MPCID : le Ministre Ismaël NABE prend officiellement les rênes du département

Conakry, le 6 février 2026-Sous le signe de la solennité et d’une ferme détermination, Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a été officiellement installé dans ses fonctions de Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ce vendredi. La cérémonie a été coprésidée par Monsieur Benoît Tamba Kamano, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement et Dr Joseph Tonga Doré, Vérificateur Général. Plusieurs membres du Gouvernement, d’éminents cadres de l’administration publique, des représentants des institutions républicaines, le corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les parents et amis du Ministre NABE étaient également présents.

Cet événement représente un tournant crucial pour le département, désormais positionné comme un pilier stratégique de la nouvelle phase institutionnelle du pays.

Dans son allocution d’installation, M. Tamba Benoit Kamano, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, a mis en exergue l’importance républicaine majeure de cet événement. Il a rappelé que cette nomination, s’inscrivant dans le sillage de la restructuration décidée par le Président de la République Mamadi Doumbouya, consacre le premier responsable de ce département essentiel sous la Cinquième République. M. Kamano a motivé ce choix par les succès manifestes déjà enregistrés par le Ministre Nabé, notamment en matière de stabilisation macroéconomique et de consolidation de la crédibilité de la Guinée auprès des partenaires internationaux.

Il a également insisté sur la contribution essentielle du nouveau département dans la concrétisation du Programme Simandou 2040, véritable feuille de route du développement national pour les quinze prochaines années. Saluant l’énergie et le professionnalisme du Ministre Ismaël Nabé, M. Kamano a rappelé que cette cérémonie dépasse la simple formalité administrative pour constituer un moment clé de la reconstruction de l’État. Il a conclu en exhortant l’ensemble des collaborateurs à se mobiliser au service de cette vision d’une croissance inclusive et durable, soulignant ainsi la détermination du gouvernement à façonner durablement l’avenir de la Nation.

Dans son allocution d’entrée en fonction, le Ministre Ismaël NABE a présenté une feuille de route ambitieuse, érigeant la souveraineté économique et le programme « Simandou 2040 » en priorités absolues de la nation.

D’emblée, il a exprimé une « reconnaissance sincère » à l’endroit de Son Excellence le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi Doumbouya. Il a rendu hommage au « courage politique » et à la « clairvoyance stratégique » du Chef de l’État, qui ont permis à la Guinée d’opérer un virage décisif, caractérisé par une stabilité institutionnelle retrouvée et une projection audacieuse vers l’avenir.

Le Ministre NABE n’a pas manqué de remercier également le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Amadou Oury BAH, ainsi que les partenaires techniques et financiers pour leur soutien indéfectible. Avec une vive émotion, il a rendu hommage à ses parents, particulièrement à son défunt père, dont « l’héritage moral et la droiture » demeurent les phares guidant ses pas au service de la patrie.

La Cinquième République : l’ère de l’État stratège

Pour le Ministre NABE, la Cinquième République, inaugurée le 17 janvier 2026, dépasse le simple cadre légal. Elle symbolise l’avènement d’un « État stratège, planificateur et efficace ».

« Planifier, ce n’est pas seulement prévoir : c’est anticiper et choisir avec responsabilité. Coopérer, ce n’est pas dépendre : c’est bâtir des partenariats équilibrés et respectueux de notre souveraineté. Développer, ce n’est pas accumuler des chiffres : c’est améliorer concrètement la vie des Guinéennes et des Guinéens ».

Il a insisté sur le fait que le développement ne saurait se réduire à une simple « accumulation de chiffres », mais doit tendre vers une amélioration tangible de la vie des Guinéens.

2025, une année de résultats structurels majeurs

Évoquant le bilan de l’année 2025, le Ministre Ismaël NABE a énuméré des progrès significatifs qui constituent désormais le fondement de la transformation nationale :

  • La souveraineté statistique : La tenue réussie du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH4) a permis de doter la nation d’une base de données fiable.
  • La performance macroéconomique : Le rebasage du PIB a enregistré une progression de +51,6%, parallèlement à la migration des Comptes Nationaux et à l’élaboration de Schémas Régionaux d’Aménagement (SRAD).
  • La crédibilité financière : La Guinée a obtenu sa première notation souveraine internationale (B+ avec perspective stable par Standard & Poor’s), ouvrant la voie à l’accès à des financements structurants.
  • Le capital humain : Des bourses d’excellence ont été attribuées pour des études au Canada, au Japon, à Singapour et en Australie, et une centaine de statisticiens et démographes ont bénéficié de formations dans les meilleures écoles africaines.

