Arabie Saoudite – Guinée : une nouvelle ère de coopération stratégique est née

Abidjan, le 28 juin 2025 – En marge des Assemblées Annuelles 2025 de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui se tiennent à Abidjan, la République de Guinée et la SAUDI EXIM Bank ont franchi une étape historique en signant un Mémorandum d’Entente (MoU) porteur de promesses concrètes pour le développement économique du pays.

Cet accord a été signé par Son Excellence M. Saad A. Alkhalb, Président Directeur Général de la SAUDI EXIM Bank, et Son Excellence M. Ismaël NABE, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale de la République de Guinée, en présence de plusieurs personnalités de haut rang du monde financier africain et arabe.

🔸 D’une vision à une alliance stratégique

Ce partenariat stratégique est l’aboutissement d’un dialogue engagé en novembre 2024 à Riyad, lors de la World International Conference, et nourri par une série de missions croisées entre Conakry et Riyad. En moins de six mois, les deux parties ont su conjuguer volonté politique, rigueur technique et vision partagée pour faire émerger un cadre de coopération ambitieux et structurant.

« Cette signature incarne bien plus qu’un accord. Elle symbolise l’émergence d’une nouvelle géographie du partenariat économique, fondée sur la réciprocité, la confiance et l’ambition commune d’un développement durable et inclusif », a déclaré le Ministre Ismaël NABE.

🔹 Un levier de financement pour le secteur privé et la transformation structurelle

À travers ce MoU, le Royaume d’Arabie Saoudite, par l’intermédiaire de la SAUDI EXIM Bank, s’engage à soutenir le secteur privé guinéen et les institutions financières nationales, à travers l’attribution de lignes de crédit stratégiques et l’identification de projets porteurs dans des secteurs clés.

Cet engagement vient renforcer le positionnement de la Guinée comme une destination d’investissement responsable et une plateforme de croissance au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Il s’inscrit également dans le cadre plus large du programme national SIMANDOU 2040, pierre angulaire de la transformation structurelle du pays, avec ses cinq piliers : Agriculture, industrie alimentaire et commerce ; Éducation et culture ; Infrastructures, transports et technologies ; Économie, finance et assurance ; et Santé et bien-être.

« C’est toute une dynamique nouvelle qui s’enclenche : connecter le capital saoudien à l’énergie entrepreneuriale guinéenne, soutenir nos banques, accompagner nos PME, financer nos infrastructures et donner corps à notre vision Simandou 2040 », a ajouté le Ministre NABE.

🔸 Vers un partenariat de long terme

Ce Mémorandum marque le point de départ d’une relation appelée à se renforcer dans la durée. Des équipes techniques conjointes travailleront dès les prochaines semaines à identifier les premières opérations éligibles, structurer les mécanismes de financement et assurer la conformité aux plus hauts standards internationaux.

Au-delà des chiffres, c’est une relation humaine et stratégique, bâtie sur la transparence, la souveraineté et la responsabilité, que les deux pays entendent consolider.

Services déconcentrés : la Cheffe de cabinet installe les Inspecteurs régionaux et Directeurs préfectoraux du Plan de Kindia, Mamou et Faranah

Du 22 au 24 mai 2025, Madame Fatoumata TOURE, Cheffe de cabinet du Ministère du Plan et de la Coopération internationale, a conduit une mission officielle dans les régions administratives de Kindia, Mamou et Faranah. Objectif : installer officiellement les nouveaux Inspecteurs régionaux et Directeurs préfectoraux du Plan, dans le cadre du renforcement des services déconcentrés.

Accompagnée de M. Mamadou Saidou DIALLO, Inspecteur général du ministère, et d’une délégation de hauts cadres, Mme TOURE a présidé des cérémonies empreintes de solennité et de reconnaissance.

Première étape : Kindia

Le 22 mai 2025, à Kindia, une cérémonie de passation de service s’est tenue entre le Directeur préfectoral du Plan sortant, M. Tokpana BAMBA, et son successeur, M. Amara KEBE. Présidée par Madame la Cheffe de cabinet, cette rencontre s’est déroulée en présence du Préfet, Colonel Abdel Kader Mangué CAMARA, ainsi que de nombreuses personnalités administratives et civiles.

Dans son discours, la Cheffe de cabinet, Mme Fatoumata TOURE, a transmis les salutations du Ministre Ismaël NABE, exprimant sa gratitude envers le directeur sortant pour son engagement, tout en félicitant chaleureusement le nouveau promu. Elle l’a invité à incarner l’excellence dans la planification locale, pilier du développement national.

Prenant la parole, le Directeur préfectoral sortant, M. Tokpana BAMBA, a remercié ses collaborateurs pour leur engagement au cours de son mandat et promis un accompagnement sans faille à son successeur dans la continuité du service public.

Très ému, M. Amara KEBE, Directeur préfectoral entrant du Plan, s’est dit honoré par la confiance placée en lui par le Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA, et a promis de faire de Kindia un modèle de planification territoriale. « La rigueur, l’engagement et la collaboration seront les maîtres-mots de mon action », a-t-il affirmé.

Le Préfet de Kindia, le Colonel CAMARA, a, quant à lui, souhaité la bienvenue au nouveau Directeur, tout en invitant son prédécesseur à lui initier au service et aux subtilités du poste pour garantir une transition fluide.

À l’issue de cette cérémonie, la délégation conduite par la Cheffe de cabinet s’est rendue à l’Inspection régionale du Plan, afin d’évaluer les conditions de travail de l’Inspecteur régional du Plan, Mamoudou CAMARA et de ses agents et d’y remettre du matériel de bureau destiné à renforcer l’efficacité du service.

