𝐒𝐈𝐌𝐀𝐍𝐃𝐎𝐔 𝟐𝟎𝟒𝟎 𝐀𝐔 𝐁𝐈𝐆 𝟐𝟎𝟐𝟔 : 𝐋𝐄 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄 𝐈𝐒𝐌𝐀𝐄̈𝐋 𝐍𝐀𝐁𝐄 𝐀𝐏𝐏𝐄𝐋𝐋𝐄 𝐀̀ 𝐈𝐍𝐕𝐄𝐒𝐓𝐈𝐑, 𝐒’𝐀𝐒𝐒𝐎𝐂𝐈𝐄𝐑 𝐄𝐓 𝐂𝐎-𝐂𝐎𝐍𝐒𝐓𝐑𝐔𝐈𝐑𝐄

En marge de Bpifrance Inno Génération (BIG) 2026, la Guinée a réuni à Paris des décideurs économiques panafricains et français autour d’un enjeu stratégique : investir et développer le corridor de croissance de Simandou en Guinée.

Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, S.E.M. Ismaël NABE, était accompagné de M. Moussa Cissé, Conseiller à la Présidence de la République, de M. Namory Camara, Directeur Général du Guinea Development Board (GDB), de S.E.M. Aboubacar Sidiki Camara, Ambassadeur de Guinée en France, ainsi que de hauts cadres de l’administration guinéenne et de représentants du secteur privé guinéen.

Lors de cette rencontre organisée chez Bpifrance, le Ministre a présenté les opportunités offertes par Simandou 2040 et appelé les investisseurs à prendre part à la transformation économique du pays.

> « Sous le leadership éclairé de Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, nous sommes en train de passer d’une économie qui exporte principalement des ressources à une économie qui veut transformer ses ressources en infrastructures, en industries, en entreprises, en emplois et en valeur ajoutée. »

Le catalyseur de cette transformation porte un nom : Simandou.

Simandou constitue une infrastructure économique majeure reliant les mines, le chemin de fer et les infrastructures portuaires, tout en ouvrant de nouvelles possibilités de production, de commerce et d’investissement.

À travers Simandou 2040, la Guinée porte un cadre national de transformation sur les quinze prochaines années, articulé autour de 5 piliers, 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes, avec une mobilisation importante du secteur privé national et international.

Cette dynamique s’inscrit également dans un contexte de renforcement de la crédibilité financière du pays, marqué par l’obtention, en septembre 2025, d’une notation souveraine B+ auprès de S&P Global Ratings, confirmée en mars 2026, avec une perspective relevée de « stable » à « positive ».

Le message du Ministre aux investisseurs est clair :

> « Venez en Guinée. Venez voir Simandou. Venez voir nos corridors. Venez voir nos ports. Venez voir notre potentiel agricole. Venez avec vos ambitions. Venez rencontrer nos entrepreneurs. Venez identifier vos partenaires. Et surtout, venez co-construire avec nous. »

De Paris à Conakry.

De l’intérêt à la rencontre.

De la rencontre au projet.

Du projet à l’investissement.

Et de l’investissement à la transformation.

La Guinée est ouverte aux affaires.

La Guinée est ouverte aux partenariats.

Le corridor de Simandou est en marche. La Guinée vous attend pour construire cette économie ensemble.

CRMT 2024-2029 : la Guinée renforce son dispositif de pilotage et de coordination de la coopération internationale

Conakry, le 6 octobre 2026 — Le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers la Direction nationale des Organisations internationales, a organisé ce mardi, l’atelier technique d’actualisation et de validation des outils de collecte des données du Cadre de Ressources à Moyen Terme (CRMT) 2024-2029.

Réunissant les représentants du Gouvernement, des ministères sectoriels, du Système des Nations Unies et du PNUD, des partenaires techniques et financiers ainsi que les cadres impliqués dans le processus, cette rencontre traduit la volonté du département de disposer d’une information fiable, harmonisée et régulièrement actualisée sur les ressources extérieures mobilisées au profit du développement national.

La cérémonie d’ouverture a été présidée au nom du Ministre Ismaël NABE, par le Secrétaire général, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH, qui a placé les travaux dans une perspective beaucoup plus large que la simple actualisation d’un outil statistique. Il a rappelé que le CRMT doit être compris comme un processus intégré et continu, et non comme un simple questionnaire ponctuellement renseigné. « Le CRMT est un processus intégré », a-t-il souligné, en expliquant que la chaîne commence par la collecte des données auprès des partenaires, se poursuit par leur consolidation dans le CRMT et leur intégration à la plateforme ptf.gov.gn, avant d’alimenter le Budget Programme, le Cadre Budgétaire à Moyen Terme (CBMT) et le Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT). Ces informations doivent également contribuer au pilotage de la mise en œuvre du Programme Simandou 2040.

Cette vision confère au CRMT une dimension stratégique dans l’architecture de planification publique. Pour le Gouvernement, la qualité des décisions dépend en effet de la qualité des données disponibles. Une donnée incomplète ou non harmonisée peut entraîner une mauvaise appréciation des besoins, des financements et des priorités.

Le processus de mise en place du dispositif a connu plusieurs étapes. Après une première expérimentation menée en 2024 dans la région de Kindia, une retraite organisée à Coyah en juin 2025 avait permis d’élaborer et de valider, avec les acteurs sectoriels et les partenaires, les premiers outils de collecte destinés à constituer le dispositif national.

Le premier exercice national de collecte a ensuite permis de solliciter 189 partenaires identifiés, dont 122 actifs. Les données recueillies ont été vérifiées, dédoublonnées et consolidées, aboutissant à un premier rapport national du CRMT. Pour la première fois, la Guinée disposait ainsi d’une vision consolidée de l’appui extérieur, avec plus de 188 projets recensés pour un cumul dépassant 8 489 milliards de francs guinéens. Ce rapport a été validé lors de l’atelier de décembre 2025 avant sa finalisation en 2026.

Ces premiers résultats ont également permis d’identifier plusieurs insuffisances, notamment l’irrégularité dans la transmission des données, l’absence de standardisation de certains formats et la difficulté rencontrée avec certains partenaires pour répondre aux sollicitations.

C’est précisément pour tirer les leçons de ce premier cycle et renforcer durablement le dispositif que l’atelier du 6 octobre a été organisé.

Le Secrétaire général a identifié trois raisons majeures justifiant l’actualisation des outils. La première est celle de la fiabilité des données. Des informations complètes, harmonisées et comparables sont indispensables pour permettre aux pouvoirs publics de mieux identifier les secteurs et les régions bénéficiant d’un appui, mais aussi les éventuels doublons ou les domaines insuffisamment financés.

