Coopération Sino-Guinéenne : le Ministre Ismaël NABE reçoit l’Ambassadeur de Chine en Guinée

Conakry, le 26 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine en Guinée, SEM SUN Yong. Cette entrevue cruciale visait à faire le point sur les avancées des projets bilatéraux et à évaluer la dynamique de la collaboration entre les deux nations.

Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont passé en revue plusieurs accords techniques, notamment ceux relatifs à la livraison d’équipements agricoles et de bus destinés aux transports en commun.

Les discussions ont également porté sur la relance du projet de construction du Palais de la Culture et tout comme celui de l’Institut de coopération triangulaire Sud-Sud.

La rencontre a aussi offert l’opportunité d’assurer le suivi de la convention de financement signée en début d’année pour divers projets à vocation sociale.

S’agissant du domaine de l’énergie, le Ministre NABE et son hôte ont évoqué la reprise du projet du barrage de FOMI. L’objectif partagé est de fédérer les entreprises chinoises concernées pour une exécution des travaux optimale, tout en veillant à la rationalisation des coûts financiers.

Dans le secteur agricole, l’Ambassadeur SEM SUN Yong a présenté un échantillon prometteur de riz hybride, cultivé avec succès par une société chinoise à Koba, dans la préfecture de Boffa. Ce type de semence s’avère particulièrement adapté à de multiples zones guinéennes.

En réponse, le Ministre Ismaël NABE a souligné l’immense potentiel des nombreuses plaines arables disponibles en Guinée. Il a vivement encouragé les investisseurs agricoles chinois à venir s’y implanter, insistant sur l’importance primordiale d’un transfert de technologie vers les agriculteurs locaux.

RGPH-4 : La Guinée révèle son nouveau visage et s’ancre dans la gouvernance par la donnée

Conakry, le 25 février 2026-Sous la présidence de SEM Amadou Oury Bah, Premier ministre, Chef du Gouvernement, en présence de l’honorable Dr Dansa Kourouma, Président du CNT, du Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, Ismael NABE, des membres du Gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers, le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, à travers l’INS, a procédé à la publication des résultats préliminaires du RGPH-4. Un moment historique qui marque le passage de la Guinée vers un État stratège, guidé par la précision statistique.

Il faut rappeler que le RGPH-4 a été rendu possible grâce notamment, au soutien financier et technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de la Banque mondiale. Les représentants de ces deux institutions, ont réitéré leur volonté de continuer à accompagner la Guinée dans son processus de développement.

Dans son discours de circonstance, le Ministre Ismaël NABE a dévoilé la « photographie vivante » d’une nation en pleine mutation.

Une Nation de 17,5 millions d’âmes : les chiffres clés

Le RGPH-4 établit désormais la population de la République de Guinée à 17 521 167 habitants. Les données révèlent des dynamiques démographiques et sociales majeures qui influenceront les politiques publiques des prochaines décennies :

  • Une jeunesse prédominante : Les moins de 35 ans représentent 79 % de la population, avec un âge moyen fixé à 22,2 ans.
  • Équilibre des genres : La population est composée de 51,8 % de femmes et 48,2 % d’hommes.
  • Répartition territoriale : 61,3 % des Guinéens résident en zone rurale contre 38,7 % en milieu urbain.
  • Densité : Le pays affiche une densité moyenne de 71 habitants au km².

Une rupture technologique et méthodologique

Au-delà des chiffres, le Ministre a insisté sur la « rupture qualitative » de cette édition. Pour la première fois, la Guinée a intégré des technologies numériques à chaque étape du processus, garantissant une transparence et une rapidité de traitement inédites.

Le processus a bénéficié d’une double garantie de fiabilité : l’accompagnement d’experts internationaux et la réalisation d’une enquête post-censitaire rigoureuse pour valider la couverture du dénombrement selon les standards mondiaux les plus exigeants. « Gouverner sans données fiables, c’est avancer sans boussole », a rappelé le Ministre Ismaël NABE, soulignant la vision du Président de la République, Chef de l’Etat, Mamadi Doumbouya, de placer la statistique au cœur de la refondation de l’État.

