Jour 2 WCAF 5 à Conakry : 2,7 milliards de livres sterling d’ambition d’investissement britannique pour la Guinée, le forum s’achève sur un appel à l’action

Conakry, le 21 octobre 2026 – La cinquième édition du Forum du commerce et de l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (WCAF 5) a officiellement pris fin ce mercredi à Conakry, sur une ambition clairement affichée : transformer les engagements économiques en investissements concrets, créateurs d’emplois et de prospérité partagée. Marquée par une participation record, cette édition a notamment été l’occasion de mettre en avant le renforcement de l’ambition d’investissement britannique en Guinée, annoncée à 2,7 milliards de livres sterling, ainsi que la signature d’un accord-cadre stratégique entre la Banque africaine de développement (BAD) et UK Export Finance.

La cérémonie de clôture a été marquée par les interventions de M. Ben Colman, envoyé commercial du gouvernement britannique pour l’Afrique de l’Ouest francophone, et du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, qui a prononcé le discours de clôture au nom des autorités guinéennes.

Faire des engagements du WCAF des résultats mesurables

Prenant la parole au terme de ces deux journées de rencontres, M. Ben Colman a mis en lumière les résultats concrets du partenariat économique entre le Royaume-Uni et les pays de la région. Il a annoncé qu’un portefeuille de projets soutenus par le Royaume-Uni en Guinée, au Bénin et en Guinée-Bissau, sécurisés depuis les précédentes rencontres, représentait une valeur contractuelle cumulée d’environ 1,14 milliard de livres sterling, soit plus de 1,5 milliard de dollars américains.

Ces projets couvrent plusieurs secteurs essentiels au développement : l’énergie, l’accès à l’eau, l’éducation, les transports et les infrastructures publiques. Autant de domaines dans lesquels les investissements peuvent améliorer les conditions de vie des populations, faciliter les activités des entreprises et renforcer les capacités productives des économies concernées.

Pour l’envoyé commercial britannique, ces réalisations démontrent que les ambitions affichées dans les rencontres internationales peuvent se traduire en investissements réels, générateurs de croissance, de revenus pour les entreprises et de recettes pour les États.

Mais au-delà du bilan, M. Colman a insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique engagée. Il a invité les participants à quitter Conakry avec des partenaires clairement identifiés, des mécanismes de suivi établis et des prochaines étapes convenues, afin que les échanges ne restent pas au stade des déclarations d’intention. « Nos plus grandes réalisations sont encore devant nous », a-t-il souligné en substance, appelant à faire des cinq prochaines années une nouvelle étape dans l’approfondissement des relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre.

Il a également salué l’hospitalité du Gouvernement guinéen, le travail de DMA Invest, des partenaires institutionnels et des équipes d’organisation, qui ont contribué au succès de cette édition à Conakry.

Convertir le potentiel africain en investissements structurants

Présidant cette cérémonie de clôture, le Ministre Ismaël NABE a dressé le bilan stratégique de cette cinquième édition, présentée comme un rendez-vous majeur pour le rapprochement économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone.

Il a d’abord salué la participation record enregistrée par le forum, qu’il considère comme un indicateur de l’intérêt croissant des partenaires internationaux pour les perspectives économiques de la région et de la confiance accordée à son potentiel.

Pour le ministre, l’enjeu dépasse désormais la mobilisation des acteurs et la multiplication des rencontres. Il consiste à faire de cette dynamique un véritable levier de transformation économique, capable de convertir les ressources naturelles, les marchés et les ambitions nationales en capacités productives, en emplois et en prospérité partagée.

En évoquant les échanges consacrés à la diversification économique, aux partenariats public-privé, aux capacités des entreprises britanniques et africaines et à la préparation des projets, Ismaël Nabé a rappelé que la transformation du continent exige une meilleure articulation entre les besoins des économies africaines et les expertises internationales disponibles.

L’ambition de la Guinée, a-t-il fait comprendre, est de faire de ses ressources naturelles un point de départ vers une économie plus diversifiée, inclusive et créatrice de valeur, plutôt qu’une finalité en soi.

Cette orientation implique notamment de renforcer les partenariats dans les secteurs de la finance, de l’ingénierie, de l’énergie, des infrastructures et des services, tout en développant les compétences nationales et les capacités du secteur privé.

Des projets bancables pour passer de l’ambition à l’exécution

Le ministre a également insisté sur un défi déterminant pour les économies africaines : la capacité à transformer les projets annoncés en investissements effectivement réalisés. La préparation technique, financière, juridique et institutionnelle constitue, selon lui, une étape incontournable pour sécuriser les financements et garantir la réussite des projets. Une ambition nationale ne devient pas automatiquement un projet financé ; un financement obtenu ne garantit pas non plus la livraison d’une infrastructure performante.

Au-delà de la réalisation physique, c’est donc la capacité des investissements à produire les bénéfices économiques et sociaux attendus qui doit guider l’action publique et les partenariats.

Cette exigence de résultats a été au cœur des échanges du WCAF 5, notamment lors des discussions consacrées à la préparation et à la bancabilité des projets, ainsi qu’aux mécanismes de mobilisation des financements.

Le Ministre NABE a par ailleurs souligné l’importance d’une approche régionale. Les corridors économiques ne doivent pas se limiter à des axes de transport, mais devenir de véritables espaces d’échanges reliant les zones de production, les ports, les bassins industriels, les marchés et les chaînes d’approvisionnement.

L’intégration économique régionale apparaît ainsi comme un facteur essentiel pour accroître la portée des investissements, renforcer les complémentarités entre les pays et créer des opportunités à une échelle plus large.

Une ambition d’investissement portée à 2,7 milliards de livres sterling

L’annonce phare de cette clôture concerne la Guinée. Le Ministre Ismaël NABE a annoncé que le Royaume-Uni a décidé d’augmenter son ambition d’investissement dans le pays, faisant passer l’enveloppe évoquée de 1,8 milliard à 2,7 milliards de livres sterling, soit environ 3 milliards de dollars américains. Cette progression représente un signal de confiance dans les perspectives économiques guinéennes et dans les possibilités offertes par le programme national de transformation, désigné dans la transcription du discours sous l’appellation « Synergie 2024 », dont l’intitulé officiel reste à confirmer.

Pour le Ministre, cette annonce ouvre des perspectives de coopération renforcée, mais implique également une responsabilité accrue : structurer des projets solides, accélérer leur mise en œuvre, développer les compétences et favoriser le transfert de technologies. L’objectif est de faire en sorte que l’ambition d’investissement annoncée se traduise en capacités productives, en infrastructures utiles, en opportunités pour les entreprises locales et en retombées concrètes pour les populations.

Il a également mis en avant la signature d’un accord-cadre stratégique entre la Banque africaine de développement et UK Export Finance. Cette initiative ouvre des perspectives de rapprochement entre les instruments de financement des exportations britanniques et les priorités de développement du continent africain.

Ces deux annonces illustrent, selon l’esprit de son intervention, la volonté de construire un partenariat davantage orienté vers les réalisations, les capacités et les résultats.

Trois priorités pour transformer les engagements en réalisations

Le Ministre Ismaël NABE a défini trois axes d’action pour donner une suite concrète aux engagements du forum.

Le premier consiste à transformer les échanges en projets concrets, en assurant un suivi rigoureux des opportunités identifiées et en accélérant leur préparation.