La remise officielle de ces équipements s’est déroulée sous la supervision du Gouverneur de la région de Kindia, le Général de deuxième section Aboubacar Sidiki CONDE, entouré de ses collaborateurs et des inspecteurs régionaux d’autres services déconcentrés.

Deuxième étape : Mamou

Le 23 mai 2025, la mission s’est poursuivie à Mamou, ville carrefour. Bien que M. Aboubacar CAMARA ait été installé en octobre 2024 comme Inspecteur régional du Plan, une nouvelle cérémonie solennelle a été organisée pour marquer l’événement en présence de la Cheffe de cabinet.

Le Gouverneur, Général Mohamed Lamine KEITA, a remercié la Cheffe de cabinet et sa délégation pour le déplacement, car cela montre l’intérêt que le ministère accorde aux services déconcentrés et sur leurs conditions de travail. Il a profité de l’occasion pour exprimer les préoccupations locales, notamment le manque de bureaux et de logements pour les cadres. Il a plaidé pour l’achèvement rapide du chantier du siège régional du Plan, aujourd’hui en souffrance.

Mme Fatoumata TOURE a, en retour, réitéré l’engagement du ministère à résoudre ces difficultés et a procédé à la remise officielle d’équipements bureautiques à l’Inspection régionale du Plan, composés notamment d’ordinateurs, d’une imprimante multifonction et d’un onduleur.

Troisième étape : Faranah

La mission s’est achevée le 24 mai à Faranah, où la Cheffe de cabinet a installé M. Mohamed I SYLLA comme Directeur préfectoral du Plan, et M. Bakary KONATÉ comme Inspecteur régional, ce dernier ayant précédemment occupé la fonction de directeur préfectoral du Plan de Faranah.

Cette cérémonie, empreinte de reconnaissance et d’espoir, s’est déroulée en présence du Préfet de Faranah, le Contrôleur général de police, Bernard KAMANO, des responsables des autres services déconcentrés ainsi que de nombreux parents, amis et collaborateurs venus témoigner leur soutien à l’Inspecteur régional et au Directeur préfectoral du Plan.

Très ému, M. Mohamed I SYLLA, nouveau Directeur Préfectoral du Plan de Faranah, a remercié le Chef de l’État pour cette marque de confiance, ainsi que le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale pour l’opportunité qu’il lui a offert en le proposant à ce poste. Enfin, il a appelé à une synergie d’actions entre les services techniques, les collectivités et les partenaires au développement pour atteindre les objectifs fixés.

M. Bakary KONATE, Inspecteur régional du Plan de Faranah, a exprimé sa reconnaissance au Général d’Armée Mamadi DOUMBOUYA, pour la confiance placée en ma modeste personne avant de remercier le Ministre Ismaël NABE pour le privilège de continuer à servir son pays au niveau de ce service stratégique de du Département. Il a réaffirmé son engagement à servir avec loyauté et efficacité, en cohérence avec les ambitions du Programme Simandou 2040.

Le Préfet de Faranah, Contrôleur général de police Bernard KAMANO, a rappelé le rôle stratégique des nouveaux responsables dans la coordination du développement local et la mise en œuvre d’une gouvernance axée sur les résultats. Même qu’ils sont les garants de la planification stratégique au niveau régional et préfectoral. « À ce titre, ils doivent faire preuve de rigueur, d’écoute, d’initiative et surtout de redevabilité. Ils doivent travailler en étroite collaboration avec l’ensemble des services déconcentrés, les collectivités locales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile », a conclu le Préfet.

Dans son allocution de clôture, la Cheffe de cabinet Fatoumata TOURE a souligné que ces installations s’inscrivent dans la dynamique de refondation engagée par le Président de la République, visant à rendre l’action publique plus inclusive et plus efficace. Elle a insisté sur leurs responsabilités d’accompagner localement les efforts de développement en coordination avec les autorités administratives de Faranah. « Je félicite les promus et je vous demande de les soutenir, car ils ne pourront atteindre leurs objectifs qu’avec votre soutien », a-t-elle.

Enfin, Mme TOURE a salué les efforts déployés dans la région, en particulier dans le cadre du Programme national du Recensement administratif à caractère d’état civil (PN-RAVEC).

La remise symbolique de matériel bureautique et l’installation dans leurs bureaux respectifs des nouveaux promus ont mis un terme à cette tournée régionale riche en engagements et en espoirs.

Programme Simandou 2040 : les grandes lignes présentées aux autorités locales

Conakry, le 30 mai 2025 – À l’initiative du Comité Stratégique Simandou, le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, en partenariat avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), a organisé un atelier national de présentation des grandes lignes du Programme Simandou 2040 à l’intention des gouverneurs, préfets, maires et services déconcentrés de l’État.

Objectif : assurer une appropriation forte du programme par les autorités locales, acteurs clés de sa mise en œuvre concrète.

Une Vision Intégrée au Service d’un Développement Inclusif

Bien au-delà de l’exploitation du minerai de fer, Simandou 2040 se présente comme un levier de transformation économique, sociale et territoriale pour toute la Guinée. Il repose sur trois piliers fondamentaux :

  • L’exploitation durable et structurée du gisement de fer ;
  • La création de valeur ajoutée locale via l’industrialisation, l’emploi et les infrastructures ;
  • L’ancrage du développement dans toutes les régions du pays, à travers des projets multisectoriels.

