une vision : une Afrique capable de se protéger elle-même

Le Ministre Ismaël NABE, président de la CdP 16, a lancé un appel fort à l’unité et à la responsabilité collective des États africains. Face aux crises climatiques récurrentes, l’enjeu dépasse la simple gestion des risques : il s’agit de construire une Afrique capable de répondre à ses propres défis sans dépendance excessive. « Nous sommes ici pour protéger un idéal, celui d’une Afrique capable de se protéger elle-même », a-t-il déclaré.

Une présidence tournée vers les résultats

La Guinée assurera pendant un an la présidence des Etats. Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, présidera de la Conférence des Parties de l’ARC et le Directeur National du Plan, Dr Hassane DIALLO, la présidence des hauts fonctionnaires gouvernementaux.

S’engageant à une gouvernance rigoureuse et inclusive, le Ministre Ismaël NABE a promis un suivi effectif des décisions prises lors de cette conférence, avec la production d’un rapport d’avancement dans un délai de six mois.

La présidence guinéenne de la CdP 16 s’annonce ainsi comme une étape charnière dans la transformation de l’ARC en un instrument pleinement souverain, efficace et au service des populations africaines.

Rencontre avec le Président de la CEA

En marge de la 16ᵉ Conférence des Parties (CdP) de l’African Risk Capacity (ARC), le Ministre Ismaël NABE a rencontré M. Claver GATETE, président de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) pour discuter de la Vision Simandou 2040.

Les échanges se sont essentiellement portés sur l’autonomisation des Guinéens dotés de compétences et de connaissances pour la transformation nationale, entre autres domaines de collaboration avec la CEA.

La Guinée prend les rênes financières de l’Afrique de l’Ouest : Une présidence stratégique à la BIDC au service de la transformation régionale

La scène aurait pu passer inaperçue. Elle marque pourtant un tournant silencieux mais décisif dans la recomposition des équilibres économiques en Afrique de l’Ouest.

À l’issue de la 24ᵉ Assemblée Générale Ordinaire de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), la République de Guinée a été portée à la Présidence du Conseil des Gouverneurs pour les 12 prochains mois.

Un signal fort. Et, au-delà, un symbole.

Car cette désignation n’est pas seulement protocolaire : elle consacre l’émergence d’une Guinée nouvelle, qui, en quelques années, s’est redéfinie comme un acteur central de la transformation économique régionale.

Du potentiel à la crédibilité

Longtemps perçue comme une économie à fort potentiel mais sous-exploitée, la Guinée opère aujourd’hui un basculement stratégique majeur.

Sous l’impulsion du Président Mamadi Doumbouya, le pays a engagé une refondation profonde de son modèle de développement à travers le programme Simandou 2040 — une vision de 15 ans visant à transformer structurellement l’économie nationale.

L’ambition est assumée : passer d’une logique extractive à une économie diversifiée, industrialisée et résiliente.

Dans ce contexte, la présidence du Conseil des Gouverneurs de la BIDC apparaît comme une reconnaissance de la crédibilité nouvelle du pays, mais aussi comme un levier d’influence inédit.

Elle s’incarne également dans une continuité institutionnelle : celle portée par S.E.M. Ismael NABE, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du développement, qui assume désormais la Présidence du Conseil des Gouverneurs. Une configuration qui renforce la cohérence entre vision nationale et action régionale.

« Cette présidence ne constitue pas seulement une responsabilité institutionnelle ; elle est une opportunité stratégique pour repenser le rôle des banques régionales de développement.

Notre ambition est claire : mobiliser davantage de capitaux à grande échelle, accélérer le financement des transformations structurelles et faire de l’Afrique de l’Ouest un espace d’investissements intégrés, compétitifs et souverains. »

— Ismaël NABE, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Président du Conseil des Gouverneurs de la BIDC

Une position au cœur des flux financiers régionaux

La BIDC, bras financier de la CEDEAO, joue un rôle clé dans le financement des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture et du secteur privé en Afrique de l’Ouest.

En prendre la présidence, c’est se placer au centre des arbitrages stratégiques qui dessineront l’économie régionale de demain.

Pour la Guinée, l’enjeu dépasse largement le cadre institutionnel. Il s’agit de :

— orienter les flux financiers vers des projets structurants

— promouvoir des modèles de financement innovants, notamment via le blended finance

— renforcer l’intégration économique régionale

— catalyser l’investissement privé à grande échelle

Une coopération économique assumée

Cette nomination s’inscrit également dans une stratégie plus large : celle d’un repositionnement géopolitique fondé sur la diversification des partenariats et le passage d’un modèle d’aide à un modèle d’investissement.