Le deuxième vise à faire du partenariat avec le Royaume-Uni un partenariat de capacités, fondé notamment sur le transfert de technologies, le développement des compétences et le renforcement du secteur privé.

Le troisième appelle à inscrire les investissements dans une ambition régionale, en renforçant les corridors économiques, les chaînes de valeur et les complémentarités entre les économies.

Ces priorités traduisent une orientation claire : faire évoluer les relations économiques vers un modèle dans lequel les partenariats se mesurent moins aux intentions affichées qu’aux projets effectivement réalisés et à leurs effets sur le développement.

Il a réaffirmé la disponibilité de la Guinée à travailler avec ses partenaires pour faire émerger des investissements structurants, soutenir les entreprises et bâtir une économie capable de transformer ses ressources en opportunités pour sa population.

« Notre responsabilité commence dès demain »

Le Ministre NABE a lancé un appel à la continuité de l’action au-delà du forum. L’objectif, a-t-il souligné, est que cette édition puisse être évaluée dans quelques mois non seulement à l’aune de sa participation record, mais surtout au regard des projets ayant progressé vers leur concrétisation. « Notre responsabilité, elle, commence dès demain », a-t-il déclaré, invitant les participants à faire du commerce un moteur de rapprochement et de l’investissement un instrument durable de transformation économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone.

Au nom des autorités guinéennes, il a remercié les organisateurs, les partenaires institutionnels, les entreprises et les délégations venues de différents pays africains, avant de déclarer officiellement close la cinquième édition du WCAF.

Au-delà des rencontres, des annonces et des engagements, le message de cette édition est désormais posé : la réussite du WCAF 5 se mesurera à sa capacité à accélérer la concrétisation des projets, à renforcer les partenariats et à générer des retombées économiques et sociales durables.

À Conakry, le WCAF 5 s’achève donc sur une ambition renouvelée : faire du partenariat entre le Royaume-Uni, la Guinée et l’Afrique francophone un moteur d’investissement, d’intégration économique et de prospérité partagée.

Jour 2 WCAF V : Des engagements concrétisés par la signature de protocoles d’accord

Conakry, le 21 octobre 2026-La 5ᵉ édition du Forum Royaume-Uni – Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (WCAF V) a été marquée par la signature de plusieurs protocoles d’accord (MOU) entre partenaires publics et privés. Cette étape franchie renforce les collaborations économiques entre les deux espaces.

Ces accords traduisent la volonté des acteurs mobilisés de transformer les échanges et les opportunités identifiées au cours du Forum en initiatives concrètes, génératrices d’investissements, de développement et de création de valeur.

À travers ces engagements, le WCAF V confirme sa vocation de plateforme de rencontre entre gouvernements, institutions, entreprises et investisseurs, au service de partenariats durables et mutuellement bénéfiques.

La signature de ces MOU témoigne ainsi d’une ambition partagée : faire de la coopération économique un véritable levier de transformation pour la Guinée et l’Afrique francophone.

Jour 2 WACAF 5 : la Guinée remporte le Grand Prix de la Transformation, une reconnaissance de son ambition de développement

Conakry, le 21 octobre 2026 – La République de Guinée a été consacrée par le Grand Transformation Prize, la distinction la plus prestigieuse de la cérémonie de remise des prix de la cinquième édition du West and Central Africa Forum (WACAF 5). Décerné au cours d’une soirée organisée à Conakry, ce prix met en lumière l’ambition de transformation économique et structurelle du pays, portée par une vision qui entend aller au-delà de l’exploitation des ressources naturelles pour construire une économie diversifiée, développer les infrastructures, investir dans l’éducation et créer de nouvelles opportunités pour les générations futures.

Cette distinction constitue l’un des temps forts de cette édition du WACAF, qui réunit des acteurs publics et privés autour du renforcement des relations économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophones. Placée sous le thème « De l’ambition à la transformation », la rencontre a notamment permis de célébrer les institutions, les entreprises et les personnalités qui contribuent à convertir les projets de développement en réalisations concrètes.

La Guinée distinguée pour sa vision de transformation nationale

Présenté comme le prix phare de la soirée, le Grand Prix de la Transformation récompense bien plus que la croissance économique ou la mobilisation des investissements. Selon les organisateurs, il distingue une dynamique de transformation profonde d’une nation, touchant à ses ambitions, à son identité et à la manière dont sa population envisage son avenir.

En attribuant cette distinction à la République de Guinée, le WACAF met en avant une vision de développement fondée sur la transformation durable de l’économie et la création de nouvelles perspectives pour les générations futures. L’enjeu est de faire des ressources naturelles un levier de développement plus large, capable de soutenir la diversification économique, la modernisation des infrastructures, le renforcement du capital humain et l’émergence de nouvelles activités productives.

La remise du prix a été effectuée par Ben Coleman, envoyé commercial du Premier ministre britannique, qui a annoncé la République de Guinée comme lauréate de cette distinction. L’annonce a été accueillie par des applaudissements nourris, dans une salle où cette consécration a constitué le point culminant de la cérémonie.

Au-delà de la portée symbolique de cette reconnaissance, cette distinction intervient dans un contexte où la Guinée affiche son ambition d’accélérer sa transformation économique, notamment à travers le Programme Simandou 2040. Cette vision entend inscrire les investissements structurants dans une perspective de développement à long terme, en reliant les infrastructures, la valorisation des ressources minières, la diversification productive et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le défi consiste désormais à traduire cette ambition en retombées durables : davantage de valeur ajoutée locale, des emplois qualifiés, un secteur privé plus dynamique, une meilleure formation des jeunes et des infrastructures capables d’accompagner la croissance sur l’ensemble du territoire national.

La distinction décernée à la Guinée vient ainsi placer la transformation structurelle au cœur du message porté par cette cinquième édition du WACAF. Elle souligne l’importance d’une approche du développement qui ne se limite pas à la mobilisation des capitaux, mais vise également à renforcer les capacités nationales et à préparer l’économie aux exigences des prochaines décennies.

Des acteurs majeurs de l’investissement et du développement également récompensés

Outre le Grand Prix de la Transformation attribué à la Guinée, plusieurs autres distinctions ont récompensé des acteurs qui contribuent au développement des infrastructures, à l’intégration régionale, au financement des projets et au renforcement des échanges économiques sur le continent.

Dans le domaine des infrastructures, l’Arabian Construction Company (ACC) a reçu le Backbone Builder Award, une distinction consacrée aux acteurs qui contribuent à bâtir les fondations physiques nécessaires à la modernisation des États.

La République de Côte d’Ivoire a été honorée du Legacy Impact Award, qui salue, selon la présentation des organisateurs, le parcours de redressement du pays et son rôle de pôle de stabilité et de résilience en Afrique de l’Ouest.

De son côté, Rio Tinto a été récompensé pour son rôle dans le développement des blocs 3 et 4 du gisement de minerai de fer de Simandou, l’un des projets miniers structurants pour les perspectives économiques de la Guinée.

La République togolaise a obtenu le Bridge Builder Award, qui met en valeur son rôle de plateforme logistique et financière régionale, notamment grâce à son port en eau profonde et aux possibilités d’accès aux marchés internationaux offertes aux pays enclavés voisins.

Dans le domaine du développement durable, Aaria a reçu le People Award, une distinction consacrée aux initiatives qui soutiennent des projets verts et favorisent le développement dans des zones difficiles d’accès, notamment en République démocratique du Congo et au Bénin.