Un outil de souveraineté et de planification

Le RGPH-4 n’est pas une simple formalité administrative, mais un « point de départ » pour une planification rigoureuse des infrastructures, de la santé, de l’éducation et de l’emploi. En connaissant précisément « qui nous sommes, combien nous sommes et où nous vivons », l’État s’octroie les moyens d’agir avec équité.

Le Ministre NABE a également rendu hommage à la mobilisation exceptionnelle de plus de 22 000 agents de terrain et a salué le soutien indéfectible des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la BAD, l’UNICEF et le système des Nations Unies.

Vers de nouveaux chantiers statistiques

L’ambition du gouvernement ne s’arrête pas là. Le Ministre Ismaël NABE a annoncé la poursuite d’autres opérations structurantes, telles que le premier Recensement Général des Entreprises et l’actualisation de la mercuriale des prix, afin de renforcer la surveillance économique, d’éclairer la décision publique et de mieux protéger le pouvoir d’achat des populations. « Aujourd’hui, la Guinée ne se contente plus de regarder son avenir. La Guinée planifie avec méthode, la Guinée construit avec rigueur, la Guinée l’assume avec ambition. Révéler qui nous sommes, combien nous sommes, où nous vivons. Le RGPH4 donne à notre nation un outil fondamental, la capacité d’agir avec justesse et équité », a conclu le ministre Nabé.

Présidant la cérémonie, le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a apporté des précisions relatives à ces résultats. Selon lui, si la diaspora est prise en compte, « les Guinéens pourraient dépasser les 20, millions ». Prenant l’exemple de Siguiri, il a souligné que les disparités constatées obligent les autorités à mieux anticiper les besoins d’une population en quête de commodités et d’infrastructures de base, entre autres services essentiels. « Nous avons le Simandou aujourd’hui qui va être un corridor de peuplement dans quelques années. (…). Mais ça nous indique également qu’un avantage peut cacher un des inconvénients majeurs et des menaces. D’où la nécessité, dans le cadre de notre plan de développement, d’envisager le plus rapidement possible l’émergence d’autres corridors notamment le corridor nord qui permettra de stabiliser le pays. Et si nous avons le corridor central, le pays sera à ce moment-là stabilisé sans oublier la nécessité de prendre en compte les besoins logistiques de la région sud. Quand je parle de corridor, je pense beaucoup plus au chemin de fer parce que c’est le chemin de fer de manière durable qui constitue les bases du développement économique, de la stabilité et aussi de la capacité des populations à vivre, à voyager et à se sentir dans de meilleures dispositions », a-t-il dit.

Il a par ailleurs, souligné que le RGPH-4 dépasse le simple cadre statistique. Selon lui, il constitue un véritable outil d’orientation permettant à un gouvernement responsable « de savoir ce qu’il faut faire et comment le faire pendant qu’il est encore temps ». Désormais, a-t-il ajouté, le RGPH-4 étant achevé, il est temps de s’atteler à l’identification physique des citoyens, une étape essentielle pour développer d’autres leviers d’amélioration de la vie économique et sociale. « On a fait le RGPH-4. Il nous reste la réforme des réformes, c’est que chacun d’entre nous, chaque citoyen Guinée ait son numéro d’identification personnel (…). Et ça, c’est une nécessité absolue. Et nous allons le poursuivre comme c’était indiqué dans le chronogramme et la feuille de route de la transition. Si on ne le fait pas, c’est comme si on est allé au milieu de la rivière ou au milieu de la mer et on s’est dit, tiens, je vais plonger pour voir si je peux flotter au risque de me noyer », a-t-il conclu.

Cette présentation consacre la volonté de la Guinée de bâtir son avenir sur la « vérité des chiffres » et la dignité de chaque citoyen, affirmant ainsi sa pleine souveraineté nationale.

