BIDC : Sous la présidence d’Ismaël Nabé, une nouvelle dynamique s’engage pour bâtir une banque de développement de classe mondiale

Conakry, le 30 juillet 2026 – La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a franchi une nouvelle étape institutionnelle. Réunis en visioconférence le 30 juillet 2026 à l’occasion d’une Assemblée générale extraordinaire tenue en format virtuel, sous la présidence de Monsieur Ismaël Nabé, Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement de la République de Guinée et Président du Conseil des Gouverneurs, les représentants des États membres de la CEDEAO ont adopté des orientations stratégiques visant à consolider la gouvernance de l’institution, renforcer sa discipline financière et accélérer sa transformation en banque de référence sur le continent.

Cette 14ᵉ Assemblée générale extraordinaire s’inscrit dans la continuité du mandat confié au Président du Conseil des Gouverneurs lors de la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire tenue à Accra en avril 2026. Dans son discours d’ouverture, Ismaël Nabé a salué la forte participation des États membres, signe de leur engagement en faveur de la BIDC comme principal instrument financier régional au service de l’intégration économique, du financement des infrastructures et du développement durable.

Une vacance institutionnelle enfin résolue

Au cœur des discussions figurait la vacance du poste de Vice-président chargé des Finances et des Services institutionnels, inoccupé depuis juillet 2024. Cette situation affectait directement la capacité de la Banque à mettre en œuvre sa stratégie de développement 2026-2030.

Le Président du Conseil des Gouverneurs a rappelé que cette vacance découlait des nouvelles règles de gouvernance adoptées à Praia (2022) puis à Lomé (2023), qui interdisent à tout État membre de prétendre aux plus hautes fonctions dirigeantes tant qu’il n’a pas intégralement réglé ses obligations relatives au capital appelé — un principe désormais central pour renforcer la crédibilité de la BIDC auprès des investisseurs et des marchés internationaux.

Le Président de la BIDC, Dr George Agyekum Donkor, a présenté un mémorandum retraçant ces réformes. Les échanges ont confirmé que les efforts de concertation menés sous la présidence d’Ismaël Nabé ont porté leurs fruits : l’apurement des engagements financiers par l’État concerné a levé l’un des principaux obstacles au processus de nomination, ouvrant la voie au renforcement complet des organes dirigeants.

Une stratégie à deux axes

Depuis son élection à Accra, le Ministre Nabé conduit une stratégie articulée autour de deux priorités :

  1. Réduire les arriérés de capital des États membres, par un dialogue bilatéral fondé sur la concertation plutôt que la contrainte.
  2. Élargir la base actionnariale de la Banque en ouvrant son capital à cinq grandes institutions financières internationales : la BAD, la BID, la BADEA, Afreximbank et la Saudi Eximbank.

Cette ouverture vise à hisser la BIDC au rang des grandes banques multilatérales de développement, capables de mobiliser davantage de ressources sur les marchés internationaux. Elle permettrait aussi de diversifier l’actionnariat, d’améliorer la notation financière de l’institution et donc ses conditions de refinancement, tout en renforçant son attractivité auprès des investisseurs publics et privés — notamment pour développer la finance verte et les projets liés à la transition climatique.

Un appel à la responsabilité collective

Plusieurs Gouverneurs ont salué cette vision, jugée adaptée aux défis actuels : financement des infrastructures, industrialisation, intégration régionale et résilience climatique. Les échanges ont souligné la nécessité pour tous les États membres de respecter pleinement leurs engagements financiers.

Ismaël Nabé s’est félicité de la qualité des travaux et a lancé un appel aux États encore en situation d’arriérés à poursuivre leurs efforts de régularisation. Il a également proposé une réflexion sur l’évolution des mécanismes internes destinés à renforcer durablement la discipline financière des États membres.

Il a enfin rendu hommage au Président de la Banque, Dr George Agyekum Donkor, pour son leadership et la qualité du partenariat avec le Conseil des Gouverneurs, saluant aussi le professionnalisme du Secrétariat général et des équipes techniques.

Une nouvelle phase pour la Banque

Au terme de cette session, les Gouverneurs ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les réformes de gouvernance engagées depuis plusieurs années. En quelques mois à la tête du Conseil des Gouverneurs, Ismaël Nabé a impulsé une dynamique concrète, fondée sur le renforcement de la discipline financière et la diversification de l’actionnariat — avec un objectif clair : faire de la BIDC une grande banque multilatérale de développement, capable de financer des projets structurants dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrialisation, le secteur privé et la transition climatique en Afrique de l’Ouest.

Sécurité alimentaire et nutritionnelle : Le Gouvernement et ses partenaires mobilisés pour renforcer la résilience des systèmes alimentaires

Conakry, le 30 juillet 2026 — Le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, à travers l’Institut National de la Statistique (INS), avec l’appui technique du Programme Alimentaire Mondial (PAM), a organisé, ce jeudi à Conakry, un atelier national consacré à la présentation de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Guinée.

Présidée par S.E.M. Ismaël NABÉ, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, la rencontre a enregistré la présence de l’Ambassadeur Kabèlè Soumah, Secrétaire Général du MPCID, des Ambassadeurs de la République populaire de Chine et du Japon, du Représentant résident du PAM, de la Représentante de l’UNFPA, des cadres de l’INS et des ministères sectoriels concernés, ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé.

