Planification régionale : le Premier ministre installe le Comité de pilotage de l’élaboration des SRAD

Conakry, le 19 février 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé à l’installation officielle du Comité de pilotage chargé de l’élaboration des Schémas Régionaux d’Aménagement et de Développement (SRAD). Cette étape marque une avancée majeure dans la modernisation du système national de planification et de développement territorial.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé, de la société civile ainsi que des institutions nationales.

L’installation de ce Comité de Pilotage ne constitue pas un simple acte administratif, mais un véritable « moment fondateur » pour la nation. En confiant la présidence de cet organe au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la Guinée élève la planification territoriale au rang de priorité d’État. Ce comité, qui réunit ministères stratégiques, secteur privé, société civile et partenaires internationaux, a pour mission de définir les orientations politiques et de garantir la cohérence des futurs schémas régionaux.

Dans sa présentation, Dr Hassane Diallo, Directeur National du Plan (DNP), a rappelé que les SRAD constituent un outil essentiel pour : harmoniser les actions entre les plans nationaux, régionaux et locaux ; garantir une répartition plus équitable des ressources et des investissements ; traduire les visions de développement en actions concrètes et durables adaptées à chaque région naturelle.

Dans son discours de bienvenue, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a indiqué qu’il s’agit de « refonder la manière même dont la République pense son territoire. Les SRAD ne sont pas de simples documents techniques. Ils constituent un choix politique fort : celui de reconnaître que le développement durable de la Guinée doit être pensé à partir des potentialités propres à chacune de nos régions ».

Vers une aide internationale souveraine et coordonnée

L’initiative change également la donne pour la coopération internationale. En proposant un cadre de référence « clair, structuré et souverain », la Guinée entend désormais orienter l’aide au développement vers des priorités territoriales qu’elle aura elle-même définies.

Le Ministre NABE a d’ailleurs salué l’appui constant de la Banque Mondiale et des autres partenaires techniques et financiers, tout en les invitant à investir massivement dans cette planification, gage de l’efficacité future des financements engagés.

Pour garantir le succès de ces schémas, le gouvernement mise sur une synergie avec l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC). L’objectif est clair : faire des SRAD la « boussole stratégique » pour l’allocation du Fonds National de Développement Local. Cette articulation doit permettre que chaque franc investi au niveau local contribue directement à la transformation nationale.

L’État stratège en marche

Cette démarche s’inscrit dans la vision de S.E.M. Mamadi Doumbouya, Président de la République, visant à faire de chaque région un pôle de compétitivité et de bien-être. En installant ce comité, la Guinée affirme son rôle d’État stratège qui anticipe et planifie pour transformer durablement la vie de ses citoyens.

Le Ministre Ismaël NABE a conclu que ce chantier dépasse la génération actuelle : il pose les fondations d’une Guinée « harmonieuse, compétitive et solidaire » pour les décennies à venir.

Prenant la parole en tant président du Comité de pilotage, le Premier ministre Amadou Oury BAH a souligné le caractère particulièrement sensible et stratégique du sujet, rappelant que la Guinée évolue dans un environnement régional marqué par des foyers d’instabilité. Selon lui, l’élaboration des SRAD répond à un impératif fondamental : prévenir les disparités territoriales susceptibles d’alimenter le sentiment d’abandon au sein de certaines communautés.

Il a déploré qu’au fil des années, « le pays réel » ait été réduit à sa plus petite portion, laissant des zones entières sans investissements structurants.

Le Premier ministre a qualifié cet acte de « stratégique », soulignant que l’absence de planification cohérente constitue l’une des causes structurelles des déséquilibres territoriaux observés ces dernières décennies.

Dans un contexte régional marqué par des foyers d’instabilité, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’éviter toute disparité susceptible d’alimenter des frustrations locales. « Aucun développement durable ne peut se faire sans planification cohérente », a-t-il martelé, précisant que le SRAD doit devenir l’outil central d’orientation territoriale des politiques publiques.

S’adressant aux membres du Comité de pilotage, le Premier ministre a fixé des objectifs précis : produire des schémas techniquement solides, fondés sur des diagnostics rigoureux et alignés sur les orientations nationales ; orienter efficacement les investissements publics et privés ; structurer des pôles régionaux de croissance valorisant les avantages comparatifs de chaque territoire ; réduire les disparités territoriales, notamment dans les zones enclavées ; garantir la cohérence entre plans nationaux, régionaux et locaux.