Coopération et investissements : le Ministre Ismaël NABÉ reçoit une mission de Société Générale et la Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée

Conakry, le 24 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Monsieur Ismaël NABÉ, a accordé, ce mardi, une série d’audiences. Entre mobilisation de financements structurants et consolidation du capital humain, il a successivement reçu une délégation de la banque française Société Générale ainsi que la Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée.

La première audience, consacrée aux enjeux économiques, a porté sur la réception d’une mission de Société Générale (Banque d’affaires et d’investissement), conduite par Madame Fatou GUIBERT, Responsable de la couverture et de la banque d’investissement pour l’Afrique.

Au cœur des échanges figurait l’accompagnement financier des grands projets. Madame GUIBERT a réaffirmé l’engagement du groupe bancaire à soutenir la dynamique de développement de la Guinée, notamment à travers des instruments tels que les crédits export, les émissions d’Eurobonds ou encore le « Simandoubond ». L’institution a, en outre, exprimé un intérêt soutenu pour le financement d’infrastructures routières et sanitaires, en parfaite cohérence avec la vision portée par le Programme Simandou 2040.

Le Ministre Ismaël NABÉ a salué cette volonté de mobilisation de capitaux internationaux au service des priorités nationales. Il a rappelé que la Guinée demeure résolument ouverte aux financements structurants, soulignant que la réussite du Programme Simandou 2040 repose à hauteur de 60 % sur le dynamisme et l’engagement du secteur privé.

La journée s’est poursuivie par une audience accordée à Madame Maddalena BERTOLETTI, Représentante résidente de l’UNICEF en Guinée.

Après avoir adressé ses félicitations au Ministre pour le renouvellement de la confiance du Chef de l’État à la tête de son département, Madame BERTOLETTI a présenté un état des lieux des actions prioritaires de l’agence, notamment le projet consacré au développement du capital humain. Elle a également proposé l’expertise technique de l’UNICEF en appui à la collecte et à l’analyse des données statistiques sociales.

En réponse, le Ministre NABÉ a salué l’impact significatif des interventions de l’agence onusienne en faveur de l’enfance guinéenne. Tout en assurant l’institution de l’entière disponibilité de ses services, il a insisté sur la nécessaire synergie entre la Direction nationale Population et Développement et l’UNICEF. S’agissant de la collecte des données relatives à l’éducation, il a réaffirmé la compétence technique de l’Institut National de la Statistique pour en assurer le pilotage.

En conclusion, le Ministre a sollicité l’appui de l’organisation pour le renforcement des capacités techniques des cadres de son département, dans une perspective d’efficacité accrue de l’action publique.

Barrage FOMI : Vers le lancement effectif d’un ouvrage stratégique pour la transformation énergétique et agricole de la Guinée sous l’ère du SEM Mamadi Doumbouya, Président de la République

Conakry, le 20 février 2026 – La Guinée a franchi une étape cruciale dans la relance du barrage FOMI, un projet hydroélectrique et agro-industriel d’envergure, destiné à transformer en profondeur le paysage énergétique, agricole et infrastructurel du pays. Lors d’une rencontre stratégique de haut niveau, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, par ailleurs point focal du FOCAC 2024, le Ministre de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, les entreprises partenaires chinoises, notamment les géants internationaux de l’ingénierie hydroélectrique TBEA, China International Water & Electric Corporation, Sinohydro et Yellow River Engineering Consulting Co.Ltd. (YREC), et les entités institutionnelles concernées, ont collectivement réaffirmé leur détermination à passer de la phase des pourparlers à celle de l’exécution concrète des travaux.

Un projet structurant au cœur de la coopération stratégique sino-guinéenne

Le Projet FOMI est intégré à la deuxième phase des initiatives prioritaires définies par l’accord-cadre sino-guinéen, sous la supervision du Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, également Président du Comité sino-guinéen.