L’atelier visait à partager les résultats des études nationales les plus récentes sur la production agricole, la consommation et la nutrition des ménages, le fonctionnement des marchés, les pertes post-récoltes et les facteurs de vulnérabilité. Ces données doivent permettre de mieux orienter les politiques publiques, les investissements et les interventions en faveur des populations les plus exposées.

Près de 1,7 million de personnes à protéger pendant la période de soudure

Les résultats du Cadre harmonisé indiquent que 1 668 033 personnes, soit 13,4 % de la population de référence de l’étude, nécessiteront une assistance pendant la période de soudure de juin à août 2026.

Parmi elles, 1 576 303 personnes, soit 12,7 %, sont classées en phase 3, dite de crise, et 91 730 personnes, soit 0,7 %, en phase 4, correspondant à une situation d’urgence. Aucune population n’a été classée en phase 5, dite de famine.

À ces populations s’ajoutent 3 123 857 personnes, soit 25,2 %, actuellement en phase 2, dite « sous pression ». Sans mesures préventives adaptées, elles pourraient basculer vers une situation plus grave en cas de nouveau choc économique, climatique ou alimentaire.

Les données révèlent également des disparités régionales. Kankan et Nzérékoré figurent parmi les régions les plus affectées, avec respectivement 385 410 et 265 698 personnes classées en phases de crise ou d’urgence. Aucune région du pays n’est toutefois épargnée.

Les responsables de l’INS ont précisé que ces estimations avaient été produites avant la publication des résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation. Les prochaines analyses permettront ainsi d’actualiser les effectifs sur la base des nouvelles données démographiques.

Le PAM appelle à une réponse collective fondée sur les données

Dans son intervention, le Représentant résident du Programme Alimentaire Mondial a salué l’engagement du Gouvernement guinéen, du MPCID, de l’INS et des partenaires ayant contribué à la production et à l’analyse des données.

Il a souligné que les résultats présentés constituent une base factuelle indispensable pour orienter les politiques publiques, cibler les investissements et adapter les réponses humanitaires.

Selon lui, l’insécurité alimentaire ne résulte pas uniquement d’une insuffisance des denrées. Elle est aussi liée au pouvoir d’achat, au coût des produits nutritifs, aux difficultés d’accès aux marchés, aux pertes enregistrées le long des chaînes de valeur ainsi qu’à la vulnérabilité des systèmes agricoles face aux chocs.

Les analyses montrent en effet qu’un ménage guinéen sur deux ne dispose pas des ressources nécessaires pour s’offrir une alimentation saine, diversifiée et nutritive. Selon les préfectures, le déficit d’accessibilité financière varie de 19 % à 79 %.

Le coût d’une alimentation nutritive est estimé à environ 1 155 000 francs guinéens par mois, soit près de deux fois le coût d’une alimentation répondant uniquement aux besoins énergétiques. Cette situation affecte particulièrement les enfants, les adolescents ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes, dont les besoins nutritionnels sont plus importants.

Le PAM a ainsi plaidé pour une approche intégrée associant agriculture résiliente, nutrition, protection sociale, éducation, développement des marchés et renforcement des systèmes alimentaires. Une telle approche pourrait faire progresser l’accessibilité à une alimentation nutritive de 50 % à 85 %.

L’INS présente les principaux facteurs de vulnérabilité

Au nom du Directeur Général de l’Institut National de la Statistique, le Directeur Général adjoint, Mamadou Camara, a présenté les conclusions de quatre études nationales complémentaires : le Cadre harmonisé, l’enquête sur la fonctionnalité des marchés, l’analyse « Fill the Nutrient Gap » consacrée au coût d’une alimentation nutritive, ainsi que l’étude sur les pertes post-récoltes.

Les données de référence montrent que 43,7 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2019. Sur le plan nutritionnel, 6,1 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë, tandis que 24,4 % présentent un retard de croissance.

La faible productivité agricole, les aléas climatiques, les inondations, la pauvreté rurale, les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’assainissement figurent parmi les principales causes structurelles de la vulnérabilité alimentaire.

À celles-ci s’ajoutent les risques extérieurs liés à la dépendance aux importations de riz, d’engrais, de produits pétroliers et d’autres intrants essentiels. La Guinée ayant importé environ 918 000 tonnes de riz en 2024, toute hausse du coût du fret, de l’énergie ou des engrais peut se répercuter directement sur les prix des denrées et le pouvoir d’achat des ménages.

Des marchés approvisionnés, mais encore peu fonctionnels

L’étude sur la fonctionnalité des marchés fait ressortir un score national de 5,1 sur 10 en 2025, contre 3,7 sur 10 en 2023. Cette amélioration reste néanmoins insuffisante au regard des difficultés liées aux infrastructures, aux services et à la stabilité des prix.

La composante « services » enregistre un score de seulement 3,3 sur 10. Par ailleurs :

  • 77 % des marchés ne disposent pas d’un approvisionnement électrique fiable ;
  • 54 % sont dépourvus de système adapté d’évacuation des eaux usées ;
  • 17 % connaissent des ruptures de céréales ;
  • 39 % sont confrontés à une instabilité des prix.

Kankan et Nzérékoré affichent les niveaux de disponibilité les plus faibles, avec respectivement 4,9 et 4,8 sur 10. Les produits essentiels sont généralement présents, mais les difficultés de stockage, de conservation, d’assainissement et de transport réduisent leur qualité et leur accessibilité.

