Coopération et investissements : le Ministre Ismaël NABÉ reçoit une mission de Société Générale et la Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée

Conakry, le 24 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Monsieur Ismaël NABÉ, a accordé, ce mardi, une série d’audiences. Entre mobilisation de financements structurants et consolidation du capital humain, il a successivement reçu une délégation de la banque française Société Générale ainsi que la Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée.

La première audience, consacrée aux enjeux économiques, a porté sur la réception d’une mission de Société Générale (Banque d’affaires et d’investissement), conduite par Madame Fatou GUIBERT, Responsable de la couverture et de la banque d’investissement pour l’Afrique.

Au cœur des échanges figurait l’accompagnement financier des grands projets. Madame GUIBERT a réaffirmé l’engagement du groupe bancaire à soutenir la dynamique de développement de la Guinée, notamment à travers des instruments tels que les crédits export, les émissions d’Eurobonds ou encore le « Simandoubond ». L’institution a, en outre, exprimé un intérêt soutenu pour le financement d’infrastructures routières et sanitaires, en parfaite cohérence avec la vision portée par le Programme Simandou 2040.

Le Ministre Ismaël NABÉ a salué cette volonté de mobilisation de capitaux internationaux au service des priorités nationales. Il a rappelé que la Guinée demeure résolument ouverte aux financements structurants, soulignant que la réussite du Programme Simandou 2040 repose à hauteur de 60 % sur le dynamisme et l’engagement du secteur privé.

La journée s’est poursuivie par une audience accordée à Madame Maddalena BERTOLETTI, Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée.

Après avoir adressé ses félicitations au Ministre pour le renouvellement de la confiance du Chef de l’État à la tête de son département, Madame BERTOLETTI a présenté un état des lieux des actions prioritaires de l’agence, notamment le projet consacré au développement du capital humain. Elle a également proposé l’expertise technique de l’UNICEF en appui à la collecte et à l’analyse des données statistiques sociales.

En réponse, le Ministre NABÉ a salué l’impact significatif des interventions de l’agence onusienne en faveur de l’enfance guinéenne. Tout en assurant l’institution de l’entière disponibilité de ses services, il a insisté sur la nécessaire synergie entre la Direction nationale Population et Développement et l’UNICEF. S’agissant de la collecte des données relatives à l’éducation, il a réaffirmé la compétence technique de l’Institut National de la Statistique pour en assurer le pilotage.

En conclusion, le Ministre a sollicité l’appui de l’organisation pour le renforcement des capacités techniques des cadres de son département, dans une perspective d’efficacité accrue de l’action publique.

Barrage FOMI : Vers le lancement effectif d’un ouvrage stratégique pour la transformation énergétique et agricole de la Guinée sous l’ère du SEM Mamadi Doumbouya, Président de la République

Conakry, le 20 février 2026 – La Guinée a franchi une étape cruciale dans la relance du barrage FOMI, un projet hydroélectrique et agro-industriel d’envergure, destiné à transformer en profondeur le paysage énergétique, agricole et infrastructurel du pays. Lors d’une rencontre stratégique de haut niveau, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, par ailleurs point focal du FOCAC 2024, le Ministre de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, les entreprises partenaires chinoises, notamment les géants internationaux de l’ingénierie hydroélectrique TBEA, China International Water & Electric Corporation, Sinohydro et Yellow River Engineering Consulting Co.Ltd. (YREC), et les entités institutionnelles concernées, ont collectivement réaffirmé leur détermination à passer de la phase des pourparlers à celle de l’exécution concrète des travaux.

Un projet structurant au cœur de la coopération stratégique sino-guinéenne

Le Projet FOMI est intégré à la deuxième phase des initiatives prioritaires définies par l’accord-cadre sino-guinéen, sous la supervision du Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, également Président du Comité sino-guinéen.

Le Ministre Ismaël NABE a indiqué que ce projet a déjà fait l’objet de plusieurs consultations de haut niveau. À ce titre, une première réunion stratégique s’est tenue le 14 janvier 2026, en présence de l’actuel Ministre de l’Énergie, alors responsable du département des Infrastructures, de l’ancien Ministre de l’Énergie, Namori Camara, ainsi que de l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en Guinée, S.E.M. SUN Yong.

Puis, des discussions techniques avec les ministères du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de l’Économie et des Finances ; et des Mines.