Il a insisté sur la qualité méthodologique des travaux, la coordination intersectorielle, le respect des délais et la validation rigoureuse des livrables.

Un instrument opposable et opérationnel

Le Premier ministre a clairement indiqué que le SRAD ne doit pas être un simple document administratif, mais un véritable instrument d’aide à la décision, opposable et opérationnel.

Dans la perspective de la mise en place des conseils régionaux, appelés à jouer un rôle central dans la décentralisation, ces schémas constitueront la base programmatique indispensable à une gouvernance territoriale structurée.

Concluant son intervention, le Premier ministre a insisté sur le caractère impératif de la mission confiée au Comité de pilotage : « Ce n’est pas une exhortation, c’est une obligation. »

Pour lui, la paix durable suppose l’élimination des facteurs susceptibles de générer des crises, notamment les déséquilibres territoriaux et les frustrations liées au manque d’infrastructures et d’opportunités.

Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement de doter la Guinée d’un système moderne d’aménagement du territoire, au service d’une croissance équilibrée et inclusive.

Cette approche inclusive et coordonnée vise à faire de chaque région un véritable pôle de développement, en cohérence avec le programme Simandou 2040 et la vision de transformation structurelle portée par Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République.

Coopération Guinée–Japon : vers une mobilisation accrue du secteur privé japonais autour du Programme Simandou 2040

Conakry, le 16 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Monsieur Ismaël Nabé, a accordé une audience à Son Excellence l’ambassadeur du Japon, M. Kato Ryuichi. Ce dernier était accompagné de son chargé d’affaires, M. Tarui Toshiharu. Le ministre Nabé, de son côté, était entouré des membres de son cabinet et des directeurs.

Cette visite a été consacrée au renforcement du partenariat stratégique entre la Guinée et le Japon, notamment autour des opportunités majeures offertes par le Programme Simandou 2040. Les échanges ont notamment porté sur la nécessité de rassurer les partenaires japonais quant à la stabilité, l’organisation institutionnelle et l’aptitude de la Guinée à accueillir des investissements étrangers structurants.

Un environnement désormais sécurisé et structuré

Le Ministre NABÉ a souligné que la Guinée est engagée dans un programme de transformation responsable, plaçant la sécurité et la gouvernance au rang des priorités nationales. Il a insisté sur le fait que le pays est désormais prêt à accueillir les investisseurs internationaux dans un cadre stabilisé, organisé et orienté vers des résultats concrets.

Rappelant que le Programme Simandou 2040 constitue une priorité stratégique nationale mobilisant des volumes d’investissement considérables, le Ministre a exprimé le souhait de voir le Japon occuper une place significative dans ces projets. Il a notamment souligné que de nombreux équipements et technologies utilisés dans le méga-projet Simandou sont d’origine japonaise, sans que cela ne se traduise systématiquement par une visibilité directe dans les statistiques ou la reconnaissance officielle des partenariats. À cet effet, il a plaidé pour une présence plus affirmée et une visibilité assumée du savoir-faire japonais en Guinée, tant en matière d’ingénierie que d’équipements industriels.

Le Ministre NABÉ a salué le travail accompli par l’Ambassadeur dans le renforcement des relations bilatérales, tout en soulignant le rôle déterminant que jouera la représentation diplomatique guinéenne à Tokyo pour porter la voix de la Guinée auprès des autorités et des entreprises nippones.

Cap sur les statistiques et l’ingénierie des données

Un second volet majeur de l’audience a concerné le développement des capacités nationales en matière de statistiques et de gestion de l’information. Le Ministre NABÉ a exprimé la volonté de voir le Japon accompagner la Guinée dans la construction d’un centre de formation dédié aux statistiques et aux sciences des données ; le renforcement des capacités techniques en matière de collecte, de traitement et d’analyse de données ; la formation de jeunes ingénieurs et spécialistes nationaux.

Il a précisé que l’enjeu ne réside pas uniquement dans les infrastructures physiques, mais surtout dans la valorisation du capital humain, capable de soutenir les politiques publiques par une production statistique fiable et moderne. Reconnu pour son expertise technologique, le Japon apparaît comme un partenaire naturel dans ce domaine. Des requêtes officielles seront prochainement transmises pour structurer cette coopération.

Perspectives d’investissement et prêts concessionnels

S.E.M. KATO Ryuichi a félicité le Ministre NABÉ pour sa reconduction à la tête du département et l’a remercié d’avoir honoré de sa présence la fête nationale du Japon, qui célébrait également un demi-siècle de coopération entre les deux pays.

