Conakry, le 9 juin 2026– Le Gouvernement guinéen et le Système des Nations Unies (SNU) ont officiellement lancé les travaux des Revues annuelles des résultats 2025 du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF 2024-2028). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr. Daouda KAMISSOKO, représentant le Premier ministre, en présence du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABÉ, des membres du Gouvernement, du Coordonnateur résident des Nations Unies en Guinée, Diego ZORRILLA, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants des agences, fonds et programmes du système onusien.

Cette rencontre stratégique constitue une étape déterminante dans l’évaluation des progrès réalisés au cours de l’année 2025 dans la mise en œuvre du Cadre de coopération liant la République de Guinée au Système des Nations Unies. Elle vise à apprécier les résultats obtenus, à identifier les défis rencontrés, à renforcer la coordination des interventions et à définir les priorités opérationnelles pour les prochaines années.

Prenant la parole à cette occasion, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Guinée, Diego ZORRILLA, a mis en lumière cinq caractéristiques fondamentales d’un partenariat solide, inclusif et résolument tourné vers des réformes durables. Plus qu’un simple exercice de redevabilité, cette revue annuelle traduit, selon lui, une vision commune du développement fondée sur un principe essentiel : ne laisser personne de côté.

Il a tenu à rappeler d’emblée une réalité fondamentale : les résultats présentés ne sont pas ceux des Nations Unies, mais avant tout ceux de la Guinée. Il a exprimé sa satisfaction face à la qualité et à l’ampleur de la coopération établie avec les autorités guinéennes depuis sa prise de fonction. Les réalisations enregistrées en 2025 couvrent un large éventail d’interventions, allant d’actions concrètes au profit des communautés à des réformes structurelles et systémiques destinées à renforcer durablement les capacités du pays.
Il a indiqué qu’en 2025, les ressources exécutées par le Système des Nations Unies en Guinée se sont élevées à près de 60 millions de dollars américains. Un montant important, mais qui demeure relativement modeste au regard des besoins de développement du pays. Selon lui, la véritable valeur ajoutée du système onusien réside également dans sa capacité à mobiliser des financements complémentaires à travers les fonds multilatéraux et mondiaux, ainsi que dans l’expertise technique et le capital humain mis à la disposition de la Guinée.

Le Coordonnateur résident a également rappelé l’ambition qui sous-tend le Cadre de coopération à l’horizon 2028 : permettre aux populations guinéennes, en particulier les plus vulnérables, d’accéder à des services sociaux de base de qualité, de participer à une croissance économique durable et diversifiée et de jouir pleinement de leurs droits dans un environnement pacifique, inclusif et équitable. Une ambition qui reflète les aspirations profondes du peuple guinéen et qui s’inscrit pleinement dans la vision des Nations Unies en matière de développement durable.
Dans son allocution, le Ministre Ismaël NABÉ a salué l’engagement constant des vingt-quatre agences, fonds et programmes des Nations Unies présents en Guinée, ainsi que celui des entités non résidentes qui accompagnent le pays dans ses efforts de développement.

Le Ministre NABE a également rendu un hommage appuyé au Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, dont la vision stratégique a permis à la Guinée d’amorcer une nouvelle phase de son développement, caractérisée par une ambition affirmée de transformation structurelle et une planification à long terme à travers le Programme Simandou 2040.
M. Ismaël NABÉ a particulièrement insisté sur la parfaite convergence entre les priorités du Cadre de coopération 2024-2028 et les ambitions du Programme Simandou 2040, désormais soutenu par la Loi-Programme 2026-2030 et la Loi de Plan 2026-2040. Selon lui, ces deux instruments stratégiques reposent sur une même conviction : le développement durable ne peut être atteint qu’à travers des investissements simultanés dans le capital humain, la prospérité économique et la qualité de la gouvernance.

Le Ministre a également souligné que ces revues annuelles interviennent dans un contexte particulièrement favorable pour la Guinée, marqué notamment par son élection au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029. Cette distinction, a-t-il indiqué, témoigne de la reconnaissance internationale des efforts consentis par le pays dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de son engagement en faveur du développement durable.
Au-delà du bilan des actions réalisées, M. NABÉ a rappelé que ces revues annuelles constituent avant tout un exercice de responsabilité, de transparence et de redevabilité mutuelle entre les parties prenantes.
À cet effet, quatre priorités majeures devront guider les travaux : l’évaluation rigoureuse des résultats obtenus en 2025, l’analyse des contraintes rencontrées dans la mise en œuvre des interventions, la validation des Plans de travail conjoints 2026 ainsi que l’accélération de l’exécution des programmes dans la perspective de la phase médiane du cycle 2024-2028.

Pour lui, le temps du diagnostic est désormais dépassé. L’heure est à l’action, à l’exécution et à la transformation concrète afin de répondre efficacement aux attentes des populations. Il a ainsi appelé l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux à poursuivre leurs efforts afin de démontrer qu’une coopération alignée sur les priorités nationales est capable de produire des résultats tangibles, durables et transformateurs.
Présidant la cérémonie au nom du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr. Daouda KAMISSOKO, a, à son tour, salué l’excellence des relations de coopération entre la République de Guinée et le Système des Nations Unies. Il a rappelé que ce partenariat accompagne depuis plusieurs années les efforts du Gouvernement dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation, la protection sociale, la nutrition, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la gouvernance, la consolidation de la paix, l’action climatique ainsi que le renforcement de la résilience des populations.

Dr KAMISSOKO a souligné que cette revue annuelle ne devait pas être perçue comme une simple séance de présentation des résultats. Selon lui, elle constitue avant tout « un moment de vérité, de responsabilité, d’orientation et de réorientation », permettant d’évaluer objectivement les performances enregistrées, de tirer les enseignements nécessaires et d’adapter les interventions aux nouveaux défis du développement.
Il a invité l’ensemble des partenaires à réfléchir à une interrogation fondamentale : la coopération actuelle est-elle véritablement à la hauteur des ambitions de la Guinée nouvelle ?
Pour lui, cette question s’impose au regard de la dynamique de transformation engagée sous le leadership du Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA. Une dynamique portée par la vision Simandou 2040, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale, de moderniser les infrastructures, de renforcer le capital humain, de développer les territoires, de créer davantage d’emplois et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Le Ministre Directeur de Cabinet a salué les résultats consignés dans le rapport annuel du Système des Nations Unies, lequel fait état de plus de 103 millions de dollars mobilisés et de 68 millions de dollars effectivement exécutés à travers plusieurs dizaines d’interventions déployées sur l’ensemble du territoire national.
Il a invité les partenaires à concentrer leurs efforts sur les secteurs prioritaires définis par le Gouvernement, notamment le développement du capital humain, la santé, l’éducation, la nutrition, l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes, la protection sociale, la gouvernance publique, la résilience climatique, la sécurité alimentaire, la décentralisation ainsi que le développement local.
Selon lui, la Guinée a besoin d’un partenariat qui dépasse la simple exécution de projets pour devenir un véritable levier de transformation économique, sociale et institutionnelle.

Cette rencontre constitue ainsi une étape importante dans le renforcement du partenariat stratégique entre la Guinée et le Système des Nations Unies. Elle offre un cadre privilégié pour évaluer les progrès accomplis, identifier les défis à relever et définir les actions prioritaires susceptibles d’accélérer l’atteinte des Objectifs de développement durable, tout en accompagnant efficacement la mise en œuvre de la vision nationale Simandou 2040.