RGE-1 : le Ministre Ismaël Nabé appelle à une mobilisation totale des élus locaux et des Chefs d’entreprise

Conakry, le 28 Août 2026-Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Monsieur Ismaël NABÉ, a présidé ce vendredi la cérémonie de lancement de la campagne d’information et de sensibilisation des élus locaux et des chefs d’entreprise au Premier Recensement Général des Entreprises (RGE-1). Une opération pilotée par l’Institut National de la Statistique (INS).

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, également Président du Conseil d’Administration de l’INS, Mohamed Lamine SY SAVANÉ. Elle a réuni plusieurs parties prenantes, notamment les autorités administratives, les collectivités territoriales, les représentants des chambres consulaires, les services statistiques, les opérateurs économiques ainsi que les acteurs du secteur privé. Une mobilisation qui traduit l’importance accordée par les pouvoirs publics à une opération appelée à fournir une photographie aussi complète que possible du tissu économique national.

Prenant la parole au nom du Gouvernorat de Conakry, la Cheffe de cabinet a salué la tenue de cette campagne et l’engagement des différents acteurs autour de cette initiative. Elle a notamment insisté sur l’importance de disposer d’informations fiables pour accompagner la transformation économique et permettre aux pouvoirs publics de concevoir des politiques publiques plus efficaces et mieux ciblées.

Elle a également mis en avant les enjeux liés au développement du secteur privé, à la modernisation des PME, à la diversification économique, à la création d’emplois et à la valorisation du potentiel national.

Pour la représentante du Gouvernorat, la transformation économique exige une mobilisation coordonnée des institutions et des acteurs économiques afin de créer les conditions favorables à un développement plus équilibré et plus durable.

Au nom de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat (CCIAG), le Trésorier principal a, pour sa part, réaffirmé la disponibilité des instances consulaires à accompagner le processus. Il a souligné le rôle essentiel des chambres de commerce et d’industrie dans la mobilisation des opérateurs économiques sur l’ensemble du territoire national, à travers leurs différentes structures déconcentrées. Son intervention a surtout mis en lumière un enjeu majeur : la nécessité de disposer d’informations économiques fiables et actualisées sur les entreprises guinéennes.

Selon lui, une meilleure connaissance du tissu entrepreneurial permettra non seulement aux autorités de mieux orienter leurs politiques, mais également aux partenaires nationaux et internationaux de mieux identifier les entreprises susceptibles de bénéficier de programmes, de formations, de partenariats ou d’opportunités d’affaires.

Il a ainsi appelé l’ensemble des opérateurs économiques guinéens à répondre favorablement aux équipes chargées du recensement et à contribuer activement à la réussite de cette opération.

Cette mobilisation du secteur privé apparaît d’autant plus déterminante que la qualité des résultats du RGFE-1 dépendra largement de la disponibilité et de la fiabilité des informations fournies par les entreprises.

Le Directeur Général de l’INS, Dr Makan Doumouya, a replacé le RGFE-1 dans sa dimension stratégique. À ses yeux, la Guinée ne peut prétendre transformer durablement son économie sans disposer au préalable d’une connaissance précise de sa réalité économique. L’enjeu est donc de produire une information statistique suffisamment exhaustive, fiable et actualisée pour permettre aux décideurs de mieux comprendre les dynamiques économiques du pays.

Cette connaissance doit notamment permettre de mieux identifier les entreprises, leur localisation, leurs secteurs d’activité, leur contribution à l’emploi et les différentes caractéristiques de leur activité.

Le RGFE-1 doit ainsi contribuer à améliorer les outils statistiques nationaux et à fournir aux décideurs publics comme aux acteurs économiques une meilleure visibilité sur l’appareil productif guinéen.

Dans son intervention, le Ministre Ismaël NABE a donné à cette opération toute sa dimension stratégique. S’adressant aux maires, secrétaires généraux des communes, présidents des conseils de quartiers, administrateurs de marchés, représentants du secteur privé et autres acteurs mobilisés, le Ministre NABE a d’abord salué leur présence et leur engagement. Pour lui, la rencontre ne doit pas être considérée comme une simple activité statistique. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas simplement réunis pour parler de statistiques. Nous sommes réunis pour parler de notre économie. Nous sommes réunis pour parler de nos entrepreneurs, de nos artisans, de nos commerçants, de nos tailleurs, et au fond de la capacité de notre nation à connaître et à comprendre, mais surtout à transformer son économie », a-t-il souligné.

Cette vision place directement le RGFE-1 au cœur de la transformation économique engagée par la Guinée. « On ne peut pas planifier efficacement ce que l’on ne connaît pas ». Il a insisté sur une réalité fondamentale : la transformation d’une nation ne peut être conduite à l’aveugle. Elle nécessite une vision, des instruments solides, des investissements importants, mais également et surtout une connaissance précise de la réalité nationale. « On ne peut pas planifier efficacement ce que l’on ne connaît pas. On ne peut pas transformer durablement ce qu’on ne mesure pas », a-t-il martelé.

Dans cette logique, le RGFE-1 apparaît comme le complément naturel du recensement général de la population et de l’habitation. Si ce dernier permet de mieux connaître le capital humain du pays, le recensement des entreprises doit permettre de dresser la photographie du capital économique et de l’appareil productif national.

La confrontation de ces deux sources de connaissance doit contribuer à faire émerger une planification plus réaliste, plus territorialisée et davantage adaptée aux besoins de la population et des acteurs économiques. L’ambition du RGFE-1 est considérable : il s’agit notamment de recenser et de géolocaliser les entreprises disposant d’un capital fixe sur l’ensemble du territoire national, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

L’opération doit également documenter les caractéristiques des unités économiques, mesurer l’emploi et l’activité économique et recueillir les informations nécessaires à une meilleure compréhension du fonctionnement du secteur productif.

Car, comme l’a rappelé le ministre Nabé, l’économie réelle de la Guinée ne se limite pas à quelques grands opérateurs. Elle repose également sur les PME, les TPE, les artisans, les commerçants, les jeunes entrepreneurs, les unités de production ainsi que sur une économie informelle qui constitue une composante importante du tissu économique national. Le RGFE-1 doit précisément permettre de donner davantage de visibilité à cette diversité.

Face aux éventuelles préoccupations des opérateurs économiques, le Ministre Ismaël Nabé a tenu à délivrer un message particulièrement clair. « Le RGFE-1 n’est pas un instrument de contrôle, mais un instrument de connaissance. C’est un instrument de planification, c’est un instrument d’accompagnement », a-t-il expliqué. L’objectif, a-t-il poursuivi, n’est pas de juger les entreprises, mais de mieux comprendre leurs réalités afin de permettre à l’État d’élaborer des politiques publiques davantage adaptées.

Cette clarification constitue un élément essentiel de la campagne de sensibilisation, puisque la réussite du recensement dépendra de l’adhésion et de la collaboration des entreprises.

Où investir ? Quels secteurs accompagner ? Quelles infrastructures développer ? À travers les données qui seront collectées, le Gouvernement entend disposer de réponses plus précises à une série de questions déterminantes pour l’avenir économique du pays.

Où se trouvent les principaux pôles économiques ? Quels sont les secteurs à fort potentiel ? Où se situent les déficits d’investissement ? Quels secteurs doivent bénéficier d’un accompagnement prioritaire ? Où faut-il renforcer les infrastructures et les services ? Où améliorer l’accès à l’investissement ? Où développer des formations professionnelles spécialisées ?

Autant de questions auxquelles le RGFE-1 devrait permettre d’apporter des éléments de réponse. Pour le Ministre Ismaël NABE, l’objectif ultime est de transformer la connaissance en décisions et les décisions en développement.

Le recensement doit ainsi contribuer à une meilleure territorialisation des politiques de développement, à une identification plus précise des chaînes de valeur agricoles et industrielles, à une meilleure orientation des investissements et à un accompagnement plus efficace du secteur privé.