Saluant le retour de la Guinée sur la scène internationale, l’Ambassadeur a déclaré que les entreprises nippones manifestaient leur intention d’investir dans le pays. Il a sollicité le soutien du MPCID pour faciliter leur implantation et a annoncé au Ministre l’arrivée imminente de délégations de chefs d’entreprise japonais en mission de prospection.

Le diplomate a en outre spécifié qu’au vu de ses indicateurs économiques récents, la Guinée est désormais éligible, peut désormais accéder aux prêts en yens à taux concessionnels, caractérisés par des taux d’intérêt faibles et des remboursements à long terme.

Le Ministre Ismaël NABÉ a confirmé que la Guinée est candidate à ces financements, qui soutiendront les projets structurants du Programme Simandou 2040. Enfin, il a réaffirmé la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’État et en coordination avec le Premier ministre, d’inscrire la coopération Guinée–Japon dans une dynamique nouvelle, axée sur l’investissement productif, le transfert de technologie et la création de valeur partagée.

MPCID : Conakry abrite le Séminaire inter-régional en analyse macrobudgétaire

Conakry, le 16 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël NABE, a participé à la cérémonie d’ouverture du Séminaire inter-régional en analyse macro-budgétaire aux côtés de son homologue de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que des responsables du Fonds monétaire international et des centres régionaux AFRITAC.

Cette rencontre de haut niveau réunit une soixantaine de parlementaires et hauts fonctionnaires issus de dix-neuf pays d’Afrique centrale et de l’Ouest autour des enjeux liés à l’élaboration et à l’intégration des cadres budgétaires pluriannuels dans le cycle budgétaire. Les interventions ont mis en évidence l’importance stratégique du cadrage macro-budgétaire dans un contexte marqué par la multiplication des chocs exogènes et les exigences accrues de soutenabilité, de transparence et de crédibilité des finances publiques.

Le Ministre Ismaël NABE, en tant que principal responsable de la planification stratégique nationale et de la coordination de la coopération internationale, son département joue un rôle central dans l’alignement des politiques publiques, des cadres budgétaires et des priorités de développement.

Selon lui, dans un contexte mondial instable, marqué par des chocs exogènes à répétition, le gouvernement guinéen prône une rupture avec les méthodes passées. Pour lui, l’analyse macro-budgétaire est devenue un « instrument fondamental d’aide à la décision publique ». Le CBMT n’est plus présenté comme un simple exercice technique, mais comme un levier de souveraineté permettant d’anticiper les risques, d’évaluer la soutenabilité de la dette et d’assurer que chaque dépense publique s’inscrit dans une trajectoire de développement crédible.

Même que cette rigueur budgétaire est le socle de la vision portée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya. Cette discipline est notamment indispensable au succès du programme « Simandou 2040 ».

Pour transformer les richesses minières en capital humain et social durable, la Guinée mise sur des indicateurs fiables. Le récent rebasage du PIB est, à ce titre, une avancée majeure citée par le Ministre NABE pour refléter la réalité des secteurs émergents et renforcer la crédibilité des projections nationales.

Un langage commun pour séduire les investisseurs

Au-delà des frontières nationales, la maîtrise du cycle budgétaire pluriannuel est un enjeu diplomatique et financier. Selon le Ministre NABE, la crédibilité budgétaire est le « langage commun » qui conditionne la confiance des investisseurs internationaux et la qualité du dialogue avec des partenaires comme le FMI et la Banque mondiale.

Les responsables du FMI ont rappelé que la pluriannualité budgétaire, adossée à un cadre macroéconomique robuste, constitue désormais un standard international indispensable pour renforcer la discipline budgétaire et améliorer la qualité de la dépense publique. Les travaux, structurés autour d’approches conceptuelles, de partages d’expériences et de mises en situation pratiques, visent à identifier les principaux défis liés aux cadres budgétaires à moyen terme et à formuler des recommandations opérationnelles pour leur intégration effective dans les processus nationaux.

À travers sa participation active, la Guinée réaffirme son engagement en faveur de la modernisation de la gestion des finances publiques. Les documents de programmation budgétaire pluriannuelle seront au cœur de la mise en œuvre du programme national de transformation « Simandou 2040 », destiné à structurer durablement le développement économique du pays, en assurant une meilleure articulation entre planification stratégique, allocation des ressources et résultats attendus.