La Guinée ne se contente plus de participer. Elle structure, elle propose, elle influence.

À la croisée des financements multilatéraux, des partenaires bilatéraux et des investisseurs privés, elle ambitionne désormais de jouer un rôle de plateforme stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.

Vers une nouvelle grammaire du développement

Au fond, ce que traduit cette présidence, c’est l’émergence d’une nouvelle grammaire du développement africain.

Une grammaire où les États ne sont plus seulement bénéficiaires, mais architectes.

Où les ressources naturelles deviennent des catalyseurs de transformation.

Et où les institutions régionales deviennent des leviers d’accélération économique.

Pour la Guinée, le message est clair :

De pays à potentiel, elle devient pays de trajectoire.

De bénéficiaire, elle devient moteur.

De spectateur, elle devient stratège.

Les 12 prochains mois diront comment cette ambition se traduit en action.

Mais une chose est déjà certaine : la Guinée est entrée dans une nouvelle phase de son histoire économique.

Escale stratégique à Abidjan, au cœur d’une coopération d’impact au service de la transformation de la Guinée

En route pour la 24 Assemblée Générale Ordinaire du Conseil des Gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) à Accra, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a marqué une étape importante à Abidjan, capitale économique dynamique de la Côte d’Ivoire.

Cette escale a été l’opportunité pour lui de poursuivre, dans un esprit de confiance et de fraternité, le renforcement de nos partenariats stratégiques au service de la transformation de notre pays.

Le Ministre NABE a ainsi eu le privilège d’effectuer une visite de courtoisie à son frère et ami, Dr Sidi Ould Tah, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Ce moment d’échanges fructueux a été l’occasion de lui transmettre les remerciements de Son Excellence le Président de la République pour sa présence à l’investiture présidentielle, mais également de lui remettre officiellement un exemplaire du Programme Simandou 2040, véritable boussole du développement de la Guinée.

Il s’est réjoui de son engagement renouvelé ainsi que de celui de la Banque à accompagner la mise en œuvre de cette vision structurante, en parfaite cohérence avec les 4 points cardinaux de la gouvernance et des priorités stratégiques de l’institution.

Le Ministre a également eu l’honneur de rencontrer Son Excellence Madame Nialé Kaba, Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale.

Leurs échanges ont permis de réaffirmer leur volonté commune de renforcer la coopération Sud-Sud et de consolider les liens historiques d’amitié et de partenariat entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

Enfin, il a eu le plaisir de s’entretenir avec Son Excellence Madame Nasseneba Touré Diane, Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, également Maire de Odienné, une ville-carrefour importante près des frontières guinéennes.

Ils ont exploré les perspectives offertes par le Programme Simandou 2040 en matière d’intégration régionale, notamment pour les zones transfrontalières, ainsi que les synergies possibles dans les domaines de l’action sociale, de l’autonomisation des femmes et de la protection de l’enfance.

Au-delà des rencontres, cette escale illustre une conviction forte :

La transformation de la Guinée se construit aussi par une coopération active, stratégique et orientée vers l’impact.

Simandou 2040 est non seulement un programme national, mais également un levier d’intégration régionale et de prospérité partagée.

Cap désormais sur Accra, avec la ferme détermination de porter cette ambition au cœur de l’agenda régional.

 

Audience : Renforcement des perspectives de coopération économique entre la Guinée, le Japon et la France

Conakry, le 3 avril 2026Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement a accordé une audience à une délégation japonaise conduite par Monsieur Akiyoshi KAWABATA, Conseiller aux affaires économiques à l’Ambassade du Japon en France, accompagné de Monsieur Kentaro FUJIMARU, Directeur adjoint au Ministère japonais des Affaires étrangères (Bureau économique, Tokyo).

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par la réforme récente du Ministère japonais des Affaires étrangères, qui confère désormais à l’Ambassade du Japon en France un rôle accru dans le renforcement de la coopération économique entre la France et les pays d’Afrique de l’Ouest.

À ce titre, la mission de la délégation japonaise en Guinée vise à mieux appréhender la situation économique et industrielle du pays, ainsi que les opportunités d’investissement impliquant des entreprises japonaises et d’autres partenaires internationaux.

Les échanges ont permis d’explorer les perspectives de consolidation des relations économiques entre la Guinée et le Japon, notamment à travers une coopération triangulaire associant la France.

La délégation japonaise a exprimé un intérêt soutenu pour le potentiel économique de la Guinée, en particulier ses importantes ressources minières.

Monsieur le Ministre a, pour sa part, rappelé les priorités du Gouvernement en matière de transformation de l’économie et d’attractivité des investissements, tout en réaffirmant la volonté des autorités guinéennes de renforcer les partenariats avec des acteurs internationaux.