Au-delà de la production de statistiques, le ministre Ismaël Nabé inscrit le RGFE-1 dans une perspective beaucoup plus large : celle de la transformation de la Guinée à l’horizon 2040. La Guinée de 2040, estime-t-il, se prépare dès aujourd’hui dans les écoles, les administrations, les entreprises, les bases de données et dans la capacité collective du pays à connaître précisément ses réalités.

Cette vision repose sur une chaîne de transformation particulièrement forte : l’information devient connaissance ; la connaissance devient décision ; et la décision doit se traduire en action.

Dans cette perspective, chaque entreprise recensée contribuera à rendre plus visible une partie de l’économie nationale. Chaque donnée collectée viendra enrichir la connaissance du tissu productif. Et l’ensemble de ces informations devra permettre de mieux orienter les choix publics et privés.

Le lancement de cette campagne marque donc le début d’une phase décisive : celle de la mobilisation des acteurs de terrain.

Gouvernement, INS, collectivités territoriales, chambres consulaires, élus locaux, chefs d’entreprise, artisans, commerçants et partenaires économiques sont appelés à conjuguer leurs efforts pour garantir la qualité et l’exhaustivité des informations recueillies.

La réussite du RGFE-1 dépendra, en définitive, de la capacité de chaque acteur à comprendre que participer au recensement revient à contribuer à une meilleure connaissance de l’économie nationale et, par conséquent, à la construction de politiques publiques plus efficaces.

En faisant de la donnée économique un levier de décision, la Guinée entend ainsi franchir un nouveau cap dans la modernisation de son système statistique et dans la conduite de sa transformation économique.

Car pour construire l’économie de demain, il faut d’abord connaître celle d’aujourd’hui. Et c’est précisément toute la vocation du Premier Recensement Général des Entreprises en Guinée.

Le Premier ministre en visite au ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement

Conakry, le 27 août 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a effectué ce jour une visite d’imprégnation au ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement (MPCID). Accueilli par le ministre Ismaël Nabé, en présence de proches collaborateurs, il s’est fait présenter les missions, les chantiers en cours et les perspectives du ministère.

Les échanges ont porté sur les grands axes d’intervention du département : la planification du développement, la mobilisation et la coordination de la coopération internationale, ainsi que le suivi des projets et programmes prioritaires.

La rencontre a également permis d’aborder les mécanismes susceptibles d’améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale et de garantir une meilleure cohérence entre les politiques publiques et les objectifs nationaux de développement.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre Ismaël Nabé a salué la démarche du Chef du Gouvernement : « Nous avons présenté au Premier ministre l’état d’avancement de nos chantiers, en toute transparence. Les orientations qu’il nous a données constituent désormais notre feuille de route. »

Au terme de la visite, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l’exigence d’une planification rigoureuse, d’un suivi régulier des engagements et d’une coordination renforcée entre les départements ministériels, conditions essentielles à l’accélération de la mise en œuvre des priorités nationales.

Conakry–Hanoï : une nouvelle page de la coopération s’écrit autour de Simandou 2040 et Vietnam 2045

Conakry, le 21 août 2026 – Il est des coopérations internationales que le temps ne fragilise pas. Il en est d’autres que les épreuves renforcent. La relation entre la République de Guinée et la République socialiste du Vietnam appartient à cette seconde catégorie.

Nées dans le contexte des luttes pour la souveraineté, de l’émancipation des peuples et de la solidarité entre nations du Sud, les relations entre Conakry et Hanoï portent une mémoire politique exceptionnelle. Aujourd’hui, une nouvelle génération de dirigeants est appelée à transformer cet héritage historique en un partenariat économique, technologique et humain à la hauteur des ambitions des deux nations.

C’est tout le sens de la visite de travail de S.E.M Ismael NABE, Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement au Vietnam, marquée par une rencontre fructueuse avec son homologue vietnamien, S.E.M. Ngo Van Tuan, et surtout par la signature d’un Protocole d’accord stratégique entre les deux pays.

Une amitié historique qui entre dans une nouvelle ère

Pendant des décennies, la Guinée et le Vietnam ont partagé une même aspiration : celle de construire un État souverain, maître de son destin et capable de transformer ses ressources et son capital humain au service du progrès.

Cette histoire commune constitue aujourd’hui un formidable capital de coopération internationale. Mais l’enjeu est désormais d’aller plus loin. « Hier, la Guinée et le Vietnam se sont retrouvés dans les combats pour la souveraineté et la dignité des peuples. Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique nouvelle : transformer cette amitié forgée dans l’épreuve en un partenariat de prospérité, de connaissance et de transformation économique. » a déclaré S.E.M Ismael NABE.

La Guinée dispose de ressources naturelles exceptionnelles, d’un potentiel agricole considérable, d’une jeunesse nombreuse et d’une position stratégique en Afrique de l’Ouest. Le Vietnam, de son côté, offre l’expérience remarquable d’un pays qui, en quelques décennies, a transformé profondément son économie, développé ses capacités industrielles, renforcé son agriculture et construit une insertion dynamique dans les chaînes de valeur mondiales. La rencontre de ces deux trajectoires ouvre un champ immense de coopération bilatérale tous azimuts.

Simandou 2040 et Vietnam 2045 : deux visions, une même ambition

Au cœur des échanges figure une convergence particulièrement prometteuse : celle entre Simandou 2040, programme national de transformation socio-économique durable et responsable de la Guinée, et Vietnam 2045, vision de développement à long terme portée par le Vietnam. Les deux visions placent au centre de leur ambition la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain, l’industrialisation, la modernisation des infrastructures, l’innovation, l’agriculture productive et la création d’emplois. Cette convergence n’est pas seulement intellectuelle. Elle peut devenir opérationnelle.

« Simandou 2040 et Vietnam 2045 ne sont pas deux visions qui se regardent à distance ; ce sont deux trajectoires de transformation qui peuvent apprendre l’une de l’autre. La Guinée veut apprendre de l’expérience vietnamienne, l’adapter à ses réalités et construire avec le Vietnam des chaînes de valeur, des compétences et des emplois qui profiteront durablement à nos peuples. » a précisé le Ministre NABE.

Le Vietnam a ainsi manifesté son plein soutien aux cinq piliers de Simandou 2040, ouvrant la voie à une coopération renforcée dans la planification stratégique, le suivi et l’évaluation des politiques publiques, les statistiques, l’énergie, l’industrialisation, l’éducation, l’eau, la lutte contre le changement climatique et le développement agricole.

De la coopération institutionnelle à la transformation économique

Le nouveau protocole d’accord donne une architecture à cette ambition. Il permettra notamment de renforcer les échanges d’expertise et de connaissances entre les administrations guinéennes et vietnamiennes, d’améliorer les capacités nationales de planification et de suivi-évaluation et de moderniser le système statistique guinéen. Mais la coopération ne s’arrêtera pas aux institutions. Le Vietnam est disposé à dépêcher en Guinée une délégation d’entreprises afin d’explorer concrètement les opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques : extraction et transformation de la bauxite et du minerai de fer, télécommunications, infrastructures et agriculture. L’objectif est clair : transformer les complémentarités économiques en investissements, en emplois, en transfert de technologies et en création de valeur locale.

La Guinée, porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest le Vietnam, porte d’entrée de l’ASEAN

L’une des perspectives les plus stratégiques évoquées est celle d’un partenariat  à double porte. Le Vietnam entend jouer le rôle de porte d’entrée de la Guinée vers les marchés de l’ASEAN, un espace économique de près de 700 millions de consommateurs. En retour, la Guinée devient pour les entreprises vietnamiennes la porte d’entrée vers le marché ouest-africain de plus de 400 millions de consommateurs, en s’appuyant sur sa position géographique, ses infrastructures en développement, ses ressources naturelles et les perspectives offertes par la transformation économique engagée dans le cadre de Simandou 2040.