Une coopération Internationale proactive et souveraine

Le Ministre NABE a souligné une approche diplomatique économique proactive, qui a permis la mobilisation d’un montant global considérable de 10 milliards de dollars US. Ces financements sont issus de partenaires variés tels que la Chine, le Japon, l’Union Européenne, la BID, la BADEA et divers fonds arabes. Il a également évoqué des instruments de modernisation comme la plateforme ptf.gov.gn et la validation du rapport final du Cadre de Ressources à Moyen Terme (CRMT).

Cap sur « Simandou 2040 »

Pour cette nouvelle mission, la « boussole » reste la même : le Programme Simandou 2040. Le Ministre NABE a promis de concrétiser cette vision par des « réalisations concrètes et durables », grâce à une planification rigoureuse basée sur la donnée et la transparence.

Enfin, le Ministre Ismaël NABE a exhorté à la discipline et à la recherche de l’efficacité. « La Guinée entre dans une nouvelle ère. Une ère de responsabilité », a-t-il conclu, s’engageant solennellement à un service loyal de l’État sous la houlette du Président Mamadi Doumbouya.

Guinée–Japon : Bâtir ensemble un développement durable

Conakry, le 02 février 2026 – Dans le cadre du renforcement des relations de coopération bilatérale entre la République de Guinée et le Japon, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH, Secrétaire Général du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) a reçu en audience une importante délégation de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) conduite par M. Naoki YANASE, Directeur de département Afrique de la JICA, accompagné de Mme Junko MASUDA, Directrice régionale Afrique de l’Ouest de la JICA, basée à Dakar.

Cette rencontre s’est tenue en présence de Madame la Cheffe de Cabinet, Fatoumata TOURÉ, du Conseiller chargé de la Coopération, Fodé Kaba DIABY, du Directeur National de la Coopération, Dr Arafan TRAORÉ, de la Directrice Générale de l’Agence Guinéenne de Coopération Technique, Maniamba KANDÉ, du Directeur Général Adjoint de la Coordination et du Suivi des Aides, Ousmane TOUNKARA, ainsi que de nombreux cadres du département.

Effectuant sa première visite en Afrique francophone, M. Naoki YANASE a choisi la Guinée comme point de départ, illustrant ainsi la solidité des relations de coopération guinéo-japonaises. Il s’est félicité des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de plusieurs projets structurant, notamment le pont de Faranah, saluant les efforts déployés par le MPCID dans la résolution des contraintes liées à l’enlèvement des équipements du pont de Soumba vers le pont de Faranah.

Abordant le dossier du port de pêche de Kaporo, le Directeur Afrique de la JICA a salué son opérationnalisation effective dès la remise officielle des clés à la Guinée. Il a cependant relevé des défis persistants, notamment la réalisation de l’usine de glace et la mise en place d’un dispositif adéquat de gestion des déchets, précisant que ces composantes relèvent de la responsabilité de la partie guinéenne. Il a par ailleurs annoncé qu’une évaluation du projet sera conduite au cours de l’année, soulignant que la prise en charge des défis (usine de glace et gestions des déchets) pourrait affecter la notation globale du projet et conditionner la mise en œuvre d’initiatives similaires à l’avenir.

La délégation de la JICA a félicité les autorités guinéennes pour la tenue d’élections paisibles récemment organisées en Guinée, avant de réaffirmer l’engagement de l’institution japonaise à accompagner le pays dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement Simandou 2040, en alignant ses interventions sur ce cadre stratégique et en identifiant des projets concrets à fort impact, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation et du développement des chaînes de valeur de la formation.

S’agissant de l’Institut National de Santé Publique (INSP) de Coyah, la délégation a reconnu la qualité des infrastructures et la modernité des équipements installés, tout en insitant sur  la nécessité de renforcer les capacités des ressources humaines, condition essentielle à l’amélioration de la surveillance épidémiologique et de la résilience sanitaire du pays. Il a également attiré l’attention sur la dégradation d’une portion de la clôture suite aux fortes pluies. Il a recommandé la réhabilitation rapide afin de sécuriser les équipements hautement sensibles du laboratoire.

Prenant la parole, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH, a exprimé la profonde gratitude du gouvernement guinéen au gouvernement japonais pour son appui constant et multiforme au processus de developpement socio économique. Il s’est engagé à travailler en étroite collaboration avec les départements sectoriels afin de relever les défis identifiés et de renforcer davantage la coopération entre la Guinée et le Japon.

Enfin, le Secrétaire Général a présenté les grandes orientations du programme Simandou 2040, structuré autour de cinq piliers, avec ses 122 projets et 36 réformes couvrant 14 secteurs prioritaires. Il a également exprimé le souhait d’un accompagnement renforcé du Japon, notamment dans les domaines de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, leviers essentiels du développement durable et inclusif.

Au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, et de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH a renouvelé la reconnaissance du peuple guinéen au Gouvernement japonais pour son engagement constant aux côtés de la Guinée.