Le Market Shaper Award a été attribué à Dag Al-Kansa, Chair and Partners, pour sa contribution à la transformation des ambitions et des plans en projets susceptibles d’être financés et réalisés.

Le groupe bancaire panafricain Ecobank, présent dans plus de 30 pays africains selon la présentation faite durant la cérémonie, a reçu l’Ecosystem Award, qui récompense les institutions contribuant à faciliter la circulation des capitaux sur le continent.

La cérémonie a également mis à l’honneur deux jeunes acteurs de l’architecture financière africaine à travers le Generation Transformers Award, tandis que le Disruptor Award a été décerné à Steve Gray, OBE, pour son rôle dans le développement des relations économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophones, notamment dans le domaine du financement des exportations.

Deux figures présentées comme des soutiens historiques du WACAF ont par ailleurs été saluées : le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée et Steve Gray, en reconnaissance de leur contribution à l’évolution de cette initiative depuis ses débuts.

Du financement des projets à la transformation des économies

À travers ces distinctions, le WACAF 5 met en évidence la complémentarité entre les infrastructures, les investissements privés, les institutions financières, les partenariats internationaux et les stratégies nationales de développement.

Le forum rappelle que la transformation économique repose sur la capacité des pays à préparer des projets solides, à mobiliser les financements nécessaires et à créer un environnement favorable à leur réalisation. Il souligne également l’importance des partenariats entre les gouvernements, les entreprises et les institutions financières pour convertir les ambitions de développement en résultats concrets.

Pour la Guinée, l’attribution du Grand Prix de la Transformation représente une reconnaissance symbolique de ses ambitions nationales dans le cadre de cette rencontre internationale. Elle place le pays au centre d’une cérémonie qui entend valoriser les initiatives susceptibles de redessiner les perspectives économiques de l’Afrique francophone.

En clôturant cette soirée de distinctions, les organisateurs ont adressé leurs félicitations à l’ensemble des lauréats et remercié la Guinée pour son accueil. Un message qui réaffirme l’ambition du WACAF de consolider les passerelles économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophones.

Pour la Guinée, le Grand Prix de la Transformation constitue ainsi un signal fort : celui d’une ambition nationale qui entend convertir le potentiel économique en développement durable, en diversification productive et en nouvelles opportunités pour les générations présentes et futures.

Jour 2 WCAF 5 : Simandou 2040 au cœur d’une mobilisation financière internationale pour accélérer la transformation économique de la Guinée

Conakry, le 21 octobre 2026 – Mobilisation de capitaux, cofinancement, préparation de projets bancables, coopération entre institutions financières et stabilité macroéconomique : le panel de clôture du West and Central Africa Investment and Development Forum (WCAF 5) a mis en lumière les leviers essentiels pour transformer les ambitions de développement en investissements concrets. Au centre des échanges, le Programme Simandou 2040 s’est imposé comme une priorité stratégique nécessitant une mobilisation collective de l’État guinéen, du secteur privé et des partenaires financiers internationaux.

Prenant la parole en ouverture du panel, le ministre guinéen du Plan et de la Coopération internationale, Ismael Nabé, a rappelé l’ampleur des ambitions portées par Simandou 2040, le programme national de développement économique et social sur quinze ans, avec une première phase couvrant la période 2026-2030. Pour sa mise en œuvre, la Guinée ambitionne de mobiliser 65 milliards de dollars.

Le ministre a présenté une architecture de financement reposant sur la complémentarité des acteurs : 40 % attendus du secteur privé, 30 % de l’État, 15 % du futur fonds souverain et 15 % des partenaires au développement. Il a notamment souligné l’importance des collaborations avec la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI), UK Export Finance et la Banque mondiale.

Pour Ismael Nabé, la réussite de cette stratégie passe par la coconstruction et le cofinancement des projets. L’enjeu est désormais de transformer les engagements et les priorités inscrites dans le programme en réalisations concrètes, capables de soutenir l’industrialisation, de diversifier l’économie et d’améliorer les conditions de vie des populations. « 5 % est sur le papier, 95 % est exécution », a-t-il résumé, insistant sur la nécessité de passer résolument de la planification à l’action.

Des financements accessibles pour sécuriser la transformation économique

Dans son intervention, Moussa Cissé, conseiller du président de la République, a insisté sur la nécessité de mobiliser des financements à moindre coût pour accompagner durablement la transformation des économies africaines. Selon lui, les partenariats stratégiques doivent permettre aux États, mais aussi aux entreprises privées, d’accéder à des ressources adaptées à leurs besoins d’investissement.

Soulignant le rôle moteur du secteur privé dans la création de richesses, il a appelé à renforcer la coopération avec le Royaume-Uni et les institutions financières de développement. Il a également mis en avant les évaluations économiques de la Guinée par le Fonds monétaire international au titre de l’article IV, évoquant les progrès enregistrés dans la gestion macroéconomique du pays.

Dans la même dynamique, Abdul Kamara, ministre de la Sierra Leone, a souligné l’importance de la préparation des projets et de la coordination des partenaires financiers. Il a expliqué que les institutions de développement peuvent contribuer à rendre les investissements bancables grâce à des études de faisabilité solides, une meilleure structuration financière, une répartition appropriée des risques et des mécanismes de financement adaptés.

Évoquant l’accompagnement de la BAD dans plusieurs projets structurants, il a également mis en avant la dimension régionale des investissements liés à Simandou, dont les retombées peuvent dépasser les frontières guinéennes. La préparation technique, la coordination des bailleurs et la sécurisation des financements constituent, selon cette approche, des conditions déterminantes pour accélérer l’exécution des projets prioritaires.

La complémentarité des institutions au service des investissements

Le président de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a, pour sa part, rappelé le rôle des institutions financières régionales dans le financement des infrastructures et le développement des économies ouest-africaines. Il a indiqué que la banque avait engagé plus de 5 milliards de dollars dans différents secteurs, notamment l’énergie, les transports, les mines, l’éducation et la santé.

En Guinée, il a évoqué un accord de financement d’environ 270 millions de dollars destiné à soutenir des projets dans les secteurs de l’énergie et des transports. Il a également souligné l’importance du cofinancement, de la syndication et des mécanismes de refinancement des banques commerciales pour faciliter l’accès des entreprises aux ressources financières.

Cette approche rejoint l’appel de Tim Reid, qui a plaidé pour une coopération renforcée entre les institutions financières internationales. Pour le représentant de la DFC américaine, les différences de mandats ne doivent pas conduire à une concurrence entre les partenaires. Les besoins des pays bénéficiaires doivent rester au centre des décisions, afin de favoriser la réalisation d’infrastructures durables et de maximiser l’impact des investissements.

La stabilité macroéconomique, un pilier de la confiance des investisseurs

Intervenant sur les conditions nécessaires à la fluidité des investissements et des flux financiers transfrontaliers, le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Karamo Kaba, a mis l’accent sur la maîtrise de l’inflation, le renforcement des réserves de change et l’amélioration des mécanismes de financement de l’économie.

Il a notamment évoqué la progression des réserves de change, annoncées à environ 4,5 milliards de dollars, contre 1,5 milliard un an auparavant. Il a également expliqué le choix de maintenir le taux directeur à 6 %, en soulignant le poids des facteurs externes dans les tensions inflationnistes.

Au-delà de la stabilité monétaire, le gouverneur a insisté sur la nécessité d’améliorer le rapatriement des recettes d’exportation et de diversifier les circuits de financement accessibles aux entreprises. L’objectif est de mieux mobiliser les ressources générées par l’activité minière et de les mettre davantage au service de l’investissement productif et de la diversification économique.