Il s’agit donc de dépasser la logique classique de coopération bilatérale pour construire un véritable pont économique entre deux regions, fondé sur l’investissement, la création de valeur et le partage des connaissances.

L’expérience vietnamienne au service de la transformation agricole guinéenne

L’agriculture constitue également un terrain privilégié de cette nouvelle coopération. Le Vietnam est prêt à partager son expérience et à mobiliser son expertise au profit de la Guinée, notamment dans les filières du riz, du café, du poivre, de la noix de cajou, ainsi que dans les domaines de la production, de la transformation, de la conservation, de la commercialisation et de l’organisation des chaînes de valeur agricoles.

Pour la Guinée, cette coopération revêt une importance particulière. Elle rejoint directement l’ambition de Simandou 2040 de faire de l’agriculture et de l’agro-industrie des moteurs de souveraineté alimentaire, d’industrialisation et de création massive d’emplois. L’enjeu n’est donc pas simplement de produire davantage. Il est de produire mieux, transformer davantage sur place, connecter les producteurs aux marchés et faire émerger de véritables champions agro-industriels guinéens.

la Guinée et le Vietnam ont aujourd’hui l’occasion de transformer une amitié née dans les combats pour la souveraineté en une alliance nouvelle, tournée vers la connaissance, l’industrialisation, l’innovation et la prospérité.

Hier, nos deux peuples se tenaient côte à côte pour défendre leur liberté.

Aujourd’hui, ils peuvent se tenir côte à côte pour construire leur prospérité.

C’est peut-être là le véritable sens de cette nouvelle page des relations Guinée–Vietnam : faire de l’histoire commune non pas un souvenir, mais un capital pour bâtir l’avenir.

Et cet avenir porte désormais un nom : Simandou 2040 — Vietnam 2045.

Un avenir où la coopération Sud-Sud ne se mesure plus seulement en accords signés, mais en usines construites, en terres mises en valeur, en jeunes formés, en technologies transférées, en emplois créés et en vies transformées.

Coopération Guinée–Indonésie : Conakry et Jakarta veulent passer des intentions aux projets

Conakry, le 13 août 2026– Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a accordé une audience à l’Ambassadeur de la République d’Indonésie en Guinée, basé à Dakar, SEM Ardian Wicaksono. Il était accompagné de M. Alex Sulaiman, Chargé Relations Économiques, M. Achuthan Nair, Représentant de Bakrie Group, M. Alexandre Camara, Consul Honoraire d’Indonésie en Guinée et de M. Ibrahima Shmil Camara, Chargé des Missions Consulat Indonésie. Au cœur des échanges : le renforcement de la coopération économique entre les deux pays et l’accélération d’un important projet porté par Bakrie Group, appelé à devenir un levier majeur de partenariat dans les secteurs de l’agriculture, de l’agro-industrie, des mines, de l’énergie et des infrastructures.

Dès l’entame, le Ministre Ismaël Nabé a salué la présence de la délégation indonésienne et réaffirmé sa volonté de donner une nouvelle impulsion aux relations entre Conakry et Jakarta. Il a notamment exprimé son souhait d’effectuer prochainement une visite en Indonésie, afin de poursuivre les discussions engagées et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération avec les autorités et le secteur privé indonésiens.

Au centre de cette dynamique figure le projet présenté par Bakrie Group, dont les premières études ont particulièrement retenu l’attention des autorités guinéennes. Le Ministre a expliqué avoir personnellement pris connaissance de la proposition et transmis le dossier au Président de la République, qui, à son tour, a manifesté un vif intérêt pour l’initiative.

« J’ai lu la proposition en détail et je la trouve très bonne. Je pense que le Ministre est prêt », a souligné Ismaël Nabé, mettant en avant le sérieux de l’investisseur qui, pendant plusieurs mois, a mobilisé des ressources pour mener des études approfondies et rencontrer les différentes parties prenantes.

Pour le Ministre, cette démarche constitue un signal fort de la détermination du groupe indonésien à investir durablement en Guinée. Il a ainsi insisté sur la nécessité de passer désormais de la phase d’étude à celle de la concrétisation.

L’un des principaux messages de l’audience réside dans la volonté du Gouvernement guinéen de faire évoluer rapidement le projet vers sa phase opérationnelle. Après plusieurs mois consacrés aux études, aux consultations et à la prospection, l’heure est désormais à la mise en œuvre.

Le projet devrait être structuré sous la forme d’un Partenariat public-privé (PPP), conformément au cadre juridique guinéen. Dans cette configuration, l’État pourrait notamment faciliter la mise à disposition du foncier et accompagner le projet dans son développement. Le Ministre NABE a également évoqué la possibilité d’une participation de l’État au capital, pouvant aller jusqu’à 15 % sous forme de participation gratuite, afin de matérialiser l’engagement du Gouvernement aux côtés de l’investisseur. « Nous avons une loi sur les PPP. Nous pouvons mettre en place l’accord et avancer rapidement », a indiqué le Ministre Ismaël NABE, qui souhaite faire de ce projet un premier succès concret de la coopération économique entre la Guinée et l’Indonésie.

Pour le Ministre Ismaël Nabé, le projet Bakrie Group ne doit pas être considéré comme une initiative isolée. Il pourrait constituer une véritable locomotive pour l’arrivée d’autres entreprises indonésiennes en Guinée, en créant un effet d’entraînement dans plusieurs secteurs.

Il a ainsi appelé à identifier, parallèlement au projet principal, d’autres opportunités susceptibles d’être rapidement concrétisées dans l’agriculture, la transformation industrielle, les mines, l’énergie, les télécommunications, le numérique, le transport et les services financiers.

Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de diversification des partenariats économiques de la Guinée et de mobilisation accrue des investissements directs étrangers.

Le Ministre Ismaël NABE a souligné la parfaite cohérence entre le projet et les orientations de Simandou 2040, dont l’agriculture constitue l’un des piliers majeurs. Dans cette perspective, les discussions portent également sur la transformation de produits agricoles, notamment l’huile de palme, avec l’ambition de développer des produits finis destinés au marché national et à l’exportation.

Au-delà de l’agriculture, les échanges ont porté sur les opportunités offertes par les secteurs minier et énergétique. Le Ministre NABE a notamment souligné les possibilités de synergie entre les futurs investissements et les infrastructures liées au développement de Simandou, notamment les corridors ferroviaires et portuaires.

La question énergétique apparaît également comme un enjeu déterminant, notamment pour accompagner le développement industriel et le fonctionnement des infrastructures de transformation.

Pour le Ministre Ismaël NABE, l’enjeu est de privilégier des projets intégrés, capables de produire des effets économiques sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur.

Au-delà des investissements financiers, le Ministre Ismaël Nabé souhaite que la coopération avec l’Indonésie accorde une place importante au développement du capital humain et au transfert de technologies.

Dans cette optique, il a évoqué la possibilité de reproduire un modèle de formation déjà expérimenté avec d’autres partenaires, consistant à envoyer de jeunes Guinéens en Indonésie pour acquérir des compétences techniques avant leur retour au pays et leur intégration dans les unités industrielles.

SEM l’Ambassadeur Ardian Wicaksono s’est réjoui de l’accueil réservé au projet et de la disponibilité des autorités guinéennes à accompagner sa concrétisation.

Il a salué la qualité des échanges avec le Gouvernement et particulièrement l’engagement du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement. Selon lui, le projet Bakrie Group peut constituer le point de départ d’une coopération beaucoup plus large entre les deux pays.

L’Ambassadeur a notamment insisté sur la nécessité de construire un partenariat qui ne se limite pas à l’investissement, mais qui intègre également la formation, le transfert de technologies et le développement du capital humain.