Un Accent Fort sur l’Agriculture et 122 Projets Structurants

Parmi les annonces les plus marquantes de l’atelier figure la mise en œuvre de 122 projets et 36 réformes, articulés autour de 14 secteurs prioritaires.

L’un des axes les plus stratégiques de cette feuille de route est l’agriculture, érigée en moteur de l’industrialisation et de la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

Le programme entend notamment :

Moderniser et mécaniser les chaînes de valeur agricoles ;

Promouvoir l’agro-industrie locale ;

Intégrer pleinement les petits producteurs pour garantir leur inclusion économique ;

Valoriser les productions locales pour en faire un socle de l’autosuffisance alimentaire et des exportations futures.

Cette orientation vise à faire de l’agriculture un catalyseur de croissance inclusive, en lien direct avec les réalités locales.

Ce qui d’ailleurs amène le Général de 2e section Ibrahima Kalil Condé, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, à exhorter les représentants de l’État à l’intérieur du pays à s’engager pleinement : « Simandou 2040 doit s’enraciner dans les réalités locales. Gouverneurs, préfets, maires : vous êtes les chevilles ouvrières de cette transformation. » a-t-il martelé.

Trois missions leur ont été confiées à cet effet :

  1. Coordonner les interventions sectorielles autour du projet ;
  2. Favoriser le dialogue social pour garantir stabilité et adhésion communautaire ;
  3. Veiller au respect des engagements sociaux et environnementaux.

Des Présentations Techniques Axées sur l’Impact

Les explications techniques ont été menées par M. Maïssa Tall (KPMG) et Dr Hassan Diallo (Directeur National du Plan), qui ont détaillé les axes stratégiques du programme, la méthodologie d’élaboration, l’intégration territoriale et sociale comme principes fondamentaux.

Ils ont insisté sur le caractère transversal et transformateur du programme, notamment la structuration de projets à fort impact agricole, qui contribueront à réduire les inégalités régionales et renforcer la résilience économique.

Les échanges ont permis aux représentants locaux de poser des questions et formuler des suggestions autour de l’inclusion des communautés locales dans le processus, le retombées concrètes du projet dans les territoires, les besoins en formation pour assurer une gouvernance efficace, les dispositifs d’accompagnement pour les producteurs agricoles et les jeunes entrepreneurs.

Au terme de cet atelier, le ministre du Plan et de la Coopération internationale, M. Ismaël Nabé, a tenu à distinguer clairement le Projet Simandou du Programme Simandou 2040.

Selon lui, le projet Simandou — souvent réduit à son aspect minier — ne représente qu’un des quatre piliers du programme global. Ce dernier s’appuie également sur le projet Simandaou, le fonds souverain, la notation souveraine et la modernisation de l’administration. Autant de leviers censés impulser une transformation structurelle du pays.

Le ministre rappelle que Simandou 2040 est un chantier d’envergure nationale. « Ce n’est pas le programme d’un ministère ou d’un gouvernement. C’est une promesse collective », a-t-il affirmé. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent entre les autorités centrales, les collectivités locales et les populations à la base. Une condition, selon lui, pour assurer l’appropriation nationale du développement, notamment dans le secteur agricole, au cœur des priorités.

AGCT : UNE PREMIÈRE SESSION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION PLACÉE SOUS LE SIGNE DE LA RÉFORME ET DE L’ACTION

Conakry, le 3 juin 2025 – L’Agence Guinéenne de Coopération Technique (AGCT), structure rattachée au Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, a tenu le mardi sa toute première session du Conseil d’administration (CA) pour l’exercice 2025, dans la salle de conférence dudit ministère.

À l’ordre du jour, plusieurs points essentiels ont été examinés : l’adoption du procès-verbal de la session précédente, la présentation du rapport financier de l’année 2024, l’approbation du plan d’action pour 2025, ainsi que d’autres questions relatives à la bonne marche de l’institution.

Le Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, M. Abdoulaye Youla, également président du Conseil d’administration de l’AGCT, a rappelé en clôture de session l’objectif de cette rencontre :

« Nous nous sommes réunis pour faire le point sur l’année écoulée, examiner la gestion de 2024, apprécier les résultats obtenus et en tirer les enseignements nécessaires. »

Il a souligné que le Conseil a également passé en revue le budget 2025 actuellement en exécution, ainsi que le plan d’action proposé par la direction.

« Nous avons pris le temps de l’évaluer afin de lui donner un contenu concret, aligné avec les missions assignées à l’AGCT. Nous avons également réfléchi à la meilleure manière de renforcer la visibilité de l’Agence, son impact en matière de renforcement des capacités, et à comment promouvoir l’expertise nationale au sein de la fonction publique internationale », a-t-il indiqué.
Un rapport détaillé sur ces discussions sera publié ultérieurement.

La Directrice générale de l’AGCT, Mme Maniamba Kandé, a quant à elle présenté aux onze membres du Conseil les différents rapports techniques et financiers de l’exercice 2024, tout en mettant en avant les perspectives de développement de l’Agence :

« Au-delà des documents présentés, cette session nous a permis d’échanger de manière approfondie avec les administrateurs sur leurs attentes. Ce fut un dialogue constructif et exigeant. »

S’agissant du budget 2025, elle a indiqué que les discussions étaient toujours en cours :

« Comme vous le savez, aucun projet ne peut être mis en œuvre sans un financement adéquat. Nous travaillons à mobiliser les ressources nécessaires pour permettre à l’AGCT de jouer pleinement son rôle au sein de l’administration guinéenne, mais aussi de renforcer sa reconnaissance sur le plan international, aux côtés d’agences similaires. »