Du financement à l’impact : le défi de l’exécution

Au terme des échanges, un message commun s’est dégagé : la transformation économique de la Guinée et de l’Afrique de l’Ouest exige davantage qu’une mobilisation de capitaux. Elle suppose des projets techniquement solides, des financements accessibles, une coordination efficace entre partenaires et un environnement macroéconomique favorable à l’investissement.

À travers Simandou 2040, la Guinée entend mobiliser les capacités complémentaires des institutions financières internationales, des banques régionales, du secteur privé et de l’État pour accélérer la réalisation de ses priorités de développement.

Le panel de clôture du WCAF 5 aura ainsi souligné la nécessité de faire de la coopération financière un levier concret de transformation économique : non seulement mobiliser les ressources, mais les convertir en infrastructures, en activités productives, en emplois et en opportunités durables pour les populations.

Jour 2 WCAF V : Gabon-croissance économique, transformation locale et mobilisation des investissements

Conakry, le 21 octobre 2026-Dans le cadre du Forum sur le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophone (WCAF V), un panel consacré au thème « Croissance et intégration de la chaîne de valeur au Gabon » a réuni des représentants institutionnels, des investisseurs et des acteurs du financement autour des perspectives de développement économique du Gabon.

Les échanges ont mis en lumière les opportunités offertes par les ressources naturelles du pays, notamment dans les secteurs minier, forestier, agro-industriel et énergétique. Les intervenants ont souligné l’importance de la transformation locale des matières premières pour accroître la valeur ajoutée nationale, favoriser la création d’emplois et renforcer la souveraineté économique.

  1. Serge Samy Biveghe, Directeur Général de l’Agence nationale de promotion des investissements au Gabon, a également abordé les conditions nécessaires à la mobilisation des investissements, notamment l’amélioration du climat des affaires, la sécurisation des capitaux, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la simplification des procédures administratives. Le développement des zones économiques spéciales, les partenariats public-privé et la diversification des mécanismes de financement ont été présentés comme des leviers pour accompagner les entreprises, des PME aux grandes industries.

Par ailleurs, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’adapter les financements aux besoins des entreprises selon leur niveau de développement, tout en privilégiant une préparation rigoureuse des projets et des partenariats mutuellement bénéfiques entre l’État, les investisseurs et les populations.

Les intervenants ont mis en évidence l’importance d’une approche intégrée associant investissements productifs, infrastructures adaptées, transformation industrielle et gouvernance transparente pour soutenir une croissance durable et renforcer la compétitivité de l’économie gabonaise.

La transformation locale des ressources naturelles et la mobilisation de financements adaptés s’affirment ainsi comme des enjeux majeurs pour la diversification économique et la création de valeur au Gabon.

Jour 2 WACAF 5 : Clinique de projets, les clés pour transformer les initiatives en investissements finançables

Conakry, le 21 octobre 2026 – Gouvernance, structuration technique et financière, sécurisation juridique et partenariats avec les institutions de financement : le panel consacré à la « Clinique de projet : de la préparation à la bancabilité », organisé dans le cadre du WACAF 5, a mis en évidence les conditions essentielles pour transformer les idées en projets crédibles, viables et susceptibles d’attirer les investisseurs.

À travers des retours d’expérience et des exemples de collaboration entre acteurs publics, promoteurs privés, experts et partenaires financiers, les intervenants ont rappelé que la bancabilité ne s’improvise pas. Elle résulte d’un processus rigoureux de préparation, d’évaluation et de sécurisation, indispensable pour convaincre les banques et les institutions de financement du développement.

La qualité de la préparation, fondement de la bancabilité

L’un des principaux enseignements du panel est que la mobilisation des financements dépend avant tout de la maturité des projets présentés. Au-delà d’une ambition ou d’une opportunité d’investissement, les promoteurs doivent démontrer la faisabilité de leurs initiatives, préciser leurs besoins financiers, consolider leurs études techniques et présenter des modalités de mise en œuvre réalistes.

Cette préparation doit permettre aux partenaires financiers d’apprécier les risques, la viabilité économique et les perspectives de rentabilité des projets. Elle suppose également une visibilité suffisante sur les ressources envisagées, les étapes de réalisation et les conditions nécessaires à leur concrétisation.

Pour les intervenants, l’objectif est de passer d’une idée encore théorique à un dossier structuré, documenté et suffisamment solide pour susciter la confiance des investisseurs. Une préparation méthodique contribue à réduire les incertitudes, à anticiper les difficultés et à faciliter les négociations financières.

La bancabilité apparaît ainsi comme le résultat d’un travail de maturation qui doit intervenir bien avant la recherche effective de capitaux.

Gouvernance et structuration : rassurer les partenaires financiers

La gouvernance a également occupé une place centrale dans les échanges. Les panélistes ont souligné qu’une organisation claire, une gestion transparente et une répartition précise des responsabilités renforcent la crédibilité des entreprises et leur capacité à nouer des partenariats durables.

Pour accéder à des financements plus importants, les promoteurs doivent présenter une structure organisationnelle cohérente, une vision claire de leurs objectifs et une capacité à maîtriser les différentes dimensions de leurs activités.

L’accompagnement des entreprises dans la constitution de leurs dossiers constitue, à cet égard, un levier important. Il permet de mieux identifier leurs besoins, d’améliorer la qualité de leurs propositions et de les orienter vers des mécanismes de financement adaptés.

Les échanges ont ainsi montré que la confiance des investisseurs ne repose pas uniquement sur le potentiel économique d’un projet, mais également sur la capacité de son promoteur à assurer une gestion rigoureuse et à respecter ses engagements.

La sécurisation juridique, une étape incontournable

Au-delà des dimensions techniques et financières, la sécurisation juridique et administrative constitue une condition essentielle à la réussite des investissements.

Me Sarah Kaba, avocate en droit des affaires, a insisté sur l’importance d’une structuration solide dès la conception des projets. Elle a notamment mis en avant la conformité administrative, l’immatriculation des entreprises, la formalisation des décisions stratégiques et la sécurisation des relations contractuelles avec les partenaires, fournisseurs et investisseurs.

L’analyse juridique préalable permet d’identifier les risques, de vérifier les obligations applicables et de clarifier les engagements des différentes parties. Elle contribue ainsi à éviter les incertitudes susceptibles de compromettre la conclusion des accords ou l’exécution des projets.

À travers un exemple d’accompagnement d’un investisseur, l’intervenante a illustré l’utilité d’un examen approfondi du dossier avant la finalisation des négociations. Cette démarche permet de relever les points de vigilance et d’éclairer la prise de décision.

L’accompagnement des promoteurs ne se limite donc pas à la recherche de financements. Il vise également à créer un environnement juridique, administratif et contractuel suffisamment sécurisé pour permettre aux investissements de se concrétiser.

Banques et institutions de développement : des partenaires stratégiques

La mobilisation des ressources financières a constitué un autre axe majeur du panel. Les banques commerciales, les banques de développement et les institutions de financement du développement jouent un rôle déterminant dans le passage des projets préparés aux investissements effectifs.

Les intervenants ont souligné la nécessité, pour les promoteurs, de comprendre les exigences de ces institutions dès les premières étapes de préparation. Cette anticipation permet d’adapter les études, de renforcer les dossiers et d’identifier les conditions auxquelles les financements pourraient être accordés.