Il a également évoqué les perspectives offertes par le marché ouest-africain, estimant que la Guinée peut constituer une porte d’entrée pour les entreprises indonésiennes souhaitant développer leurs activités dans la sous-région.

Pour le Ministre Ismaël NABE, le renforcement de la coopération avec l’Indonésie s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud, fondée sur des intérêts économiques mutuellement bénéfiques.

Il a annoncé la perspective d’une prochaine mission en Indonésie, notamment à Jakarta et dans d’autres régions du pays, afin de poursuivre les discussions avec les autorités et les opérateurs économiques.

Cette visite devrait permettre d’approfondir les échanges autour du projet de Bakrie Group, mais également d’explorer de nouvelles opportunités dans plusieurs secteurs.

Le Ministre NABE a notamment cité les possibilités de coopération dans l’assemblage automobile et des bus, les télécommunications, les technologies numériques, le secteur bancaire et financier, l’agriculture, l’agro-industrie, les mines et l’énergie. « Le projet peut être la locomotive de tous les projets que nous pouvons préparer », a résumé Ismaël Nabé, traduisant l’ambition du Gouvernement de faire de cette initiative un véritable catalyseur d’une nouvelle génération d’investissements indonésiens en Guinée.

Ainsi, au-delà d’une simple audience diplomatique, la rencontre entre le Ministre Ismaël NABE et l’Ambassadeur d’Indonésie ouvre une nouvelle séquence dans les relations économiques entre Conakry et Jakarta. Avec un projet déjà étudié, des investisseurs mobilisés et une volonté politique affichée des deux côtés, le Gouvernement guinéen entend désormais passer de l’intention à l’action, afin de transformer la coopération bilatérale en projets concrets, créateurs de valeur, d’emplois et de compétences.

Planification familiale : le Ministre Ismaël NABE reçoit une délégation de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou

Conakry, le 12 août 2026—Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a accordé une audience à une délégation du Partenariat de Ouagadougou, conduite par Mme Marie BA, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), accompagnée notamment de Dr Dieney Fadima KABA, Directrice nationale de la Santé familiale et de la Nutrition au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, venue échanger sur les préparatifs de la la prochaine Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (RAPO 2026), prévue à Conakry du 1er au 3 décembre 2026 et sur le renforcement de la collaboration autour de la planification familiale en Guinée.

Cette rencontre a permis de mettre en lumière l’importance stratégique de la planification familiale dans les politiques de développement, mais également la nécessité d’une mobilisation multisectorielle et d’un engagement accru des partenaires techniques et financiers.

Prenant la parole au nom de la délégation, Mme Marie BA a d’abord exprimé sa gratitude au ministre pour cette audience, avant de rappeler la vocation de cette initiative qui regroupe neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone, dont la Guinée.

Créé pour repositionner la planification familiale comme un véritable levier de développement, le Partenariat de Ouagadougou accompagne depuis 2011 les pays membres dans leurs efforts visant à améliorer l’accès à la contraception et à renforcer la santé reproductive. Selon la responsable, les progrès enregistrés par la Guinée dans plusieurs indicateurs ont contribué à son choix, de manière consensuelle, pour accueillir la prochaine réunion annuelle du partenariat. « Nous avons pensé qu’il était important de pouvoir magnifier le travail qui était fait au niveau de la Guinée », a-t-elle expliqué, soulignant la nécessité d’associer à cette dynamique, au-delà du ministère de la Santé, les départements en charge du Plan et des Finances, compte tenu du caractère transversal de la planification familiale.

Pour Mme BA, cette problématique ne saurait en effet être appréhendée sous le seul angle sanitaire. Elle est étroitement liée à l’éducation, à l’eau et à l’assainissement, aux conditions socioéconomiques, à l’autonomisation des femmes et, plus largement, à la capacité des États à construire un développement inclusif et durable.

La réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou, prévue en Guinée du 1er au 3 décembre, devrait ainsi réunir les représentants des neuf pays membres, les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs acteurs nationaux. Elle constituera une opportunité de valoriser les acquis de la Guinée, de partager les expériences sous-régionales et de renforcer la mobilisation des ressources en faveur de la planification familiale et de la santé de la mère et de l’enfant.

La Directrice de l’Unité de coordination a également relevé le contexte de raréfaction des financements internationaux, qui rend nécessaire une mobilisation accrue des ressources domestiques et une meilleure prise en compte de la planification familiale dans les budgets et documents nationaux de développement.

En réponse, le Ministre Ismaël NABE a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner le Partenariat de Ouagadougou dans la préparation et la réussite de cette importante rencontre.

Pour lui, la planification familiale doit être appréhendée à partir d’un élément fondamental : la donnée. Il a notamment rappelé l’importance des résultats du Recensement général de la population et de l’habitation ainsi que des différentes opérations statistiques conduites par l’Institut national de la statistique pour mieux comprendre les dynamiques démographiques et sociales du pays.

Ces données, a-t-il souligné, constituent des outils essentiels pour éclairer les choix publics et assurer une planification adaptée aux réalités de la population guinéenne.

Il a également évoqué la collaboration avec le ministère de la Santé autour de la production et de la valorisation des données sanitaires, notamment dans le cadre des travaux récents visant à disposer de statistiques plus fiables pour orienter les politiques publiques. « La planification familiale, c’est le développement », a martelé le ministre, établissant un lien direct entre la maîtrise des dynamiques démographiques, l’amélioration de la santé maternelle et infantile et les perspectives de développement économique et social.

Cette vision trouve, selon lui, une traduction concrète dans le Programme Simandou 2040, programme stratégique de développement de la Guinée, dont le pilier consacré à la santé et au bien-être occupe une place centrale. Car, au-delà des investissements dans l’agriculture, les infrastructures, l’éducation ou l’économie, le développement demeure tributaire de la qualité du capital humain et de l’état de santé de la population.

Dans cette perspective, le Ministre NABE a indiqué que les investissements prévus dans le secteur de la santé et du bien-être au cours des prochaines années devront contribuer à renforcer l’offre sanitaire, à développer les infrastructures, à former davantage de professionnels de santé et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Il a également fait part de la volonté du ministère du Plan de travailler étroitement avec le ministère de la Santé et les partenaires au développement, notamment l’UNFPA, afin de donner une dimension plus forte à la planification familiale dans les politiques publiques nationales.

Au-delà de l’organisation matérielle de la réunion annuelle, l’audience a surtout permis de poser les bases d’une synergie institutionnelle renforcée autour de la planification familiale.

Le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement entend ainsi mettre à profit ses leviers en matière de planification et de coopération internationale pour faciliter la mobilisation des partenaires techniques et financiers et contribuer à faire de la rencontre de Conakry un espace de dialogue stratégique sur la santé reproductive, la santé maternelle et infantile et le développement.

Dans cette dynamique, la prochaine réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou devrait également permettre de mettre en valeur les expériences et les progrès enregistrés en Guinée, tout en favorisant l’apprentissage mutuel entre les pays membres.

L’enjeu est donc double : consolider les acquis nationaux et mobiliser davantage de ressources pour accélérer les progrès.

Cette audience traduit, en définitive, la volonté de la Guinée de placer la planification familiale au cœur de sa réflexion sur le développement. En articulant données statistiques, planification nationale, coopération internationale et investissements dans la santé, le pays entend faire de la santé et du bien-être des populations un socle essentiel de son ambition de transformation et d’émergence.

Nouveau Programme économique de la Guinée avec le FMI : le Ministre Ismaël NABE salue « un signal de crédibilité, de confiance et de responsabilité »

Conakry, le 11 août 2026 – La Guinée franchit une nouvelle étape dans la consolidation de ses fondamentaux économiques et dans la mise en œuvre de son ambition de transformation structurelle. À l’issue des discussions techniques engagées avec le Fonds monétaire international (FMI), le pays s’apprête à signer un nouveau programme économique et financier assorti d’un financement de 425 millions de dollars américains. Une avancée que le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, présente comme bien plus qu’un simple accord financier : un signal de crédibilité, de confiance et de responsabilité.