Pays les Moins Avancés (PMA) : la Guinée valide son rapport d’examen à mi-parcours du Programme d’Action de Doha

Ce 28 janvier 2026, la République de Guinée a marqué un tournant décisif dans son parcours de développement. Elle a procédé à la validation politique de son rapport national d’examen à mi-parcours pour le Programme d’action de Doha (2022-2031), en faveur des Pays les Moins Avancés (PMA).

Cet événement stratégique de haut niveau, organisé par le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers la Direction nationale des Organisations internationales, avec l’appui technique et financier du Système des Nations Unies, a réuni plusieurs acteurs : Des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile et les agences onusiennes. Cette approbation confirme la détermination du pays à quitter la liste des PMA avant la fin de la décennie en cours.

Loin d’être un simple bilan, cet examen à mi-parcours du Programme d’action de Doha s’affirme comme un véritable outil d’aide à la prise de décision. Il permet d’évaluer les avancées accomplies, de cerner les obstacles récurrents et d’élaborer des mesures correctives pour dynamiser l’application des engagements internationaux de la Guinée, en parfaite adéquation avec priorités institutionnelles.

Dans son discours de bienvenue, la Directrice Nationale adjointe des Organisations internationales a mis en lumière la rigueur et l’inclusivité de la méthodologie employée pour l’élaboration de ce rapport. Celle-ci a impliqué pas moins de 26 ministères sectoriels, 8 entités techniques, la société civile, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. Trois ateliers thématiques ont permis de recueillir des apports variés et multisectoriels, enrichis par une collecte étendue de données quantitatives et qualitatives puis validés techniquement avec soin. Ce processus garantit la solidité de la méthode, la justesse de l’analyse et la possibilité de comparer les résultats à l’échelle internationale.

Le rapport de synthèse révèle un contraste saisissant entre les résultats macroéconomiques et les indicateurs sociaux :

Une Économie florissante : La Guinée enregistre une croissance économique vigoureuse. Cependant, celle-ci est majoritairement tirée par le secteur minier, un pan d’activité qui ne génère qu’une faible proportion d’emplois, entre 4 et 5 %.

– Défis sociaux et infrastructurels : Bien que des progrès notables aient été enregistrés en matière de digitalisation et de couverture sociale, des fragilités demeurent. Notemment dans les zones rurales.

– Capital humain : Des écarts importants persistent entre la capitale, Conakry, et l’intérieur du pays.

M. Jean Marie KIPELA, Coordinateur résident par intérim du Système des Nations Unies, a soutenu que l’objectif d’extraire de la catégorie des PMA est désormais « tout à fait réalisable ». Pour y parvenir concrètement, la Guinée doit accélérer ses investissements dans le développement du capital humain – à savoir la santé, l’éducation et la nutrition – condition sine qua non pour satisfaire les critères de reclassement de l’ONU.

Une transition en phase avec la vision nationale

En ouvrant l’atelier, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH, Secrétaire Général du Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, a rappelé la ferme volonté du gouvernement de tenir compte du diagnostic établi dans le Programme Simandou 2040, fondement de la vision nationale à long terme. Il a vivement encouragé les participants à aller au-delà de la seule validation politique : « Notre tâche n’est plus seulement d’analyser, mais bien d’intensifier l’action publique. La preuve concrète de notre crédibilité collective résidera dans une appropriation réelle de ce rapport et sa déclinaison en plans d’actions sectoriels, assortis de budgets précis et de financements assurés. »

Le Secrétaire Général a mis l’accent sur l’importance d’une coordination intersectorielle, indispensable pour prévenir la dispersion des efforts et s’assurer que l’essor minier débouche sur une diversification économique pérenne. Il a également rappelé que ce document est le résultat d’une méthodologie exigeante, conforme aux standards internationaux, gage d’objectivité et de comparabilité des données. Selon lui, le retard de développement n’est en aucun cas une fatalité : « Ce qui compte, c’est notre aptitude collective à transformer les obstacles en opportunités, et à convertir cette dynamique en une réussite nationale. »

Il a enfin convié les participants à valider, avec un sens des responsabilités, la pertinence des recommandations, en parfaite harmonie avec les priorités nationales et la volonté politique affirmée au sommet de l’État.

Pour conclure, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH a exprimé sa reconnaissance aux experts nationaux et internationaux ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, pour leur soutien indéfectible et leur confiance renouvelée. Il a affirmé la pleine détermination du Ministère du Plan à s’acquitter de son rôle fondamental : veiller sur la cohérence dans la conception des politiques publiques et assurer une coordination efficiente  dans la mise en œuvre pour un développement à la fois durable, équilibré et résilient.

Conseil de cabinet du 19 janvier 2026 : Le Ministre Ismaël Nabé salue les succès de 2025 et définit les grandes lignes des prochaines réformes

Le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël NABE, a présidé la réunion cruciale de son cabinet. Cette rencontre stratégique a été l’occasion de dresser un premier bilan des actions récentes du ministère, de saluer les performances réalisées et de donner des orientations claires pour la poursuite du travail du département.