La deuxième exigence est celle de la transparence. Les données transmises par les partenaires ne doivent pas rester confinées dans les circuits administratifs. Elles alimentent la plateforme ptf.gov.gn, conçue comme un guichet unique de l’information sur l’appui extérieur en Guinée, accessible aux décideurs, aux partenaires, à la société civile et aux citoyens. Le dispositif s’inscrit ainsi dans une logique de redevabilité mutuelle, dans laquelle l’État rend compte de l’utilisation des ressources tandis que les partenaires rendent visibles leurs contributions.

La troisième exigence, présentée comme l’enjeu majeur de la nouvelle étape, concerne l’intégration des ressources extérieures au Budget Programme. Dans le cadre des réformes engagées par le Gouvernement en faveur d’une gestion publique axée sur les résultats, les financements extérieurs ne peuvent plus être considérés comme des ressources évoluant en marge de la programmation budgétaire nationale.

Ils doivent désormais être mieux connus, prévus et rattachés aux priorités sectorielles dès la programmation. « Le CRMT et le Budget Programme ne sont pas deux exercices parallèles », a rappelé M. SOUMAH, mais « deux faces d’une même exigence » : assurer la cohérence entre les ressources mobilisées, les priorités planifiées et les réalisations attendues.

À la clôture des travaux, le Directeur national des Organisations internationales, Alphadjo Idriss HANN, a dressé le bilan de la journée et salué la participation active des différents acteurs.

Les travaux ont notamment porté sur trois outils : le nouvel outil de collecte, le fichier Excel amélioré et l’outil KoboCollect. Les échanges ont permis de clarifier la distinction entre projet et programme, de valider les calculs automatiques et de renforcer les contrôles de cohérence.

À l’issue des discussions, les participants disposent désormais d’outils harmonisés destinés à alimenter une base de données commune sur la plateforme ptf.gov.gn.

Pour M. HANN, l’enjeu dépasse toutefois la validation technique. « Le plus dur commence maintenant », a-t-il relevé, rappelant qu’un outil ne peut produire des résultats que s’il est porté et régulièrement renseigné par les équipes qui en ont la responsabilité.

La collecte des données auprès des partenaires est prévue du 15 octobre au 20 décembre 2026. Elle sera suivie d’une première validation technique en janvier 2027, de l’élaboration du rapport national en février, d’un atelier de revue en mars, puis de la validation et de la publication du CRMT 2026 en avril 2027.

Les institutions participantes sont également invitées à désigner leur point focal technique, qui constituera l’interface directe avec la Task Force CRMT afin de faciliter les échanges et l’accompagnement sur le terrain.

Le renforcement des capacités constitue également une priorité. Avec l’appui du PNUD, des sessions de formation seront organisées au profit des cadres et des ministères sectoriels sur le contrôle qualité, l’analyse des données et l’utilisation de la plateforme.

  1. Alphadjo Idriss HANN a renouvelé l’appel aux partenaires techniques et financiers à accompagner le processus, notamment pour la collecte sur le terrain, les ateliers de revue et la maintenance des outils numériques. « Investir dans le CRMT », a-t-il rappelé, c’est investir dans « la visibilité » de l’appui extérieur, dans sa coordination et dans la qualité de la planification nationale.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans le contexte des réformes engagées par la Guinée et dans la perspective de Simandou 2040, qui impose une meilleure articulation entre les ressources disponibles, les politiques publiques et les résultats attendus.

En définitive, l’atelier du 6 octobre 2026 aura permis de poser les bases techniques et institutionnelles d’un nouveau cycle de collecte plus fiable, plus harmonisé et davantage intégré à la planification budgétaire. La prochaine échéance est désormais fixée : le démarrage effectif de la collecte le 15 octobre 2026.

À travers le CRMT, le Gouvernement entend ainsi disposer d’un véritable instrument de visibilité, de coordination et de pilotage de l’aide extérieure, au service d’une coopération internationale mieux alignée sur les ambitions de développement de la Guinée.

Navire-hôpital chinois à Conakry : le Ministre Ismaël NABE met en lumière un nouveau résultat concret de la coopération sino-guinéenne

Conakry, le 5 octobre 2026-Le Port de Conakry a accueilli une importante délégation gouvernementale, venue visiter le navire-hôpital « Arche du bonheur » de la Marine chinoise, en escale en Guinée pour une mission médicale de sept jours. Aux côtés de ses collègues du Gouvernement, notamment la Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Ministre de la Défense nationale ainsi que d’autres responsables civils et militaires, le Ministre du Plan, de la coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, s’est rendu à bord du navire afin de constater le déroulement de la mission, échanger avec les équipes médicales chinoises et apprécier les premiers résultats de la prise en charge des patients guinéens.

À l’issue de cette visite, le Ministre Ismaël NABE a souligné la portée stratégique de cette opération, qu’il présente comme une traduction concrète des engagements pris au plus haut niveau entre la Guinée et la République populaire de Chine.

Dans son intervention, il a replacé la présence du navire-hôpital dans le contexte plus large du rapprochement stratégique entre Conakry et Pékin. Le Ministre a notamment rappelé le consensus établi entre le Président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, et le Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, lors de la visite officielle du Chef de l’État guinéen en Chine, en septembre 2024.

Pour lui, cette dynamique constitue le socle d’une coopération appelée à produire des réalisations tangibles au bénéfice des populations. Il a ainsi repris l’image employée par le Président Mamadi Doumbouya pour qualifier les relations entre les deux pays : celle d’un « mariage » entre la Guinée et la Chine, appelé à être fécond et à produire des résultats. « Aujourd’hui, c’est un enfant que nous venons de recevoir », a expliqué le Ministre, faisant de l’arrivée du navire-hôpital une illustration concrète de cette coopération renouvelée.

Il a inscrit la mission médicale chinoise dans une succession d’initiatives et de projets développés dans différents secteurs de coopération, notamment les infrastructures, les routes, le secteur minier, l’alimentation et l’accompagnement au développement.

Au-delà de l’aspect médical, le Ministre Ismaël Nabé a insisté sur la portée politique, diplomatique et stratégique de cette initiative. Il a rappelé que le rapprochement entre les deux pays ne doit pas seulement être mesuré à travers les engagements annoncés, mais également à travers les réalisations qui touchent directement les populations.

Le Ministre a également salué l’engagement du gouvernement et du peuple chinois, ainsi que le rôle joué par l’Ambassade de Chine en Guinée dans la concrétisation des orientations définies au plus haut niveau. « Nous voulons avoir une coopération de mariage, une coopération féconde, mais aussi une coopération de résultats », a-t-il rappelé, reprenant l’esprit des orientations présidentielles.