Enfin, Baba Nabé, membre du Conseil d’administration, a salué la tenue de cette session tant attendue, après plusieurs reports depuis décembre 2024 :

« Avec l’arrivée d’une nouvelle équipe en mars 2025, une dynamique nouvelle est en place. Aujourd’hui, nous avons une équipe capable de remettre l’agence sur les rails et de l’accompagner dans la réalisation de ses objectifs, conformément aux textes réglementaires et aux orientations du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale. »

Guinée – Chine : 66 ans d’amitié, 25 ans de coopération FOCAC, et la Guinée en tête de la coopération sino-africaine

Changsha, 12 juin 2025 – C’est dans l’effervescence de Changsha, capitale de la province du Hunan, au cœur de la Chine, et berceau de l’illustre père fondateur Mao Zedong, que s’est tenue la réunion ministérielle des coordinateurs pour la mise en œuvre des actions de suivi du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), du 10 au 12 juin 2025. Plus d’une centaine de hauts responsables ministériels africains, des représentants de l’Union africaine, ainsi que des diplomates accrédités en Chine ont pris part à cet événement d’envergure.

Parmi les voix qui ont résonné avec clarté et ambition, celle de la République de Guinée, représentée par S.E. M. Ismaël Nabé, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, s’est distinguée par la profondeur de sa vision et la force de son engagement en faveur d’un avenir commun sino-africain.

Un héritage de 66 ans, une ambition partagée

Premier pays d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la Chine en 1959, la Guinée est fière d’avoir accompagné, depuis les premières heures, le développement du FOCAC, qui célèbre cette année son 25e anniversaire. Soixante-six années d’amitié, de solidarité et de coopération ininterrompue qui ont jeté les bases d’un partenariat aujourd’hui plus dynamique que jamais.

Ce rendez-vous de Changsha s’inscrit dans le prolongement du Sommet historique de Beijing de septembre 2024, où le Président Xi Jinping et les dirigeants africains ont conjointement défini les contours d’une nouvelle ère de coopération : celle de la communauté de destin Chine-Afrique dans la modernité, portée par dix grandes initiatives concrètes de partenariat pour la modernisation.

Une coopération accélérée pour des résultats concrets

Le Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, a su faire entrer la coopération sino-guinéenne dans une nouvelle dimension, celle du ‘’mariage’’. Avec audace et lucidité, il a su positionner la Guinée comme un acteur central et incontournable du partenariat stratégique sino-africain. Visionnaire, il a impulsé un tournant dans notre diplomatie économique et d’investissement, fondée sur la transformation structurelle du pays, l’industrialisation verte, et la valorisation responsable de nos ressources naturelles.

À Changsha, la Guinée s’est engagée avec vigueur dans la revue globale des avancées réalisées depuis le Sommet de Beijing, tout en participant activement aux consultations pour les étapes futures. Dans une conjoncture mondiale complexe, où les défis sont nombreux et partagés, la solidarité sino-guinéenne a démontré une résilience exemplaire, portée par des actions concrètes et une confiance politique renouvelée.

Point d’orgue de cette réunion : l’annonce historique de la suppression des droits de douane sur 100 % des lignes tarifaires de 53 pays africains qui entretiennent des relations diplomatiques avec la Chine.

Des rencontres bilatérales stratégiques pour la Guinée

En marge du forum, la délégation guinéenne conduite par S.E. M. Ismaël Nabé a mené des rencontres de haut niveau avec le Ministre chinois du Commerce et le Ministre des Affaires Étrangères de Chine. Ces échanges ont permis de faire avancer plusieurs dossiers structurants dans les domaines de l’investissement, du commerce et des infrastructures stratégiques. À cette occasion, il a été souligné que la Guinée est aujourd’hui le premier partenaire africain de la Chine en matière de coopération et de destination d’investissement, une reconnaissance de son rôle clé dans la dynamique économique du continent.

Cette dynamique s’est renforcée lors des échanges avec les institutions et entreprises chinoises majeures, entre autres ICBC, China Exim Bank, CAD Fund, Chalco, qui avaient déjà pris part au dîner présidentiel « La Convergence », organisé en marge du FOCAC 2024 à Beijing. Le Ministre Nabé et les partenaires stratégiques ont passé en revue l’état d’avancement de six projets phares actuellement en cours. Ce bilan, jugé positif et satisfaisant, a conduit à une décision conjointe majeure : faire passer le portefeuille de projets de 6 à 10 avant le prochain FOCAC.

Le Ministre a également réaffirmé la volonté de la Guinée de s’inscrire pleinement dans l’Initiative de la Ceinture et de la Route, et d’œuvrer avec la Chine et l’ensemble des pays du Sud global pour la construction d’un monde multipolaire, plus équitable, solidaire, inclusif et mutuellement bénéfique.

Vers un avenir partagé et prospère

À l’issue de cette réunion de Changsha, la Déclaration de Changsha sur la solidarité du Sud global, la Liste des résultats de la mise en œuvre du Sommet de Beijing, ainsi que le Document conceptuel de l’Année 2026 des échanges sino-africains ont été présentés. Ces documents fondateurs incarnent la volonté commune de bâtir un partenariat renouvelé, centré sur la confiance, les résultats concrets et la proximité entre les peuples.

La République de Guinée, fidèle à son histoire et résolument tournée vers l’avenir, entend jouer un rôle moteur dans cette nouvelle phase de la coopération sino-africaine sous la conduite éclairée du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. En plaçant le développement humain, la transformation économique et l’intégration régionale au cœur de sa stratégie, la Guinée trace, avec la Chine, la voie d’un avenir partagé — solidaire, durable et ambitieux.