Le Ministre Ismaël NABE a indiqué que ce projet a déjà fait l’objet de plusieurs consultations de haut niveau. À ce titre, une première réunion stratégique s’est tenue le 14 janvier 2026, en présence de l’actuel Ministre de l’Énergie, alors responsable du département des Infrastructures, de l’ancien Ministre de l’Énergie, Namori Camara, ainsi que de l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en Guinée, S.E.M. SUN Yong.

Puis, des discussions techniques avec les ministères du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de l’Économie et des Finances ; et des Mines.

Il a ajouté que ces concertations avaient notamment porté sur l’enveloppe financière pouvant être mobilisée auprès du consortium des banques chinoises, ainsi que sur les ajustements nécessaires pour aligner le coût global du projet avec les ressources allouées.

FOCAC 2024 : un partenariat élevé au rang stratégique

Le Ministre NABE, en tant que point focal du FOCAC 2024, a rappelé que le Président Mamadi Doumbouya avait, lors de cet événement, qualifié le partenariat sino-guinéen de « mariage stratégique », soulignant la profondeur et la solidité des liens entre la Guinée et la Chine. Dans ce contexte dynamique, de nombreux projets miniers, infrastructurels et hydrauliques ont été initiés. L’ouvrage de FOMI s’intègre parfaitement à cette vision structurante, en harmonie avec la projection stratégique nationale à l’horizon 2040.

Selon lui, le soutien des plus hautes autorités des deux nations, notamment le Président Mamadi DOUMBOUYA et le Président Xi Jinping, confère au projet une portée politique et diplomatique majeure.

Une coordination renforcée entre les entreprises chinoises

Un des points essentiels de cette seconde réunion réside dans la présence conjointe de plusieurs entreprises chinoises, déjà expérimentées dans la réalisation d’ouvrages et d’infrastructures en Guinée. L’objectif est d’établir une répartition claire des responsabilités ; définir précisément le rôle de chacun ; optimiser l’architecture technique du projet ; et réévaluer le coût global pour l’harmoniser avec les fonds disponibles. Cette synergie permettra d’élaborer un plan d’action détaillé, garantissant ainsi une exécution efficace et cohérente.

Une priorité affirmée par le ministère de l’Énergie

Le Ministre de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, a insisté sur l’importance primordiale de l’ouvrage FOMI pour son département. Il a rappelé que ce projet, longtemps considéré comme « la légende de FOMI », doit désormais passer à une phase concrète de concrétisation. « FOMI n’est plus une fiction. Ce n’est plus une légende. C’est une réalité que nous allons initier et construire pour le peuple de Guinée. »

Depuis plusieurs mois, une collaboration étroite a été établie entre le ministère de l’Énergie et le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, en vue d’accélérer l’avancement technique et financier du projet.

Un contexte infrastructurel désormais propice

Plusieurs facteurs structurants confortent aujourd’hui pleinement la concrétisation du barrage : le développement du projet minier Simandou ; la construction en cours de la ligne d’interconnexion Guinée-Mali ; l’achèvement imminent du poste électrique de FOMI ; le déploiement de nouvelles lignes de transport d’électricité ; et un besoin énergétique grandissant dans plusieurs régions encore dépourvues d’accès à l’électricité.

Seuls environ 25 kilomètres de lignes additionnelles seraient nécessaires pour parachever l’intégration énergétique liée à l’ouvrage. Ainsi, toutes les conditions techniques sont à présent réunies pour justifier le lancement du projet.

La contribution guinéenne et l’engagement national

Le Ministre Ismaël NABE a précisé que la question de la participation nationale, évaluée à 15 %, avait déjà été abordée lors de discussions précédentes, notamment avec le ministère de l’Agriculture, dans le but d’identifier les composantes que la partie guinéenne pourrait prendre en charge et, par conséquent, de diminuer le coût global du projet. Cette démarche vise à renforcer l’implication nationale tout en optimisant l’ingénierie financière globale.