Cette dimension a été mise en avant par les autorités guinéennes comme une illustration de l’ouverture de la coopération militaire chinoise à des actions sanitaires au bénéfice des populations.

La mission constitue également une opportunité de collaboration entre professionnels guinéens et chinois. Les équipes médicales des deux pays peuvent partager leurs expériences, leurs pratiques et leurs compétences, contribuant ainsi au renforcement des capacités nationales dans plusieurs domaines de la médecine spécialisée.

Pour le Ministre Ismaël NABE, cette initiative s’inscrit pleinement dans les orientations du Programme Simandou 2040, notamment dans son cinquième pilier consacré à la santé et au bien-être. Il a souligné que la Chine accompagne la Guinée dans les différents axes de cette vision nationale de développement et a établi un lien direct entre les engagements pris par les autorités chinoises et les résultats progressivement observables sur le terrain.

Il a notamment rappelé l’engagement annoncé par le Président Xi Jinping en faveur du Programme Simandou 2040. La présence du navire-hôpital à Conakry vient ainsi s’inscrire dans cette vision d’une coopération orientée vers le développement humain, au-delà des seuls investissements économiques et infrastructurels.

Il a exprimé sa reconnaissance aux autorités chinoises, à l’équipage du navire et aux équipes médicales mobilisées pour cette mission.

À travers cette mission médicale, Conakry et Pékin donnent ainsi une nouvelle illustration de la diversification de leur partenariat. Du développement des infrastructures aux secteurs minier et alimentaire, en passant désormais par la santé et le renforcement des capacités médicales, la coopération bilatérale se déploie dans plusieurs domaines considérés comme prioritaires pour la transformation économique et sociale de la Guinée.

Renforcement du partenariat entre la Guinée et la Banque mondiale pour accélérer la mise en œuvre de la Vision Guinée 2040

Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, M. Ismaël NABE, a reçu une délégation de haut niveau de la Banque mondiale conduite par Mme Yaye Seynabou Sacko, Directrice régionale de la Banque Mondiale pour la pratique de la prospérité en Afrique de l’Ouest et Centrale dans le cadre d’une séance de travail consacrée au renforcement de la coopération autour des priorités de développement de la Guinée. Elle était accompagnée de plusieurs responsables sectoriels.

Les échanges ont permis de mettre en lumière les avancées enregistrées grâce à l’appui de la Banque mondiale, notamment dans le domaine de la statistique nationale. Le Ministre a salué les résultats obtenus à travers le Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHASAO), qui a permis la réalisation du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4), la sixième Enquête démographique et de santé (EDS-6), le rebasage du Produit intérieur brut (PIB), ainsi que plusieurs enquêtes renforçant la qualité des données au service des décisions publiques.

À cette occasion, le Ministre a présenté les grandes orientations de la Vision Guinée 2040, articulée autour de cinq piliers stratégiques : l’agriculture et l’agro-industrie, l’éducation et le développement du capital humain, les infrastructures, les finances et la technologie, ainsi que la santé et le bien-être. Il a souligné que cette vision ambitionne de transformer durablement l’économie nationale à travers la mise en œuvre de 122 mégaprojets et 36 réformes, nécessitant une forte mobilisation des investissements publics et privés.

Il a également plaidé pour la poursuite de l’accompagnement de la Banque mondiale afin de consolider les acquis du système statistique national, renforcer les capacités institutionnelles, développer les infrastructures de formation des statisticiens et soutenir la production régulière de données fiables, indispensables à une planification efficace. Il a rappelé que « sans données, il n’y a ni planification, ni développement ».

La délégation de la Banque mondiale a salué les progrès réalisés par la Guinée et réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre de cette ambitieuse vision. Elle a notamment mis en avant leur soutien au renforcement des capacités institutionnelles, à la modernisation du système statistique, au développement du registre national des entreprises, à la conduite des enquêtes économiques et sociales, ainsi qu’à l’amélioration des systèmes d’information nécessaires au suivi des politiques publiques.

La délégation a également présenté plusieurs perspectives d’appui, notamment un projet de 75 millions de dollars consacré à la modernisation de la mobilisation des recettes intérieures et de la gestion des finances publiques, ainsi qu’un accompagnement dans les domaines de la passation des marchés publics, du suivi-évaluation, de la gestion des investissements publics, du développement du secteur financier et de la promotion des investissements privés.

Au terme des échanges, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur partenariat stratégique afin d’accélérer la mise en œuvre de la Vision Guinée 2040, de consolider les réformes engagées et de promouvoir un développement durable, inclusif et fondé sur des données fiables au service des populations guinéennes.

Audience : le Ministre Ismaël NABE reçoit l’Ambassadeur de l’Indonésie en Guinée

Conakry, le 5 octobre 2026 – Le Ministre Ismaël NABE a reçu, en audience ce lundi, l’Ambassadeur de la République d’Indonésie en Guinée, SEM Ardian WICAKSONO. Le diplomate indonésien était accompagné du Consul honoraire de l’Indonésie en Guinée, SEM Alexandre CAMARA et des représentants de la société Bakrie Group, notamment M. Nalin Rathod, M. Adi Sugandi, M. Aldrich Felix, M. Achutan Nair.

Cette rencontre a été consacrée aux perspectives de renforcement et de diversification de la coopération entre la Guinée et l’Indonésie, avec un accent particulier sur les secteurs à fort potentiel de développement et d’investissement.

Le Ministre Ismaël NABE était entouré de la Cheffe de Cabinet, Mme Fatoumata TOURE, et de M. Karamo KABA, Directeur général adjoint de l’Agence guinéenne de coopération technique (AGCT).

Au cours des échanges, le Ministre et ses hôtes ont notamment porté une attention particulière au secteur agricole. Ils ont ainsi abordé le projet de joint-venture avec la SOGUIPAH, visant à développer la production d’huile de palme, mais également à favoriser sa transformation locale en différents produits à valeur ajoutée, notamment dans le domaine des cosmétiques.

Les échanges ont également porté sur les opportunités liées au développement des infrastructures industrielles et à l’implantation d’une unité de transformation le long du corridor Kissidougou-Guéckédou, afin de rapprocher les activités de production et de transformation des zones à fort potentiel agricole.

La question du développement de la riziculture a également occupé une place importante dans les discussions. La Guinée et l’Indonésie entendent notamment partager leurs expériences et explorer les possibilités de partenariat susceptibles de contribuer à l’amélioration de la production, de la transformation et de la valorisation du riz.

Sur le plan minier, les échanges ont porté sur les possibilités de coopération et de partage d’expériences, l’objectif étant de tirer parti des acquis et des expertises respectifs des deux pays pour favoriser une meilleure valorisation des ressources naturelles et renforcer les retombées économiques du secteur.