Au cours des discussions, il a fait l’état des lieux des avancées enregistrées dans le cadre de la coopération bilatérale, notamment à travers la signature récente d’initiatives portant sur le renforcement des capacités et l’appui à la sécurité alimentaire, en particulier dans le cadre d’un programme d’accompagnement lié au cantines scolaires.

La question de l’inscription de la Guinée au programme dénommé « YEN LOAN » a également été abordée. Il s’agit de prêts en yens à taux concessionnels, caractérisés par des taux d’intérêt faibles et des remboursements à long terme.

Un accent particulier a été mis sur la nécessité d’impliquer davantage le secteur privé japonais dans la dynamique de coopération économique.

Les parties ont souligné l’importance de favoriser les échanges directs entre opérateurs économiques guinéens et japonais, à travers des mécanismes inspirés de forums économiques ou de plateformes d’affaires.

Dans cette perspective, il a été rappelé que le développement économique ne saurait reposer majoritairement sur le secteur public, et qu’une plus grande contribution du secteur privé est essentielle pour assurer une croissance durable et inclusive. La situation macroéconomique de la Guinée a été également abordée. À cet égard, les performances enregistrées en matière d’indicateurs économiques, les résultats du rebasage du produit intérieur brut, ainsi que le niveau d’endettement du pays ont été largement débattus par monsieur le ministre. Ces éléments ont permis de mettre en lumière les efforts consentis par les autorités guinéennes pour renforcer la stabilité économique et améliorer la planification du développement.

Au terme de l’audience, les deux parties ont exprimé leur volonté commune de poursuivre et d’intensifier les échanges, en vue de bâtir un partenariat économique solide, fondé sur des intérêts mutuels et une coopération diversifiée.

Cette rencontre marque ainsi une étape importante dans le raffermissement des relations entre la Guinée et le Japon, avec en perspective une implication accrue des acteurs publics et privés, au service du développement économique du pays.

Coopération Guinée–Russie : le Ministre Ismaël NABE reçoit l’Ambassadeur de la Fédération de Russie

Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a accordé, ce vendredi 3 avril 2026, une audience à l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée, Son Excellence Monsieur Alexey V. Popov, dans un contexte marqué par la volonté commune de renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays.

Le diplomate russe a saisi l’occasion pour adresser ses vives et chaleureuses félicitations à Monsieur le Ministre pour la distinction honorifique qui lui a été décernée par le Chef de l’État, en reconnaissance des éminents services rendus à la Nation.

Au cours de cette rencontre, l’Ambassadeur a mis en avant les nombreuses opportunités de partenariat offertes par son pays, notamment dans les domaines des produits alimentaires, des engrais, du pétrole et des technologies de pointe. Il a rappelé qu’au cours de l’année écoulée, l’Ambassade avait déjà soumis des propositions concrètes au ministère guinéen en charge de l’Agriculture, en vue de faciliter l’approvisionnement direct auprès des principaux fabricants russes. L’Ambassadeur a également encouragé la partie guinéenne à formaliser ses besoins à travers des correspondances officielles, afin de mieux structurer la coopération et d’identifier des projets prioritaires. « Nous disposons d’un potentiel considérable, d’une vaste expérience et de nombreuses opportunités que nous sommes prêts à mobiliser pleinement pour développer un large éventail de relations avec nos partenaires et amis », a-t-il souligné. Malgré un contexte international marqué par divers défis, la Fédération de Russie poursuit, selon lui, une dynamique de développement soutenue, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de collaboration économique. Par ailleurs, le diplomate a transmis au Ministre une invitation officielle à prendre part au Forum d’investissement COCAS, prévu du 28 au 30 avril prochain à Mineralnye Vody, dans le sud de la Russie. Cet événement constitue une plateforme stratégique pour la promotion des investissements et le renforcement des échanges entre acteurs économiques internationaux.

Cette audience s’inscrit dans la volonté des autorités guinéennes de diversifier leurs partenariats stratégiques et de consolider la coopération bilatérale dans des secteurs clés du développement.

Pour sa part, le Ministre Ismaël NABE a salué cette initiative et réaffirmé l’importance des relations historiques entre la Guinée et la Russie. Il a rappelé que ces liens remontent à l’époque de l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques, marquée notamment par la formation de nombreux cadres guinéens en Russie, ainsi que par la contribution d’enseignants russes au système éducatif national. Il a en outre souligné que plusieurs cadres de l’administration guinéenne, notamment dans le domaine du contrôle des grands projets, sont issus de cette coopération, tout comme la réalisation de diverses infrastructures, en particulier routières.