La réunion a débuté par des prières et bénédictions pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité de la République de Guinée.

Ouvrant la séance, le Ministre NABE a chaleureusement salué l’engagement de tous les cadres du département. Il les a félicités pour leur contribution exceptionnelle à la réussite de l’investiture du Président Mamadi DOUMBOUYA. Il a rappelé avec satisfaction que les délégations étrangères et les invités internationaux avaient été unanimement impressionnés par l’image positive, l’organisation impeccable et l’hospitalité guinéenne.

Il a également tenu à remercier les Directeurs nationaux, généraux et leurs adjoints pour l’accueil impeccable et professionnel réservé, le dimanche 18 janvier 2026, à M. Nick Cheecker, un haut représentant américain. Un tel accueil, a-t-il insisté, joue un rôle clé dans le renforcement de la crédibilité et de l’attractivité de la Guinée aux yeux de ses partenaires stratégiques.

S’agissant de la coopération internationale, le Ministre NABE a révélé une avancée significative avec la Banque africaine de développement (BAD). La Guinée est désormais perçue comme un pays prioritaire par cette institution panafricaine. Il a rapporté que le Président de la BAD avait chaleureusement accueilli l’invitation à l’investiture et avait confirmé la volonté de son institution d’appuyer financièrement le Programme stratégique Simandou 2040, un projet essentiel pour l’évolution économique et sociale de la nation.

Le Ministre a par ailleurs salué l’ensemble de ses équipes pour les excellents résultats de l’année 2025. Cette période a été jalonnée de progrès marquants, notamment en matière de planification, de mobilisation des partenaires et de coordination des stratégies gouvernementales. Il a fermement encouragé chacun à conserver cette impulsion, rappelant que les attentes du Gouvernement et de la population demeurent considérables.

Pour conclure, il a instruit le Service Communication et Relations publiques de préparer et de diffuser à tous les responsables du ministère la synthèse du bilan exposé lors de l’émission « Heure de bilan » sur la RTG. L’objectif est d’assurer une compréhension partagée des accomplissements et des défis à relever.

Coopération Guinée–France : le MPCI consolide les investissements stratégiques autour de Simandou 2040

En marge de la cérémonie d’investiture de Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale a reçu Madame Éléonore Caroit, Ministre déléguée chargée de la Francophonie, de la Coopération et des Partenariats, représentante du Président de la République française, Son Excellence Emmanuel Macron. Cette rencontre de haut niveau a été consacrée au renforcement de la coopération entre la République de Guinée et la République française.

Le Ministre était entouré de Monsieur le Secrétaire Général du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, Ambassadeur Kabèlè Soumah, ainsi que de plusieurs Directeurs en charge du Plan et de la Coopération. La Ministre française était, quant à elle, accompagnée de l’Ambassadeur de France en Guinée, témoignant de l’importance stratégique accordée à ces échanges.

Les discussions ont porté sur le développement des échanges économiques, la promotion de projets structurants à fort impact et la mise en œuvre de partenariats gagnant-gagnant, notamment à travers les investissements d’entreprises françaises disposant d’expertises avérées dans des secteurs clés. Les autorités guinéennes ont insisté sur la nécessité pour les investisseurs de s’aligner sur les priorités nationales de développement, dans une logique de cohérence et d’efficacité.

Dans son intervention, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale a souligné que la coopération Guinée–France est aujourd’hui au beau fixe, marquée par une confiance renouvelée et une volonté commune de bâtir des partenariats durables. Plusieurs projets stratégiques ont été évoqués, notamment le projet TNT de radar civilo-militaire, estimé à 600 millions de dollars, illustrant l’ambition et la portée des investissements envisagés.

Le rôle de Bpifrance et le tresor français ont été largement mis en avant, notamment dans l’accompagnement de la transition économique de la Guinée, en synergie avec l’action du Gouvernement français et l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD). Ces appuis s’inscrivent dans un contexte national marqué par des échéances électorales à venir, nécessitant stabilité, crédibilité et engagement des partenaires.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière le Programme Simandou 2040, cadre stratégique de référence du développement national. L’accent a été mis sur le capital humain, pilier fondamental du programme, avec la confirmation que l’ensemble des projets soutenus par Bpifrance est pleinement intégré dans la vision Simandou 2040. À ce jour, 122 projets et 36 réformes ont été partagés avec la partie française.

Une mission de Bpifrance est prévue en mars, visant à mobiliser les entreprises françaises, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et de l’agribusiness, considérés comme prioritaires pour la diversification économique et la création d’emplois. Des partenariats avec des groupes de référence, tels que Thales, ont également été évoqués.