Au-delà de ces secteurs prioritaires, le Ministre Ismaël NABE et le diplomate indonésien ont évoqué la perspective de mettre en place un accord global de coopération, couvrant plusieurs domaines développement.

Enfin, ils ont évoqué la visite du Ministre en Indonésie pour matérialiser ce renforcement de la coopération.

Cette audience témoigne ainsi de la volonté des deux pays de consolider leur partenariat autour de secteurs porteurs, en privilégiant une coopération axée sur l’investissement, le transfert de compétences, la transformation locale et la création de valeur, au service du développement économique et social de la Guinée.

BIDC : Son Excellence Monsieur Ismaël NABE participe à la 101ᵉ réunion ordinaire du Conseil d’Administration et lance le Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027

En sa qualité de Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement de la République de Guinée et Président du Conseil des Gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a participé, le 28 septembre 2026 à Lomé, en République togolaise, à la 101ᵉ réunion ordinaire du Conseil d’Administration de la BIDC.

Cette session a permis d’approuver quatre opérations stratégiques, pour un montant total de 390 millions de dollars américains. Ces financements sont destinés à soutenir des projets structurants dans les secteurs de l’énergie, des mines, des transports et de l’agriculture intelligente face au climat en Afrique de l’Ouest.

À l’issue de cette réunion, Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a procédé au lancement officiel du Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027 (EIF 2027), placé sous le thème : « Résilience et transformation : naviguer dans un contexte mondial incertain et libérer une croissance inclusive en Afrique de l’Ouest ».

Dans son intervention, le Président du Conseil des Gouverneurs de la BIDC a insisté sur la nécessité d’intensifier la mobilisation des capitaux, de renforcer la structuration de projets bancables et de faciliter la mise en relation entre les opportunités d’investissement et les acteurs économiques. Ces leviers sont essentiels pour accélérer la transformation durable et inclusive de l’Afrique de l’Ouest.

En marge de ces travaux, Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a tenu plusieurs rencontres bilatérales. Il s’est notamment entretenu avec Madame Thi Hoang Mai TRAN, Représentante de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’Afrique de l’Ouest, au sujet de la participation de la Guinée au prochain Sommet de la Francophonie et du renforcement de la coopération au sein de l’espace francophone.

Il a également échangé avec son homologue du Togo sur plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la participation du Togo à la 5ᵉ édition du Forum de coopération Afrique–Royaume-Uni (WACAF 5), prévue en Guinée en octobre.

Cette participation aux instances régionales et ces échanges de haut niveau illustrent la volonté de la Guinée de consolider ses partenariats stratégiques, de promouvoir une coopération internationale dynamique et de renforcer une diplomatie économique orientée vers le développement.

NEW YORK-TABLE RONDE PRÉSIDENTIELLE ÉTATS-UNIS–GUINÉE : LANCEMENT DU GUIDE D’INVESTISSEMENT EN RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

New York, le 24 septembre 2026 – En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) et la U.S. Chamber of Commerce, à travers son U.S.-Africa Business Center (USAfBC), ont organisé une Table ronde présidentielle de haut niveau autour du thème : « Renforcer le partenariat États-Unis–Guinée à travers la coopération et l’investissement », sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République.

Organisée avec la collaboration de l’Ambassade de Guinée à Washington, la rencontre, fruit d’une démarche engagée depuis deux ans, a réuni des dirigeants d’entreprises américaines, des responsables gouvernementaux guinéens et américains, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires au développement.

La cérémonie a été présidée par le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismaël NABÉ, en présence de Mme Khaïté SALL, Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, de M. François Brouno, Ministre de la Fonction publique, de Conseillers de la Présidence de la République, de S.E. Monsieur l’Ambassadeur de la République de Guinée à Washington, de M. Lionel Zinsou, ancien Premier ministre, de l’Ambassadeur (à la retraite) Troy Fitrell, ancien Ambassadeur des États-Unis en Guinée, d’un représentant du Secrétaire d’État des États-Unis, ainsi que de Mme Hawa Barry Diallo, Présidente de la représentation consulaire de la CCIAG aux États-Unis.

Dans son allocution, le Ministre Ismaël NABÉ a adressé un message direct au secteur privé américain : « La Guinée est ouverte à une coopération gagnant-gagnant. Je remercie les entreprises présentes pour leur amitié envers la Guinée. Plus important encore, la Guinée est prête à construire des partenariats. »

Le Ministre a également rendu hommage à l’ancienne Ambassadrice de la République de Guinée à Washington, S.E. Mme Haja Fatoumata Kaba Sidibé.

« Simandou 2040 », cadre d’un nouveau cycle de développement, a été présenté comme une vision visant à créer davantage de valeur en Guinée dans les infrastructures, l’énergie, l’industrie, l’agriculture et l’agro-industrie, le numérique et le développement du capital humain. Le Ministre a invité les entreprises américaines à investir en Guinée, à nouer des partenariats avec les entreprises nationales, à contribuer à la formation des jeunes et au transfert de technologies.

Temps fort de la rencontre : le lancement du Guide d’investissement en République de Guinée de la U.S. Chamber of Commerce. Destiné aux investisseurs américains, cet outil présente les opportunités, les secteurs porteurs, les réformes en cours, les projets stratégiques et facilite l’accès aux interlocuteurs institutionnels.

« Le MPCID, au cœur de la coopération et des partenariats »

Le MPCID joue un rôle central dans la mobilisation des partenaires internationaux, la facilitation des investissements et le développement de partenariats — notamment public-privé — au service des priorités nationales. L’enjeu est de rapprocher pouvoirs publics, partenaires internationaux et secteur privé afin de faire émerger des projets structurants, créateurs d’emplois, de compétences et de valeur.

À l’image de plusieurs pays africains, la Guinée entend renforcer la lisibilité de son offre et faciliter l’accès des investisseurs internationaux aux projets et secteurs porteurs. Le Ministre a salué l’amitié et l’appui des États-Unis à la Guinée, ainsi que l’engagement du secteur privé américain, autour d’une ambition fondée sur la coopération et une prospérité partagée.

La Guinée est ouverte aux affaires. Elle est prête à construire des partenariats durables. Pour une prospérité partagée.