Plus de 250 000 tonnes de riz perdues après récolte

Les pertes post-récoltes constituent un défi majeur pour la sécurité alimentaire et la rentabilité des activités agricoles. Elles sont estimées entre 20 et 23 % pour les céréales, entre 40 et 50 % pour les racines, tubercules, fruits et légumes, et à 33 % pour les produits halieutiques.

Dans la seule filière rizicole, 250 448 tonnes ont été perdues après récolte en 2022, soit 11,9 % de la production nationale.

Ces pertes sont principalement enregistrées au cours du stockage, du transport, de la manutention et de la transformation primaire, en raison de l’insuffisance des équipements, de la faiblesse des infrastructures énergétiques et logistiques ainsi que de la dégradation de certaines routes.

Leur réduction représente une opportunité immédiate pour améliorer la disponibilité des aliments, accroître les revenus des producteurs, stabiliser les marchés et réduire la dépendance du pays aux importations.

La sécurité alimentaire au cœur du Programme Simandou 2040

Dans son discours, le Ministre Ismaël NABÉ a rappelé que les statistiques présentées traduisent avant tout des réalités humaines.

« Derrière les chiffres, il y a une réalité humaine. Derrière chaque indicateur, il y a une famille. Derrière chaque taux de malnutrition, il y a un enfant dont le développement peut être compromis » a-t-il déclaré.

Pour le Ministre, la sécurité alimentaire ne se limite pas à la présence de produits sur les marchés. Elle englobe l’accès physique et financier à l’alimentation, la qualité nutritionnelle, la stabilité des approvisionnements, la sécurité sanitaire des aliments et la capacité des systèmes agricoles à résister aux crises.

Elle concerne ainsi plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’eau, l’énergie, les infrastructures, le commerce, la santé, l’éducation, l’emploi, la protection sociale et le pouvoir d’achat.

Cette dimension multisectorielle justifie la place centrale accordée à la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le Programme Simandou 2040, au croisement de deux piliers essentiels de cette vision : le Pilier 1, consacré à l’agriculture, à l’industrie alimentaire et au commerce, qui porte l’ambition de transformer le potentiel agricole du pays en une véritable puissance agro-industrielle ; et le Pilier 5, consacré à la santé et au bien-être, qui rappelle qu’il ne peut y avoir de développement véritable sans une population en bonne santé, en particulier les enfants, les femmes et les populations les plus vulnérables.

Le Ministre a rappelé que la Guinée dispose d’importants atouts, parmi lesquels des terres agricoles, d’abondantes ressources en eau, une population jeune et un potentiel économique considérable. L’enjeu consiste désormais à transformer ces ressources en production, en emplois, en revenus et en prospérité durable pour les populations.

Le Ministre a rappelé que cet atelier prolonge une série d’initiatives engagées par le Gouvernement en 2026, notamment l’atelier national de validation des textes d’application de la Loi alimentaire, qui vise à renforcer la sécurité sanitaire des aliments, mieux protéger les consommateurs et moderniser le système de contrôle de la qualité.

Il a également salué la signature du Kennedy Round 2026, accord conclu entre le Gouvernement de la République de Guinée, le Gouvernement du Japon et le Programme Alimentaire Mondial. Cet accompagnement bénéficiera à plus de 52 000 personnes, dont 36 390 élèves à travers les cantines scolaires et 15 750 personnes vulnérables, notamment de jeunes enfants, des femmes enceintes ou allaitantes et des personnes en situation de vulnérabilité sanitaire.

Le Ministre a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance du Gouvernement à la République populaire de Chine pour son appui en faveur des populations vulnérables.

Transformer les données en investissements concrets

Pour améliorer durablement la situation, cinq priorités d’investissement ont été retenues :

  1. Le développement d’une agriculture résiliente ;
  2. La réduction des pertes post-récoltes ;
  3. Le renforcement d’une protection sociale sensible à la nutrition ;
  4. Le désenclavement et la modernisation des marchés ;
  5. L’amélioration des données, des mécanismes d’alerte précoce et de la gouvernance.

Le Ministre a insisté sur la nécessité de renforcer une planification fondée sur les données du RGPH-4, de l’EDS-6 et des différentes enquêtes nationales, afin de mieux identifier les zones vulnérables, anticiper les crises et orienter les investissements.

Il a également invité les partenaires techniques et financiers à accompagner davantage les chaînes de valeur agricoles, la transformation locale, les infrastructures rurales, le stockage, la logistique, le financement et la formation des jeunes entrepreneurs agricoles.

En conclusion, S.E.M. Ismaël NABÉ a rappelé que la sécurité alimentaire est une question de dignité, de justice sociale, de santé, de capital humain et de souveraineté. La réussite de la transformation engagée dans le cadre du Programme Simandou 2040 devra ainsi se mesurer non seulement aux infrastructures réalisées et aux investissements mobilisés, mais aussi à l’amélioration des conditions de vie, à la santé des enfants, aux revenus des producteurs et à la dignité de chaque famille guinéenne.

« Notre responsabilité est de faire en sorte que cette transformation ne se mesure pas uniquement en kilomètres de routes, en mégawatts produits, en tonnes de minerai extraites ou en milliards d’investissements mobilisés. Elle devra surtout se mesurer dans les assiettes de nos enfants, dans la santé de nos mères, dans les revenus de nos agriculteurs et dans la dignité de chaque famille guinéenne » a conclu le Ministre.