Coopération Guinée-UE : une nouvelle dynamique fondée sur la coordination, la redevabilité et la confiance

Conakry, le 13 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu dans la soirée le Chef de la Délégation de l’Union européenne (UE) en Guinée, SEM Xavier STICKER, accompagné de Gianpero BORZILLO, Chef de coopération. Cette entrevue de haut niveau a permis de consolider la position clé du Bureau d’Appui à la Coopération avec l’Union Européenne (BACUE) en tant que point de contact unique pour la coordination, le suivi et l’évaluation des initiatives européennes en République de Guinée.

Le Ministre Ismaël NABE a précisé la vision guinéenne : pour être fructueuse, toute intervention exige une coordination technique sans faille. Il a ainsi rappelé les attributions essentielles du BACUE à ses interlocuteurs.

Poursuivant sur cette lancée, le Secrétaire Général Kabèlè SOUMAH a insisté sur le fait que le BACUE dépasse le rôle de simple observateur ; il est le garant de la cohérence entre les projets et les orientations gouvernementales. De la phase de conception jusqu’à l’évaluation finale, ce bureau devient le maillon indispensable pour une circulation fluide des données entre les parties prenantes, les départements ministériels concernés et la Délégation de l’UE.

L’entrevue a également mis en lumière des lacunes importantes, notamment l’indépendance excessive de certaines entités d’exécution qui opéraient sans supervision centrale. Il a clairement souligné que déléguer la mise en œuvre à des partenaires ne saurait signifier leur accorder une carte blanche.

Dorénavant, sous l’autorité du BACUE, aucun projet ne pourra être lancé sans la validation préalable des études de faisabilité et de la sélection des emplacements par le BACUE et les ministères sectoriels.

Le Secrétaire Général a souligné la nécessité pour le BACUE de pouvoir fournir des informations actualisées sur les actions de l’Union européenne en Guinée : nombre de projets, état d’avancement, difficultés rencontrées et l’enveloppe financière globale des investissements de l’UE dans le pays.

Selon le Secrétaire Général, la supervision et la signature des protocoles d’accord doivent demeurer une prérogative exclusive des fonctionnaires guinéens dûment mandatés, afin de garantir la transparence et l’imputabilité publique. Le BACUE agira comme un intermédiaire essentiel pour définir clairement les responsabilités de chacun et aplanir les obstacles administratifs qui freinent actuellement la réalisation des projets financés par l’Union Européenne.

En positionnant le BACUE au centre de ce nouveau mécanisme, le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement aspire à restaurer pleinement la confiance des institutions européennes (Parlement, Cour des comptes) envers la coopération guinéenne. Cette réorganisation permettra d’anticiper les risques financiers (notamment les « comptes de cash ») et d’assurer une transition harmonieuse vers les programmes prévus pour 2024-2026.

Le Chef de la Délégation de l’UE, Xavier STICKER, a accueilli favorablement cette nouvelle approche organisationnelle. Il y voit la promesse d’une collaboration plus transparente, plus performante et, surtout, davantage respectueuse des cadres réglementaires nationaux, pour un partenariat mutuellement bénéfique.

Simandou 2040 et la France : Des ambitions colossales pour un partenariat gagnant-gagnant

Dans un contexte marqué par la volonté de renforcer le dialogue entre la Guinée et la France et d’asseoir un partenariat transparent et équilibré, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu en audience l’Ambassadeur de France en Guinée, SEM Luc BRIARD. Le diplomate français était accompagné de M. Vincent DI BETTA, Director-Bpifrance International Advisory et de M. Antonin Cœur-Bizot, Directeur Général de l’Agence française au développement (AFD) en Guinée.

Le Ministre Ismaël NABE a saisi l’occasion pour réaffirmer le rôle central du Ministère dont il a la charge de diriger dans la coordination des projets structurants et des investissements publics du pays. Il a insisté sur l’importance de dresser un bilan du partenariat existant de son lancement à aujourd’hui, afin d’accompagner le retour de la Guinée sur la scène continentale et de renforcer les dynamiques interrégionales, notamment avec l’Europe.