Il a ajouté que ces concertations avaient notamment porté sur l’enveloppe financière pouvant être mobilisée auprès du consortium des banques chinoises, ainsi que sur les ajustements nécessaires pour aligner le coût global du projet avec les ressources allouées.

FOCAC 2024 : un partenariat élevé au rang stratégique

Le Ministre NABE, en tant que point focal du FOCAC 2024, a rappelé que le Président Mamadi Doumbouya avait, lors de cet événement, qualifié le partenariat sino-guinéen de « mariage stratégique », soulignant la profondeur et la solidité des liens entre la Guinée et la Chine. Dans ce contexte dynamique, de nombreux projets miniers, infrastructurels et hydrauliques ont été initiés. L’ouvrage de FOMI s’intègre parfaitement à cette vision structurante, en harmonie avec la projection stratégique nationale à l’horizon 2040.

Selon lui, le soutien des plus hautes autorités des deux nations, notamment le Président Mamadi DOUMBOUYA et le Président Xi Jinping, confère au projet une portée politique et diplomatique majeure.

Une coordination renforcée entre les entreprises chinoises

Un des points essentiels de cette seconde réunion réside dans la présence conjointe de plusieurs entreprises chinoises, déjà expérimentées dans la réalisation d’ouvrages et d’infrastructures en Guinée. L’objectif est d’établir une répartition claire des responsabilités ; définir précisément le rôle de chacun ; optimiser l’architecture technique du projet ; et réévaluer le coût global pour l’harmoniser avec les fonds disponibles. Cette synergie permettra d’élaborer un plan d’action détaillé, garantissant ainsi une exécution efficace et cohérente.

Une priorité affirmée par le ministère de l’Énergie

Le Ministre de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, a insisté sur l’importance primordiale de l’ouvrage FOMI pour son département. Il a rappelé que ce projet, longtemps considéré comme « la légende de FOMI », doit désormais passer à une phase concrète de concrétisation. « FOMI n’est plus une fiction. Ce n’est plus une légende. C’est une réalité que nous allons initier et construire pour le peuple de Guinée. »

Depuis plusieurs mois, une collaboration étroite a été établie entre le ministère de l’Énergie et le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, en vue d’accélérer l’avancement technique et financier du projet.

Un contexte infrastructurel désormais propice

Plusieurs facteurs structurants confortent aujourd’hui pleinement la concrétisation du barrage : le développement du projet minier Simandou ; la construction en cours de la ligne d’interconnexion Guinée-Mali ; l’achèvement imminent du poste électrique de FOMI ; le déploiement de nouvelles lignes de transport d’électricité ; et un besoin énergétique grandissant dans plusieurs régions encore dépourvues d’accès à l’électricité.

Seuls environ 25 kilomètres de lignes additionnelles seraient nécessaires pour parachever l’intégration énergétique liée à l’ouvrage. Ainsi, toutes les conditions techniques sont à présent réunies pour justifier le lancement du projet.

La contribution guinéenne et l’engagement national

Le Ministre Ismaël NABE a précisé que la question de la participation nationale, évaluée à 15 %, avait déjà été abordée lors de discussions précédentes, notamment avec le ministère de l’Agriculture, dans le but d’identifier les composantes que la partie guinéenne pourrait prendre en charge et, par conséquent, de diminuer le coût global du projet. Cette démarche vise à renforcer l’implication nationale tout en optimisant l’ingénierie financière globale.

Un échéancier serré pour un lancement rapide

Les ministres Ismaël NABE et Laye Sékou CAMARA ont manifesté leur détermination à parvenir rapidement à une décision opérationnelle. Dès la semaine prochaine, des propositions techniques additionnelles sont attendues de la part chinoise en vue de fixer une date officielle de commencement. L’ambition déclarée est de s’atteler sans relâche au cours du mois à venir pour amorcer le début concret des travaux.

Le barrage de FOMI symbolise la volonté du Président de la République de transformer durablement l’économie nationale grâce à des investissements structurants et stratégiques. La détermination affichée par l’ensemble des parties prenantes (gouvernement, partenaires chinois et équipes techniques) constitue une avancée décisive vers la réalisation d’un projet attendu depuis plusieurs décennies.