#MPCID #Guinée #USA #Simandou2040 #Investissement #CoopérationInternationale #PPP #PartenariatPublicPrivé

WACAF 5 : Conakry s’impose comme le carrefour de la coopération économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone

Après plusieurs éditions organisées à Londres et au Togo, le WACAF pose pour la première fois ses valises en Guinée. Conakry accueille la cinquième édition du Forum Royaume-Uni–Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (WACAF 5), les 20 et 21 octobre prochains. Un choix qui traduit, selon les organisateurs, la place grandissante du pays dans les dynamiques économiques et commerciales de l’Afrique de l’Ouest. Ce vendredi 18 septembre 2026, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a officiellement lancé les activités de ce rendez-vous économique de portée internationale. Il avait à ses côtés le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITE, le Ministre de l’Agriculture, Félix LAMAH, le Ministre de la Jeunesse, Béa DIALLO, l’Ambassadeur de la Grande-Bretagne en Guinée, SEM Daniel SHEPHERD, des représentants du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les représentants des entreprises partenaires du WACAF 5.

Prenant la parole, le représentant de DMA Invest, structure partenaire de l’organisation du WACAF, a mis en avant la trajectoire spectaculaire prise par le forum depuis sa création. Lancé en 2022 à l’initiative du gouvernement britannique afin de favoriser le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le WACAF a progressivement élargi son périmètre et son ambition.

D’un rendez-vous initial réunissant six pays, le forum s’inscrit désormais dans une dynamique beaucoup plus large, avec la participation annoncée de nombreux pays de la région, mais également du Nigeria et de la Guinée équatoriale. Une expansion qui illustre, selon l’intervenant, la montée en puissance de cette plateforme consacrée au dialogue économique et aux opportunités d’affaires.

Le représentant de DMA a également souligné l’importance des capitaux mobilisés dans le cadre de cette dynamique, évoquant une progression considérable des investissements et des perspectives qui se rapprochent désormais de plusieurs milliards de livres sterling.

Cette montée en puissance fait du WACAF, selon lui, l’un des rendez-vous les plus significatifs de la coopération économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique. Il s’est notamment réjoui de voir la Guinée accueillir cette cinquième édition, après avoir été retenue face à l’intérêt manifesté par plusieurs pays.

Pour lui, l’organisation du WACAF 5 à Conakry constitue une étape historique pour le pays. La capitale guinéenne devrait accueillir des délégations d’affaires venues du Royaume-Uni, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’autres régions du monde. Plus de 42 pays sont annoncés à travers des délégations d’affaires de haut niveau, confirmant la dimension internationale que les organisateurs souhaitent donner à cette édition.

Au-delà des rencontres institutionnelles, le représentant de DMA a insisté sur la vocation profondément économique du forum, avec l’ambition de favoriser la conclusion de nouveaux accords et la mobilisation de nouveaux investissements.

Prenant la parole à son tour, l’Ambassadeur de la Grande-Bretagne en Guinée a salué l’engagement du Gouvernement guinéen dans l’organisation de cette cinquième édition. Il a particulièrement rendu hommage au leadership du Premier ministre ainsi qu’à celui du ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, pour leur implication dans la préparation de l’événement.

L’Ambassadeur a également salué le rôle joué par les partenaires du WACAF, notamment DMA, dont il a souligné la vision, la persévérance et le professionnalisme dans la consolidation progressive du forum comme plateforme de référence du dialogue économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone. Pour le diplomate britannique, le choix de la Guinée n’est pas fortuit. Il témoigne de la place croissante du pays dans les réflexions économiques, commerciales et stratégiques qui façonnent l’avenir de la région. La Guinée, a-t-il expliqué, illustre pleinement la dynamique de transformation actuellement observée en Afrique de l’Ouest et dans l’Afrique centrale francophone.

Cette transformation concerne notamment les ressources naturelles, les infrastructures, l’énergie, l’eau, les transports, les compétences, l’entrepreneuriat, l’industrialisation et l’intégration régionale. Dans cette perspective, le WACAF 5 doit servir de passerelle entre les ambitions de développement de la Guinée et les capacités des investisseurs, institutions financières, entreprises et partenaires internationaux susceptibles de contribuer à leur concrétisation. « Le développement ne se construit pas uniquement grâce aux ressources. Il se construit grâce aux partenariats », a résumé l’Ambassadeur, mettant ainsi en avant l’importance de la confiance et du dialogue entre gouvernements, investisseurs, banques, entreprises et partenaires au développement.

Le Royaume-Uni entend, dans ce cadre, poursuivre son accompagnement des ambitions africaines à travers ses entreprises, ses mécanismes de financement et ses partenaires, notamment UK Export Finance.

L’objectif affiché est de promouvoir l’investissement responsable, le transfert de compétences et de technologies et la construction de partenariats économiques fondés sur l’intérêt mutuel et le respect réciproque.

Lançant officiellement le WACAF 5, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a placé le WACAF 5 dans une perspective plus large : celle de la transformation structurelle des économies africaines. Il a rappelé que l’Afrique a longtemps été perçue à travers l’immensité de ses ressources, l’importance de son marché et le dynamisme de sa jeunesse. Mais, pour lui, la question fondamentale est désormais celle de la transformation de ce potentiel en valeur et en opportunités concrètes.

L’enjeu consiste à transformer les ressources en valeur ajoutée, les infrastructures en corridors économiques, les terres en chaînes agro-industrielles, l’énergie en capacité productive, la jeunesse en capital humain et les marchés en véritables espaces de création de richesse.

Surtout, insiste le Ministre NABE, il faut transformer les partenariats en résultats. C’est dans cette logique qu’il appelle à dépasser la coopération traditionnelle fondée uniquement sur les projets et les échanges pour entrer dans une nouvelle phase : celle de la coopération de transformation. La chaîne est clairement définie : passer de la promesse au financement, du financement à l’investissement, de l’investissement à la production, de la production à l’emploi et de l’emploi à une prospérité durable.

Pour la Guinée, cette orientation s’inscrit directement dans la dynamique engagée à travers le programme Simandou 2040, présenté par le Ministre Ismaël NABE comme un cadre stratégique destiné à faire des ressources naturelles un levier de diversification économique, d’industrialisation, de création de valeur et de prospérité pour les générations présentes et futures.

Dans cette perspective, le WACAF 5 ne doit pas être un simple forum de discussion. Le Ministre veut en faire un « espace de décision », un lieu où les acteurs viennent écouter, mais surtout rencontrer, négocier, signer, co-investir et co-construire. « L’Afrique n’a pas besoin d’une nouvelle déclaration d’intention. L’Afrique a besoin de projets concrets », a-t-il martelé, mettant en avant les besoins du continent en capitaux patients, technologies, expertise, infrastructures et capacités industrielles.