Un échéancier serré pour un lancement rapide

Les ministres Ismaël NABE et Laye Sékou CAMARA ont manifesté leur détermination à parvenir rapidement à une décision opérationnelle. Dès la semaine prochaine, des propositions techniques additionnelles sont attendues de la part chinoise en vue de fixer une date officielle de commencement. L’ambition déclarée est de s’atteler sans relâche au cours du mois à venir pour amorcer le début concret des travaux.

Le barrage de FOMI symbolise la volonté du Président de la République de transformer durablement l’économie nationale grâce à des investissements structurants et stratégiques. La détermination affichée par l’ensemble des parties prenantes (gouvernement, partenaires chinois et équipes techniques) constitue une avancée décisive vers la réalisation d’un projet attendu depuis plusieurs décennies.

Ministre Ismaël NABE : échanges stratégiques avec le FIDA, des investisseurs internationaux et le secteur privé guinéen

Conakry, 20 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a mené une journée de travail particulièrement dense, marquée par des échanges stratégiques avec plusieurs acteurs majeurs du développement et de l’investissement.

Il a reçu Madame Ann TURINAYO, Directrice pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) pour la Guinée, la Gambie et le Cap-Vert. Les discussions ont porté sur la confirmation de l’engagement du FIDA en faveur de la modernisation du secteur agricole guinéen, ainsi que sur la mobilisation de ressources financières additionnelles pour le projet AgriFARM et les programmes FIDA 13 et 14. Le Ministre a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement guinéen à accompagner le FIDA, partenaire stratégique du développement national.

Le Ministre Ismaël NABE s’est ensuite entretenu avec une délégation d’investisseurs saoudiens et émiratis, invités à soumettre des projets d’investissement concrets et structurants, alignés sur les priorités stratégiques de la Guinée. Il a réitéré la volonté gouvernement de créer un environnement attractif et sécurisé pour les investissements productifs.

Enfin, une session de travail avec les opérateurs économiques guinéens, conduite par le Président de la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Monsieur Mamadou BALDE, a permis d’aborder les préoccupations du secteur privé, les réformes en cours et les perspectives de partenariat public-privé, au service du développement économique national.

Programme Simandou 2040 : Le MPCID sollicite l’engagement des PTFs en faveur d’une refonte structurelle de la Guinée

Conakry, le 20 février 2026 – Sous l’égide de Monsieur Ismaël NABE, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID), s’est déroulée une session stratégique axée sur la présentation approfondie du Programme Simandou 2040. Cette concertation avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) revêt une importance capitale, marquant l’intégration nationale de ce qui est désormais considéré comme le cadre directeur exclusif pour la prospérité socio-économique de la Guinée au cours des quinze années à venir.

Convertir la rente minière en catalyseur de croissance inclusive

Le Ministre Ismaël NABE a souligné que, bien que ce programme prenne racine dans l’exploitation du gisement de fer de Simandou, l’un des plus imposants au globe, l’ambition nourrie par le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi DOUMBOUYA, transcende considérablement le seul secteur minier. L’objectif primordial est d’engendrer une mutation structurelle profonde de l’économie nationale, en transmutant les produits des activités extractives en catalyseur d’industrialisation, de diversification productive et d’aménagement territorial équitable.

Conçu avec le concours de cabinets de renom tels que KPMG et Southbridge, ce programme s’appuie sur un scénario d’« Accélération ». Cette orientation stratégique, estimée à la fois réaliste et pérenne, ambitionne un taux de croissance annuel moyen de 10,3 % et la génération de 9,5 millions d’opportunités d’emploi d’ici à l’horizon 2040.

Une architecture structurée autour de 5 piliers stratégiques

Le Directeur National du Plan, Dr. Hassane DIALLO, a présenté l’architecture détaillée de ce programme qui englobe 14 secteurs d’intervention prioritaires.

Pilier 1 : Souveraineté alimentaire et Transformation industrielle

L’ambition consiste à opérer une transition d’une économie axée sur l’exportation de matières premières brutes vers une économie de transformation à haute valeur ajoutée.