Lors de la conférence de presse, coanimé avec son homologue de l’Economie, des Finances et du Budget ; et avec le Gouverneur de la Banque Centrale, consacré à cette nouvelle étape de la trajectoire économique nationale, le Ministre Ismaël NABE a souligné la portée stratégique de cet accord, inscrit dans la vision de transformation économique portée par les autorités guinéennes. Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans les orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, qui place la transformation économique, la souveraineté et l’amélioration durable des conditions de vie des populations au cœur de l’action publique. Sous l’autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, cette vision se traduit progressivement par des réformes, des politiques publiques et des investissements structurants, avec SIMANDOU 2040 comme cadre majeur de transformation.

La stabilité macroéconomique comme socle de la transformation

Pour le Ministre NABE, la lecture du nouveau programme avec le FMI doit dépasser la seule logique de stabilisation. La stabilité macroéconomique, explique-t-il, n’est pas une destination en soi, mais le socle indispensable à la transformation de l’économie guinéenne. L’objectif est clair : créer un environnement économique suffisamment solide pour permettre à l’État d’accroître ses investissements dans les secteurs prioritaires, notamment les infrastructures routières, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, l’éducation, la santé et le développement du capital humain.

Dans cette perspective, le renforcement des finances publiques doit permettre de financer davantage le développement, tandis que l’amélioration de la gouvernance doit contribuer à faire en sorte que chaque franc public génère davantage de valeur pour le citoyen. Le renforcement de la crédibilité financière de l’État doit, pour sa part, faciliter la mobilisation de ressources supplémentaires et leur orientation vers les priorités nationales.

Le nouveau programme économique et financier devra ainsi contribuer à cinq transformations essentielles : consolider la stabilité macroéconomique et financière ; renforcer la viabilité budgétaire et la mobilisation des ressources intérieures ; accélérer les réformes structurelles et améliorer l’efficacité de la dépense publique ; renforcer la transparence, la gouvernance et les capacités institutionnelles ; et, enfin, créer les conditions d’une croissance plus forte, plus diversifiée, créatrice d’emplois et porteuse d’inclusion sociale.

Un partenariat avec le FMI, sans renoncement aux priorités nationales

Dans son intervention, le Ministre Ismaël NABE a également tenu à clarifier la portée de la coopération entre la Guinée et le FMI. Pour lui, celle-ci ne saurait être assimilée à une perte de souveraineté ou à un renoncement aux choix nationaux.

La Guinée, insiste-t-il, demeure pleinement maîtresse de ses priorités, de sa vision et de son agenda de transformation. Le programme économique et financier est présenté comme un partenariat et non une relation de dépendance, les réformes devant être appropriées par les institutions nationales, adaptées aux réalités du pays et cohérentes avec ses ambitions de long terme.

Dans cette architecture, le FMI apporte son expertise, son accompagnement et un levier financier, tandis que la vision, les priorités et les décisions demeurent du ressort de la Guinée. L’ambition affichée est donc de faire de cette coopération un instrument permettant au pays de renforcer sa capacité à décider, à anticiper, à réformer et, progressivement, à financer davantage son propre développement.

Planification, statistiques et coopération

Cette nouvelle étape accorde également une place centrale au rôle du Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement dans le pilotage de la transformation nationale.

Pour le Ministre Ismaël NABE, aucune transformation économique de grande ampleur ne peut être conduite efficacement sans disposer de données fiables. La statistique, la planification et le suivi-évaluation constituent ainsi des infrastructures essentielles, bien que souvent moins visibles, de l’action publique.

Dans le cadre du nouveau programme, le département entend poursuivre trois chantiers majeurs : renforcer la planification stratégique et son articulation avec la programmation budgétaire et l’investissement public ; moderniser le Système statistique national afin de disposer de données plus fiables, plus rapides et davantage utiles à la décision publique ; et renforcer la coopération internationale en veillant à son meilleur alignement sur les priorités nationales, afin que chaque partenariat contribue davantage à la réalisation de SIMANDOU 2040.

425 millions de dollars : au-delà du financement, restaurer la confiance et renforcer la signature de la Guinée

Si le montant de 425 millions de dollars constitue une ressource importante pour l’économie guinéenne, le Ministre NABE estime que sa véritable portée dépasse largement son volume financier.

Ce financement doit notamment contribuer à restaurer la confiance, à renforcer la signature de la Guinée et à ouvrir de nouvelles perspectives de mobilisation de ressources auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux, mais également des investisseurs privés.

L’enjeu n’est donc pas uniquement de mobiliser davantage de ressources, mais surtout de mobiliser mieux. Cela implique de privilégier des financements alignés sur les priorités nationales, orientés vers les projets à fort impact, rigoureusement suivis et évalués au regard de leurs résultats.

Cette ambition rejoint directement la vision portée par SIMANDOU 2040, autour de laquelle le Gouvernement entend construire un écosystème de financement cohérent, capable de transformer le potentiel national en infrastructures, en entreprises, en emplois, en compétences et en opportunités.

Transformer les indicateurs économiques en résultats pour les populations

Au-delà des équilibres macroéconomiques, le Gouvernement entend placer l’impact concret sur les populations au cœur de l’évaluation de cette nouvelle étape.

Pour le Ministre Ismaël NABE, les indicateurs macroéconomiques ne prennent véritablement leur sens que lorsqu’ils contribuent à améliorer les conditions de vie des citoyens. Ainsi, une économie plus stable doit se traduire par davantage d’emplois ; une meilleure gestion des finances publiques par de meilleurs services publics ; une croissance plus forte par davantage d’opportunités pour les jeunes ; et une meilleure mobilisation des ressources par davantage d’écoles, de centres de santé, d’eau potable, d’électricité, de routes et d’infrastructures productives. De même, l’amélioration de la gouvernance doit permettre de restaurer et de renforcer la confiance entre l’État et le citoyen.

SIMANDOU 2040 au cœur d’une ambition nationale

La Guinée se trouve, selon le Ministre, à un moment charnière de son histoire économique. Le pays dispose d’une ambition nationale clairement affirmée : transformer structurellement son économie pour faire émerger une Guinée plus productive, plus industrialisée, plus connectée, plus résiliente et plus inclusive.

Cette ambition s’appuie sur plusieurs atouts : un cadre de transformation avec SIMANDOU 2040, d’importantes ressources naturelles, une population jeune, un potentiel agricole considérable ainsi que des opportunités majeures dans les secteurs énergétique, minier et industriel.

Mais le potentiel, à lui seul, ne suffit pas. Il doit être transformé en développement à travers des institutions solides, des politiques publiques cohérentes et une capacité d’exécution renforcée. C’est dans cette logique que le nouveau programme avec le FMI est appelé à jouer le rôle de levier : consolider les fondations de l’économie guinéenne, réduire progressivement ses vulnérabilités, accroître ses marges de manœuvre et renforcer sa capacité à financer son propre développement.

Un résultat collectif et un nouveau départ

Le Ministre Ismaël NABE a salué l’engagement de l’ensemble du pool économique et financier ayant contribué à cette avancée, notamment la Banque Centrale de la République de Guinée, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que les différents départements ministériels et administrations impliqués dans le processus.

Il a également exprimé sa reconnaissance au FMI pour la qualité du dialogue engagé avec les autorités guinéennes et pour son accompagnement dans cette nouvelle étape.

Mais, au-delà de la conclusion des discussions techniques et de la perspective de la signature du programme, le Gouvernement entend surtout inscrire cette étape dans une logique de résultats.