Le Ministre NABE a adressé un message particulier aux partenaires britanniques, soulignant la complémentarité entre les deux espaces économiques. D’un côté, le Royaume-Uni dispose d’une longue expérience dans les domaines de l’innovation, de la finance, de l’industrie, du commerce et de l’entrepreneuriat. De l’autre, l’Afrique dispose de ressources considérables, de marchés en expansion, d’une démographie dynamique et de vastes territoires présentant d’importantes opportunités de développement. L’enjeu consiste donc à connecter ces deux réalités : le capital britannique aux projets africains, l’expertise britannique aux besoins de transformation des économies africaines et les ambitions des deux parties autour d’un partenariat économique de long terme.

La présence annoncée d’investisseurs, d’institutions financières, d’entrepreneurs et de décideurs de plusieurs horizons devrait permettre de donner une traduction concrète à cette ambition.

Pour le Ministre Ismaël NABE, le véritable succès du WACAF 5 ne devra pas se mesurer uniquement au nombre de participants ou à l’ampleur des échanges pendant les deux jours du forum. Il devra surtout être apprécié à travers ce qui se passera après le forum : les investissements effectivement réalisés, les projets qui avancent, les entreprises qui se créent, les unités industrielles qui voient le jour, les emplois générés et les chaînes de valeur qui se structurent.

La Guinée invite ainsi les investisseurs et partenaires à venir à Conakry avec leurs idées, leurs capitaux, leurs technologies et leurs expertises, mais surtout avec la volonté de co-construire. Pour elle, l’accueil de cette édition représente à la fois une reconnaissance de sa place croissante dans les dynamiques économiques régionales et une opportunité de mettre en valeur les perspectives ouvertes par sa transformation économique. Pour le Royaume-Uni et les partenaires du forum, Conakry offre un cadre destiné à rapprocher capitaux, projets, expertise, technologies et opportunités.

Les 20 et 21 octobre prochains, la capitale guinéenne sera ainsi appelée à accueillir un dialogue qui se veut résolument tourné vers l’action. De la coopération à la transformation, de la transformation à la création de valeur, et de la création de valeur à la prospérité partagée : tel est le cap affiché pour cette cinquième édition du WACAF. Avec cette rencontre, la Guinée entend faire de Conakry non pas seulement le lieu d’un rendez-vous international supplémentaire, mais un espace où les ambitions africaines peuvent se traduire en projets, en investissements, en emplois et en partenariats durables.

RGE-1 : la Guinée lance la collecte des données de son premier recensement général des entreprises

Conakry, 17 septembre 2026-Le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers l’Institut National de la Statistique (INS), a officiellement lancé, ce jeudi, la collecte des données du Premier Recensement Général des Entreprises de la République de Guinée (RGE-1). C’est une campagne nationale destinée à établir, pour la première fois, une connaissance exhaustive et actualisée du tissu entrepreneurial du pays. La Guinée franchit ainsi une nouvelle étape dans la consolidation de son système national d’information économique.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du Gouvernement, les responsables des institutions économiques et consulaires, des représentants du secteur privé, de la Banque mondiale, de la société civile, ainsi que les agents mobilisés pour conduire la collecte sur le terrain.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur général de l’INS, Dr Makan DOUMBOUYA, a situé le RGE-1 dans la dynamique des grandes opérations statistiques conduites par la Guinée ces dernières années. Après le quatrième Recensement général de la population et de l’habitation, les travaux de rebasage des comptes nationaux et des comptes nationaux trimestriels, ainsi que la sixième Enquête démographique et de santé, le pays s’engage désormais dans une opération consacrée à son tissu entrepreneurial. Le RGE-1 doit notamment permettre de constituer un répertoire national des entreprises et de procéder à leur géolocalisation. Il devra également produire des informations sur les branches d’activité, la taille des entreprises, les niveaux d’investissement et les emplois créés, afin d’alimenter la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et plans de développement.

Il a rappelé que le RGE-1 repose sur huit grandes phases : les travaux préparatoires, la sensibilisation des acteurs, la cartographie des zones de développement des entreprises, le recensement pilote, le recrutement et la formation des agents, la collecte, le traitement et l’analyse des données, puis la validation et la vulgarisation des résultats.

Pour la phase de terrain, 1 100 agents ont été présélectionnés et formés, avant qu’une sélection finale ne permette de retenir 972 agents pour la collecte. Leur formation a notamment porté sur la méthodologie du recensement, les outils numériques, l’organisation de la collecte, l’affectation des zones de travail, ainsi que les mesures de santé, de sécurité et de prévention des violences basées sur le genre.

Déployés à l’issue de la cérémonie, les agents doivent parcourir le territoire national pendant deux mois, afin de recueillir les données relatives notamment aux activités des entreprises, aux emplois, aux besoins d’investissement et aux perspectives d’investissement.

Dr DOUMBOUYA a ainsi insisté sur la responsabilité des agents de collecte, tout en appelant les entreprises, commerçants et artisans à leur réserver un accueil favorable et à fournir des informations précises et fiables. L’administration territoriale est également invitée à faciliter leur travail sur le terrain.

Pour le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée, El Hadj Mamadou BALDE, le lancement du RGE-1 répond à une attente majeure du secteur privé : celle de disposer de statistiques fiables permettant de mieux mesurer le poids réel de l’économie guinéenne et de la situer dans les comparaisons internationales. Il a mis en évidence une réalité souvent rencontrée par les représentants du secteur privé dans les cadres régionaux et internationaux : l’absence d’un répertoire statistique exhaustif et actualisé des entreprises guinéennes limite la capacité à présenter avec précision la réalité économique nationale.

La Chambre de commerce entend donc jouer pleinement son rôle dans la réussite de l’opération. Présente sur l’ensemble du territoire à travers ses représentations, elle s’est engagée à accompagner les équipes de recensement partout où cela sera nécessaire.

Le président de l’institution consulaire a lancé un appel solennel aux opérateurs économiques afin qu’ils se mobilisent et accueillent les agents recenseurs. Pour lui, une entreprise recensée participe à sa propre visibilité et contribue à rendre plus lisible le potentiel économique de la Guinée.

Au-delà de la production statistique, le RGE-1 doit ainsi permettre de mieux faire connaître le tissu entrepreneurial guinéen, de mesurer son évolution et de donner davantage de visibilité aux capacités économiques du pays au-delà de ses frontières.

Prenant la parole à son tour, le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Aboubacar KOUROUMA, a réaffirmé la pleine disponibilité de son département à contribuer à la réussite du premier recensement général des entreprises. Il a présenté le RGE-1 comme une étape majeure dans l’amélioration du système national d’information économique, indispensable à une meilleure connaissance du tissu entrepreneurial et à l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données fiables.

Cette collaboration entre les départements ministériels doit notamment permettre de capitaliser sur les outils existants, dont l’Atlas de l’industrie, afin de favoriser le croisement, la consolidation et l’enrichissement des informations économiques disponibles.