Le Ministre a enfin indiqué que les propositions formulées par la partie russe s’inscrivent pleinement dans la vision du programme Simandou 2040, ajoutant que les conditions sont réunies pour favoriser la mise en œuvre efficace de ce programme, notamment grâce au renforcement du climat des affaires et aux perspectives institutionnelles en cours.

Coopération Sud-Sud : le Ministre Ismaël NABE reçoit des entrepreneurs africains pour des partenariats stratégiques

Conakry, le 2 avril 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a accordé une série d’audiences à des entrepreneurs africains, dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud et de la promotion des investissements en Guinée.

Dans un premier temps, le Ministre NABE a reçu les anciens ministres sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Doudou KA, ainsi que des Forces armées, Abdoulaye BALDE. Désormais engagés dans le secteur privé, les deux personnalités ont présenté des projets d’infrastructures routières en partenariat avec le ministère guinéen des Infrastructures.

À cette occasion, ils ont sollicité l’accompagnement du Ministre NABE afin de faciliter la concrétisation de ces initiatives.

En réponse, le Ministre Ismaël NABE a réaffirmé son engagement à soutenir ces projets, en cohérence avec les priorités nationales, notamment le pilier 3 du Programme Simandou 2040, dédié au développement des infrastructures.

Dans un second temps, le Ministre a reçu une délégation du Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (GIBTP), conduite par son Administrateur Général, Aziz CAMARA, par ailleurs Président de la Confédération patronale des entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics (CPE-BTP). Il était accompagné de M. Hamed TRAORE, Directeur exécutif du GIBTP et de M. Abdoul Aziz BAH, Commission Lobbying Partenariat.

Faisant suite à leur participation au Forum Guinée-France, ces acteurs du secteur du BTP ont exprimé leur volonté de renforcer les partenariats avec les entreprises guinéennes, à travers des initiatives de coopération technique et d’investissement.

Le Ministre Ismaël NABE a salué leur participation active à ce forum stratégique, ainsi que leur ambition de contribuer au développement du secteur des infrastructures en Guinée. Il a, à cet effet, marqué son accord de principe pour accompagner cette dynamique de coopération, tout en les orientant vers le patronat guinéen, notamment la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI), qui regroupe les principaux acteurs nationaux du secteur du BTP.

Audience : le Ministre Ismaël NABE reçoit le Directeur des Financements Export de BPI France

Conakry, le 1er avril 2026 – A l’issue du Forum Guinée-France, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu le Directeur des Financements Export de BPI France, Hugues LATOURETTE, dans le cadre d’une visite de courtoisie marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations de coopération et développement entre la Guinée et la France.

Le Ministre était entouré de Madame la Cheffe de cabinet, du Conseiller chargé de la Planification et du Cadre macroéconomique, de l’Inspecteur Général, ainsi que de directeurs nationaux, généraux et adjoints du département.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coopération engagée depuis plusieurs années entre les deux parties, avec pour objectif la structuration et le financement de projets stratégiques à fort impact sur le développement du pays.

  1. Hugues LATOURETTE a salué la qualité du partenariat avec la Guinée, rappelant que cette collaboration a été amorcée depuis 2023, dans un contexte de transition. Il a souligné l’importance de l’engagement des équipes des deux pays, qui ont su maintenir le cap malgré des périodes d’incertitude, notamment liées à des événements ayant temporairement ralenti certains projets structurants.

Il a insisté que cette coopération dépasse désormais le cadre classique du financement, pour s’inscrire dans une logique de partenariat stratégique fondé sur la confiance, l’engagement et une vision partagée du développement.

Enfin, M. LATOURETTE a réitéré l’engagement de son institution à accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de projets structurants, dans une approche de long terme fondée sur la confiance mutuelle et l’intérêt partagé.

En réponse, le Ministre Ismaël NABE a salué la constance et la fiabilité de l’accompagnement de Bpifrance, notamment dans des périodes critiques où certains partenaires avaient suspendu leurs engagements.

Il a rappelé plusieurs projets d’envergure, notamment les hôpitaux régionaux, la TNT, le radar civilo-militaire. Il a précisé que ces projets, bien qu’interrompus à un moment donné, ont pu être relancés grâce à la persévérance des partenaires et à une volonté commune de bâtir des solutions durables.

Le Ministre NABE a mis en avant le rôle déterminant joué par BPI France dans la relance de projets prioritaires, notamment dans le secteur de la santé où des financements structurants ont été maintenus malgré un contexte incertain.