Le Ministre NABE a rappelé que le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement a joué un rôle déterminant dans l’élaboration du programme SIMANDOU 2040, en collaboration avec les groupes de travail sectoriels, les ministères concernés, les partenaires techniques et financiers ainsi que les ambassades. Selon lui, ce travail collectif a permis de poser des bases solides pour la structuration du programme, avec une trentaine de projets structurants déjà identifiés et six projets publics prioritaires prêts à être lancés rapidement. « Aujourd’hui, l’ensemble des investissements publics, y compris les 122 mégaprojets identifiés, relève de notre champ de coordination », a indiqué le ministre Ismaël NABE, précisant que certains projets sont déjà matures, tandis que d’autres nécessitent encore des études approfondies avant leur mise en œuvre.

Il a souligné l’importance de la coopération avec la France, notamment à travers des projets structurants et privés. Il a indiqué que les secteurs de la santé, des infrastructures, des télécommunications et de l’eau et assainissement sont suivis de près afin d’assurer leur réussite.  Il a évoqué le lancement prochain de la phase de vulgarisation du programme SIMANDOU auprès des ambassadeurs et des partenaires techniques et financiers.

Il a par ailleurs abordé la mise en place du Fonds souverain, présenté comme un levier structurant pour la réalisation des projets et le soutien à l’entrepreneuriat. La structuration du fonds, en collaboration avec plusieurs partenaires internationaux, est en cours, avec un focus sur le modèle de gouvernance et le positionnement stratégique, ainsi que sur la mobilisation de financements internationaux.

Il a rappelé que la logique institutionnelle du pays vise à créer un environnement favorable aux entreprises émergentes, notamment via la consolidation des dispositifs existants et la coordination des mécanismes de financement et de garantie. L’objectif est de permettre aux initiatives innovantes de passer à l’échelle et de contribuer pleinement à la transformation économique du pays.

Une vision stratégique à long terme

Il a insisté sur l’importance de renforcer les partenariats entre institutions nationales et partenaires internationaux, en particulier à travers des études stratégiques, la cartographie des financements disponibles et l’amélioration de la coordination des projets. Selon lui, la mise en œuvre opérationnelle constitue l’étape essentielle pour traduire les orientations stratégiques en actions concrètes et durables.

Le Ministre NABE a lancé un appel aux entreprises françaises pour qu’elles s’investissent davantage dans les projets structurants tels que Simandou, afin d’équilibrer la présence internationale sur ce minerai de fer stratégique.

L’Ambassadeur Luc BRIARD a souligné que le partenariat français s’inscrit désormais dans un continuum d’investissement public-privé. L’objectif est clair : synchroniser les outils de l’AFD et les crédits export pour catalyser les investissements solidaires. Cette dynamique se traduit par des chiffres éloquents : le portefeuille cumulé AFD et BPI France devrait atteindre près d’un milliard d’euros d’ici 2026.

L’AFD et BPI France ciblent Agro-industrie à travers un soutien massif vers la transformation locale et l’emploi, visant un effet immédiat sur le pouvoir d’achat.

Dans le Capital humain où ils mettent l’accent sur l’excellence technique, notamment par l’envoi de jeunes ingénieurs en France pour un transfert de compétences crucial au développement national.

L’Ambassadeur Luc BRIARD a annoncé l’arrivée prochaine de missions d’envergure telles que la French Tech Business en octobre et la French Mining Business en novembre. La Guinée réaffirme sa volonté de devenir une terre d’accueil privilégiée pour l’expertise française.

En conclusion, le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement confirme son rôle moteur dans la structuration et le suivi des projets prioritaires du pays, en articulant une vision stratégique avec la mobilisation des partenaires et la mise en œuvre concrète des projets, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.

Coopération Guinée–Italie : Des entreprises italiennes intéressées par les projets structurants de Simandou 2040

Ce mardi 10 février, le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Monsieur Ismaël NABÉ, a reçu une délégation d’une dizaine d’entreprises italiennes évoluant dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et du BTP.

Introduite par M. Sadikou Lamine KABA, Directeur Général de KBA Alliance, la délégation a salué la qualité des relations historiques entre la Guinée et l’Italie et exprimé son vif intérêt pour les opportunités d’investissement offertes par le pays, notamment dans le cadre des projets structurants.

Les représentants italiens dont M. Berardi et Arch.  Alessandro Ballocchi ont présenté l’expertise de leurs groupes et leur capacité d’innovation dans les domaines des infrastructures, de l’aménagement et de l’énergie, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur.

En réponse, le Ministre Ismaël NABÉ a remercié ses interlocuteurs pour l’intérêt porté à la Guinée, rappelant l’importance de la coopération italienne et la place stratégique du secteur privé dans le Programme Simandou 2040, structuré autour de cinq piliers et 122 projets prioritaires. Il a également réaffirmé la volonté du Gouvernement de renforcer les partenariats économiques avec l’Italie et d’autres pays européens.