MPCI : La Cheffe de cabinet reçoit une mission de la Banque mondiale sur le corridor ferroviaire du Projet Simandou

Ce lundi, 16 juin 2025, le Groupe de la BANQUE MONDIALE a effectué une mission de suivi de l’analyse des opportunités de développement socio-économique le long du corridor ferroviaire d’exportation minière du projet Simandou au ministère du Plan et de la coopération internationale.
La rencontre présidée par Madame la cheffe de Cabinet a connu la présence de plusieurs cadres du département.
Dans son discours de circonstance, Madame Fatoumata Touré a d’abord souhaité la bienvenue à la délégation de la Banque Mondiale au nom du Ministre Ismaël NABE avant de revenir sur l’objectif de la rencontre. « Cette mission du groupe de la BANQUE MONDIALE s’inscrit dans la dynamique de transformation engagée par le Chef de l’Etat, en faveur d’un développement inclusif et équitable. Le corridor ferroviaire Beyla-Forecariah, infrastructures stratégiques, en cours de réalisation, représente un levier d’intégration territoriale et un catalyseur de prospérité partagée », a-t-elle déclaré.
Poursuivant son intervention, la cheffe de Cabinet a expliqué les ambitions du gouvernement guinéen à travers ce projet au-delà de sa vocation minière. « Ce corridor, au-delà de sa vocation minière, constitue une artère essentielle de développement territoriale. Il offre une opportunité unique de stimuler la croissance locale, de renforcer la cohésion sociale et de créer des synergies économiques entre les zones traversées. Cette vision ambitieuse, nous la partageons pleinement avec la banque mondiale », a souligné Mme Touré.
La collaboration entre les experts de la Banque mondiale et les cadres nationaux permettra d’identifier des solutions concrètes, réalistes et adaptées aux besoins des populations riveraines.
Ensuite, Mme Fatoumata Touré a exprimé sa reconnaissance pour la mobilisation en faveur de la mission de suivi de l’avancement des travaux d’analyse des opportunités de développement socio-économique le long du corridor ferroviaire du projet Simandou tant sur le plan technique que financier. Ce partenariat représente un appui essentiel pour la concrétisation des priorités nationales définies sous l’impulsion du Président Général Mamadi Doumbouya, qui place l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur de l’action publique.
À travers ce projet, la Guinée montre sa volonté de faire du corridor Beyla-Forecariah un espace de développement durable où les investissements structurants s’accompagnent d’initiatives locales, dans le respect des impératifs environnementaux.
La délégation du Groupe de la BANQUE MONDIALE conduite par Mr. Marc NAVELET, spécialiste en chef des transports, chargé des infrastructures, a remercié les autorités pour les efforts fournis dans le cadre de la consolidation des partenariats publics-privés. Il a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le gouvernement guinéen. Même que la Banque mondiale compte intervenir dans plusieurs domaines de développement durable, notamment :
– Les infrastructures ;
– Le transport des arsenaux et la connectivité des villes secondaires.
Engagé dans le suivi du projet Simandou, le Chef de la délégation de la Banque Mondiale a profité de cette rencontre pour enrichir les échanges et approfondir les pistes de coopération.
Ce partenariat stratégique entre la Guinée et la Banque mondiale révèle d’un engagement constant pour le développement de la Guinée.

La Guinée du Général Mamadi Doumbouya à l’honneur à Vienne : un engagement stratégique pour la résilience et le développement durable

Vienne, Autriche — 17 juin 2025-La République de Guinée a brillamment marqué sa présence au Forum 2025 du Fonds de l’OPEP pour le développement, tenu à Vienne sous le thème évocateur « A Transition That Empowers Our Tomorrow ». Placée au cœur des échanges sur les défis et solutions liés au triptyque eau-énergie-alimentation, la Guinée s’est illustrée à travers la participation active de Son Excellence Monsieur Ismaël NABE, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, lors du panel de haut niveau intitulé « Driving Resource Resilience ».

Ce panel, centré sur l’interconnexion stratégique entre l’accès à l’énergie, à l’eau et à la sécurité alimentaire dans un contexte de résilience climatique, entre en parfaite résonance avec la Vision Simandou 2040, portée par l’Etat Guinéen sous le leadership éclairé du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Le Ministre NABE y a présenté les réformes en cours et les ambitions guinéennes, notamment autour du renforcement de l’agriculture, du développement des infrastructures hydrauliques et énergétiques, et de l’adaptation au changement climatique.

En marge du Forum, plusieurs rencontres bilatérales de haut niveau ont été organisées, traduisant le dynamisme de la coopération économique de la Guinée :

  • Avec le nouveau Président de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA), la confirmation officielle du financement de la phase 2 du Projet de Développement Rural Intégré pour la Relance de l’Horticulture et Forages (PDRI – RHFG) constitue une avancée concrète pour le développement du réseau routier et des infrastructures économiques essentielles. La phase 2 qui couvre 24 préfectures à travers les 4 régions naturelles du pays promet d’aller encore plus loin avec 2500 hectares d’aménagements agricoles, 1000 km de pistes rurales, 1000 forages et 50 mini-adductions d’eau potable, le remplacement de 4 bacs par des ponts stratégiques, la mise en œuvre de micro-projets générateurs de revenus, la création de coopératives de services et le développement de marchés en gros.
  • Une rencontre stratégique avec le nouveau Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) a permis de faire le point sur les projets structurants soutenus par l’institution, dans un esprit de consolidation des partenariats africains.
  • Le Ministre autrichien des Infrastructures s’est également entretenu avec son homologue guinéen du Plan et de la Coopération Internationale autour d’un axe majeur : le développement du capital humain comme levier incontournable de transformation économique.
  • Le Ministre NABE a par ailleurs tenu des séances de travail avec l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel), AGFund, le Ministre autrichien de l’Économie ainsi que le Président du Fonds de l’OPEP, élargissant ainsi le cercle de coopération autour de projets innovants.