La rencontre s’est achevée par un appel à renforcer la coordination entre les institutions nationales et leurs partenaires afin de transformer les données disponibles en actions concrètes et durables pour une Guinée plus résiliente, prospère et souveraine à l’horizon 2040.

JMP en différé à Mamou : le Gouvernement et ses partenaires placent la jeunesse au cœur de la transformation nationale

Mamou, le 28 juillet 2026 — Sous la présidence de S.E.M. Ismaël NABÉ, Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, le Gouvernement guinéen, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Système des Nations Unies, a célébré, ce mardi 28 juillet 2026 à Mamou, la Journée mondiale de la population 2026.

Placée sous le thème :      « Concrétiser les espoirs et les aspirations des jeunes, aujourd’hui et pour l’avenir », la cérémonie a réuni les autorités administratives et locales, les représentants du Système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, le secteur privé, ainsi qu’une forte mobilisation de jeunes venus des différentes préfectures de la région.

L’événement a notamment enregistré la présence de M. Diego Zorrilla, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée ; de Mme Anita Akumiah, Représentante pays de l’UNFPA en Guinée ; de Mme Maddalena Bertolotti, Représentante pays de l’UNICEF en Guinée ; de la Chargée d’affaires de l’Ambassade du Royaume-Uni en Guinée, ainsi que de plusieurs autres personnalités. La cérémonie a également connu la participation de représentants du Ministère de la Jeunesse et de la Direction nationale de la Population et du Développement économique.

Mamou salue le choix d’une célébration décentralisée

Ouvrant la série des interventions, le Maire de la Commune urbaine de Mamou a souhaité la bienvenue aux différentes délégations et exprimé la reconnaissance des populations pour le choix porté sur la ville-carrefour afin d’abriter cette célébration nationale.

Il a salué l’engagement du Gouvernement et l’accompagnement des partenaires au développement en faveur de la jeunesse, de la santé, de l’éducation et du développement local.

L’UNFPA appelle à investir dans les aspirations des jeunes

Prenant la parole à la suite du Maire, la Représentante pays de l’UNFPA en Guinée, Mme Anita Akumiah, a rappelé que les jeunes aspirent à étudier, à se former, à travailler, à entreprendre et à construire leur avenir dans des conditions dignes.

Elle a plaidé pour un renforcement des investissements dans l’éducation, la formation professionnelle, la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre les violences basées sur le genre, l’innovation et la création d’emplois décents.

Elle a également réaffirmé la disponibilité de l’UNFPA à poursuivre son accompagnement auprès du Gouvernement guinéen afin de permettre à chaque jeune de réaliser pleinement son potentiel.

Le Système des Nations Unies réaffirme son engagement

Le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée, M. Diego Zorrilla, a salué l’organisation de la célébration à Mamou, soulignant que la décentralisation de cet événement permet de rapprocher les politiques publiques et les partenaires des réalités vécues par les populations.

Il a insisté sur la nécessité d’investir davantage dans le capital humain, notamment dans l’éducation, la santé, la formation, la protection sociale et l’emploi des jeunes.

Au nom du Système des Nations Unies, il a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes à accompagner la Guinée dans la mise en œuvre de politiques inclusives permettant aux jeunes et aux femmes de participer pleinement au développement du pays.

Le Gouverneur appelle à adapter les investissements aux réalités locales

Dans son intervention, le Gouverneur de la région administrative de Mamou, le Colonel Robert Soumah, a souligné que la population représente avant tout des femmes, des hommes, des jeunes et des familles dont les besoins doivent guider l’action publique.

Il a mis en avant les priorités de la région, notamment l’amélioration de l’accès à l’éducation, aux services de santé, à l’eau potable, à l’énergie, aux infrastructures rurales, à la formation professionnelle et aux opportunités économiques offertes aux jeunes.

Il a également invité les acteurs publics, les partenaires et les collectivités à renforcer leurs interventions afin de réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales.

La jeunesse fait entendre ses aspirations

La cérémonie a ensuite été marquée par le plaidoyer de la représentante des jeunes, qui a appelé à une plus grande implication de la jeunesse dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques.

Elle a notamment plaidé pour un meilleur accès à la formation professionnelle, à l’emploi, au financement de l’entrepreneuriat et aux services de santé sexuelle et reproductive, ainsi que pour le maintien des jeunes filles dans le système éducatif.

Cette intervention a replacé les préoccupations et les aspirations des jeunes au centre des échanges.

M. Ismaël NABÉ : « 17,5 millions de raisons d’espérer »

Clôturant la série des interventions, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, S.E.M. Ismaël NABÉ, qui a présidé la cérémonie, a rendu hommage à Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, pour sa vision de transformation économique et sociale de la Guinée.

Il a également salué l’accompagnement constant de l’UNFPA et du Système des Nations Unies dans les domaines du recensement, de la santé maternelle et reproductive, de l’autonomisation des femmes, de la jeunesse et du renforcement du système statistique national.

S’appuyant sur les résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), le Ministre a rappelé que la Guinée compte désormais 17 521 167 habitants et que près de huit Guinéens sur dix ont moins de 35 ans. « J’y vois 17,5 millions de raisons d’espérer, 17,5 millions de talents à révéler, 17,5 millions de destins que nous avons la responsabilité collective d’accompagner », le Ministre Ismaël NABÉ.