Ministre Ismaël NABE : échanges stratégiques avec le FIDA, des investisseurs internationaux et le secteur privé guinéen

Conakry, 20 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a mené une journée de travail particulièrement dense, marquée par des échanges stratégiques avec plusieurs acteurs majeurs du développement et de l’investissement.

Il a reçu Madame Ann TURINAYO, Directrice pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) pour la Guinée, la Gambie et le Cap-Vert. Les discussions ont porté sur la confirmation de l’engagement du FIDA en faveur de la modernisation du secteur agricole guinéen, ainsi que sur la mobilisation de ressources financières additionnelles pour le projet AgriFARM et les programmes FIDA 13 et 14. Le Ministre a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement guinéen à accompagner le FIDA, partenaire stratégique du développement national.

Le Ministre Ismaël NABE s’est ensuite entretenu avec une délégation d’investisseurs saoudiens et émiratis, invités à soumettre des projets d’investissement concrets et structurants, alignés sur les priorités stratégiques de la Guinée. Il a réitéré la volonté gouvernement de créer un environnement attractif et sécurisé pour les investissements productifs.

Enfin, une session de travail avec les opérateurs économiques guinéens, conduite par le Président de la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Monsieur Mamadou BALDE, a permis d’aborder les préoccupations du secteur privé, les réformes en cours et les perspectives de partenariat public-privé, au service du développement économique national.

Programme Simandou 2040 : Le MPCID sollicite l’engagement des PTFs en faveur d’une refonte structurelle de la Guinée

Conakry, le 20 février 2026 – Sous l’égide de Monsieur Ismaël NABE, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID), s’est déroulée une session stratégique axée sur la présentation approfondie du Programme Simandou 2040. Cette concertation avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) revêt une importance capitale, marquant l’intégration nationale de ce qui est désormais considéré comme le cadre directeur exclusif pour la prospérité socio-économique de la Guinée au cours des quinze années à venir.

Convertir la rente minière en catalyseur de croissance inclusive

Le Ministre Ismaël NABE a souligné que, bien que ce programme prenne racine dans l’exploitation du gisement de fer de Simandou, l’un des plus imposants au globe, l’ambition nourrie par le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi DOUMBOUYA, transcende considérablement le seul secteur minier. L’objectif primordial est d’engendrer une mutation structurelle profonde de l’économie nationale, en transmutant les produits des activités extractives en catalyseur d’industrialisation, de diversification productive et d’aménagement territorial équitable.

Conçu avec le concours de cabinets de renom tels que KPMG et Southbridge, ce programme s’appuie sur un scénario d’« Accélération ». Cette orientation stratégique, estimée à la fois réaliste et pérenne, ambitionne un taux de croissance annuel moyen de 10,3 % et la génération de 9,5 millions d’opportunités d’emploi d’ici à l’horizon 2040.

Une architecture structurée autour de 5 piliers stratégiques

Le Directeur National du Plan, Dr. Hassane DIALLO, a présenté l’architecture détaillée de ce programme qui englobe 14 secteurs d’intervention prioritaires.

Pilier 1 : Souveraineté alimentaire et Transformation industrielle

L’ambition consiste à opérer une transition d’une économie axée sur l’exportation de matières premières brutes vers une économie de transformation à haute valeur ajoutée.

  • Agriculture (12 projets, 5 réformes) : Viser une productivité rizicole de 4 t/ha, sécuriser l’accès à la terre et intégrer les petits exploitants afin de minimiser la dépendance aux importations.
  • Mines et Industrie : Un investissement de 65 à 70 milliards USD est prévu pour l’établissement de 17 unités de transformation et la création de 35 000 postes industriels directs.
  • Pêche : Modernisation durable via 10 projets et 2 réformes structurelles majeures.

Pilier 2 : Capital humain et Attractivité (49 Mds USD)

  • Éducation : Garantir 80 % d’accès au niveau pré-universitaire, contenir les effectifs à 30 élèves par classe et étendre la couverture des cantines scolaires.
  • Tourisme : Positionner la Guinée comme une destination attractive et concurrentielle, avec un objectif de 3 millions de visiteurs et la rénovation de 550 infrastructures d’hébergement.

Pilier 3 : Infrastructures, Énergie et Numérique (160 Mds USD)

Il s’agit du pilier le plus exigeant en capitaux et revêt une importance cruciale pour le désenclavement du territoire.