MPCID-Simandou 2040 : le Fonds Saoudien renforce son engagement en Guinée

Sous le leadership affirmé du Président de la République, son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, la Guinée accélère résolument sa trajectoire de transformation économique et sociale. À travers une diplomatie économique proactive et une coordination stratégique renforcée, le Gouvernement consolide des partenariats structurants capables de produire des résultats concrets et durables, en parfaite cohérence avec le programme Simandou 2040.

Dans cette dynamique,  le Ministre Ismaël NABE, a reçu une délégation de haut niveau du Fonds Saoudien pour le Développement. Elle séjourne en Guinée pour l’évaluation de la Phase II du Projet de Développement Rural Intégré, visant la relance de l’horticulture, le désenclavement des zones rurales et l’amélioration de l’accès à l’eau potable. Les échanges conduits sous l’autorité du Ministère du Plan avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds de l’OPEP pour le Développement international, la Banque Islamique de Développement, la BADEA et le Fonds marocain, ouvrent la voie à la mobilisation d’un financement global estimé à près de 150 millions de dollars US.

D’un coût prévisionnel de 146 millions USD, la Phase II du projet couvre les quatre régions naturelles du pays et 26 préfectures, autour de six composantes structurantes directement alignées sur les priorités nationales définies par le Ministre. Le financement est assuré par la BADEA (70 millions USD), le Fonds Saoudien de Développement (50 millions USD) et le Fonds de l’OPEP (20 millions USD).
Les actions prévues comprennent notamment :

  • L’aménagement de 2 500 hectares de terres agricoles ;
  • La réalisation de 1 000 km de pistes rurales ;
  • La construction de 1 000 forages et 50 mini-adductions d’eau potable ;
  • Le remplacement de quatre bacs par des ponts de 50 à 220 mètres linéaires ;
  • L’appui structuré à la production agricole, la création de micro-projets, de marchés de gros et de coopératives de services.

À travers ces investissements ciblés, le projet vise à impulser une dynamique inclusive de développement territorial, à fluidifier la circulation des personnes et des biens, à renforcer les échanges commerciaux et à améliorer durablement l’accès des populations aux services sociaux de base.

Une équipe technique intersectorielle a été mobilisée afin d’assurer une coordination efficace, un suivi rigoureux et la disponibilité de toutes les données nécessaires à l’évaluation et à la structuration du financement par le Fonds Saoudien.

Au-delà de ce projet, le Ministre Ismaël NABE conduit activement l’exploration de nouvelles opportunités de coopération stratégique, notamment dans le financement d’infrastructures aéroportuaires et la mise en œuvre de programmes majeurs inscrits dans la vision de développement à long terme Simandou 2040, qu’il pilote avec méthode et ambition.

Il faut dire que cette visite fait suite à la rencontre du Ministre Ismaël NABE avec le Président du Fonds Saoudien à Riyad en novembre 2025.

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte international favorable, marqué par l’engagement fort du Royaume d’Arabie Saoudite, qui a annoncé une enveloppe de 5 milliards de dollars destinée à soutenir les investissements en Afrique.

Réaffirmant sa volonté de faire de la coopération internationale un levier central de la souveraineté économique et du développement durable, le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, sous l’autorité du Ministre Ismaël NABE, rassure quant à sa capacité à garantir un suivi rigoureux des projets, à sécuriser les investissements et à offrir un cadre institutionnel stable et attractif.

À travers cette action volontariste, la Guinée réaffirme sa détermination à accélérer sa modernisation et à bâtir des infrastructures solides, inclusives et durables, au service d’une croissance économique soutenue et du bien-être des populations.

MPCID : le Ministre Ismaël NABE prend officiellement les rênes du département

Conakry, le 6 février 2026-Sous le signe de la solennité et d’une ferme détermination, Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a été officiellement installé dans ses fonctions de Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ce vendredi. La cérémonie a été coprésidée par Monsieur Benoît Tamba Kamano, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement et Dr Joseph Tonga Doré, Vérificateur Général. Plusieurs membres du Gouvernement, d’éminents cadres de l’administration publique, des représentants des institutions républicaines, le corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les parents et amis du Ministre NABE étaient également présents.

Cet événement représente un tournant crucial pour le département, désormais positionné comme un pilier stratégique de la nouvelle phase institutionnelle du pays.