Enfin, il a souligné l’impact positif de cette coopération sur le secteur privé guinéen, avec plusieurs projets réalisés en partenariat avec des entreprises locales, favorisant ainsi le transfert de compétences et la création de valeur sur le territoire national.

Des perspectives ambitieuses

Les échanges ont permis d’identifier de nouvelles perspectives de collaboration. Parmi les priorités évoquées figurent l’accélération de projets structurants dans les domaines de l’accès à l’eau, de la digitalisation du cadastre, de la modernisation des infrastructures de transport ainsi que du développement urbain.

Le Ministre Ismaël NABE a rappelé que la Guinée demeure une terre d’opportunités, ouverte aux investissements et aux partenariats durables, tout en réaffirmant la volonté du Gouvernement de poursuivre les réformes nécessaires pour améliorer l’environnement des affaires.

Les deux personnalités ont réaffirmé leur volonté de travailler conjointement à la concrétisation rapide d’un portefeuille de projets prioritaires, tout en mobilisant davantage le secteur privé dans une logique de co-investissement.

Cette visite de courtoisie aura ainsi permis de consolider un partenariat stratégique entre la Guinée et la France, illustrant une convergence de vues sur les priorités de développement et les modalités de mise en œuvre.

Coopération Guinée–Japon : le Gouvernement nippon accompagne la Guinée en vivres pour anticiper la période de soudure

Conakry, le 1er avril 2026—Dans un contexte marqué par les défis croissants liés à la sécurité alimentaire et à la vulnérabilité des populations, la Guinée vient de bénéficier d’un accompagnement significatif du gouvernement du Japon. Cet accompagnement en vivres, qui sera géré par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), illustre la solidité des relations de coopération entre les deux pays et leur engagement commun à renforcer la résilience des communautés, notamment à l’approche de la période de soudure.

La cérémonie de remise présidée par le Ministre du Plan et de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, s’est tenue en présence de plusieurs hauts cadres dont le Secrétaire général, la Cheffe de Cabinet, le Conseiller chargé de la Planification et du Cadre macroéconomique, le Conseiller en Coopération, le Directeur national des Organisations internationales, le Directeur national de la Coopération, ainsi que la Directrice de l’Alimentation scolaire au ministère de l’Éducation nationale.

D’un montant global de 300 millions de yens, soit environ 2 millions de dollars américains, ce financement s’inscrit dans le cadre du programme 2024–2029 et permettra la mise à disposition de 1 375 tonnes de denrées alimentaires essentielles. Cet appui est spécifiquement orienté vers 24 000 enfants bénéficiaires des cantines scolaires, ainsi que 15 000 personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes et les populations à risque.

Ces denrées alimentaires couvriront plusieurs régions du pays, notamment Conakry, Faranah, Kankan, Boké et Nzérékoré, avec pour objectif de renforcer l’accès à une alimentation adéquate et de soutenir les ménages les plus exposés pendant la période critique de soudure.

Dans son intervention, M. Cyridion Usengumuremyi, Représentant et Directeur Pays du PAM en Guinée, a souligné que cet appui constitue un signal fort en faveur de la protection des populations vulnérables, en insistant sur l’importance d’investir dans la nutrition pour garantir un avenir durable. Il a notamment mis en avant le rôle déterminant des cantines scolaires, qui contribuent à maintenir les enfants à l’école tout en améliorant leur état nutritionnel.

La Chargée d’affaires de l’ambassade du Japon, Nabeshima Tokuko, a, pour sa part, rappelé que la sécurité alimentaire demeure un pilier essentiel de la coopération entre son pays et la Guinée. Elle a insisté sur la nécessité d’un appui intégré combinant nutrition, santé et éducation, afin de créer un environnement propice à l’épanouissement des enfants et au renforcement du capital humain.

Dans son discours de circonstance, le Ministre Ismaël NABE a exprimé la profonde gratitude du Gouvernement guinéen envers le Japon et le PAM pour leur engagement constant. Il a rappelé que le capital humain constitue le socle de la vision de développement du pays à l’horizon 2040, soulignant que l’accès à une alimentation adéquate est indispensable pour favoriser la scolarisation et le bien-être des enfants.

Il a également mis en avant l’importance des cantines scolaires dans la stratégie nationale, précisant que cet appui vient renforcer les efforts du gouvernement pour éradiquer l’insécurité alimentaire et améliorer durablement les conditions de vie des populations.

À travers cette initiative, la Guinée, le Japon et le PAM illustrent la pertinence d’une coopération triangulaire efficace, capable d’apporter des réponses concrètes aux défis alimentaires. Cet engagement commun contribue à poser les bases d’un développement inclusif et durable, au bénéfice des générations présentes et futures.