La veille du forum, la Guinée a également été à l’avant-garde lors de la Table Ronde des Partenaires Arabes organisée par le CILSS (Comité Permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel). Dans ce cadre, le Ministre NABE a plaidé avec conviction pour la préservation du Massif du Fouta Djallon, qualifié à juste titre de « Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Ce massif, d’où prennent source les grands fleuves Niger, Sénégal et Gambie, est un bien public écologique stratégique pour l’ensemble de la région. La Guinée, en cohérence avec la stratégie 2050 du CILSS, entend jouer un rôle moteur dans sa protection et sa mise en valeur durable.

Enfin, une rencontre décisive avec le Groupe de Coordination Arabe (Arab Coordination Group – ACG) a ouvert la voie à de nouvelles synergies autour du Programme Simandou 2040, que le groupe a clairement exprimé souhaiter soutenir activement.

Une coopération du développement assumée

Tous ces résultats traduisent la nouvelle stature diplomatique et stratégique de la Guinée sur la scène internationale. Ils sont le fruit d’une vision claire et ambitieuse, impulsée par le Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, et mise en œuvre avec rigueur par le Ministre du Plan et de la Coopération internationale.

La Guinée de demain se construit aujourd’hui, au croisement des transitions énergétique, alimentaire, hydrique et technologique. Le séjour viennois du Ministre NABE confirme que le pays est désormais perçu comme un acteur incontournable dans les grandes coalitions internationales pour le développement durable.

MPCI : L’outil de collecte des données du Cadre de ressources à moyen terme (CRTM) validé

Du 17 au 18 juin 2025, s’est tenu dans un réceptif hôtelier de Coyah, l’atelier d’élaboration et de validation de l’outil de collecte des données du Cadre de ressources à moyen terme (CRMT) 2023-2027. Il a réuni 30 participants venus du ministère du Plan et de la Coopération internationale, notamment de la Direction Nationale des Organisations Internationale et des directions connexes ; des ministères sectoriels que sont l’Economie et Finances, Santé, Agriculture, Éducation, Infrastructures.

Les objectifs de cet atelier sont : améliorer la prévisibilité des financements extérieurs ; aligner les interventions des partenaires techniques et financiers sur les cadres nationaux et sectoriels ; soutenir la préparation budgétaire (CBMT, CDMT, lois de finances) ; promouvoir la recevabilité et la transparence des engagements ; renforcer le dialogue stratégique État-PTF-Société civile-Secteur privé ; consolider la coordination institutionnelle sous le leadership National ; faciliter la division du travail et la complémentarité entre partenaires techniques et financiers ; contribuer au suivi des engagements internationaux (PMCED, RCD).

Il faut rappeler que, depuis plusieurs années, la République de Guinée reçoit un appui constant de ses partenaires techniques et financiers (PTF) : bailleurs traditionnels (membres du CAD, institutions multilatérales) et nouveaux acteurs (Chine, fondations, ONG Internationales).

Ces contributions projets, dons ou prêts concessionnels soutiennent les ambitions nationales de développement fixées dans le Programme de référence intérimaire (PRI 2022- 2025) et les plans sectoriels.

Pour accroître l’impact de l’aide publique au développement (APD) et satisfaire aux principes internationaux d’alignement, d’harmonisation et de redevabilité (Déclaration de Paris et partenariat de Busan), le Ministère du Plan et de la Coopération internationale a engagé plusieurs réformes dont l’élaboration du Cadre de ressources à moyen terme (CRMT). Cet outil vise à fournir, sur une même plateforme, des données exhaustives et vérifiables répondant aux questions :  qui fait quoi ? Où ? Quand ? Avec quels moyens ? Et pour quel impact ?

Durant deux jours de travaux intenses, les parties prenantes ont travaillé sur différents thématiques afin d’analyser des rubriques et indicateurs pour enfin élaborer et valider l’outil final.

Le Directeur national des Organisations Internationales, Alphadio Idriss HANN, a exprimé sa satisfaction pour l’énergie dégagée par les participants au cours de cet atelier. Convaincu de la qualité du travail, il a exhorté les parties prenantes de redoubler d’efforts pour une gestion plus efficace, transparente et orienter afin d’obtenir des résultats escomptés.

Le cadre de ressources à moyen terme est un instrument stratégique d’aide à la décision qui permet au gouvernement de cartographier l’ensemble des partenaires techniques et financiers et de savoir le volume de l’aide publique au développement. M. Salifou Diao DIALLO, Economiste National du PNUD en Guinée, a expliqué la position de son institution vis-à-vis de ce projet. « Le PNUD, en collaboration avec le MPCI à travers la DNOI, nous envisageons de toute l’assistance technique et financière nécessaire à l’opérationalisation de cet instrument stratégique d’aide à la prise de décision. Nous accompagnons les actions de renforcement de capacités qui sont liées à la mise en place de cet instrument. Nous accompagnons aussi la DNOI à réaliser toute l’opération de collecte de données à travers l’outil », a-t-il précisé.

La Guinée est sur une voie qui permet de maîtriser les données liées aux interventions des partenaires techniques et financiers dans le pays.