Évoquant la situation particulière de Mamou, il a indiqué que la région compte 916 535 habitants, soit 5,2 % de la population nationale. Elle est composée de 510 803 femmes, soit 55,7 %, contre 405 732 hommes, soit 44,3 %. Avec seulement 16,6 % de population urbaine, plus de huit habitants sur dix vivent en milieu rural.

Pour le Ministre, ces données doivent permettre d’adapter les investissements publics aux réalités territoriales, en rapprochant l’école des enfants, les structures sanitaires des familles, l’eau potable des communautés, les routes et les pistes rurales des producteurs, ainsi que les opportunités économiques des jeunes.

Il a, dans cette perspective, insisté sur l’importance de la territorialisation des politiques publiques et de la réalisation des Schémas régionaux d’aménagement et de développement (SRAD).

La modernisation de l’agriculture, le développement des chaînes de valeur, l’accès à l’eau et à l’énergie, la connectivité numérique et l’amélioration des infrastructures rurales devront occuper une place centrale dans la transformation économique et sociale de Mamou.

Simandou 2040 : faire de la jeunesse une richesse durable

Le Ministre Ismaël NABÉ a également établi un lien entre la dynamique démographique du pays et la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, qui place le développement du capital humain au cœur de la transformation nationale.

« Le minerai de fer de Simandou est une richesse exceptionnelle, mais il demeure une richesse finie. Notre jeunesse, elle, est une richesse infinie. Le fer peut construire des infrastructures. La jeunesse construit une Nation. », le Ministre Ismaël NABÉ.

Il a appelé les familles, les enseignants, les collectivités, le secteur privé, la diaspora, la société civile et les partenaires techniques et financiers à investir davantage dans l’éducation, la formation, la santé, l’entrepreneuriat et l’innovation.

S’adressant directement aux jeunes, le Ministre les a exhortés à cultiver le travail, la discipline, le courage, le patriotisme et l’excellence afin de devenir les principaux acteurs de la transformation de la Guinée.

Deux espaces inaugurés au service de la jeunesse de Mamou

En marge de la célébration, S.E.M. Ismaël NABÉ a procédé à l’inauguration du Hub digital de Mamou et du Centre convivial jeunes de Mamou, deux espaces dédiés à la jeunesse et réalisés avec l’appui de l’UNFPA.

Ces infrastructures visent à renforcer l’apprentissage, l’accès aux outils numériques, les échanges, la créativité et l’autonomisation des jeunes de la région.

Un engagement commun en faveur du capital humain

À travers cette célébration, le Gouvernement, l’UNFPA et le Système des Nations Unies ont réaffirmé leur engagement commun à faire de la jeunesse un moteur du développement inclusif et durable et à transformer la dynamique démographique de la Guinée en une véritable opportunité de prospérité.

Depuis Mamou, un message fort a ainsi été adressé à l’ensemble du pays : investir dans la jeunesse, l’autonomisation des femmes et le développement des territoires, c’est investir directement dans l’avenir de la Nation et dans la réussite du Programme Simandou 2040.

Sécurité alimentaire : la Guinée, le Japon et le PAM signent l’Accord Kennedy Round (KR) 2026 en faveur de 52 000 personnes

Conakry, le 22 juillet 2026 – Le Gouvernement japonais et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont signé, au siège du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID), l’Accord Kennedy Round KR 2026, un financement de 300 millions de yens (près de 2 millions de dollars) destiné à l’alimentation scolaire et à l’assistance nutritionnelle dans cinq régions de Guinée.

La cérémonie était présidée par le ministre Ismaël NABÉ, en présence de S.E. Kato Ryuichi, ambassadeur du Japon en Guinée, et de Cyridion Usengumuremyi, représentant et directeur pays du PAM. Le secrétaire général du ministère, l’ambassadeur Kabèlè Soumah, les directeurs nationaux de la Coopération et des Organisations internationales, ainsi que plusieurs cadres du département, ont également pris part à la signature.

52 140 bénéficiaires dans cinq régions

Sur une période de deux ans, le financement permettra au PAM d’accompagner les programmes publics de cantines scolaires et d’assistance nutritionnelle ciblée à Boké, Kankan, Faranah, Nzérékoré et Conakry, au bénéfice de 52 140 personnes, dont 25 194 femmes :

36 390 élèves recevront des repas scolaires riches en nutriments, avec un objectif d’amélioration de l’assiduité, des résultats scolaires et du maintien à l’école — en particulier pour les filles, plus exposées au risque de décrochage.

15 750 personnes vulnérables bénéficieront d’une assistance nutritionnelle adaptée : enfants de moins de cinq ans, femmes enceintes et allaitantes, personnes vivant avec le VIH ou atteintes de tuberculose.

Un partenariat fondé sur la solidarité, selon le PAM

Pour le représentant et directeur pays du PAM, Cyridion Usengumuremyi, cet appui japonais illustre la solidité d’un partenariat fondé sur la solidarité, la dignité humaine et l’investissement dans les générations futures. Il intervient alors que certaines communautés guinéennes restent confrontées à l’insécurité alimentaire, à la pauvreté et à des formes persistantes de malnutrition — le projet visant à répondre à ces besoins immédiats tout en consolidant les acquis en matière d’éducation et de santé.