Le volet éducation et formation a occupé une place importante dans les discussions, avec des perspectives autour des classes préparatoires, du développement des compétences et de l’employabilité locale. La mobilisation du secteur privé a été identifiée comme un levier essentiel pour la réussite de ces ambitions.

Le Ministre a sollicité la recatégorisation de la Guinée dans la catégorie 4 ou 5 de l’OCDE afin de renforcer l’attractivité du pays et ouvrir de nouvelles perspectives de financement et d’investissements.

Un message particulier a enfin été adressé à l’endroit des femmes, réaffirmant leur rôle central dans le développement économique et social, en cohérence avec les engagements issus du Sommet des 4P, porté par le Président Emmanuel Macron.

À travers cette rencontre de haut niveau, la Guinée et la France réaffirment leur volonté commune de consolider une coopération moderne, stratégique et orientée vers des résultats concrets, au service du développement durable et inclusif de la Guinée.

Coopération Guinée–États-Unis : le Ministre Ismaël NABE reçoit M. Nick CHECKER du Département d’État américain

Conakry, le 18 janvier 2026 – Le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, M. Ismaël Nabé, a reçu en audience ce dimanche M. Nick Cheecker, Haut fonctionnaire américain et Chef du Bureau des affaires africaines au Département d’État des États-Unis, Représentant l’administration Trump à l’investiture du Président Mamadi Doumbouya. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération stratégique entre la République de Guinée et les États-Unis d’Amérique.

Le Ministre NABE était entouré des membres de son cabinet ainsi que des Directeurs nationaux, généraux et de leurs adjoints.

Les échanges ont porté sur les grandes orientations du programme de transformation économique de la Guinée, structuré autour de piliers essentiels, ainsi que sur les opportunités concrètes de coopération bilatérale, notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, de l’éducation, des infrastructures, des mines et de la gouvernance économique.

Dans son allocution de bienvenue, le Ministre Ismaël Nabé a souligné le dynamisme actuel de la coopération guinéenne avec les États-Unis, citant l’exemple de Wabtec, l’entreprise détentrice du contrat de fourniture des wagons pour le transguinéen. Il a exprimé le souhait que, dans le cadre du pilier 2 (éducation et culture) du Programme Simandou 2040 et de l’initiative Simandou Academy, Wabtec s’implique activement dans le développement du capital humain guinéen, en particulier par la formation de jeunes Guinéens à la maintenance de ces wagons.

Le Ministre Nabé a confirmé l’engagement du Gouvernement guinéen à finaliser des accords porteurs d’avenir dès cette année, insistant sur l’importance de saisir les opportunités actuelles pour optimiser les contrats en cours de négociation. Il a également souligné la nécessité d’accélérer les mécanismes de décision, en vue d’une efficacité accrue et de résultats rapides, le tout dans le respect scrupuleux des standards de rigueur et de transparence.

Une attention particulière a été accordée aux licences minières, un domaine crucial pour l’économie nationale. Le Ministre NABE a mentionné que des directives présidentielles ont récemment été émises pour faire avancer certains dossiers prioritaires, ce qui devrait engendrer des avancées tangibles très prochainement, et ce, dès ce mois-ci. Ces progrès sont considérés comme des « quick wins » (victoires rapides) propres à consolider la confiance des partenaires et des investisseurs.

Le Ministre Ismaël Nabé a en outre salué la qualité du partenariat avec les États-Unis, décrivant M. Nick Cheecker et son équipe comme des partenaires solides et déterminés, aptes à soutenir la Guinée dans la concrétisation de projets d’envergure, particulièrement dans les secteurs de l’éducation, du transfert de compétences et des infrastructures.

Enfin, le Ministre Nabé a confirmé l’engagement de son ministère à mobiliser toutes les compétences techniques pour accélérer les processus, intensifier la coordination interministérielle et parvenir à des réalisations concrètes, au service du progrès économique et social de la Guinée.

En réponse, le Haut responsable américain, Nick CHECKER, a souligné que la Guinée était le premier pays qu’il visitait depuis sa prise de fonction. « Nous sommes disposés à collaborer avec la Guinée. Nous sommes conscients du potentiel minier qu’elle recèle, mais nous sommes convaincus qu’elle possède également d’autres atouts. Nous sommes impatients de pouvoir explorer et développer avec vous ces autres domaines », a-t-il affirmé.

Le diplomate américain s’est engagé à inciter davantage d’entreprises américaines à investir et collaborer avec la Guinée, à l’instar de celles déjà présentes comme Wabtec. « Je constate que vous avez déjà initié des collaborations avec plusieurs entreprises américaines. Nous allons activement encourager d’autres à s’engager avec la Guinée. Nous maintiendrons et renforcerons cette relation. Je vous remercie chaleureusement de l’accueil réservé à ma délégation ici au ministère du Plan et de la Coopération internationale », a conclu M. Nick Cheecker.