  • Transport : Construction de 2 900 km d’autoroutes et 2 500 km de voies ferrées.
  • Énergie et Eau : Atteindre une capacité installée de 10 000 MW pour un accès généralisé à l’électricité (100 %) et assurer l’approvisionnement en eau potable pour 95 % de la population.
  • Numérique : Couverture très haut débit de 95 % du territoire et numérisation intégrale des services publics.

Pilier 4 : Services financiers (1 à 1,5 Md USD)

Ce volet vise un taux d’inclusion financière de 60 % et l’intégration de la moitié de la main-d’œuvre du secteur informel dans un cadre réglementaire sécurisé.

Pilier 5 : Santé et Protection sociale (12 à 14 Mds USD)

L’ambition est d’atteindre une espérance de vie de 68 ans grâce à l’accès généralisé aux services de santé et à l’optimisation du ratio de personnels de santé (23 agents pour 10 000 habitants).

L’impératif de la culture du résultat

L’enveloppe d’investissement totale s’élève à environ 330 milliards USD, échelonnée sur trois phases successives jusqu’en 2040. Le financement sera garanti par une combinaison de sources, comprenant le secteur privé, le budget de l’État, le Fonds Souverain, et une contribution attendue des PTF à hauteur de 37 milliards USD.

Afin d’assurer une mise en œuvre scrupuleuse, le Gouvernement institue une « Delivery Unit ». Cette cellule de gestion des performances sera implémentée au sein de chaque département ministériel, afin de garantir une harmonisation optimale des actions entre les directions du Budget, du Plan, du Trésor et des Douanes. Le suivi stratégique demeurera sous la supervision directe du Ministre du Plan, par l’intermédiaire du Comité stratégique du Programme Simandou.

En conclusion de cette session, les autorités ont renouvelé leur ferme engagement en faveur de la transparence et d’un suivi annuel assidu. Avec Simandou 2040, la Guinée n’initie pas qu’un simple programme, mais bien une stratégie macroéconomique holistique et intégrée, visant à s’insérer de manière pérenne au sein des chaînes de valeur mondiales.

Audience : Le Ministre Ismaël NABE accueille le PDG d’Afrik Finances Holding

Conakry, le 19 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu en audience M. Blaise AHOUANTCHEDE, Président-Directeur Général d’Afrik Finances Holding. M. AHOUANTCHEDE était accompagné de son Conseiller spécial, M. Philippe KPENOU.

Au cœur de leurs discussions figurait l’organisation prochaine du Forum International de l’Intermédiation, du Numérique et de l’Innovation (FONI) 2026, qui se tiendra à Conakry.

M. Blaise AHOUANTCHEDE a d’abord rappelé la vocation du FONI : soutenir les nations africaines dans leur marche vers le développement. Pour l’édition de Conakry, le forum entend spécifiquement appuyer la Guinée dans le financement de son économie. Il ciblera notamment des domaines cruciaux comme l’agriculture, la pêche, l’industrie, les infrastructures, l’immobilier (notamment le logement) et le soutien financier à la sous-traitance minière. Il a précisé que cet événement proposerait quatre masterclasses thématiques : le droit, le marketing digital à l’ère numérique, l’art du financement économique et un atelier dédié à l’entrepreneuriat.

M. AHOUANTCHEDE a également formulé le souhait que le forum bénéficie du haut patronage du Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA. Il a aussi sollicité l’appui du MPCID ainsi que l’implication active de l’ensemble des départements ministériels.

En retour, le Ministre Ismaël NABE a vivement remercié ses interlocuteurs pour l’honneur fait à la Guinée en choisissant Conakry pour le FONI 2026. Cette initiative est d’autant plus pertinente que le pays vient de lancer son ambitieux Programme de développement socioéconomique, durable et responsable, « Simandou 2040 », destiné à transformer la nation au cours des quinze prochaines années.

Il a assuré que, sous l’impulsion du Président Mamadi DOUMBOUYA, le gouvernement, par l’intermédiaire de son ministère, est pleinement disposé à soutenir toute démarche susceptible de dynamiser positivement l’économie guinéenne. Il a insisté sur l’importance des secteurs à fort potentiel de croissance, qui constituent les cinq piliers du Programme Simandou 2040.

Pour conclure, le Ministre NABE a invité ses hôtes à mettre leurs équipes en relation afin de définir conjointement les modalités de l’accompagnement que son département apportera à l’organisation de ce forum.