La signature d’un programme ne constitue pas l’aboutissement du processus, mais son commencement. Le véritable succès se mesurera à la capacité des autorités à mettre en œuvre les réformes, respecter les engagements, améliorer les institutions et surtout transformer les ressources mobilisées en résultats tangibles pour les populations.

Ainsi se dessine une nouvelle séquence de la trajectoire économique guinéenne : faire de la stabilité un tremplin vers l’investissement, de la crédibilité financière un levier de mobilisation de ressources, de la coopération internationale un instrument au service des priorités nationales et de SIMANDOU 2040 le cadre d’une transformation structurelle de l’économie.

En définitive, le message porté par le Ministre Ismaël NABE se veut à la fois économique, institutionnel et profondément politique : la Guinée entend désormais passer du potentiel à la transformation, des ressources aux résultats et des ambitions à l’exécution. Une ambition résumée par une triple exigence : construire une Guinée qui ne subit plus son avenir mais le construit ; qui ne dépend plus de ses ressources mais les transforme ; et qui ne se contente plus de promettre le développement, mais le délivre.

Capital humain et données : le Gouvernement mise sur une nouvelle génération de statisticiens pour accélérer Simandou 2040

Conakry, le 11 août 2026-Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury BAH, a reçu les 26 lauréats des concours d’entrée dans plusieurs grandes écoles africaines de statistique et d’économie. Ils ont été introduits par le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, accompagné de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Djami DIALLO. Cette rencontre a été l’occasion de saluer l’excellence de ces jeunes Guinéens et de réaffirmer l’engagement du Gouvernement en faveur du développement du capital humain, de la maîtrise des données statistiques et du renforcement des capacités nationales.

À travers cette audience, le Gouvernement entend donner une portée particulière à la réussite des lauréats de l’Institut national de la statistique (INS). Au-delà du succès à un concours, leur admission dans des établissements africains de référence constitue, selon les différents intervenants, une responsabilité nouvelle : celle de contribuer demain à la conception, à la planification et au pilotage des politiques publiques de la Guinée.

Sur les 26 lauréats, figurent 20 garçons et 6 jeunes filles, une représentation qui traduit également la volonté de promouvoir l’accès des jeunes femmes aux filières d’excellence et aux responsabilités liées à la transformation du pays.

Pour le Ministre Ismaël NABE, l’enjeu dépasse largement la réussite à un concours. Il s’agit de préparer des compétences capables de prendre part à la construction de la Guinée de demain. Cette orientation s’inscrit directement dans la vision de transformation portée par le Président de la République, notamment à travers Simandou 2040. Le programme, souligne le ministre, ne saurait être réduit aux seules infrastructures, à l’industrialisation ou à la croissance économique. Il doit également être compris comme un vaste projet de transformation du capital humain.

Dans cette architecture, les statisticiens et les démographes occupent une position stratégique. Car, dans une économie où la donnée est devenue un actif majeur, il n’est plus possible de planifier efficacement sans connaître, de décider sans mesurer et d’évaluer une politique publique sans disposer de données fiables. La connaissance précise de la population, des territoires, des besoins, des vulnérabilités et des potentialités devient ainsi une condition essentielle de l’efficacité de l’action publique.

Les 26 lauréats sont appelés à devenir de véritables « architectes de la décision publique ». Leur formation devra ainsi répondre à des besoins très concrets : mesurer les transformations du pays, identifier les inégalités, comprendre les dynamiques démographiques, anticiper les besoins en écoles, en hôpitaux, en logements, en emplois et en infrastructures, mais également mesurer l’impact des investissements et évaluer l’efficacité des politiques publiques.

Les 26 lauréats ont été orientés dans trois institutions africaines de référence. La répartition se présente comme suit :

– 16 lauréats au cycle d’Ingénieur Statisticien Économiste ;

– 2 au cycle long d’Ingénieur Statisticien Économiste ;

– 7 au cycle d’Analyste Statisticien ;

– 1 au cycle de Démographe.

Ils poursuivront leur formation dans trois établissements africains d’excellence : 15 à l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée d’Abidjan, 4 à l’École Nationale de la Statistique et de l’Analyse Économique Pierre Ndiaye de Dakar et 7 à l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Économie Appliquée de Yaoundé.

Un objectif de 150 statisticiens et démographes en cinq ans

Le Ministre Ismaël NABE a rappelé que l’envoi de ces 26 jeunes talents ne constitue donc qu’une première étape. Conformément à la vision du Chef de l’État, le Gouvernement, à travers le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, ambitionne de former au moins 150 statisticiens et démographes au cours des cinq prochaines années. L’objectif est clair : constituer progressivement un pool national de compétences capable de renforcer durablement le Système National de la Statistique, d’améliorer la qualité des politiques publiques, d’optimiser la planification des investissements et de mieux cibler les interventions sociales.

Cette stratégie vise également à doter la Guinée de ressources humaines nationales capables d’accompagner, avec expertise et autonomie, la transformation portée par Programme Simandou 2040.

Autrement dit, le pays entend faire de la formation des compétences statistiques et démographiques un investissement stratégique au même titre que les infrastructures et les équipements.

Il a salué l’accompagnement de la Banque mondiale, à travers le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), dont la prise en charge de la formation des 26 lauréats constitue un appui majeur. Car, cet accompagnement dépasse la seule dimension financière. Il s’agit d’un investissement dans la capacité de la Guinée à mieux se connaître, mieux se planifier et, à terme, mieux se transformer.

Six jeunes filles, un symbole fort pour l’égalité des chances

Une attention particulière a également été accordée aux six jeunes filles de cette promotion. Leur réussite, selon le ministre, constitue un signal fort en faveur de l’égalité des chances et de l’accès des jeunes femmes aux filières de haut niveau. « L’excellence n’a pas de genre », rappelle en substance le ministre, qui voit dans ces six lauréates des modèles susceptibles d’encourager d’autres jeunes filles guinéennes à oser les concours, la réussite et les responsabilités dans la construction nationale.

Prodiguant des conseils, le Premier ministre Amadou Oury BAH a placé la statistique au cœur des enjeux de gouvernance et de développement. Pour lui, un État qui veut planifier efficacement son avenir doit d’abord disposer de données fiables sur sa population, son économie et ses réalités sociales. La statistique apparaît ainsi comme un outil stratégique de l’action publique, indispensable à la connaissance du pays et à l’élaboration des politiques de développement.

Le Chef du Gouvernement a encouragé les lauréats à considérer leur formation comme une opportunité, mais aussi comme une responsabilité envers la Nation. Qu’ils choisissent les filières statistiques, économiques ou d’autres domaines stratégiques, ces jeunes appartiennent, selon lui, à une nouvelle génération de compétences dont la Guinée a besoin pour accompagner son ambition de transformation.

Il a particulièrement insisté sur la nécessité de créer une masse critique de cadres hautement qualifiés, capables de travailler collectivement à la transformation du pays. Cette orientation répond à un enjeu majeur : former des compétences de haut niveau, mais également créer les conditions permettant à ces compétences de revenir et de contribuer durablement au développement national.

Former à l’étranger, servir la Guinée

Les lauréats appelés à poursuivre leurs études dans les grandes écoles africaines sont invités à inscrire leur parcours dans une perspective de retour et de contribution au développement de la Guinée. S’adressant directement aux 26 lauréats, le Ministre Ismaël NABE les a exhortés à aborder leur nouvelle étape avec ambition, humilité et discipline, tout en gardant la Guinée au cœur de leur parcours.

Leur formation doit permettre au pays de disposer progressivement d’un vivier de cadres capables de répondre aux exigences croissantes de la planification moderne, de la statistique publique et de la gestion des politiques de développement.

Une conviction résumée par le ministre dans une formule forte : investir aujourd’hui dans un statisticien, c’est contribuer à améliorer demain des milliers de décisions publiques.

À leur retour, le Gouvernement attend d’eux non seulement des diplômes, mais surtout des idées, de l’expertise, de l’engagement et des résultats. Ils auront vocation à devenir les gardiens de la qualité de la décision publique guinéenne.