Les deux parties ont également évoqué la prochaine visite officielle aux États-Unis de responsables guinéens, qui devrait permettre de consolider les discussions engagées et de poser les bases d’accords durables, en cohérence avec la vision de développement portée par les autorités guinéennes sur un horizon de quinze ans.

Cette audience témoigne une nouvelle fois de la solidité des relations entre la Guinée et les États-Unis, ainsi que de la volonté commune des deux pays de porter leur coopération à un niveau stratégique, pragmatique et orienté vers l’impact.

2025, l’année où la Guinée a redéfini son destin stratégique

L’année 2025 se distingue comme un moment charnière dans la trajectoire de transformation de la République de Guinée. Bien plus qu’un simple exercice budgétaire ou administratif, elle signe un tournant stratégique majeur, celui d’un État qui embrasse pleinement sa vision, renforce sa souveraineté et ancre son développement dans le long terme.

Sous l’égide éclairée de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, Chef de l’État, et portée par l’impulsion du Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Monsieur Ismaël NABE, la Guinée a amorcé en 2025 une dynamique structurante, réfléchie et clairement orientée vers l’avenir. Le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale s’est imposé comme le pivot intellectuel et stratégique de cette mue, avec une ambition limpide : ériger le Programme Simandou 2040 en véritable pilier du développement national pour les quinze prochaines années.

Présenté officiellement au Président de la République le 28 octobre 2025, le Programme Simandou 2040 est désormais la feuille de route incontournable de l’action publique. Bâti sur cinq piliers, 122 projets structurants et 36 réformes essentielles, il matérialise une vision globale, harmonieuse et ambitieuse du progrès économique et social du pays. Cette année-là a permis d’en parachever l’architecture générale, d’harmoniser les politiques sectorielles et de mettre en place un cadre de financement fiable, transparent et séduisant sur la scène internationale.

Sur le front économique et financier, 2025 restera également gravée comme une année de reconnaissance majeure. Pour la toute première fois de son histoire, la Guinée a décroché une notation souveraine internationale, un B+ assorti d’une perspective stable, attribuée par l’agence Standard & Poor’s. Ce gage de confiance envoie un signal puissant aux marchés et aux partenaires internationaux. Il atteste de la stabilité macroéconomique du pays, de la fiabilité des réformes entreprises et propulse désormais la Guinée au rang de deuxième économie d’Afrique de l’Ouest francophone.

Dans la lignée de cette impulsion, le pays a entrepris de finaliser son tout premier Fonds Souverain, un levier stratégique conçu pour garantir une gestion éclairée et équitable des ressources naturelles entre les générations, soutenir les investissements d’envergure et pérenniser, sur le long terme, la vision insufflée par Simandou 2040.

L’année 2025 a également été le théâtre d’un pas décisif vers la modernisation de l’État, notamment via une révolution statistique, discrète certes, mais d’une importance capitale. La tenue du 4e Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH) – le premier entièrement numérique de l’histoire du pays, financé à 63 % sur fonds nationaux – offre désormais à la Guinée une base de données démographiques alignée sur les standards internationaux. À cela s’ajoute la publication assidue des comptes nationaux trimestriels, le lancement de la deuxième enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages et la révision de la base du PIB, avec une réévaluation de +51,2 %, ce qui consolide la clarté et la fiabilité des indicateurs économiques nationaux.

Ces progrès esquissent un nouveau portrait de l’économie guinéenne, désormais articulée autour d’un secteur primaire de 36,4 %, d’un secteur secondaire de 29 % et d’un secteur tertiaire de 29,1 %. Une mutation progressive mais profonde, qui raffermit la Guinée dans son aspiration à la diversification économique.

En matière de développement durable et d’aménagement du territoire, 2025 a été marquée par l’intégration concrète des Objectifs de Développement Durable dans toutes les politiques publiques. Le Massif du Fouta Djallon a été placé au centre des stratégies nationales de résilience climatique et de préservation environnementale, tandis que l’élaboration des Schémas Régionaux d’Aménagement et de Développement jette les bases d’une planification territoriale plus harmonieuse et ouverte à tous.

Enfin, l’investissement dans le capital humain s’est affirmé comme l’un des piliers majeurs de cette année. Le lancement de la Simandou Academy illustre cette ferme volonté de forger une nouvelle génération de leaders d’excellence, aptes à incarner la vision nationale sur le long cours. Déjà, 44 statisticiens et démographes, ainsi que 214 cadres, ont pu bénéficier de formations de pointe, tandis que des partenariats académiques stratégiques ont été tissés avec le Canada, la Malaisie, l’Australie, le Japon et plusieurs autres nations, ouvrant ainsi aux jeunes Guinéens les portes des institutions internationales les plus prestigieuses.

Clairement, 2025 ne fut pas une année comme les autres.