Il convient de rappeler que, chaque année, le FONI rassemble les figures majeures du secteur financier et bancaire africain. Il accueille également les entités de soutien numérique qui innovent pour favoriser l’inclusion financière sur le continent. Le FONI s’impose comme un véritable carrefour stratégique, un lieu privilégié pour l’émergence d’idées novatrices et la concrétisation de partenariats porteurs, contribuant ainsi à la métamorphose constante du paysage financier africain.

En tant qu’événement international de premier plan, le FONI demeure une plateforme essentielle pour explorer les dynamiques nouvelles, encourager le partage de savoirs et stimuler des initiatives pionnières qui dessineront l’avenir financier de l’Afrique.

Planification régionale : le Premier ministre installe le Comité de pilotage de l’élaboration des SRAD

Conakry, le 19 février 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé à l’installation officielle du Comité de pilotage chargé de l’élaboration des Schémas Régionaux d’Aménagement et de Développement (SRAD). Cette étape marque une avancée majeure dans la modernisation du système national de planification et de développement territorial.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé, de la société civile ainsi que des institutions nationales.

L’installation de ce Comité de Pilotage ne constitue pas un simple acte administratif, mais un véritable « moment fondateur » pour la nation. En confiant la présidence de cet organe au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la Guinée élève la planification territoriale au rang de priorité d’État. Ce comité, qui réunit ministères stratégiques, secteur privé, société civile et partenaires internationaux, a pour mission de définir les orientations politiques et de garantir la cohérence des futurs schémas régionaux.

Dans sa présentation, Dr Hassane Diallo, Directeur National du Plan (DNP), a rappelé que les SRAD constituent un outil essentiel pour : harmoniser les actions entre les plans nationaux, régionaux et locaux ; garantir une répartition plus équitable des ressources et des investissements ; traduire les visions de développement en actions concrètes et durables adaptées à chaque région naturelle.

Dans son discours de bienvenue, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a indiqué qu’il s’agit de « refonder la manière même dont la République pense son territoire. Les SRAD ne sont pas de simples documents techniques. Ils constituent un choix politique fort : celui de reconnaître que le développement durable de la Guinée doit être pensé à partir des potentialités propres à chacune de nos régions ».

Vers une aide internationale souveraine et coordonnée

L’initiative change également la donne pour la coopération internationale. En proposant un cadre de référence « clair, structuré et souverain », la Guinée entend désormais orienter l’aide au développement vers des priorités territoriales qu’elle aura elle-même définies.

Le Ministre NABE a d’ailleurs salué l’appui constant de la Banque Mondiale et des autres partenaires techniques et financiers, tout en les invitant à investir massivement dans cette planification, gage de l’efficacité future des financements engagés.

Pour garantir le succès de ces schémas, le gouvernement mise sur une synergie avec l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC). L’objectif est clair : faire des SRAD la « boussole stratégique » pour l’allocation du Fonds National de Développement Local. Cette articulation doit permettre que chaque franc investi au niveau local contribue directement à la transformation nationale.

L’État stratège en marche

Cette démarche s’inscrit dans la vision de S.E.M. Mamadi Doumbouya, Président de la République, visant à faire de chaque région un pôle de compétitivité et de bien-être. En installant ce comité, la Guinée affirme son rôle d’État stratège qui anticipe et planifie pour transformer durablement la vie de ses citoyens.

Le Ministre Ismaël NABE a conclu que ce chantier dépasse la génération actuelle : il pose les fondations d’une Guinée « harmonieuse, compétitive et solidaire » pour les décennies à venir.

Prenant la parole en tant président du Comité de pilotage, le Premier ministre Amadou Oury BAH a souligné le caractère particulièrement sensible et stratégique du sujet, rappelant que la Guinée évolue dans un environnement régional marqué par des foyers d’instabilité. Selon lui, l’élaboration des SRAD répond à un impératif fondamental : prévenir les disparités territoriales susceptibles d’alimenter le sentiment d’abandon au sein de certaines communautés.

Il a déploré qu’au fil des années, « le pays réel » ait été réduit à sa plus petite portion, laissant des zones entières sans investissements structurants.