  • Agriculture (12 projets, 5 réformes) : Viser une productivité rizicole de 4 t/ha, sécuriser l’accès à la terre et intégrer les petits exploitants afin de minimiser la dépendance aux importations.
  • Mines et Industrie : Un investissement de 65 à 70 milliards USD est prévu pour l’établissement de 17 unités de transformation et la création de 35 000 postes industriels directs.
  • Pêche : Modernisation durable via 10 projets et 2 réformes structurelles majeures.

Pilier 2 : Capital humain et Attractivité (49 Mds USD)

  • Éducation : Garantir 80 % d’accès au niveau pré-universitaire, contenir les effectifs à 30 élèves par classe et étendre la couverture des cantines scolaires.
  • Tourisme : Positionner la Guinée comme une destination attractive et concurrentielle, avec un objectif de 3 millions de visiteurs et la rénovation de 550 infrastructures d’hébergement.

Pilier 3 : Infrastructures, Énergie et Numérique (160 Mds USD)

Il s’agit du pilier le plus exigeant en capitaux et revêt une importance cruciale pour le désenclavement du territoire.

  • Transport : Construction de 2 900 km d’autoroutes et 2 500 km de voies ferrées.
  • Énergie et Eau : Atteindre une capacité installée de 10 000 MW pour un accès généralisé à l’électricité (100 %) et assurer l’approvisionnement en eau potable pour 95 % de la population.
  • Numérique : Couverture très haut débit de 95 % du territoire et numérisation intégrale des services publics.

Pilier 4 : Services financiers (1 à 1,5 Md USD)

Ce volet vise un taux d’inclusion financière de 60 % et l’intégration de la moitié de la main-d’œuvre du secteur informel dans un cadre réglementaire sécurisé.

Pilier 5 : Santé et Protection sociale (12 à 14 Mds USD)

L’ambition est d’atteindre une espérance de vie de 68 ans grâce à l’accès généralisé aux services de santé et à l’optimisation du ratio de personnels de santé (23 agents pour 10 000 habitants).

L’impératif de la culture du résultat

L’enveloppe d’investissement totale s’élève à environ 330 milliards USD, échelonnée sur trois phases successives jusqu’en 2040. Le financement sera garanti par une combinaison de sources, comprenant le secteur privé, le budget de l’État, le Fonds Souverain, et une contribution attendue des PTF à hauteur de 37 milliards USD.

Afin d’assurer une mise en œuvre scrupuleuse, le Gouvernement institue une « Delivery Unit ». Cette cellule de gestion des performances sera implémentée au sein de chaque département ministériel, afin de garantir une harmonisation optimale des actions entre les directions du Budget, du Plan, du Trésor et des Douanes. Le suivi stratégique demeurera sous la supervision directe du Ministre du Plan, par l’intermédiaire du Comité stratégique du Programme Simandou.

En conclusion de cette session, les autorités ont renouvelé leur ferme engagement en faveur de la transparence et d’un suivi annuel assidu. Avec Simandou 2040, la Guinée n’initie pas qu’un simple programme, mais bien une stratégie macroéconomique holistique et intégrée, visant à s’insérer de manière pérenne au sein des chaînes de valeur mondiales.

Audience : Le Ministre Ismaël NABE accueille le PDG d’Afrik Finances Holding

Conakry, le 19 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a reçu en audience M. Blaise AHOUANTCHEDE, Président-Directeur Général d’Afrik Finances Holding. M. AHOUANTCHEDE était accompagné de son Conseiller spécial, M. Philippe KPENOU.

Au cœur de leurs discussions figurait l’organisation prochaine du Forum International de l’Intermédiation, du Numérique et de l’Innovation (FONI) 2026, qui se tiendra à Conakry.