Elle restera celle où la Guinée a bâti, avec rigueur et détermination, les bases indélébiles de son avenir.

Programme d’action de Doha : la Guinée accélère sa feuille de route pour une sortie durable de la catégorie des PMA

Conakry, le 13 janvier 2026-La Guinée vient de marquer une étape importante dans l’application et l’accélération du Programme d’action de Doha (PAD), destiné à soutenir les Pays les Moins Avancés (PMA). Le Ministère du Plan et de la Coopération internationale, à travers la Direction nationale des Organisations internationales, a organisé l’atelier sectoriel de consultation consacré à l’Examen à mi-parcours du Programme d’Action de Doha (PAD) en faveur des Pays les Moins Avancés (PMA).

Organisé avec l’appui du Système des Nations Unies et en présence des représentants des départements ministériels, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé, cet atelier vise à s’assurer de la parfaite adéquation entre les objectifs du Programme de Doha et les priorités nationales ; ensuite, identifier les leviers d’accélération qui permettront à la Guinée de hâter son départ de la catégorie des PMA, notamment en renforçant le revenu national brut, le capital humain et la résilience économique ; enfin, élaborer un plan d’action concret pour les cinq prochaines années.

Le Programme d’action de Doha, en vigueur de 2022 à 2030, représente le document de référence international conçu pour guider les nations les plus fragiles vers un développement à la fois inclusif, résilient et autonome.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël NABE, a salué « l’engagement constant du Système des Nations Unies aux côtés de la Guinée », tout en réaffirmant la volonté du Gouvernement de faire du PAD un véritable levier d’accélération de l’ambition nationale. « Pour la Guinée, le Programme d’Action de Doha n’est pas un agenda extérieur, mais un outil stratégique au service de notre vision de développement », a-t-il souligné.

S’articulant autour de six piliers majeurs — le capital humain, la science et l’innovation, la transformation structurelle, le commerce, la résilience climatique et les partenariats — le PAD trouve une résonance particulière avec le Programme de Développement Socio-Économique Durable et Responsable Simandou 2040, désormais présenté comme la boussole nationale du pays.

Sous la haute autorité du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, la Guinée s’est engagée, selon le Ministre NABE, dans une trajectoire claire visant à rompre durablement avec la vulnérabilité, à bâtir une économie productive et industrialisée, et à placer le capital humain au cœur de la transformation nationale.

Les travaux de l’atelier devront notamment permettre de mesurer la synergie entre les piliers du Programme d’Action de Doha et les leviers de Simandou 2040, d’identifier les accélérateurs de croissance capables de faciliter la sortie du statut de PMA, de renforcer l’attractivité du pays pour les investissements structurants, et de définir une feuille de route opérationnelle pour les cinq prochaines années.

« La Guinée n’est plus un pays en attente, la Guinée est un pays en mouvement », a affirmé le Ministre Ismaël NABE, mettant en avant les réformes structurelles engagées, la restauration de la crédibilité économique et le repositionnement du pays sur la scène internationale.

Les recommandations issues des travaux sectoriels alimenteront le rapport national qui sera soumis aux plus hautes autorités de l’État avant d’être transmis aux Nations Unies d’ici le 31 janvier 2026, une échéance jugée cruciale pour la consolidation de la trajectoire de développement du pays.

Enfin, le Ministre Ismaël NABE a appelé les participants à faire preuve de rigueur, de lucidité et de patriotisme, rappelant que « au-delà des indicateurs et des seuils, c’est l’avenir de la jeunesse guinéenne, la dignité des populations et la souveraineté économique du pays qui sont en jeu ».

Le Système des Nations Unies réaffirme son appui

Quant à M. Jean Marie KIPELA, Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies en Guinée, il a salué le rôle moteur des autorités guinéennes et la rigueur de la démarche adoptée. Il a souligné que le succès du Programme d’action de Doha repose sur une adhésion pleine et entière au niveau national, une coordination efficace entre les partenaires et un engagement constant en termes de moyens.

Faisant écho à la vision du Secrétaire général des Nations Unies, il a martelé que « le progrès des PMA est le reflet de notre détermination commune à n’exclure personne ». Il a ainsi réaffirmé l’engagement du SNU à appuyer la Guinée pour l’analyse des données, la synchronisation des divers acteurs, la rédaction du rapport national et la formulation de directives stratégiques à la fois réalistes et parfaitement alignées sur les priorités du pays.

Les discussions ont également permis de souligner les avancées réalisées par la Guinée ces dernières années, notamment en matière de réformes structurelles, de redressement de sa stature économique et de consolidation de ses indicateurs macroéconomiques. Dans un environnement international marqué par une succession de crises – économiques, sanitaires, climatiques et géopolitiques – la Guinée est déterminée à tirer parti de cette impulsion pour dynamiser sa métamorphose.