Le Premier ministre a qualifié cet acte de « stratégique », soulignant que l’absence de planification cohérente constitue l’une des causes structurelles des déséquilibres territoriaux observés ces dernières décennies.

Dans un contexte régional marqué par des foyers d’instabilité, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’éviter toute disparité susceptible d’alimenter des frustrations locales. « Aucun développement durable ne peut se faire sans planification cohérente », a-t-il martelé, précisant que le SRAD doit devenir l’outil central d’orientation territoriale des politiques publiques.

S’adressant aux membres du Comité de pilotage, le Premier ministre a fixé des objectifs précis : produire des schémas techniquement solides, fondés sur des diagnostics rigoureux et alignés sur les orientations nationales ; orienter efficacement les investissements publics et privés ; structurer des pôles régionaux de croissance valorisant les avantages comparatifs de chaque territoire ; réduire les disparités territoriales, notamment dans les zones enclavées ; garantir la cohérence entre plans nationaux, régionaux et locaux.

Il a insisté sur la qualité méthodologique des travaux, la coordination intersectorielle, le respect des délais et la validation rigoureuse des livrables.

Un instrument opposable et opérationnel

Le Premier ministre a clairement indiqué que le SRAD ne doit pas être un simple document administratif, mais un véritable instrument d’aide à la décision, opposable et opérationnel.

Dans la perspective de la mise en place des conseils régionaux, appelés à jouer un rôle central dans la décentralisation, ces schémas constitueront la base programmatique indispensable à une gouvernance territoriale structurée.

Concluant son intervention, le Premier ministre a insisté sur le caractère impératif de la mission confiée au Comité de pilotage : « Ce n’est pas une exhortation, c’est une obligation. »

Pour lui, la paix durable suppose l’élimination des facteurs susceptibles de générer des crises, notamment les déséquilibres territoriaux et les frustrations liées au manque d’infrastructures et d’opportunités.

Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement de doter la Guinée d’un système moderne d’aménagement du territoire, au service d’une croissance équilibrée et inclusive.

Cette approche inclusive et coordonnée vise à faire de chaque région un véritable pôle de développement, en cohérence avec le programme Simandou 2040 et la vision de transformation structurelle portée par Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République.

Coopération Guinée–Japon : vers une mobilisation accrue du secteur privé japonais autour du Programme Simandou 2040

Conakry, le 16 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Monsieur Ismaël Nabé, a accordé une audience à Son Excellence l’ambassadeur du Japon, M. Kato Ryuichi. Ce dernier était accompagné de son chargé d’affaires, M. Tarui Toshiharu. Le ministre Nabé, de son côté, était entouré des membres de son cabinet et des directeurs.

Cette visite a été consacrée au renforcement du partenariat stratégique entre la Guinée et le Japon, notamment autour des opportunités majeures offertes par le Programme Simandou 2040. Les échanges ont notamment porté sur la nécessité de rassurer les partenaires japonais quant à la stabilité, l’organisation institutionnelle et l’aptitude de la Guinée à accueillir des investissements étrangers structurants.

Un environnement désormais sécurisé et structuré

Le Ministre NABÉ a souligné que la Guinée est engagée dans un programme de transformation responsable, plaçant la sécurité et la gouvernance au rang des priorités nationales. Il a insisté sur le fait que le pays est désormais prêt à accueillir les investisseurs internationaux dans un cadre stabilisé, organisé et orienté vers des résultats concrets.

Rappelant que le Programme Simandou 2040 constitue une priorité stratégique nationale mobilisant des volumes d’investissement considérables, le Ministre a exprimé le souhait de voir le Japon occuper une place significative dans ces projets. Il a notamment souligné que de nombreux équipements et technologies utilisés dans le méga-projet Simandou sont d’origine japonaise, sans que cela ne se traduise systématiquement par une visibilité directe dans les statistiques ou la reconnaissance officielle des partenariats. À cet effet, il a plaidé pour une présence plus affirmée et une visibilité assumée du savoir-faire japonais en Guinée, tant en matière d’ingénierie que d’équipements industriels.

Le Ministre NABÉ a salué le travail accompli par l’Ambassadeur dans le renforcement des relations bilatérales, tout en soulignant le rôle déterminant que jouera la représentation diplomatique guinéenne à Tokyo pour porter la voix de la Guinée auprès des autorités et des entreprises nippones.