Un modèle inspiré de l’expérience japonaise

L’ambassadeur Kato Ryuichi a rappelé que le Japon avait lui-même bénéficié, après la Seconde Guerre mondiale, d’une aide alimentaire internationale ayant permis de relancer ses cantines scolaires. Cette assistance a ensuite été relayée par des politiques publiques, une législation dédiée et une implication croissante des communautés, jusqu’à l’émergence d’un système de restauration scolaire autonome.

C’est cette même trajectoire — combiner réponse d’urgence et construction progressive d’un système national durable, appuyé sur la production locale et la participation communautaire — que la coopération vise à engager en Guinée.

Un projet aligné sur Simandou 2040

Pour le ministre Ismaël NABÉ, l’initiative s’inscrit pleinement dans le Programme Simandou 2040, qui place le capital humain au cœur de la transformation économique et sociale du pays :

« Un pays ne se développe pas uniquement grâce à ses ressources naturelles. Il se développe avant tout grâce à la qualité de son capital humain, à l’intelligence de ses enfants, à la santé de ses mères, au potentiel de sa jeunesse et à la résilience de ses communautés. »

Le projet contribue directement aux priorités nationales en matière d’éducation, de santé et de protection sociale, ainsi qu’à plusieurs Objectifs de développement durable (élimination de la faim, santé, éducation de qualité, partenariats).

Le MPCID au pilotage du dispositif

La coopération tripartite repose sur une répartition claire des rôles : le Japon apporte le financement et son expérience, le PAM assure la mise en œuvre opérationnelle grâce à son expertise logistique et nutritionnelle, et le Gouvernement guinéen garantit l’alignement du projet sur les priorités nationales.

Le MPCID assurera à ce titre le parrainage institutionnel du projet et la présidence de son Comité de pilotage, avec pour mission de coordonner l’action des ministères sectoriels, des collectivités locales, des services déconcentrés et des partenaires. Le département a annoncé une attention particulière portée à la transparence, à la redevabilité et au suivi-évaluation des résultats.

Coopération Guinée–Chine : la Chine accompagne la Guinée avec 2 450 tonnes de riz

Conakry, le 18 juillet 2026 — Le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) a abrité, ce samedi, la cérémonie officielle de réception de l’accompagnement en riz offert par la République populaire de Chine à la République de Guinée. Placée sous le signe d’une coopération au service des peuples, la cérémonie a été présidée par Monsieur le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, représentant Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en présence de Monsieur Ismaël NABÉ, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, de Madame Patricia LAMAH, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, et de Son Excellence Monsieur SUN Yong, Ambassadeur de la République populaire de Chine en Guinée, ainsi que des Secrétaires Généraux du MPCID et du Ministère de l’Industrie et du Commerce, des Cheffes de Cabinet du MPCID et du MFFS, et des Directeurs Généraux et Directeurs Nationaux.

La DG-CSA, garante de la transparence et du suivi

Ouvrant la série des interventions, Monsieur Mohamed CAMARA, Directeur Général de la Coordination et Suivi des Aides (DG-CSA), a exprimé la profonde gratitude de son institution pour cette importante assistance, témoignage de la qualité des relations d’amitié, de solidarité et de coopération entre les deux pays. Il a rappelé que, conformément à ses attributions, la DG-CSA assure la coordination, le suivi et la gestion des aides publiques au développement, en veillant à ce que les appuis mobilisés soient reçus et mis à la disposition des bénéficiaires dans le respect des principes de transparence, de bonne gouvernance et d’efficacité.

Un geste de solidarité salué par la Partie chinoise

Prenant la parole à sa suite, Son Excellence Monsieur SUN Yong, Ambassadeur de la République populaire de Chine en Guinée, a réaffirmé l’engagement constant de son pays aux côtés du peuple guinéen, soulignant que cet accompagnement illustre la dimension humaine et fraternelle du partenariat sino-guinéen.

Une contribution au cœur des priorités sociales du Gouvernement

Pour Madame Patricia LAMAH, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, cette remise est « bien plus qu’une contribution alimentaire » : elle traduit une volonté commune d’accompagner les efforts de développement et de protection sociale engagés par la République de Guinée. La Ministre y voit une expression concrète de l’attention portée aux femmes, aux familles et à toutes les personnes en situation de vulnérabilité — femmes cheffes de ménage, enfants, personnes âgées et personnes vivant avec un handicap. Elle a inscrit ce geste dans la vision de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, qui a fait du développement humain, de la justice sociale et de la protection des plus vulnérables des priorités de l’action publique, mise en œuvre sous la conduite de Monsieur Amadou Oury BAH, Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Après avoir félicité le Ministre Ismaël NABÉ et ses équipes pour le travail accompli dans le renforcement de la coopération sino-guinéenne, elle a assuré que les mécanismes mis en place permettront à cette contribution de parvenir effectivement aux populations destinataires, dans la transparence, l’équité et le respect de leur dignité, avec l’engagement de veiller à ce que personne ne soit laissé en marge de l’action publique.

Le Ministre Ismaël NABÉ : « un message de solidarité, de fraternité et d’amitié adressé au peuple guinéen »

Dans son discours de réception, Monsieur Ismaël NABÉ a exprimé, au nom de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et de l’ensemble du Gouvernement, la profonde gratitude du peuple guinéen à Son Excellence Monsieur XI Jinping, Président de la République populaire de Chine, au Gouvernement et au peuple frère de Chine. Au-delà de sa valeur matérielle, a-t-il souligné, cette assistance de 2 450 tonnes de riz est porteuse d’un message profondément humain de solidarité, de fraternité et d’amitié.