M. Ibrahima Kalil CONDÉ du bureau technique d’appui à la programmation (BTAP), se dit satisfait des avancées obtenues lors de cet atelier. « Les donnés étaient diversifiées, mais avec la mise en place de cette plateforme, le pays aura des données exhaustives liées à toutes les interventions de nos PTF. Partout où les projets seront implantés, tout sera identifié et cela permettra aux autorités supérieures de savoir où sont orientés les fonds à travers les projets publics. C’est un outil de décision pour les autorités en faveur du développement économique et social du pays », a-t-il déclaré.

À l’issue de l’atelier, les recommandations ont été formulées et prises en compte pour intégration dans le fichier Excel de collecte de données du CRMT, notamment l’alignement stratégique qui doit intégrer les cinq piliers du Programme Simandou 2040 ainsi que les priorités de l’agenda 2050 de la CEDEAO dans les options d’alignement des projets ou programmes.

Coopération : le MPCI tient le COPIL du Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (UNSDCF 2024-2028)

Conakry, le 20 juin 2025 – Le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale (MPCI), à travers la Direction nationale des organisations internationales (DNOI), a organisé dans un réceptif hôtelier de la capitale la session du Comité de pilotage (COPIL) ainsi que la revue annuelle des résultats 2024 du Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (UNSDCF 2024-2028).

Présidée par le Ministre Ismaël NABÉ, cette rencontre a réuni, pour les deux activités, les représentants des ministères sectoriels ; la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies ; les représentants et adjoints des différentes agences onusiennes en Guinée ; le personnel des Nations Unies, notamment les mécanismes de coordination et les conseillers programmes ; la DNOI ; la Direction nationale du Plan ; les directeurs des Bureaux de stratégies de développement ou leurs adjoints, accompagnés des chargés de suivi-évaluation des ministères ; les principaux partenaires techniques et financiers ; des faitières de la société civile ; des membres du secteur privé ; ainsi que des réseaux de femmes et de jeunes.

L’objectif est d’assurer la redevabilité du Système des Nations Unies auprès des autorités guinéennes en rendant compte des progrès accomplis, en mettant en lumière les défis rencontrés, et en formulant des recommandations. Il s’agit plus précisément d’examiner et valider le rapport annuel des résultats du Cadre de coopération 2024 par effet ou groupe de résultats ; d’amender les leçons apprises, les contraintes et recommandations ; de présenter les PTC 2025 ; et de tenir la session annuelle du Comité de pilotage Gouvernement – Système des Nations Unies pour évaluer la coopération stratégique, valider les priorités communes et renforcer la coordination ainsi que la redevabilité mutuelle.

La revue annuelle 2024 permet d’évaluer collectivement les progrès réalisés, d’analyser les obstacles rencontrés et de formuler des recommandations pour renforcer la mise en œuvre du Cadre de coopération. Elle constitue également une plateforme de présentation des plans de travail conjoints du Système des Nations Unies pour l’année 2025.

Le COPIL constitue l’instance conjointe de gouvernance entre le Gouvernement guinéen et le Système des Nations Unies, en vue d’assurer un alignement stratégique entre les priorités nationales et les appuis onusiens, et de formuler des orientations politiques partagées pour les interventions prévues en 2025.

Dans son allocution, la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, Mme Kristèle YOUNES, a souligné que le contexte mondial actuel exige lucidité et efficacité, dans un environnement où les ressources extérieures se raréfient tandis que les besoins de financement pour la transformation de la Guinée sont immenses. Elle a déclaré que Simandou n’est pas seulement une opportunité économique : « C’est un projet de transformation sociétale. Le Système des Nations Unies s’engage pleinement à vous accompagner le développement local, à travers le renforcement du capital humain et des infrastructures communautaires ; et la transformation des systèmes alimentaires, pour faire de l’agriculture un pilier durable de l’économie locale », a-t-elle déclaré.

Mme YOUNES a également insisté sur l’importance d’avancer ensemble vers le cofinancement conjoint, la mobilisation accrue des ressources internes, notamment locales, et l’alignement des dépenses publiques sur les priorités du Cadre de Coopération. Elle a rassuré que les Nations Unies sont prêtes à mobiliser leurs expertises techniques, outils de coordination et réseaux mondiaux pour concrétiser cette ambition. Elle a lancé un appel à un leadership politique fort : « La réussite du programme Simandou, la réussite du Cadre de Coopération, la réussite de l’Agenda 2030 en Guinée : tout cela dépend de notre capacité à conjuguer notre vision, nos efforts, et nos ressources », a conclu Mme Kristèle YOUNES.

En lançant les travaux, le ministre Ismaël NABÉ a rappelé les recommandations de la précédente session, notamment accroître l’efficacité des interventions dans des secteurs comme l’éducation, l’agriculture, l’emploi des jeunes, la lutte contre les violences basées sur le genre, et l’inclusion sociale ; intensifier la digitalisation des services éducatifs, notamment pour les zones rurales ; soutenir les aménagements hydroagricoles, la transformation des produits et l’accès au marché ; renforcer le rôle des collectivités dans la planification et la gouvernance du développement ; améliorer la coordination des interventions et le taux d’absorption des ressources mobilisées.