Cap sur les statistiques et l’ingénierie des données

Un second volet majeur de l’audience a concerné le développement des capacités nationales en matière de statistiques et de gestion de l’information. Le Ministre NABÉ a exprimé la volonté de voir le Japon accompagner la Guinée dans la construction d’un centre de formation dédié aux statistiques et aux sciences des données ; le renforcement des capacités techniques en matière de collecte, de traitement et d’analyse de données ; la formation de jeunes ingénieurs et spécialistes nationaux.

Il a précisé que l’enjeu ne réside pas uniquement dans les infrastructures physiques, mais surtout dans la valorisation du capital humain, capable de soutenir les politiques publiques par une production statistique fiable et moderne. Reconnu pour son expertise technologique, le Japon apparaît comme un partenaire naturel dans ce domaine. Des requêtes officielles seront prochainement transmises pour structurer cette coopération.

Perspectives d’investissement et prêts concessionnels

S.E.M. KATO Ryuichi a félicité le Ministre NABÉ pour sa reconduction à la tête du département et l’a remercié d’avoir honoré de sa présence la fête nationale du Japon, qui célébrait également un demi-siècle de coopération entre les deux pays.

Saluant le retour de la Guinée sur la scène internationale, l’Ambassadeur a déclaré que les entreprises nippones manifestaient leur intention d’investir dans le pays. Il a sollicité le soutien du MPCID pour faciliter leur implantation et a annoncé au Ministre l’arrivée imminente de délégations de chefs d’entreprise japonais en mission de prospection.

Le diplomate a en outre spécifié qu’au vu de ses indicateurs économiques récents, la Guinée est désormais éligible, peut désormais accéder aux prêts en yens à taux concessionnels, caractérisés par des taux d’intérêt faibles et des remboursements à long terme.

Le Ministre Ismaël NABÉ a confirmé que la Guinée est candidate à ces financements, qui soutiendront les projets structurants du Programme Simandou 2040. Enfin, il a réaffirmé la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’État et en coordination avec le Premier ministre, d’inscrire la coopération Guinée–Japon dans une dynamique nouvelle, axée sur l’investissement productif, le transfert de technologie et la création de valeur partagée.

MPCID : Conakry abrite le Séminaire inter-régional en analyse macrobudgétaire

Conakry, le 16 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël NABE, a participé à la cérémonie d’ouverture du Séminaire inter-régional en analyse macro-budgétaire aux côtés de son homologue de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que des responsables du Fonds monétaire international et des centres régionaux AFRITAC.

Cette rencontre de haut niveau réunit une soixantaine de parlementaires et hauts fonctionnaires issus de dix-neuf pays d’Afrique centrale et de l’Ouest autour des enjeux liés à l’élaboration et à l’intégration des cadres budgétaires pluriannuels dans le cycle budgétaire. Les interventions ont mis en évidence l’importance stratégique du cadrage macro-budgétaire dans un contexte marqué par la multiplication des chocs exogènes et les exigences accrues de soutenabilité, de transparence et de crédibilité des finances publiques.

Le Ministre Ismaël NABE, en tant que principal responsable de la planification stratégique nationale et de la coordination de la coopération internationale, son département joue un rôle central dans l’alignement des politiques publiques, des cadres budgétaires et des priorités de développement.

Selon lui, dans un contexte mondial instable, marqué par des chocs exogènes à répétition, le gouvernement guinéen prône une rupture avec les méthodes passées. Pour lui, l’analyse macro-budgétaire est devenue un « instrument fondamental d’aide à la décision publique ». Le CBMT n’est plus présenté comme un simple exercice technique, mais comme un levier de souveraineté permettant d’anticiper les risques, d’évaluer la soutenabilité de la dette et d’assurer que chaque dépense publique s’inscrit dans une trajectoire de développement crédible.

Même que cette rigueur budgétaire est le socle de la vision portée par le Président de la République, Mamadi Doumbouya. Cette discipline est notamment indispensable au succès du programme « Simandou 2040 ».

Pour transformer les richesses minières en capital humain et social durable, la Guinée mise sur des indicateurs fiables. Le récent rebasage du PIB est, à ce titre, une avancée majeure citée par le Ministre NABE pour refléter la réalité des secteurs émergents et renforcer la crédibilité des projections nationales.