Il est important de noter que le rapport national, fruit de ces échanges, sera présenté au sommet de l’État avant d’être transmis aux Nations Unies, avec une date limite fixée au 31 janvier 2026. Ce document clé servira de référence stratégique pour l’élaboration des politiques publiques et le dialogue avec les partenaires internationaux.

Hommage national à N’Faly Sangaré : le Ministre Ismaël NABE célèbre la mémoire d’un « bâtisseur de l’État »

Conakry, le 9 janvier 2026 – C’est dans une atmosphère de profond recueillement que la Guinée a dit adieu, ce vendredi, à une personnalité emblématique de son administration. N’Faly Sangaré nous a quittés à 92 ans, laissant derrière lui l’image indélébile d’une existence entièrement consacrée à la République et au bien commun.

Lors de la levée de son corps à la morgue de l’hôpital national Donka, l’émotion était à son comble. On pouvait lire la peine sur tous les visages : ceux de sa famille, de ses proches, mais aussi d’une assemblée de dignitaires venus lui rendre un dernier hommage.

Plusieurs personnalités ont tenu à s’exprimer, parmi lesquelles le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël NABE, le Gouverneur de la Banque centrale, Dr Karamo KABA, l’Administrateur général d’Afriland First Bank, M. Fondjo (fils adoptif du regretté), M. Sory Sangaré, porte-parole des enfants, et M. Moussa Diakité, qui a exprimé la gratitude de la famille.

L’incarnation de la rigueur et de l’excellence

Dans son oraison funèbre, empreinte de reconnaissance et d’un devoir de mémoire, le Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Ismaël NABE, a brossé le portrait d’un homme d’État au parcours exceptionnel. Son œuvre, qui s’étend sur plus de six décennies, se mêle intimement à l’histoire de la Guinée indépendante.

« Tonton N’Faly » Sangaré était de cette élite pionnière qui, au lendemain de l’indépendance, a eu la lourde tâche de bâtir l’architecture institutionnelle du pays, souvent dans des contextes difficiles. Son impressionnant parcours, rappelé durant la cérémonie, sonne comme une véritable épopée administrative : premier administrateur guinéen auprès du Fonds Monétaire International (FMI), ancien Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) et premier Ambassadeur de la Guinée en Belgique, autant de postes où il a œuvré pour le rayonnement international, la stabilité monétaire et la diplomatie guinéenne.

Pour le Ministre Ismaël NABE, N’Faly Sangaré a toujours incarné, dans chacune de ces fonctions, la « rigueur » et la « crédibilité » de l’État guinéen sur la scène internationale.

1977 : L’acte de justice pour les anciens combattants

L’un des moments marquants de sa carrière, que le Ministre Ismaël NABE a tenu à souligner avec insistance, fut son rôle crucial dans le règlement du contentieux financier franco-guinéen, dont l’accord fut signé à Paris le 26 janvier 1977.

Alors que la tension mémorielle était encore palpable, il a réussi à obtenir le versement des pensions dues à près de 25 000 anciens combattants guinéens de la Seconde Guerre mondiale. Plus qu’un simple accord financier, ce pacte représentait, selon les termes du Ministre, « la réparation d’une injustice longtemps subie » et un geste de « dignité » pour des milliers de familles.

« Tonton N’Faly » : Un mentor pour la nouvelle génération

Au-delà de l’image de l’économiste rigoureux, le Ministre Ismaël NABE a mis en lumière l’homme de cœur, affectueusement surnommé « Tonton N’Faly » par ses collègues et les jeunes générations qu’il a encadrées. M. NABE a d’ailleurs évoqué la relation quasi filiale qu’il entretenait avec le regretté, soulignant les conseils empreints de sagesse qui constituent, selon lui, un « héritage moral précieux ».

Un pont entre le passé et l’avenir (Simandou 2040)

Le Ministre Ismaël NABE a souligné l’importance de cet héritage pour les défis actuels. Alors que la Guinée se lance dans le Programme Simandou 2040, les valeurs prônées par N’Faly Sangaré – la discipline institutionnelle et la primauté de l’intérêt national – sont considérées comme le fondement essentiel pour mener à bien cette nouvelle étape de l’histoire guinéenne. « Servir l’État est un honneur, mais aussi une responsabilité qui transcende les générations », a martelé M. Ismaël NABE, exhortant la jeunesse administrative à s’inspirer de cette « fidélité aux principes ».

Ainsi se tourne une page importante de l’histoire guinéenne. À 92 ans, N’Faly Sangaré s’en est allé, laissant derrière lui la mémoire d’un « bâtisseur de l’État » et d’un « artisan discret de la souveraineté économique ».

La cérémonie s’est conclue dans un profond recueillement, la Nation rendant un ultime hommage à celui qui aura, sa vie durant, incarné une vision exigeante du service public.