L’expérience de Proparco a notamment été évoquée pour illustrer les possibilités d’accompagnement et de financement des projets, ainsi que l’intérêt de collaborer avec des développeurs expérimentés, capables de répondre aux exigences des partenaires financiers.

Les discussions ont également mis en évidence l’importance des financements structurés et des mécanismes de sécurisation adaptés à chaque initiative. Ces dispositifs peuvent contribuer à mieux répartir les risques, à clarifier les engagements des partenaires et à améliorer les conditions de mobilisation des capitaux.

Dans cette dynamique, la responsabilité du promoteur demeure centrale : il lui revient de concevoir et de structurer son projet, de présenter les informations nécessaires à son évaluation et de démontrer sa viabilité. Les experts et les institutions financières interviennent en complémentarité, selon leurs compétences et leurs mandats.

L’expérience du Gabon, notamment à travers les références au Fonds gabonais d’investissements stratégiques, à Proparco et à des développeurs spécialisés, a également illustré l’intérêt d’un cadre institutionnel favorable et de partenariats adaptés. Les échanges ont notamment abordé les perspectives de collaboration dans le secteur énergétique, y compris les énergies renouvelables et les infrastructures nécessitant des investissements importants.

Cet exemple souligne que la disponibilité des ressources financières ne suffit pas : leur mobilisation exige des projets suffisamment mûrs et des acteurs capables de répondre aux critères techniques, économiques, juridiques et financiers des institutions sollicitées.

Agriculture et développement local : structurer les initiatives pour faciliter leur financement

Les projets agricoles et les initiatives portées à l’échelle locale ont également été abordés. Les intervenants ont relevé la nécessité de renforcer les capacités organisationnelles et financières des acteurs, tout en tenant compte des débouchés commerciaux et des réalités économiques des territoires.

Dans le secteur agricole, la viabilité d’un projet dépend notamment de l’organisation des producteurs, de l’accès aux moyens de production, des conditions de financement et de la capacité à commercialiser les produits de manière rentable.

La structuration des acteurs locaux apparaît donc indispensable pour améliorer leur accès aux banques et aux partenaires au développement. Les échanges ont également souligné le rôle des collectivités et les possibilités de mobilisation de ressources institutionnelles pour accompagner les initiatives locales.

L’enjeu consiste à adapter les mécanismes d’accompagnement aux besoins des territoires et aux capacités des promoteurs, afin de leur permettre de présenter des dossiers solides et susceptibles de bénéficier de financements.

Une responsabilité partagée pour concrétiser les investissements

Au terme des échanges, un constat s’impose : la bancabilité repose sur une responsabilité partagée entre les promoteurs, les entreprises, les experts techniques et juridiques, les autorités publiques, les banques et les institutions de financement du développement.

Chaque acteur contribue à une étape déterminante du processus. Les promoteurs doivent démontrer la pertinence et la viabilité de leurs projets ; les experts participent à leur structuration et à l’identification des risques ; les autorités publiques interviennent dans le cadre de leurs compétences institutionnelles et administratives ; tandis que les partenaires financiers évaluent les conditions d’un éventuel engagement.

Cette collaboration exige de la transparence, une bonne circulation de l’information et une répartition claire des responsabilités. Elle suppose également d’identifier les difficultés suffisamment tôt pour prévenir les retards et les blocages au moment de la recherche de financements.

Le panel « Clinique de projet : de la préparation à la bancabilité » aura ainsi permis de rappeler que la transformation des initiatives en investissements concrets passe par une préparation rigoureuse, une gouvernance crédible, des études solides, une sécurisation juridique adaptée et des partenariats construits avec les institutions compétentes.

Pour les entreprises et les porteurs de projets de développement, le défi consiste désormais à investir davantage dans la maturation et l’accompagnement de leurs initiatives avant de les soumettre aux financeurs.

En définitive, la bancabilité se construit bien avant la signature d’un accord de financement. Elle prend racine dans la qualité du projet, se consolide par la rigueur de sa structuration et s’affirme à travers la confiance que les partenaires peuvent accorder à sa réalisation.

WCAF 5 à Conakry : le Ministre Ismael Nabé et le PM Amadou Oury Bah appellent à transformer les investissements en emplois et en prospérité pour l’Afrique

Conakry, le 20 octobre 2026-La capitale guinéenne a accueilli ce mardi la cérémonie de lancement de la cinquième édition du West and Central Africa Forum (WCAF 5), consacrée au renforcement des partenariats économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre. Avec plus de 1 500 participants annoncés, venus de plus de 50 pays, ce rendez-vous de deux jours ambitionne de faire converger les capitaux, les compétences et les priorités de développement autour de projets concrets. Du représentant de UK Export Finance au Commissaire commercial de Sa Majesté le roi Charles III pour l’Afrique, en passant par le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismael NABE et le Premier ministre Amadou Oury Bah, les différentes interventions ont porté un message commun : dépasser les déclarations d’intention pour faire de la coopération internationale un véritable moteur de transformation économique, d’industrialisation et de création d’emplois.

Conakry, carrefour des ambitions économiques entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone

La Guinée s’est affirmée comme un point de convergence des ambitions économiques britanniques et africaines à l’occasion de ce WACAF 5. Organisée dans un contexte de recomposition des échanges internationaux et de recherche de nouveaux relais de croissance, cette cinquième édition entend franchir une nouvelle étape dans la construction de partenariats capables de produire des résultats mesurables.

Avec plus de 1 500 participants issus de plus de 50 pays, 23 panels thématiques et des espaces dédiés aux rencontres d’affaires, le forum témoigne de l’intérêt croissant porté aux perspectives d’investissement en Afrique francophone. Responsables gouvernementaux, représentants d’institutions financières, diplomates, investisseurs et dirigeants d’entreprises britanniques et africaines sont réunis autour d’une même ambition : convertir les opportunités économiques en projets bancables, les projets en investissements et les investissements en retombées concrètes pour les populations.

Cette mobilisation est d’autant plus significative que le WACAF s’est progressivement imposé comme une plateforme de dialogue entre le Royaume-Uni et les économies francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour les organisateurs et les partenaires, l’enjeu n’est plus seulement de consolider les relations établies, mais de leur donner une traduction économique durable.

UK Export Finance : de la confiance aux résultats, le nouveau défi du WACAF

Dans son discours de circonstance, M. Steve Gray OBE, directeur Afrique de l’Ouest et du Centre à UK Export Finance, a placé les valeurs de transparence, d’honnêteté, de connexion, de pragmatisme, de dynamique d’action et de confiance au cœur de la réussite du forum.

Au-delà de leur portée institutionnelle, ces principes constituent les conditions indispensables à la concrétisation des investissements. La transparence doit permettre aux partenaires de mieux comprendre les opportunités disponibles. L’honnêteté impose d’aborder ouvertement les risques, les obstacles et les décisions difficiles qui peuvent freiner les projets. La connexion doit rapprocher les compétences, les institutions et les ressources nécessaires à leur réalisation.

Le pragmatisme, quant à lui, commande de transformer les opportunités prometteuses en projets suffisamment solides pour convaincre les investisseurs, mobiliser les institutions financières et permettre aux gouvernements d’en assurer l’exécution.