Un langage commun pour séduire les investisseurs

Au-delà des frontières nationales, la maîtrise du cycle budgétaire pluriannuel est un enjeu diplomatique et financier. Selon le Ministre NABE, la crédibilité budgétaire est le « langage commun » qui conditionne la confiance des investisseurs internationaux et la qualité du dialogue avec des partenaires comme le FMI et la Banque mondiale.

Les responsables du FMI ont rappelé que la pluriannualité budgétaire, adossée à un cadre macroéconomique robuste, constitue désormais un standard international indispensable pour renforcer la discipline budgétaire et améliorer la qualité de la dépense publique. Les travaux, structurés autour d’approches conceptuelles, de partages d’expériences et de mises en situation pratiques, visent à identifier les principaux défis liés aux cadres budgétaires à moyen terme et à formuler des recommandations opérationnelles pour leur intégration effective dans les processus nationaux.

À travers sa participation active, la Guinée réaffirme son engagement en faveur de la modernisation de la gestion des finances publiques. Les documents de programmation budgétaire pluriannuelle seront au cœur de la mise en œuvre du programme national de transformation « Simandou 2040 », destiné à structurer durablement le développement économique du pays, en assurant une meilleure articulation entre planification stratégique, allocation des ressources et résultats attendus.

Coopération Guinée-UE : une nouvelle dynamique fondée sur la coordination, la redevabilité et la confiance

Conakry, le 13 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu dans la soirée le Chef de la Délégation de l’Union européenne (UE) en Guinée, SEM Xavier STICKER, accompagné de Gianpero BORZILLO, Chef de coopération. Cette entrevue de haut niveau a permis de consolider la position clé du Bureau d’Appui à la Coopération avec l’Union Européenne (BACUE) en tant que point de contact unique pour la coordination, le suivi et l’évaluation des initiatives européennes en République de Guinée.

Le Ministre Ismaël NABE a précisé la vision guinéenne : pour être fructueuse, toute intervention exige une coordination technique sans faille. Il a ainsi rappelé les attributions essentielles du BACUE à ses interlocuteurs.

Poursuivant sur cette lancée, le Secrétaire Général Kabèlè SOUMAH a insisté sur le fait que le BACUE dépasse le rôle de simple observateur ; il est le garant de la cohérence entre les projets et les orientations gouvernementales. De la phase de conception jusqu’à l’évaluation finale, ce bureau devient le maillon indispensable pour une circulation fluide des données entre les parties prenantes, les départements ministériels concernés et la Délégation de l’UE.

L’entrevue a également mis en lumière des lacunes importantes, notamment l’indépendance excessive de certaines entités d’exécution qui opéraient sans supervision centrale. Il a clairement souligné que déléguer la mise en œuvre à des partenaires ne saurait signifier leur accorder une carte blanche.

Dorénavant, sous l’autorité du BACUE, aucun projet ne pourra être lancé sans la validation préalable des études de faisabilité et de la sélection des emplacements par le BACUE et les ministères sectoriels.

Le Secrétaire Général a souligné la nécessité pour le BACUE de pouvoir fournir des informations actualisées sur les actions de l’Union européenne en Guinée : nombre de projets, état d’avancement, difficultés rencontrées et l’enveloppe financière globale des investissements de l’UE dans le pays.

Selon le Secrétaire Général, la supervision et la signature des protocoles d’accord doivent demeurer une prérogative exclusive des fonctionnaires guinéens dûment mandatés, afin de garantir la transparence et l’imputabilité publique. Le BACUE agira comme un intermédiaire essentiel pour définir clairement les responsabilités de chacun et aplanir les obstacles administratifs qui freinent actuellement la réalisation des projets financés par l’Union Européenne.

En positionnant le BACUE au centre de ce nouveau mécanisme, le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement aspire à restaurer pleinement la confiance des institutions européennes (Parlement, Cour des comptes) envers la coopération guinéenne. Cette réorganisation permettra d’anticiper les risques financiers (notamment les « comptes de cash ») et d’assurer une transition harmonieuse vers les programmes prévus pour 2024-2026.

Le Chef de la Délégation de l’UE, Xavier STICKER, a accueilli favorablement cette nouvelle approche organisationnelle. Il y voit la promesse d’une collaboration plus transparente, plus performante et, surtout, davantage respectueuse des cadres réglementaires nationaux, pour un partenariat mutuellement bénéfique.