Dans son allocution d’installation, M. Tamba Benoit Kamano, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, a mis en exergue l’importance républicaine majeure de cet événement. Il a rappelé que cette nomination, s’inscrivant dans le sillage de la restructuration décidée par le Président de la République Mamadi Doumbouya, consacre le premier responsable de ce département essentiel sous la Cinquième République. M. Kamano a motivé ce choix par les succès manifestes déjà enregistrés par le Ministre Nabé, notamment en matière de stabilisation macroéconomique et de consolidation de la crédibilité de la Guinée auprès des partenaires internationaux.

Il a également insisté sur la contribution essentielle du nouveau département dans la concrétisation du Programme Simandou 2040, véritable feuille de route du développement national pour les quinze prochaines années. Saluant l’énergie et le professionnalisme du Ministre Ismaël Nabé, M. Kamano a rappelé que cette cérémonie dépasse la simple formalité administrative pour constituer un moment clé de la reconstruction de l’État. Il a conclu en exhortant l’ensemble des collaborateurs à se mobiliser au service de cette vision d’une croissance inclusive et durable, soulignant ainsi la détermination du gouvernement à façonner durablement l’avenir de la Nation.

Dans son allocution d’entrée en fonction, le Ministre Ismaël NABE a présenté une feuille de route ambitieuse, érigeant la souveraineté économique et le programme « Simandou 2040 » en priorités absolues de la nation.

D’emblée, il a exprimé une « reconnaissance sincère » à l’endroit de Son Excellence le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi Doumbouya. Il a rendu hommage au « courage politique » et à la « clairvoyance stratégique » du Chef de l’État, qui ont permis à la Guinée d’opérer un virage décisif, caractérisé par une stabilité institutionnelle retrouvée et une projection audacieuse vers l’avenir.

Le Ministre NABE n’a pas manqué de remercier également le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Amadou Oury BAH, ainsi que les partenaires techniques et financiers pour leur soutien indéfectible. Avec une vive émotion, il a rendu hommage à ses parents, particulièrement à son défunt père, dont « l’héritage moral et la droiture » demeurent les phares guidant ses pas au service de la patrie.

La Cinquième République : l’ère de l’État stratège

Pour le Ministre NABE, la Cinquième République, inaugurée le 17 janvier 2026, dépasse le simple cadre légal. Elle symbolise l’avènement d’un « État stratège, planificateur et efficace ».

« Planifier, ce n’est pas seulement prévoir : c’est anticiper et choisir avec responsabilité. Coopérer, ce n’est pas dépendre : c’est bâtir des partenariats équilibrés et respectueux de notre souveraineté. Développer, ce n’est pas accumuler des chiffres : c’est améliorer concrètement la vie des Guinéennes et des Guinéens ».

Il a insisté sur le fait que le développement ne saurait se réduire à une simple « accumulation de chiffres », mais doit tendre vers une amélioration tangible de la vie des Guinéens.

2025, une année de résultats structurels majeurs

Évoquant le bilan de l’année 2025, le Ministre Ismaël NABE a énuméré des progrès significatifs qui constituent désormais le fondement de la transformation nationale :

  • La souveraineté statistique : La tenue réussie du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH4) a permis de doter la nation d’une base de données fiable.
  • La performance macroéconomique : Le rebasage du PIB a enregistré une progression de +51,6%, parallèlement à la migration des Comptes Nationaux et à l’élaboration de Schémas Régionaux d’Aménagement (SRAD).
  • La crédibilité financière : La Guinée a obtenu sa première notation souveraine internationale (B+ avec perspective stable par Standard & Poor’s), ouvrant la voie à l’accès à des financements structurants.
  • Le capital humain : Des bourses d’excellence ont été attribuées pour des études au Canada, au Japon, à Singapour et en Australie, et une centaine de statisticiens et démographes ont bénéficié de formations dans les meilleures écoles africaines.

Une coopération Internationale proactive et souveraine

Le Ministre NABE a souligné une approche diplomatique économique proactive, qui a permis la mobilisation d’un montant global considérable de 10 milliards de dollars US. Ces financements sont issus de partenaires variés tels que la Chine, le Japon, l’Union Européenne, la BID, la BADEA et divers fonds arabes. Il a également évoqué des instruments de modernisation comme la plateforme ptf.gov.gn et la validation du rapport final du Cadre de Ressources à Moyen Terme (CRMT).