Cette audience avec le Premier ministre marque ainsi une étape symbolique dans la construction d’une nouvelle génération de cadres guinéens, formés dans les meilleures institutions africaines et appelés, demain, à mettre leur expertise au service de la transformation économique et sociale du pays.

Waqf-Bid : Visite sur l’état d’avancement des travaux

Dans le cadre du suivi rapproché des grands projets structurants inscrits au titre des priorités nationales de développement, Monsieur Ismaël Nabé, Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, a effectué, aux côtés de Monsieur Mohamed Lamine Sy Savané, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, une visite de travail sur le site du complexe multifonctionnel de Waqf-Bid.

Cette visite conjointe s’est déroulée en présence de Monsieur Karamo Kaba, Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, ainsi que des responsables du Waqf-Bid Guinée et des équipes techniques en charge de la maîtrise d’œuvre. La participation du Gouverneur de la Banque Centrale témoigne de l’attention portée par les autorités monétaires nationales aux grands projets d’investissement structurants, dont la portée dépasse le seul cadre urbanistique pour rejoindre les enjeux de financement et de dynamisation de l’économie nationale.

Cette démarche conjointe s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de la République de garantir une coordination intersectorielle effective entre la planification stratégique, la politique nationale d’urbanisme et d’habitat, et les leviers économiques et financiers, au service d’un développement urbain harmonieux et maîtrisé.

Au cours de cette visite, ils ont procédé à une évaluation de l’état d’avancement des travaux et se sont entretenues avec les responsables du projet sur les échéances de livraison ainsi que sur les modalités de suivi technique et financier du chantier.

Le complexe, conçu comme un pôle urbain multifonctionnel de référence, comprendra notamment :

  • un centre commercial de quatre-vingts magasins, d’une superficie comprise entre 50 et 100 m², auxquels s’ajoutent six espaces commerciaux de 1 000 m² chacun ;
  • une tour appart-hôtel de vingt étages, offrant quatre-vingts unités ;
  • une tour résidentielle de dix-huit étages, comptant cinquante-huit unités ;
  • une tour de bureaux de dix-sept étages, comprenant cinquante-quatre unités ;
  • un parking en sous-sol d’une capacité de trois cent cinquante places.

À l’issue de la visite, les personnalités présentes ont réaffirmé l’engagement des institutions qu’elles représentent à accompagner la réalisation de ce projet, appelé à renforcer l’offre en infrastructures commerciales, résidentielles et tertiaires de la capitale, tout en consolidant la synergie entre les départements ministériels, les institutions financières publiques et les partenaires porteurs de projets structurants. Elles ont, à cet égard, exhorté l’ensemble des parties prenantes à maintenir la dynamique engagée, dans le respect des délais et des standards de qualité requis.

Cette démarche conjointe traduit la constance de l’action des pouvoirs publics en faveur de la modernisation du cadre urbain national et de la promotion d’un développement économique et social inclusif.

Programme de coopération Guinée-PNUD : le Ministre Ismaël NABE appelle un partenariat stratégique renforcé pour transformer la Guinée à travers la Vision Simandou 2040

Conakry, le 5 août 2026-Le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers la Direction nationale des Organisations internationales, a organisé la Revue annuelle 2025 du Programme de coopération entre la République de Guinée et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Cette rencontre stratégique a réuni partenaires techniques et financiers, les représentants du secteur privé, les acteurs de la société civile ainsi que les hauts cadres de l’administration publique.

Les travaux ont été présidés par le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, en présence de Monsieur Béa Diallo, Ministre de la Jeunesse, de Madame Djenab Touré, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de Monsieur Anthony Ohemeng-Boamah, Représentant résident du PNUD en Guinée, ainsi que des responsables des institutions nationales et internationales partenaires.

Cette revue annuelle s’inscrit dans une démarche de redevabilité, d’évaluation et d’amélioration continue. Elle a permis d’examiner les résultats enregistrés au cours de l’année 2025, d’évaluer la mise en œuvre des recommandations issues de la revue précédente et d’analyser l’alignement du Document de Programme Pays (CPD 2024-2028) avec la nouvelle dynamique nationale portée par la Vision Simandou 2040.

Dans son discours de bienvenue, Mme Fatoumata Fatim Kaba, Directrice nationale adjointe des Organisations internationales, a présenté l’état de mise en œuvre des recommandations issues de la revue annuelle 2024. Elle a rappelé que sept recommandations avaient été formulées autour de plusieurs axes prioritaires, notamment la communication et le plaidoyer sur les résultats, les dispositifs de suivi-évaluation, la coordination intersectorielle, l’accélération des projets prioritaires, l’intégration du genre et de l’inclusion, le renforcement des capacités ainsi que la mobilisation des ressources complémentaires.

Sur ces sept recommandations, six ont été entièrement réalisées, tandis qu’une demeure en cours de finalisation. Elle a notamment souligné les avancées enregistrées à travers le renforcement de la communication institutionnelle, l’organisation de missions conjointes, les réunions techniques, les comités de pilotage, l’intégration des dimensions genre et inclusion dans les interventions, ainsi que le développement des plans de formation au profit des acteurs concernés.

Le PNUD réaffirme son engagement aux côtés de la Guinée

Le Représentant résident du PNUD en Guinée, Anthony Ohemeng-Boamah, a salué la qualité du partenariat entre la Guinée et le PNUD. Il a indiqué qu’en 2025, la coopération a permis de mobiliser plus de 19 millions de dollars américains, dont une part importante consacrée à l’environnement, à la résilience climatique et à l’économie verte. Il a mis en avant les résultats obtenus dans les domaines de la gouvernance, de l’État de droit, de la cohésion sociale, de la transformation économique, de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, ainsi que dans le domaine numérique.

Le Représentant résident a également souligné l’importance de poursuivre l’alignement des interventions du PNUD avec les ambitions de Simandou 2040 afin d’apporter des réponses intégrées aux défis du développement.

M. Alhassane Bah, Représentant résident adjoint du PNUD en Guinée, a rappelé que le programme pays 2023-2028, structuré autour de neuf projets et doté de ressources importantes, intervient principalement dans deux grands domaines : la gouvernance, l’État de droit et le renforcement institutionnel, ainsi que la transformation économique durable et le développement humain.

Au titre des réalisations majeures de l’année 2025, il a cité entre autres : l’appui à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques nationales ; le profilage des 375 communes de Guinée ; le renforcement des capacités de plusieurs centaines de cadres de l’administration publique ; le déploiement de volontaires dans les domaines de la santé et de la cohésion sociale ; l’appui aux initiatives en faveur de l’emploi des jeunes et de l’autonomisation des femmes ; la restauration de plus de 17 000 hectares de terres et d’espaces forestiers ; le développement des énergies renouvelables à travers notamment les centrales solaires de Thianguel Bori ; le soutien à l’innovation numérique et à l’intelligence artificielle.

Une coopération orientée vers l’impact

Dans son discours d’ouverture des travaux, le Ministre Ismaël NABÉ, a rappelé que cette revue annuelle constitue un moment essentiel permettant d’évaluer les acquis, d’identifier les insuffisances et de définir les orientations futures.

Il a souligné que la Guinée traverse une phase historique de transformation sous le leadership de Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République, à travers la Vision Simandou 2040, qui ambitionne de faire des ressources naturelles un levier de développement humain, des infrastructures un moteur d’intégration territoriale, de l’agriculture un pilier de souveraineté alimentaire, de l’énergie un facteur de compétitivité et des institutions publiques des instruments performants au service des citoyens.

Le Ministre NABE a exprimé la reconnaissance du Gouvernement au PNUD pour son accompagnement constant dans les domaines de la gouvernance, de la planification, du développement local, de la transformation numérique, du renforcement des capacités et de la mobilisation des ressources.