Le Ministre a rappelé le caractère exceptionnel de l’histoire qui lie les deux nations : partenaire de la Guinée dès les premières heures de son indépendance, la Chine a bâti avec elle, depuis plus de six décennies, une coopération fondée sur le respect mutuel, la confiance politique et la solidarité entre pays du Sud — une relation érigée en véritable « mariage » par les deux Chefs d’État lors de la visite d’État de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA à Pékin, en septembre 2024, au cours de laquelle le Président XI Jinping avait annoncé cet appui alimentaire. Une promesse aujourd’hui tenue.

Monsieur Ismaël NABÉ a également passé en revue les initiatives majeures qui, ces derniers mois, ont consolidé ce partenariat exemplaire : la signature d’un accord de coopération économique et technique de 100 millions de yuans, soit plus de 124 milliards de francs guinéens non remboursables, destinés au financement de projets sociaux prioritaires dans le cadre du Programme Simandou 2040 ; la fourniture de cent autobus de transport urbain ; la livraison d’équipements agricoles ; ainsi que le projet de réalisation de 400 forages sur l’ensemble du territoire national, dont l’accord a été signé il y a deux semaines à peine. Autant d’actions qui traduisent, selon lui, l’évolution progressive du partenariat sino-guinéen d’une logique d’assistance vers une logique de co-construction d’un avenir prospère, en cohérence avec la vision de transformation portée par le Programme Simandou 2040.

Rassurant sur la suite du processus, le Ministre a affirmé que l’accompagnement en riz sera distribué « avec la plus grande transparence, la plus grande responsabilité et la plus grande équité », au profit des populations qui en ont le plus besoin. Il a salué, à cet égard, le travail en tandem de la DG-CSA, du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, des services des Douanes et des Impôts ainsi que de la Primature.

Citant un proverbe chinois — « lorsque les hommes unissent leurs forces, ils peuvent déplacer les montagnes » —, il a conclu en formant le vœu que la Guinée et la Chine continuent de bâtir ensemble un partenariat toujours plus ambitieux, au service du bien-être des deux peuples et d’une communauté de destin fondée sur la solidarité, la confiance et le respect.

La Primature réceptionne officiellement l’accompagnement au nom du Gouvernement

Clôturant la série des interventions, Monsieur le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, représentant le Premier Ministre, empêché pour des raisons de calendrier, a transmis à la Partie chinoise les messages d’amitié du Chef du Gouvernement, ainsi que ses félicitations et encouragements aux deux départements ministériels mobilisés. Au nom du Premier Ministre et de l’ensemble du Gouvernement, il a exprimé la profonde gratitude de la République de Guinée aux autorités et au peuple frère de Chine pour ce geste de solidarité, qui illustre la qualité exceptionnelle d’une coopération bâtie sur le respect mutuel, la confiance et un partenariat stratégique en constant renforcement dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’éducation, de l’énergie et du développement économique.

Au-delà de sa valeur matérielle, a-t-il souligné, cette contribution constitue un appui important aux efforts du Gouvernement visant à renforcer la sécurité alimentaire, à soutenir les populations les plus vulnérables et à préserver la résilience du pays face aux défis économiques et climatiques — des efforts conduits, sous l’impulsion du Premier Ministre, à travers le renforcement de la souveraineté alimentaire et la modernisation du secteur agricole, redynamisés dans le cadre du Programme Simandou 2040. Réaffirmant l’exigence de transparence dans la distribution, il a ensuite prononcé le moment le plus solennel de la cérémonie : la déclaration de réception officielle, au nom du Gouvernement de la République de Guinée, de l’accompagnement alimentaire de 2 450 tonnes de riz offert par la République populaire de Chine.

Une remise symbolique consacrée par la signature du procès-verbal

La cérémonie a été marquée par la remise symbolique de l’accompagnement en riz et la signature du procès-verbal de réception entre les deux Parties, suivies de la photo de famille officielle. Ce moment fort consacre une nouvelle étape de l’excellence de la coopération entre Conakry et Pékin, un pont vers la prospérité au service des peuples.

RNV 3 : le troisième Rapport national volontaire de la Guinée validé aux Nations Unies à New York, avec les félicitations de la présidence de l’instance

Le ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Monsieur Ismaël NABÉ, est intervenu ce lundi 13 juillet 2026 au débat général du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, tenu au siège des Nations Unies à New York sous l’égide du Conseil économique et social (ECOSOC).

Porteur des chaleureuses salutations de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, le ministre a réaffirmé devant la communauté internationale l’attachement de la Guinée à l’Agenda 2030 et sa détermination à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable. Il a souligné que ces engagements s’incarnent aujourd’hui dans le Programme de développement socioéconomique durable et responsable Simandou 2040, véritable levier de transformation économique, sociale et environnementale du pays.

À la tribune, Monsieur Ismaël NABÉ a mis en lumière les avancées enregistrées par la Guinée en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, d’énergie, d’infrastructures, d’industrialisation, de développement urbain durable et de partenariats pour le développement. Il a également plaidé pour un renforcement de la solidarité mondiale, le transfert de technologies, le développement des capacités des pays en développement et une réforme plus équitable de l’architecture financière internationale.