M. OBE insiste également sur la nécessité de dépasser les rencontres et les conversations prometteuses pour parvenir à des engagements précis, à des responsabilités partagées et à une véritable dynamique d’action. Car, dans un environnement où les besoins de financement sont considérables, la confiance reste un facteur déterminant de la décision d’investir. Son ambition pour cette cinquième édition est claire : faire du WACAF 5 un tournant dans l’évolution du forum, en faisant passer cinq années de relations et d’ambitions partagées à une nouvelle phase de partenariats, d’investissements et de réalisations.

Le Royaume-Uni annonce plus d’un milliard de livres sterling de projets soutenus

M. Ben Coleman MP, Commissaire commercial de Sa Majesté le roi Charles III pour le continent africain, a donné une dimension financière et opérationnelle à cette ambition. Saluant l’accueil réservé à la délégation britannique par le gouvernement et le peuple de Guinée, il a souligné que cette édition rassemble la représentation la plus large de pays de l’histoire du forum. Il a également mis en avant la présence d’une importante délégation britannique, comprenant notamment Tim Reid, directeur général de UK Export Finance, des représentants de British International Investment et du Private Infrastructure Development Group, plusieurs ambassadeurs ainsi que près d’une centaine d’entreprises britanniques.

Cette mobilisation traduit une volonté de renforcer les relations commerciales et de rapprocher les entreprises des partenaires financiers et institutionnels nécessaires à la réalisation de leurs projets.

L’un des temps forts de cette intervention réside dans les résultats annoncés par UK Export Finance. Le soutien à l’exportation publié pour la région, qui s’élevait à environ 214 millions de livres sterling lors du premier forum en 2022, a atteint près de 480 millions de livres sterling au cours du dernier exercice financier achevé, soit plus du double.

Depuis la précédente rencontre de Lomé, un portefeuille de projets soutenus par le Royaume-Uni en Afrique francophone de l’Ouest et du Centre a également été constitué, pour une valeur contractuelle cumulée annoncée d’environ 1,14 milliard de livres sterling.

À cela s’ajoute l’augmentation de l’appétit pour le risque de marché de UK Export Finance dans quatre pays de la région, représentant un relèvement cumulé de 1,7 milliard de livres sterling. Cette évolution doit permettre d’élargir les possibilités de financement et de soutenir une nouvelle génération de projets viables.

Les secteurs concernés comprennent notamment les réseaux électriques, l’approvisionnement en eau, les établissements scolaires, les transports et les infrastructures publiques. Ces interventions complètent un portefeuille plus large couvrant les routes, les ponts, les hôpitaux, les services d’urgence, l’agriculture et les équipements destinés aux industries productives.

Pour le représentant du roi Charles III, la finalité de ces investissements est concrète : améliorer la fiabilité de l’électricité pour les entreprises, faciliter le transport des marchandises, renforcer l’accès à l’eau, soutenir l’éducation et consolider les infrastructures indispensables au développement économique.

Il a également mis en avant le rôle de British International Investment, dont le portefeuille en Afrique francophone de l’Ouest et du Centre est évalué à 1,2 milliard de livres sterling. Selon les chiffres présentés, les entreprises accompagnées par cette institution soutiennent plus de 112 000 emplois et génèrent 1,3 milliard de dollars de recettes fiscales. Pour lui, la réussite du WACAF doit être appréciée à travers les projets qui avancent, les financements mobilisés et les réalisations qui se concrétisent sur le terrain.

Faire du partenariat avec Londres un accélérateur de Simandou 2040

Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismael NABE, a défendu une vision ambitieuse du partenariat entre la Guinée, le Royaume-Uni et l’ensemble des pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Accueillant les délégations et les investisseurs, il a souligné que la présence de plus de 1 500 participants venus de plus de 50 pays dépasse la simple dimension d’un rassemblement international. Elle traduit, selon lui, une convergence de volontés politiques, d’ambitions économiques et de convictions partagées autour du potentiel de transformation du continent africain. Pour le Ministre Ismaël NABE, l’Afrique ne doit plus être considérée uniquement comme un continent de promesses, mais comme un espace de possibilités concrètes, d’opportunités d’investissement et de transformation économique.

Cette vision trouve une illustration particulière dans les relations entre Conakry et Londres. Le Ministre NABE a rappelé qu’en juin 2025, la Guinée et UK Export Finance avaient franchi une étape importante avec la signature d’un accord-cadre stratégique portant sur un portefeuille de projets dépassant 1,8 milliard de livres sterling.

Ce portefeuille couvre plusieurs infrastructures structurantes, dont la cité administrative de Koloma, les réseaux de transmission électrique, l’approvisionnement en eau potable, les infrastructures routières et logistiques, ainsi que les équipements éducatifs et de formation.

Pour M. NABE, ce partenariat illustre une coopération qui associe volonté politique, expertise commerciale et capacité de financement. Il doit désormais permettre de dépasser la logique des rencontres ponctuelles et de la seule mobilisation des capitaux pour s’engager résolument dans la mise en œuvre des projets. « Passer de la coopération à la transformation » signifie, dans cette perspective, obtenir des résultats tangibles : davantage d’emplois pour la jeunesse, plus d’opportunités pour les entreprises nationales et une prospérité accrue pour les populations.

Le Ministre Ismael NABE a également mis en avant les efforts engagés par le gouvernement pour moderniser les outils de planification, améliorer l’architecture de financement du développement et renforcer les mécanismes de mobilisation des investissements.

Il a évoqué plusieurs évolutions institutionnelles et financières, notamment la notation souveraine obtenue auprès de S&P Global Ratings en septembre 2025, dont la perspective aurait été relevée à positive en mars 2026, ainsi que l’acceptation, le 16 septembre 2026, de la candidature de la Guinée à l’adhésion au Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Il a également mentionné l’évolution du classement du risque-pays de la Guinée, annoncée le 5 octobre, ainsi que les travaux engagés en vue de la mise en place d’un fonds souverain. Ces démarches traduisent la volonté des autorités guinéennes de consolider la confiance des partenaires, de renforcer la lisibilité de l’environnement économique et d’élargir les possibilités de financement des priorités nationales.

Simandou 2040, la colonne vertébrale de la transformation économique

Mais c’est surtout autour du Programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040 qu’Ismael Nabé a articulé sa vision de la transformation nationale. Sous le leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, la Guinée entend dépasser un modèle économique essentiellement fondé sur l’exportation de matières premières pour évoluer vers une économie capable de transformer ses ressources en infrastructures, en énergie et en industries productives.

Le programme repose, selon le ministre, sur 122 mégaprojets et réformes structurés autour de cinq piliers : l’agriculture, l’industrie alimentaire et le commerce ; l’éducation et la culture ; les transports, la technologie et les infrastructures ; les finances, l’assurance et l’économie ; enfin, la santé et le bien-être.

Ces cinq piliers s’articulent autour de principes transversaux de bonne gouvernance, de souveraineté et de justice. Ils doivent permettre de faire converger les investissements dans les infrastructures, le développement du capital humain, les capacités industrielles et les services essentiels.

Dans cette dynamique, le démarrage du train de Simandou constitue une étape majeure. Le ministre a toutefois insisté sur la nécessité de faire en sorte que les retombées de cette infrastructure profitent à l’ensemble du territoire.

L’enjeu est de faire voyager avec le train les opportunités économiques, les emplois et la prospérité. Cela suppose une électricité capable de soutenir l’industrie, une agriculture alimentant les unités de transformation locales, des infrastructures facilitant les échanges et une participation accrue des entreprises guinéennes aux chaînes de valeur.