L’un des enjeux majeurs identifiés concerne la compréhension des facteurs qui freinent la création, la survie et le développement des entreprises. Le ministre a notamment évoqué la question du taux de mortalité des entreprises, estimé dans son intervention à près de 75 %, et la nécessité de disposer de données permettant d’en identifier les causes.

Accès au financement, fiscalité, logistique, douane, port, délais administratifs, agréments, contrôle de qualité, foncier industriel, accès aux marchés publics, coût de l’énergie, formalisation ou encore multiplicité des contrôles : autant de contraintes que le RGE-1 pourrait contribuer à documenter avec davantage de précision.

Ces informations sont appelées à servir de base à l’orientation des réformes dans les domaines de l’industrialisation, du commerce, de la formalisation, de l’accompagnement des PME, de la compétitivité et de la promotion d’une concurrence saine.

Dans cette perspective, le Ministre KOUROUMA a résumé la logique de l’opération par une formule structurante : « Mieux connaître nos entreprises, c’est mieux planifier. Mieux planifier, c’est mieux orienter l’investissement. »

La Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou TOURE, a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de l’administration territoriale à accompagner les agents recenseurs dans l’accomplissement de leur mission. Gouverneurs, préfets, sous-préfets et maires sont appelés à se mobiliser afin de faciliter le déploiement des équipes et de garantir les conditions nécessaires à la collecte des données sur l’ensemble du territoire national.

Cette mobilisation revêt une importance particulière pour les collectivités territoriales. Le recensement doit en effet contribuer à une meilleure connaissance de l’activité économique locale et, à terme, fournir des informations utiles à la mobilisation des recettes propres des communes et à la planification du développement local.

Dans son discours de lancement officiel, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a présenté cette opération comme bien plus qu’une simple campagne de collecte statistique. « À compter de ce jour, la République de Guinée part à la rencontre de son économie », a-t-il déclaré, en évoquant le déploiement des équipes dans les villes, préfectures, sous-préfectures, quartiers et villages à la rencontre de celles et ceux qui produisent, transforment, transportent, commercialisent, innovent, investissent et créent des emplois.

Pour le Ministre Ismaël NABE, le RGE-1 doit permettre à la Guinée de passer d’une connaissance fondée sur des estimations, des perceptions et des informations fragmentées à une connaissance plus précise de son tissu économique. Combien d’entreprises existent dans le pays ? Où sont-elles implantées ? Dans quels secteurs évoluent-elles ? Quelle est leur taille ? Combien d’emplois génèrent-elles ? Quels sont leurs besoins, leurs potentialités et les obstacles qui entravent leur développement ? Autant de questions auxquelles le recensement doit apporter des réponses documentées.

Le Ministre NABE a surtout insisté sur la portée stratégique de ces données. Le RGE-1 doit fournir une photographie précise de l’appareil productif guinéen, mais également transformer cette photographie en véritable instrument de pilotage de l’économie nationale. Les résultats devront contribuer à éclairer les politiques publiques, identifier les secteurs à fort potentiel, orienter les investissements, améliorer l’accompagnement des petites et moyennes entreprises, mieux comprendre les réalités territoriales et cibler plus efficacement les financements.

S’adressant particulièrement aux agents mobilisés pour la collecte, il leur a rappelé la portée de leur mission. Plus de 1 000 femmes et hommes sont appelés à parcourir le territoire national pour porter cette opération jusque dans les différents recoins de l’économie guinéenne. Ils ne sont pas seulement chargés de remplir des questionnaires, mais appelés à devenir, selon le ministre, les « éclaireurs de la connaissance économique de la Guinée ». Rigueur, intégrité, respect, discrétion et professionnalisme devront guider leur travail. La qualité des résultats dépendra directement de la précision des informations recueillies. Car derrière chaque donnée se trouve une réalité économique et sociale : une entreprise, un entrepreneur, un emploi, une famille, une activité et une contribution au développement national.

Le Ministre Ismaël NABE a ainsi rappelé qu’une donnée erronée peut conduire à une mauvaise lecture, laquelle peut à son tour conduire à une mauvaise décision, avec des conséquences sur le développement d’un territoire ou d’un secteur.

Aux entrepreneurs et chefs d’entreprises, M. NABE a adressé un message de confiance et de mobilisation. Il les a invités à accueillir les agents recenseurs et à répondre avec sincérité et sérénité aux questions qui leur seront posées. Il a insisté sur le fait que la finalité du RGE-1 n’est pas de sanctionner, mais de connaître pour mieux accompagner. Être recensé, c’est ainsi, selon le ministre, « entrer dans la carte économique de la Guinée », afin que chaque entreprise puisse être prise en compte dans la connaissance globale de l’économie nationale.

Le lancement du RGE-1 intervient dans un contexte où la Guinée ambitionne d’accélérer la transformation structurelle de son économie à travers le programme Simandou 2040. Pour lui, une ambition de cette dimension exige une nouvelle culture de l’action publique, fondée sur la connaissance, les données et la planification intégrée.

Le recensement doit ainsi contribuer à mieux connaître l’appareil productif, ses potentialités, ses chaînes de valeur et sa capacité à générer durablement des emplois et de la richesse sur l’ensemble du territoire.

La donnée statistique est, dans cette perspective, appelée à devenir un véritable patrimoine stratégique permettant de connaître le présent, mesurer les progrès accomplis, anticiper les évolutions et construire des politiques publiques davantage en adéquation avec les réalités du pays.

Avec le lancement officiel de la collecte, la Guinée ouvre donc une séquence déterminante de son Premier Recensement général des entreprises. Durant deux mois, les équipes déployées sur le terrain auront la responsabilité de recueillir les informations qui permettront de dresser une cartographie plus précise du tissu économique national. La réussite de cette opération reposera sur une mobilisation collective : celle des agents recenseurs, des administrations territoriales, des départements ministériels, des organisations professionnelles, des chambres consulaires, des partenaires techniques et financiers, mais surtout des entreprises elles-mêmes. Au terme du processus, l’enjeu sera de transformer les données collectées en connaissances, les connaissances en décisions et les décisions en actions capables d’accompagner la transformation économique du pays.

À travers le RGE-1, la Guinée ne se contente donc pas de compter ses entreprises. Elle se donne les moyens de mieux comprendre son économie, de mieux planifier son développement et de mieux préparer son avenir.

RGE-1 : la région de Kindia mobilisée pour mieux connaître son tissu économique

Kindia, le 17 septembre 2026 — Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, M. Ismaël NABÉ, a présidé la rencontre d’information, de sensibilisation et de mobilisation des acteurs économiques et des autorités locales de Kindia, dans le cadre du Premier Recensement Général des Entreprises (RGE-1).