Cette prise de parole revêt une portée particulière : le 6 juin 2026, la Guinée a été élue membre du Conseil économique et social des Nations Unies pour le mandat 2027-2029, avec 183 voix sur les 188 suffrages valablement exprimés. À compter du 1er janvier 2027, le pays siégera au sein de cet organe stratégique du système onusien, chargé de coordonner les politiques économiques, sociales et environnementales et d’assurer le suivi de l’Agenda 2030. Cette élection, véritable succès diplomatique, offre à la Guinée une tribune privilégiée pour défendre les priorités africaines en matière de financement du développement, d’industrialisation et de transformation locale des ressources naturelles.

Cette intervention fait suite à la présentation, le vendredi 10 juillet 2026, du troisième Rapport national volontaire (RNV) de la Guinée sur la mise en œuvre des ODD. Le rapport a été validé par les Nations Unies, la présidence de l’instance saluant la qualité du document, la pertinence de l’analyse et le caractère inclusif du processus d’élaboration.

Après les éditions de 2018 et de 2024, le RNV 2026 dresse un bilan complet des 17 ODD, avec un accent particulier sur les cinq objectifs examinés lors de cette session : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement ; l’accès à une énergie fiable et durable ; les infrastructures, l’industrialisation et l’innovation ; les villes et établissements humains durables ; et le partenariat mondial pour le développement.

Coordonné techniquement par le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, le processus d’élaboration a associé les ministères sectoriels, les institutions nationales, le secteur privé, la société civile, les syndicats, les ONG et les partenaires techniques et financiers, à travers des consultations régionales et sectorielles, la collecte de données et la revue des politiques et stratégies nationales, avant une double validation technique et politique.

Parmi les résultats marquants, le taux d’accès à un service élémentaire d’approvisionnement en eau est passé de 61,9 % en 2017 à 73,4 % en 2025. La capacité hydroélectrique installée atteint désormais 765 mégawatts, et l’industrie, construction comprise, représentait 25,29 % du PIB en 2024. Dans le domaine urbain, 716 logements sociaux ont été réalisés, 425 réserves foncières constituées et immatriculées, et 3 205 titres fonciers émis.

L’élection à l’ECOSOC, la validation du RNV 2026 et la participation de la Guinée au débat général du FPHN traduisent la volonté du Gouvernement, sous le leadership de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, de consolider le suivi des engagements internationaux du pays et de bâtir une Guinée émergente, inclusive, résiliente et prospère, sans laisser personne de côté.

La Guinée et la Chine renforcent leur coordination pour accélérer la réalisation du barrage hydroélectrique de Fomi

Ce vendredi 10 juillet 2026, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Laye Sékou Camara, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, et S.E.M. Sun Yong, Ambassadeur de la République populaire de Chine en République de Guinée, ont tenu une quatrième réunion stratégique consacrée à l’accélération de la mise en œuvre du projet de barrage hydroélectrique de Fomi.

Cette rencontre de haut niveau a permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet, d’examiner les conditions de mobilisation du financement et de convenir de mesures concrètes pour accélérer les procédures en cours.

Les échanges ont notamment porté sur le renforcement de la coordination entre les parties guinéenne et chinoise, l’accélération des démarches avec les partenaires financiers et le suivi des engagements de l’entreprise en charge du projet, afin de favoriser un démarrage rapide des travaux.

Projet structurant pour la Guinée, le barrage hydroélectrique de Fomi contribuera à renforcer la production nationale d’électricité, à soutenir le développement industriel et à accompagner la transformation économique du pays.

À travers cette quatrième réunion stratégique, la Guinée et la Chine réaffirment leur engagement commun à faire avancer ce projet majeur dans les meilleurs délais.

La Guinée a participé au 2ᵉ Forum Africain de l’Économie Sociale et Solidaire (FORA’ESS 2026)

Du 7 au 9 juillet 2026, Dakar a accueilli la 2ᵉ édition du Forum Africain de l’Économie Sociale et Solidaire (FORA’ESS), une rencontre continentale consacrée à la promotion d’une économie plus inclusive, résiliente et durable.

La Guinée a été représentée à ce rendez-vous par une délégation conduite par le Secrétaire général du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, l’Ambassadeur Kabèlè Soumah.

Cette édition avait notamment pour ambition de :

✅ Faire de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) un levier de mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ;

✅ Tirer pleinement parti des opportunités offertes par la ZLECAf afin de promouvoir un commerce continental plus juste et solidaire ;

✅ Renforcer la coopération Sud-Sud et triangulaire pour favoriser le partage des savoirs, des expériences et des innovations ;

✅ Accélérer l’opérationnalisation de l’Observatoire africain de l’Économie Sociale et Solidaire, créé à Yaoundé en 2024, afin de mieux documenter et valoriser les modèles endogènes de développement.

Cette rencontre a réuni plus de 2 500 participants venus de 33 pays africains autour de séances plénières, d’ateliers thématiques, de master classes et d’une foire d’exposition consacrés à l’avenir de l’économie sociale et solidaire sur le continent.

À travers sa participation à ce forum, la Guinée a réaffirmé sa volonté de faire de l’économie sociale et solidaire un levier stratégique de transformation économique et sociale, en cohérence avec la vision de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, et les orientations du Gouvernement visant à promouvoir une croissance inclusive, la création d’emplois décents et un développement durable au bénéfice de tous les Guinéens.