Il a précisé que ces recommandations forment une feuille de route précieuse à revisiter, évaluer et compléter pour accélérer la mise en œuvre du Cadre de coopération 2024-2028. Selon lui, l’année 2025 marque un tournant stratégique pour la Guinée sur le plan international, avec la participation à la Quatrième Conférence sur le Financement du Développement, prévue à Séville (Espagne) du 30 juin au 3 juillet 2025. «Cette conférence est un espace de dialogue de haut niveau entre gouvernements, Partenaires Techniques et Financiers, secteur privé et société civile sur les mécanismes innovants de mobilisation de ressources pour un développement durable. Pour la Guinée, elle représente une opportunité stratégique de : mettre en avant les réformes économiques et institutionnelles déjà engagées ; présenter nos priorités de développement, notamment celles relatives à la planification stratégique, à la transformation économique et à la résilience sociale ; et surtout, attirer de nouveaux partenaires et investissements, en s’alignant sur les dynamiques mondiales de financement durable », a-t-il expliqué. Il a adressé ses remerciements à la coordination du Système des Nations Unies et aux agences présentes en Guinée pour leur soutien constant dans l’opérationnalisation du Cadre de coopération et du programme SIMANDOU 2040, qu’il qualifie de pilier majeur de la stratégie de transformation nationale.

Enfin, le Ministre Ismaël NABÉ a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de SIMANDOU 2040 un modèle de développement intégré, respectueux des normes sociales, environnementales et territoriales, et a sollicité la poursuite de l’accompagnement technique et institutionnel du Système des Nations Unies.

Il est important de souligner que l’année 2024 a marqué le lancement officiel du nouveau Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2024–2028 en République de Guinée. Ce cadre stratégique, fruit d’un partenariat renforcé entre le Gouvernement guinéen et le Système des Nations Unies, s’articule autour de trois piliers fondamentaux : Population, Planète et Prospérité, ainsi que Paix et Gouvernance.

Dans un contexte de transition politique, économique et institutionnelle, les 24 agences, fonds et programmes des Nations Unies appuient les politiques publiques guinéennes. En 2024, avec une exécution financière de 101,4 millions de dollars sur 135,4 millions disponibles, le taux d’exécution atteint 75 %. Ces efforts ont un impact positif sur la vie de millions de Guinéens, en faveur de leurs droits socio-économiques et de leur dignité humaine.

Le Fonds OPEP et la Guinée scellent un accord-cadre stratégique pour catalyser la croissance par le secteur privé

VIENNE-Autriche, le 18 juin 2025-Le Fonds OPEP pour le développement international (le Fonds OPEP) et la République de Guinée ont aujourd’hui donné une nouvelle dimension à leur collaboration de longue date en signant un accord-cadre stratégique. Cet accord vise à renforcer leur coopération et, de manière significative, à mobiliser le secteur privé comme moteur de la croissance économique et du progrès social en Guinée.

 

La signature solennelle a eu lieu entre M. Abdulhamid Alkhalifa, Président du Fonds OPEP, et Son Excellence M. Ismaël NABE, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale de la Guinée, en présence du Président de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-Gui), Ansoumane KABA. L’événement marque un tournant dans la relation entre les deux partenaires, passant d’un soutien traditionnel à des projets publics à une approche plus globale incluant le dynamisme et l’innovation du secteur privé.

L’objectif de ce cadre de coopération est de créer un environnement propice aux investissements privés, de soutenir l’entrepreneuriat local et d’identifier des projets à fort impact dans des secteurs clés tels que les énergies renouvelables, l’agro-industrie, les infrastructures numériques et la finance inclusive. Il s’agit d’une réponse directe à la nécessité de créer des emplois durables et de diversifier l’économie guinéenne. « Ce jour ne marque pas seulement la continuité, mais l’évolution de notre partenariat avec la Guinée », a déclaré le Président Abdulhamid Alkhalifa. « Depuis 1976, nous sommes un partenaire fiable de son développement. Aujourd’hui, nous adaptons notre stratégie pour libérer tout le potentiel du pays. En nous associant au secteur privé, nous ne nous contentons plus de financer des projets, nous créons des écosystèmes économiques qui favorisent l’autonomie et l’innovation. Nous croyons fermement au génie entrepreneurial de la Guinée et nous sommes déterminés à l’accompagner. »

Saluant cette nouvelle orientation, le Ministre Ismaël NABE a souligné son alignement avec la vision stratégique de la Guinée. « Le Gouvernement guinéen est engagé dans un programme ambitieux de transformation économique. Cet accord avec le Fonds OPEP est une reconnaissance de nos efforts et un formidable levier pour atteindre nos objectifs », a-t-il affirmé. « Il nous permettra d’attirer les capitaux et l’expertise nécessaires pour bâtir une économie plus résiliente, inclusive et créatrice d’opportunités, notamment pour notre jeunesse. C’est un pas décisif vers notre souveraineté économique. »

Ce partenariat historique a déjà vu le Fonds OPEP engager plus de 159 millions de dollars à travers 25 opérations qui ont contribué au développement d’infrastructures vitales, à l’amélioration de l’agriculture et au renforcement des services sociaux en Guinée.

Cette initiative s’inscrit dans la vision globale du Fonds OPEP, qui sera au cœur de son prochain « Development Forum 2025 », dont le thème est « Une transition qui donne du pouvoir à notre avenir ». Elle illustre l’engagement de l’institution à promouvoir des modèles de développement innovants et efficaces à l’échelle mondiale.

Il faut noter que le Fonds OPEP pour le développement international est la seule institution de développement mandatée au niveau mondial qui fournit exclusivement un financement des pays membres aux pays non membres. L’organisation travaille en coopération avec les pays en développement partenaires et la communauté internationale du développement pour stimuler la croissance économique et le progrès social dans les pays à revenu faible et intermédiaire du monde entier.