La rencontre a réuni les autorités administratives et locales, les services déconcentrés, les partenaires techniques et financiers, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat, ainsi que les acteurs du secteur privé, artisans et commerçants.

Le Gouverneur de Kindia a souhaité la bienvenue à la délégation et réaffirmé l’engagement des autorités locales à accompagner la réussite de l’opération.

Au nom de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat (CCIAG), le Trésorier principal a, pour sa part, réitéré l’engagement du secteur privé avant de réaffirmer la disponibilité des instances consulaires à accompagner le processus. Il a souligné le rôle essentiel des chambres de commerce et d’industrie dans la mobilisation des opérateurs économiques sur l’ensemble du territoire national, à travers leurs différentes structures déconcentrées. Son intervention a surtout mis en lumière un enjeu majeur : la nécessité de disposer d’informations économiques fiables et actualisées sur les entreprises guinéennes.

Selon lui, une meilleure connaissance du tissu entrepreneurial permettra non seulement aux autorités de mieux orienter leurs politiques, mais également aux partenaires nationaux et internationaux de mieux identifier les entreprises susceptibles de bénéficier de programmes, de formations, de partenariats ou d’opportunités d’affaires.

Il a ainsi appelé l’ensemble des opérateurs économiques guinéens à répondre favorablement aux équipes chargées du recensement et à contribuer activement à la réussite de cette opération.

Cette mobilisation du secteur privé apparaît d’autant plus déterminante que la qualité des résultats du RGFE-1 dépendra largement de la disponibilité et de la fiabilité des informations fournies par les entreprises.

Le Directeur Général de l’INS, Dr Makan Doumouya, a présenté le processus, les objectifs et les enjeux du RGE-1, tout en précisant le rôle et la contribution attendue des différentes parties prenantes. Il a replacé le RGFE-1 dans sa dimension stratégique. À ses yeux, la Guinée ne peut prétendre transformer durablement son économie sans disposer au préalable d’une connaissance précise de sa réalité économique. L’enjeu est donc de produire une information statistique suffisamment exhaustive, fiable et actualisée pour permettre aux décideurs de mieux comprendre les dynamiques économiques du pays.

Cette connaissance doit notamment permettre de mieux identifier les entreprises, leur localisation, leurs secteurs d’activité, leur contribution à l’emploi et les différentes caractéristiques de leur activité.

Le RGFE-1 doit ainsi contribuer à améliorer les outils statistiques nationaux et à fournir aux décideurs publics comme aux acteurs économiques une meilleure visibilité sur l’appareil productif guinéen.

Dans son intervention, le Ministre Ismaël NABE a rappelé l’importance de disposer de données fiables pour mieux connaître, planifier et accompagner le développement économique. Il a insisté sur une réalité fondamentale : la transformation d’une nation ne peut être conduite à l’aveugle. Elle nécessite une vision, des instruments solides, des investissements importants, mais également et surtout une connaissance précise de la réalité nationale. « On ne peut pas planifier efficacement ce que l’on ne connaît pas. On ne peut pas transformer durablement ce qu’on ne mesure pas », a-t-il martelé.

Dans cette logique, le RGFE-1 apparaît comme le complément naturel du recensement général de la population et de l’habitation. Si ce dernier permet de mieux connaître le capital humain du pays, le recensement des entreprises doit permettre de dresser la photographie du capital économique et de l’appareil productif national.

Face aux éventuelles préoccupations des opérateurs économiques, le Ministre Ismaël Nabé a tenu à délivrer un message particulièrement clair. « Le RGFE-1 n’est pas un instrument de contrôle, mais un instrument de connaissance. C’est un instrument de planification, c’est un instrument d’accompagnement », a-t-il expliqué. L’objectif, a-t-il poursuivi, n’est pas de juger les entreprises, mais de mieux comprendre leurs réalités afin de permettre à l’État d’élaborer des politiques publiques davantage adaptées.

Cette clarification constitue un élément essentiel de la campagne de sensibilisation, puisque la réussite du recensement dépendra de l’adhésion et de la collaboration des entreprises.

Où investir ? Quels secteurs accompagner ? Quelles infrastructures développer ? À travers les données qui seront collectées, le Gouvernement entend disposer de réponses plus précises à une série de questions déterminantes pour l’avenir économique du pays.

Où se trouvent les principaux pôles économiques ? Quels sont les secteurs à fort potentiel ? Où se situent les déficits d’investissement ? Quels secteurs doivent bénéficier d’un accompagnement prioritaire ? Où faut-il renforcer les infrastructures et les services ? Où améliorer l’accès à l’investissement ? Où développer des formations professionnelles spécialisées ?

Autant de questions auxquelles le RGFE-1 devrait permettre d’apporter des éléments de réponse. Pour le Ministre Ismaël NABE, l’objectif ultime est de transformer la connaissance en décisions et les décisions en développement.

Le recensement doit ainsi contribuer à une meilleure territorialisation des politiques de développement, à une identification plus précise des chaînes de valeur agricoles et industrielles, à une meilleure orientation des investissements et à un accompagnement plus efficace du secteur privé.

Il a également appelé les autorités locales, les services déconcentrés, les organisations professionnelles et l’ensemble des opérateurs économiques de Kindia à faire du RGE-1 une réussite collective, en insistant sur un message majeur à l’endroit des entrepreneurs : le recensement est un instrument de connaissance, de planification et d’accompagnement, et non un instrument de contrôle.

Inscrit dans la dynamique de Simandou 2040, le RGE-1 doit contribuer à renforcer l’architecture statistique nationale et à mieux orienter les investissements, les politiques publiques et l’accompagnement du secteur privé.

Au-delà de la production de statistiques, le ministre Ismaël Nabé inscrit le RGFE-1 dans une perspective beaucoup plus large : celle de la transformation de la Guinée à l’horizon 2040. La Guinée de 2040, estime-t-il, se prépare dès aujourd’hui dans les écoles, les administrations, les entreprises, les bases de données et dans la capacité collective du pays à connaître précisément ses réalités.

𝐒𝐎𝐋𝐈𝐃𝐀𝐑𝐈𝐓𝐄́ 𝐄𝐍 𝐅𝐀𝐕𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐑𝐒𝐎𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐕𝐔𝐋𝐍𝐄́𝐑𝐀𝐁𝐋𝐄𝐒

En marge de la cérémonie, le Ministre Ismaël NABÉ a procédé, au Gouvernorat de Kindia, à la remise de 120 tonnes de riz offertes par la République populaire de Chine à la République de Guinée, destinées aux personnes vulnérables de la région.

Un geste qui illustre également la solidarité et la coopération sino-guinéenne en faveur des populations.