Il a, cependant, appelé à franchir une nouvelle étape dans le partenariat, fondée sur quatre principes essentiels : l’alignement, afin que chaque intervention contribue directement aux priorités nationales ; l’impact, pour privilégier des résultats mesurables et durables ; la mobilisation des ressources, à travers des mécanismes innovants et des partenariats renforcés ; la connaissance, grâce à une meilleure utilisation des données, de l’innovation et de l’évaluation.

Il a également insisté sur la nécessité de faire de la transformation économique une transformation sociale, en accordant une attention particulière aux jeunes, aux femmes, aux territoires ruraux et aux populations vulnérables.

Cette revue annuelle marque ainsi une nouvelle étape dans un partenariat stratégique appelé à accompagner la mise en œuvre de la Vision Simandou 2040, en favorisant une croissance inclusive, un développement territorial équilibré et une amélioration durable des conditions de vie des populations guinéennes.

Gestion de l’aide publique au développement : le MPCID engage la mise en place d’une plateforme nationale intégrée, transparente et interopérable

Conakry, le 3 août 2026-Le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID), à travers la Direction Générale de la Coordination et du Suivi des Aides (DG-CSA), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a organisé à l’Hôtel Kaloum l’Atelier de validation des Termes de Référence pour la mise en place d’une Plateforme de Gestion de l’Aide (PGA) en République de Guinée.

Présidée par S.E.M. Ismaël NABÉ, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, la cérémonie a enregistré la présence du Secrétaire général et de la Cheffe de Cabinet du MPCID, de conseillers à la Primature, de M. Mohamed CAMARA, Directeur général de la Coordination et du Suivi des Aides, du Dr Hassan DIALLO, Directeur national du Plan et Coordinateur du PROREC, ainsi que de représentants du PNUD, des partenaires techniques et financiers, des responsables des Bureaux de Stratégie et de Développement (BSD) et d’experts sectoriels.

Des travaux techniques et participatifs

Les travaux ont démarré par une brillante présentation du consultant, consacrée au contexte, aux enjeux, à la méthodologie et à la vision cible de la future plateforme. Cette communication a permis de rappeler les limites du dispositif actuel : dispersion des informations entre plusieurs administrations, fragmentation des données sur les engagements et les décaissements, cartographie incomplète des interventions, faible consolidation des résultats et insuffisance des mécanismes d’interopérabilité.

À l’issue de cette présentation, les participants ont été répartis en cinq groupes techniques consacrés au diagnostic de l’existant, à l’architecture fonctionnelle, aux données et référentiels, à l’interopérabilité et à la sécurité, ainsi qu’à la gouvernance institutionnelle et au cadre juridique. Les BSD et les experts sectoriels ont notamment été invités à préciser les besoins métiers, les circuits de collecte et de validation des données et l’articulation de la PGA avec les systèmes nationaux de planification et de suivi. « Les pays qui réussissent ne sont pas nécessairement ceux qui mobilisent le plus de ressources. Ce sont ceux qui savent le mieux les organiser, les coordonner, les suivre et les orienter vers leurs priorités nationales. », a déclaré S.E.M. Ismaël NABÉ.

Faire de l’aide un levier de souveraineté et de transformation

Dans son discours d’ouverture, le Ministre Ismaël NABÉ a rappelé que l’aide publique au développement ne constitue pas une fin en soi. Elle devient un instrument de souveraineté lorsqu’elle est pleinement alignée sur la vision du pays, un instrument de transformation lorsqu’elle finance les infrastructures, les écoles, les hôpitaux, l’agriculture, l’énergie et le capital humain, et un instrument de confiance lorsqu’elle est gérée avec transparence, efficacité et redevabilité.

Depuis l’indépendance en 1958, la Guinée a noué de solides partenariats avec la communauté internationale, permettant de financer des milliers de projets dans la santé, l’éducation, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, la protection sociale, la gouvernance et le développement local. Toutefois, l’État ne dispose pas toujours, en temps réel, d’une vision exhaustive de l’ensemble des ressources extérieures mobilisées, de leur répartition territoriale et sectorielle, ni de leurs résultats consolidés.

Une réforme alignée sur le Programme Simandou 2040

La mise en place de la PGA s’inscrit pleinement dans la dynamique du Programme Simandou 2040, voulu par Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République. Cette vision vise à bâtir un État stratège, capable de planifier, coordonner, mesurer et évaluer ses politiques publiques, en faisant de la modernisation de l’État, de la gouvernance, du développement durable et de l’inclusion sociale des axes structurants de la transformation nationale. « La Plateforme de Gestion de l’Aide n’est donc pas un simple logiciel. Elle est une réforme de gouvernance, de transparence et de souveraineté administrative. », S.E.M. Ismaël NABÉ

La future plateforme devra centraliser les accords et conventions de coopération, suivre les engagements financiers et les décaissements, évaluer les résultats des projets, géolocaliser les interventions, améliorer la programmation des investissements et renforcer la coordination entre l’État et ses partenaires. Elle alimentera également le suivi des Objectifs de développement durable et du Programme Simandou 2040.

L’ambition affichée est de passer d’une logique de gestion administrative de l’aide à une logique de pilotage stratégique des ressources du développement, autour d’une plateforme unique, d’une base de données nationale de référence, d’une vérité statistique partagée et d’une architecture cohérente.

Deux innovations structurantes

La première innovation concerne la création d’un Guichet unique numérique pour le traitement et le suivi des aides des partenaires techniques et financiers. Ce dispositif devra réduire les délais, simplifier les procédures, améliorer la traçabilité, renforcer la transparence et fluidifier les relations entre l’administration guinéenne et ses partenaires.

La seconde porte sur la constitution du premier Répertoire national numérisé des accords et conventions de coopération signés par la République de Guinée depuis 1958. Au-delà de la gestion documentaire, cette initiative vise à préserver la mémoire diplomatique, économique et institutionnelle du pays, à protéger sa souveraineté documentaire et à transmettre aux générations futures le patrimoine institutionnel de la République.

Une plateforme ouverte, fiable, sécurisée et intelligente

La PGA sera alignée sur les standards internationaux et s’inspirera notamment de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide, de la Déclaration de Paris, du Programme d’Action d’Accra, du Partenariat de Busan, de l’Agenda d’Addis-Abeba sur le financement du développement et de l’Agenda 2030.

Elle devra dialoguer avec les systèmes nationaux de gestion des investissements publics, la chaîne PPBSE, les outils budgétaires et financiers de l’État et les plateformes analytiques utilisées par les partenaires internationaux. « Nous voulons une plateforme ouverte. Interopérable. Fiable. Sécurisée. Intelligente. Une plateforme capable d’éclairer les décisions publiques grâce à la puissance de la donnée. », S.E.M. Ismaël NABÉ.

Une nouvelle culture administrative fondée sur les résultats

Le Ministre a salué le travail de la DG-CSA, qui pilote cette réforme avec professionnalisme et vision, en collaboration avec les autres structures de l’État. Il a également remercié les directions nationales concernées, l’Institut National de la Statistique, les ministères sectoriels, l’Agence Nationale de Digitalisation de l’État ainsi que les partenaires techniques et financiers mobilisés autour de cette initiative.

La future plateforme devra traduire une nouvelle culture administrative : une culture où les décisions reposent sur des données fiables, où chaque partenariat est aligné sur les priorités nationales, où chaque franc mobilisé est traçable et où la confiance entre l’État et ses partenaires repose sur la transparence, la performance et les résultats. « La meilleure coopération n’est pas celle qui apporte simplement des ressources ; c’est celle qui renforce durablement la capacité d’un État à conduire lui-même son destin. », S.E.M. Ismaël NABÉ.

Les recommandations des groupes seront consolidées afin de finaliser les Termes de Référence et de lancer la conception de la PGA.