Le Ministre Ismael NABE a rappelé que les perspectives d’investissement en Guinée dépassent largement le secteur minier. L’énergie, les infrastructures, la logistique, l’agriculture, l’agro-industrie, le numérique, la formation professionnelle et le développement urbain constituent autant de domaines dans lesquels le pays recherche des partenaires capables d’apporter des capitaux, des technologies et des compétences.

Cette diversification doit également s’inscrire dans une dynamique régionale. Le renforcement des infrastructures intégrées, la connexion des marchés et la consolidation des chaînes de valeur sont autant de leviers pour accroître la compétitivité des entreprises et soutenir une croissance durable en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le ministre NABE a ainsi appelé les participants à faire des deux journées du forum un espace de solutions concrètes. Les panels et les rencontres d’affaires doivent déboucher sur des feuilles de route, des responsabilités clairement définies et des mécanismes de suivi. La dealroom, espace de rapprochement entre projets, investisseurs et financements, doit notamment contribuer à transformer les opportunités en engagements opérationnels.

Présidant cette cérémonie de lancement, le Premier ministre Amadou Oury Bah a donné à cette ambition une portée politique et stratégique. Pour lui, les prix des matières premières se forment sur les marchés mondiaux, mais la place que la Guinée occupera demain dans l’économie internationale dépend des décisions prises aujourd’hui. Le choix du pays est donc de développer une puissance productive, de maîtriser davantage les technologies et de faire grandir des entreprises capables de conquérir de nouveaux marchés.

Dans cette perspective, le Programme Simandou 2040 fixe le cap d’une transformation dans laquelle la richesse minière doit devenir un moteur de diversification économique. Cela implique de disposer d’une électricité fiable pour les industries, d’infrastructures permettant de réduire les coûts logistiques et de financements accessibles aux entreprises.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer les chaînes de transformation agricoles, d’améliorer l’éducation et la santé et de développer une formation professionnelle adaptée aux métiers dont le pays a besoin. M. Amadou Oury Bah a souligné que l’expertise britannique en matière de finance, d’ingénierie et de technologie pouvait accompagner cette transformation, à condition que les projets atteignent un niveau de maturité technique et financière suffisant.

Il a insisté sur la nécessité de disposer d’études solides, de contrats équilibrés et d’une répartition maîtrisée des risques. En retour, le gouvernement guinéen entend améliorer la coordination administrative, renforcer la prévisibilité du cadre d’investissement et veiller à la soutenabilité des engagements publics.

Le chef du gouvernement a également défendu une approche pragmatique des relations entre l’État et le secteur privé. L’objectif n’est pas d’opposer les deux acteurs, mais de leur permettre de mobiliser leurs capacités respectives pour faire émerger un écosystème économique performant. Dans cette logique, le contenu local doit se traduire par des contrats accessibles aux petites et moyennes entreprises guinéennes, des transferts de compétences et une meilleure qualification de la main-d’œuvre nationale. La formation des jeunes doit ainsi être intégrée dès la conception des projets afin que les investissements contribuent effectivement au développement des compétences et à la création d’emplois.

Le Premier ministre a également présenté la neutralité stratégique comme un principe directeur de la politique de coopération de la Guinée. Sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya, le pays entend entretenir des relations de coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, sans exclusivité accordée à un État particulier. Cette orientation vise à permettre à la Guinée de diversifier ses partenariats, de défendre ses intérêts nationaux et de saisir les opportunités offertes par une économie mondiale en pleine recomposition.

Le Premier Amadou Oury Bah a, par ailleurs, appelé l’Europe et l’Afrique à repenser leurs relations économiques, estimant que les transformations en cours à l’échelle internationale ouvrent de nouvelles perspectives de coopération entre les deux rives de la Méditerranée.

Enfin, il a appelé les départements ministériels concernés à assurer le suivi des projets prioritaires, à identifier leurs partenaires et à établir des calendriers crédibles de mise en œuvre.

Aux investisseurs, il a proposé de construire avec la Guinée des relations de long terme fondées sur la confiance et le respect mutuel des engagements. Il a surtout fixé un critère déterminant pour apprécier les résultats de cette coopération : la valeur ajoutée produite dans le pays et la qualité des emplois créés.

C’est dans cet esprit qu’au nom du président de la République, Mamadi Doumbouya, Amadou Oury Bah a officiellement déclaré ouverts les travaux de la cinquième édition du WACAF.

Au terme de cette cérémonie, une conviction se dégage des différentes interventions : la réussite du partenariat entre le Royaume-Uni, la Guinée et l’Afrique francophone ne se mesurera pas uniquement au nombre de participants, aux annonces financières ou aux accords signés, mais à la capacité collective de transformer ces engagements en réalisations concrètes.

𝐁𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐕𝐔𝐋𝐍𝐄́𝐑𝐀𝐁𝐈𝐋𝐈𝐓𝐄́ 𝐀̀ 𝐋𝐀 𝐑𝐄́𝐒𝐈𝐋𝐈𝐄𝐍𝐂𝐄 : 𝐋𝐀 𝐆𝐔𝐈𝐍𝐄́𝐄 𝐏𝐎𝐑𝐓𝐄 𝐋’𝐀𝐌𝐁𝐈𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐒𝐈𝐌𝐀𝐍𝐃𝐎𝐔 𝟐𝟎𝟒𝟎 𝐀𝐔 𝐕𝟐𝟎

𝑩𝒂𝒏𝒈𝒌𝒐𝒌-17𝒆 𝑫𝒊𝒂𝒍𝒐𝒈𝒖𝒆 𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒍 𝒅𝒖 𝑽20

En marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, Monsieur Ismaël NABÉ, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, a pris part au 17e Dialogue ministériel du V20, placé sous le thème : « Development and Delivery in a Multipolar World ».

Le V20 (Vulnerable Twenty Group) constitue une plateforme permettant aux économies particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique de porter collectivement leurs préoccupations en matière de financement du développement et de résilience.

À cette tribune, le Ministre a défendu une conviction essentielle : un monde multipolaire ne doit pas seulement offrir davantage de choix de partenaires aux pays en développement ; il doit leur donner une plus grande capacité à définir leurs priorités, à négocier des conditions plus équitables et à obtenir des résultats mesurables pour leurs populations.

Pour les économies vulnérables, l’enjeu est particulièrement important. Le coût croissant des chocs climatiques intervient alors même que ces pays doivent financer leurs infrastructures, créer des emplois, renforcer leur sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie de leurs populations. D’où la nécessité d’un financement plus abordable, prévisible et adapté aux réalités des économies vulnérables.

Pour la Guinée, cette vision s’inscrit dans l’ambition portée par Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, à travers Simandou 2040, qui place la transformation économique, le développement des capacités productives et la valorisation durable des ressources du pays au cœur de la trajectoire nationale.

Dans son intervention, Monsieur Ismaël NABÉ a rappelé que, pour la Guinée, le développement signifie renforcer les capacités productives, consolider la résilience et transformer la richesse naturelle du pays en une prospérité largement partagée.

En marge du Dialogue, le Ministre a également échangé avec Son Excellence Mia Amor Mottley, Première ministre de la Barbade et Présidente du CVF-V20. Monsieur Ismaël NABÉ a également poursuivi ses échanges avec plusieurs hauts responsables et partenaires, notamment ses homologues gabonais et burkinabé, le Premier ministre de Guinée-Bissau, M. Zeidane, Directeur du Département Afrique du FMI, ainsi que les administrateurs du FMI. Ces rencontres s’inscrivent dans la dynamique de renforcement des partenariats et de mobilisation des financements au service des priorités de développement de la Guinée.