M. Blaise AHOUANTCHEDE a d’abord rappelé la vocation du FONI : soutenir les nations africaines dans leur marche vers le développement. Pour l’édition de Conakry, le forum entend spécifiquement appuyer la Guinée dans le financement de son économie. Il ciblera notamment des domaines cruciaux comme l’agriculture, la pêche, l’industrie, les infrastructures, l’immobilier (notamment le logement) et le soutien financier à la sous-traitance minière. Il a précisé que cet événement proposerait quatre masterclasses thématiques : le droit, le marketing digital à l’ère numérique, l’art du financement économique et un atelier dédié à l’entrepreneuriat.

M. AHOUANTCHEDE a également formulé le souhait que le forum bénéficie du haut patronage du Président de la République, Mamadi DOUMBOUYA. Il a aussi sollicité l’appui du MPCID ainsi que l’implication active de l’ensemble des départements ministériels.

En retour, le Ministre Ismaël NABE a vivement remercié ses interlocuteurs pour l’honneur fait à la Guinée en choisissant Conakry pour le FONI 2026. Cette initiative est d’autant plus pertinente que le pays vient de lancer son ambitieux Programme de développement socioéconomique, durable et responsable, « Simandou 2040 », destiné à transformer la nation au cours des quinze prochaines années.

Il a assuré que, sous l’impulsion du Président Mamadi DOUMBOUYA, le gouvernement, par l’intermédiaire de son ministère, est pleinement disposé à soutenir toute démarche susceptible de dynamiser positivement l’économie guinéenne. Il a insisté sur l’importance des secteurs à fort potentiel de croissance, qui constituent les cinq piliers du Programme Simandou 2040.

Pour conclure, le Ministre NABE a invité ses hôtes à mettre leurs équipes en relation afin de définir conjointement les modalités de l’accompagnement que son département apportera à l’organisation de ce forum.

Il convient de rappeler que, chaque année, le FONI rassemble les figures majeures du secteur financier et bancaire africain. Il accueille également les entités de soutien numérique qui innovent pour favoriser l’inclusion financière sur le continent. Le FONI s’impose comme un véritable carrefour stratégique, un lieu privilégié pour l’émergence d’idées novatrices et la concrétisation de partenariats porteurs, contribuant ainsi à la métamorphose constante du paysage financier africain.

En tant qu’événement international de premier plan, le FONI demeure une plateforme essentielle pour explorer les dynamiques nouvelles, encourager le partage de savoirs et stimuler des initiatives pionnières qui dessineront l’avenir financier de l’Afrique.

Planification régionale : le Premier ministre installe le Comité de pilotage de l’élaboration des SRAD

Conakry, le 19 février 2026 – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé à l’installation officielle du Comité de pilotage chargé de l’élaboration des Schémas Régionaux d’Aménagement et de Développement (SRAD). Cette étape marque une avancée majeure dans la modernisation du système national de planification et de développement territorial.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé, de la société civile ainsi que des institutions nationales.

L’installation de ce Comité de Pilotage ne constitue pas un simple acte administratif, mais un véritable « moment fondateur » pour la nation. En confiant la présidence de cet organe au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la Guinée élève la planification territoriale au rang de priorité d’État. Ce comité, qui réunit ministères stratégiques, secteur privé, société civile et partenaires internationaux, a pour mission de définir les orientations politiques et de garantir la cohérence des futurs schémas régionaux.

Dans sa présentation, Dr Hassane Diallo, Directeur National du Plan (DNP), a rappelé que les SRAD constituent un outil essentiel pour : harmoniser les actions entre les plans nationaux, régionaux et locaux ; garantir une répartition plus équitable des ressources et des investissements ; traduire les visions de développement en actions concrètes et durables adaptées à chaque région naturelle.

Dans son discours de bienvenue, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a indiqué qu’il s’agit de « refonder la manière même dont la République pense son territoire. Les SRAD ne sont pas de simples documents techniques. Ils constituent un choix politique fort : celui de reconnaître que le développement durable de la Guinée doit être pensé à partir des potentialités propres à chacune de nos régions ».

Vers une aide internationale souveraine et coordonnée

L’initiative change également la donne pour la coopération internationale. En proposant un cadre de référence « clair, structuré et souverain », la Guinée entend désormais orienter l’aide au développement vers des priorités territoriales qu’elle aura elle-même définies.