Cap sur « Simandou 2040 »

Pour cette nouvelle mission, la « boussole » reste la même : le Programme Simandou 2040. Le Ministre NABE a promis de concrétiser cette vision par des « réalisations concrètes et durables », grâce à une planification rigoureuse basée sur la donnée et la transparence.

Enfin, le Ministre Ismaël NABE a exhorté à la discipline et à la recherche de l’efficacité. « La Guinée entre dans une nouvelle ère. Une ère de responsabilité », a-t-il conclu, s’engageant solennellement à un service loyal de l’État sous la houlette du Président Mamadi Doumbouya.

Guinée–Japon : Bâtir ensemble un développement durable

Conakry, le 02 février 2026 – Dans le cadre du renforcement des relations de coopération bilatérale entre la République de Guinée et le Japon, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH, Secrétaire Général du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) a reçu en audience une importante délégation de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) conduite par M. Naoki YANASE, Directeur de département Afrique de la JICA, accompagné de Mme Junko MASUDA, Directrice régionale Afrique de l’Ouest de la JICA, basée à Dakar.

Cette rencontre s’est tenue en présence de Madame la Cheffe de Cabinet, Fatoumata TOURÉ, du Conseiller chargé de la Coopération, Fodé Kaba DIABY, du Directeur National de la Coopération, Dr Arafan TRAORÉ, de la Directrice Générale de l’Agence Guinéenne de Coopération Technique, Maniamba KANDÉ, du Directeur Général Adjoint de la Coordination et du Suivi des Aides, Ousmane TOUNKARA, ainsi que de nombreux cadres du département.

Effectuant sa première visite en Afrique francophone, M. Naoki YANASE a choisi la Guinée comme point de départ, illustrant ainsi la solidité des relations de coopération guinéo-japonaises. Il s’est félicité des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de plusieurs projets structurant, notamment le pont de Faranah, saluant les efforts déployés par le MPCID dans la résolution des contraintes liées à l’enlèvement des équipements du pont de Soumba vers le pont de Faranah.

Abordant le dossier du port de pêche de Kaporo, le Directeur Afrique de la JICA a salué son opérationnalisation effective dès la remise officielle des clés à la Guinée. Il a cependant relevé des défis persistants, notamment la réalisation de l’usine de glace et la mise en place d’un dispositif adéquat de gestion des déchets, précisant que ces composantes relèvent de la responsabilité de la partie guinéenne. Il a par ailleurs annoncé qu’une évaluation du projet sera conduite au cours de l’année, soulignant que la prise en charge des défis (usine de glace et gestions des déchets) pourrait affecter la notation globale du projet et conditionner la mise en œuvre d’initiatives similaires à l’avenir.

La délégation de la JICA a félicité les autorités guinéennes pour la tenue d’élections paisibles récemment organisées en Guinée, avant de réaffirmer l’engagement de l’institution japonaise à accompagner le pays dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement Simandou 2040, en alignant ses interventions sur ce cadre stratégique et en identifiant des projets concrets à fort impact, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation et du développement des chaînes de valeur de la formation.

S’agissant de l’Institut National de Santé Publique (INSP) de Coyah, la délégation a reconnu la qualité des infrastructures et la modernité des équipements installés, tout en insitant sur  la nécessité de renforcer les capacités des ressources humaines, condition essentielle à l’amélioration de la surveillance épidémiologique et de la résilience sanitaire du pays. Il a également attiré l’attention sur la dégradation d’une portion de la clôture suite aux fortes pluies. Il a recommandé la réhabilitation rapide afin de sécuriser les équipements hautement sensibles du laboratoire.

Prenant la parole, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH, a exprimé la profonde gratitude du gouvernement guinéen au gouvernement japonais pour son appui constant et multiforme au processus de developpement socio économique. Il s’est engagé à travailler en étroite collaboration avec les départements sectoriels afin de relever les défis identifiés et de renforcer davantage la coopération entre la Guinée et le Japon.

Enfin, le Secrétaire Général a présenté les grandes orientations du programme Simandou 2040, structuré autour de cinq piliers, avec ses 122 projets et 36 réformes couvrant 14 secteurs prioritaires. Il a également exprimé le souhait d’un accompagnement renforcé du Japon, notamment dans les domaines de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, leviers essentiels du développement durable et inclusif.

Au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA, et de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH a renouvelé la reconnaissance du peuple guinéen au Gouvernement japonais pour son engagement constant aux côtés de la Guinée.