Simandou 2040 : le Ministre Ismaël NABÉ veut faire de la BAD un partenaire d’exécution

Abidjan, 9 octobre 2026 — La République de Guinée et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont tenu vendredi un dialogue de haut niveau consacré au renforcement de leur partenariat pour la mise en œuvre du Programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040.

La rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement guinéen, aux côtés de vice-présidents et de hauts responsables du Groupe de la BAD, ainsi que des membres de la délégation guinéenne et plusieurs invités.

Prenant la parole à cette occasion, le Ministre Ismaël NABÉ a présenté les grandes orientations de Simandou 2040 et les attentes de la Guinée vis-à-vis de son partenaire africain. Il a notamment appelé à faire évoluer le partenariat avec la BAD vers une approche davantage centrée sur la transformation, l’investissement et les résultats.

Faire de la BAD un partenaire stratégique d’exécution

Pour le Ministre, l’enjeu dépasse désormais le simple financement de projets. La Guinée souhaite que la BAD devienne un partenaire stratégique d’exécution de Simandou 2040. « Nous ne venons donc pas simplement présenter Simandou 2040 à la Banque. Nous venons construire avec elle les conditions de sa mise en œuvre », a déclaré Ismaël NABÉ, soulignant l’importance d’une responsabilité partagée entre la Guinée et la Banque.

Le partenariat envisagé couvre notamment le financement des infrastructures et projets structurants, le renforcement de la préparation et de la bancabilité des projets, la mobilisation du secteur privé et des marchés de capitaux, ainsi que l’identification de projets à réalisation rapide.

Simandou 2040, un référentiel de transformation nationale

Le Programme Simandou 2040 constitue le nouveau référentiel des politiques nationales de développement pour les quinze prochaines années. Il comprend 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes, répartis autour de cinq piliers : agriculture, industrie alimentaire et commerce ; éducation et culture ; infrastructures, transports et technologies ; économie, finance et assurance ; santé et bien-être.

Cette vision repose sur une approche intégrée dans laquelle les infrastructures doivent soutenir l’activité économique, l’éducation développer les compétences, la finance accompagner l’investissement et la santé renforcer le capital humain.

La Guinée entend également renforcer l’exécution des projets à travers une Delivery Unit, chargée notamment du pilotage rapproché des projets prioritaires, de la coordination interministérielle et du suivi des engagements et échéances.

Une feuille de route Guinée–BAD 2026–2028

Les échanges d’Abidjan visent également à poser les bases d’une feuille de route commune Guinée–BAD pour la période 2026–2028, articulée autour de priorités clairement définies, d’instruments adaptés, de responsabilités précises et de résultats mesurables.

La Guinée souhaite notamment identifier des « Quick Wins », renforcer la préparation des projets et améliorer leur capacité à mobiliser des financements. L’objectif est de passer progressivement de l’identification des projets à leur maturation, leur structuration, leur financement et leur réalisation.

Une nouvelle étape dans le partenariat

À travers ce dialogue de haut niveau, la Guinée réaffirme sa volonté de bâtir avec la BAD un partenariat davantage orienté vers l’exécution et l’impact. « Nous sommes ici pour passer du dialogue aux décisions, des décisions aux financements, des financements aux investissements, des investissements aux réalisations, et des réalisations aux résultats », a insisté le Ministre Ismaël NABÉ.

En conclusion, le Ministre a rappelé que la réussite de Simandou 2040 repose sur une responsabilité partagée : « Simandou 2040 est notre ambition de transformation. Le partenariat avec la BAD est l’un de nos leviers essentiels. L’exécution est notre responsabilité. Et l’amélioration durable des conditions de vie de nos populations est notre finalité. »

Sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, la Guinée entend poursuivre la mobilisation des partenaires et des investissements nécessaires à la concrétisation de Simandou 2040, avec une priorité donnée à l’exécution, aux résultats et à l’impact sur le développement national.

QUAND SIMANDOU 2040 RENCONTRE LE PND 2030 : DEUX VISIONS, UNE MÊME AMBITION POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE !

Dans le cadre de son séjour en République de Côte d’Ivoire, Monsieur Ismael NABÉ, Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement de la République de Guinée, a été reçu par son homologue ivoirien, Monsieur Souleymane DIARRASSOUBA, Ministre du Plan et du Développement.

Cette rencontre a été l’occasion d’un échange fructueux autour des stratégies nationales de développement, des mécanismes de mobilisation des investissements et des ambitions économiques portées par les deux pays.

À l’ouverture des échanges, le Ministre ivoirien a présenté l’évolution des différents Plans nationaux de développement (PND), en mettant en lumière les investissements programmés, les ressources mobilisées, les réalisations enregistrées et les perspectives du nouveau PND 2026–2030.

Évalué à environ 196 milliards de dollars US, ce nouveau programme traduit l’ambition de la Côte d’Ivoire de poursuivre sa transformation économique, avec une forte contribution attendue du secteur privé.

La Guinée, une nouvelle trajectoire avec Simandou 2040

Prenant la parole, le Ministre Ismaël NABÉ a rappelé les avancées institutionnelles enregistrées par la Guinée, notamment l’organisation de l’élection présidentielle de décembre 2025, qui a marqué une étape importante dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.

Il a ensuite retracé l’évolution des politiques nationales de développement, du PNDES au Programme de référence intérimaire (PRI), avant de présenter Simandou 2040, la nouvelle vision stratégique qui porte l’ambition de transformation économique et sociale de la Guinée.

Déployé sur quinze ans, ce programme prévoit plus de 200 milliards de dollars US d’investissements, à travers 122 projets structurants et 36 réformes, organisés autour de cinq piliers stratégiques.

Le Ministre a particulièrement mis en avant trois leviers majeurs de cette ambition :

Le projet intégré Simandou, avec un investissement initial estimé à 20 milliards de dollars US, appelé à accélérer le développement des infrastructures, l’industrialisation et la transformation locale des ressources nationales.

La notation souveraine B+ avec perspective positive, qui constitue un signal encourageant pour la crédibilité financière et l’attractivité de la Guinée auprès des investisseurs internationaux.

Le Fonds souverain, conçu comme un instrument stratégique de valorisation des richesses nationales et de préparation de l’avenir des générations présentes et futures.

Cette présentation a permis de mettre en lumière une ambition qui dépasse le secteur minier : faire de Simandou 2040 un véritable moteur de diversification économique, de création de valeur ajoutée, de développement du capital humain et de prospérité durable.

La vision présentée par le MPCID a suscité un intérêt particulier de la partie ivoirienne, ouvrant des perspectives de dialogue accru autour des opportunités d’investissement en Guinée et du partage d’expériences entre les deux pays.

À cette occasion, le Ministre Ismael NABÉ a exprimé sa gratitude à son homologue ivoirien pour l’accueil chaleureux réservé aux jeunes statisticiens guinéens en Côte d’Ivoire dans le cadre de leur formation.

Cette marque de solidarité illustre l’importance du renforcement des capacités et de la coopération technique dans la construction de systèmes statistiques performants, indispensables à une planification efficace et à une meilleure conduite des politiques publiques.

À travers cette rencontre, la Guinée et la Côte d’Ivoire réaffirment l’importance du dialogue, du partage d’expériences et de la coopération pour relever les défis du développement et renforcer les perspectives économiques du continent.