Le Ministre NABE a d’ailleurs salué l’appui constant de la Banque Mondiale et des autres partenaires techniques et financiers, tout en les invitant à investir massivement dans cette planification, gage de l’efficacité future des financements engagés.

Pour garantir le succès de ces schémas, le gouvernement mise sur une synergie avec l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC). L’objectif est clair : faire des SRAD la « boussole stratégique » pour l’allocation du Fonds National de Développement Local. Cette articulation doit permettre que chaque franc investi au niveau local contribue directement à la transformation nationale.

L’État stratège en marche

Cette démarche s’inscrit dans la vision de S.E.M. Mamadi Doumbouya, Président de la République, visant à faire de chaque région un pôle de compétitivité et de bien-être. En installant ce comité, la Guinée affirme son rôle d’État stratège qui anticipe et planifie pour transformer durablement la vie de ses citoyens.

Le Ministre Ismaël NABE a conclu que ce chantier dépasse la génération actuelle : il pose les fondations d’une Guinée « harmonieuse, compétitive et solidaire » pour les décennies à venir.

Prenant la parole en tant président du Comité de pilotage, le Premier ministre Amadou Oury BAH a souligné le caractère particulièrement sensible et stratégique du sujet, rappelant que la Guinée évolue dans un environnement régional marqué par des foyers d’instabilité. Selon lui, l’élaboration des SRAD répond à un impératif fondamental : prévenir les disparités territoriales susceptibles d’alimenter le sentiment d’abandon au sein de certaines communautés.

Il a déploré qu’au fil des années, « le pays réel » ait été réduit à sa plus petite portion, laissant des zones entières sans investissements structurants.

Le Premier ministre a qualifié cet acte de « stratégique », soulignant que l’absence de planification cohérente constitue l’une des causes structurelles des déséquilibres territoriaux observés ces dernières décennies.

Dans un contexte régional marqué par des foyers d’instabilité, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité d’éviter toute disparité susceptible d’alimenter des frustrations locales. « Aucun développement durable ne peut se faire sans planification cohérente », a-t-il martelé, précisant que le SRAD doit devenir l’outil central d’orientation territoriale des politiques publiques.

S’adressant aux membres du Comité de pilotage, le Premier ministre a fixé des objectifs précis : produire des schémas techniquement solides, fondés sur des diagnostics rigoureux et alignés sur les orientations nationales ; orienter efficacement les investissements publics et privés ; structurer des pôles régionaux de croissance valorisant les avantages comparatifs de chaque territoire ; réduire les disparités territoriales, notamment dans les zones enclavées ; garantir la cohérence entre plans nationaux, régionaux et locaux.

Il a insisté sur la qualité méthodologique des travaux, la coordination intersectorielle, le respect des délais et la validation rigoureuse des livrables.

Un instrument opposable et opérationnel

Le Premier ministre a clairement indiqué que le SRAD ne doit pas être un simple document administratif, mais un véritable instrument d’aide à la décision, opposable et opérationnel.

Dans la perspective de la mise en place des conseils régionaux, appelés à jouer un rôle central dans la décentralisation, ces schémas constitueront la base programmatique indispensable à une gouvernance territoriale structurée.

Concluant son intervention, le Premier ministre a insisté sur le caractère impératif de la mission confiée au Comité de pilotage : « Ce n’est pas une exhortation, c’est une obligation. »

Pour lui, la paix durable suppose l’élimination des facteurs susceptibles de générer des crises, notamment les déséquilibres territoriaux et les frustrations liées au manque d’infrastructures et d’opportunités.

Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement de doter la Guinée d’un système moderne d’aménagement du territoire, au service d’une croissance équilibrée et inclusive.

Cette approche inclusive et coordonnée vise à faire de chaque région un véritable pôle de développement, en cohérence avec le programme Simandou 2040 et la vision de transformation structurelle portée par Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République.