BIDC : Son Excellence Monsieur Ismaël NABE participe à la 101ᵉ réunion ordinaire du Conseil d’Administration et lance le Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027

En sa qualité de Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement de la République de Guinée et Président du Conseil des Gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a participé, le 28 septembre 2026 à Lomé, en République togolaise, à la 101ᵉ réunion ordinaire du Conseil d’Administration de la BIDC.

Cette session a permis d’approuver quatre opérations stratégiques, pour un montant total de 390 millions de dollars américains. Ces financements sont destinés à soutenir des projets structurants dans les secteurs de l’énergie, des mines, des transports et de l’agriculture intelligente face au climat en Afrique de l’Ouest.

À l’issue de cette réunion, Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a procédé au lancement officiel du Forum d’Investissement de la CEDEAO 2027 (EIF 2027), placé sous le thème : « Résilience et transformation : naviguer dans un contexte mondial incertain et libérer une croissance inclusive en Afrique de l’Ouest ».

Dans son intervention, le Président du Conseil des Gouverneurs de la BIDC a insisté sur la nécessité d’intensifier la mobilisation des capitaux, de renforcer la structuration de projets bancables et de faciliter la mise en relation entre les opportunités d’investissement et les acteurs économiques. Ces leviers sont essentiels pour accélérer la transformation durable et inclusive de l’Afrique de l’Ouest.

En marge de ces travaux, Son Excellence Monsieur Ismaël NABE a tenu plusieurs rencontres bilatérales. Il s’est notamment entretenu avec Madame Thi Hoang Mai TRAN, Représentante de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’Afrique de l’Ouest, au sujet de la participation de la Guinée au prochain Sommet de la Francophonie et du renforcement de la coopération au sein de l’espace francophone.

Il a également échangé avec son homologue du Togo sur plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la participation du Togo à la 5ᵉ édition du Forum de coopération Afrique–Royaume-Uni (WACAF 5), prévue en Guinée en octobre.

Cette participation aux instances régionales et ces échanges de haut niveau illustrent la volonté de la Guinée de consolider ses partenariats stratégiques, de promouvoir une coopération internationale dynamique et de renforcer une diplomatie économique orientée vers le développement.

NEW YORK-TABLE RONDE PRÉSIDENTIELLE ÉTATS-UNIS–GUINÉE : LANCEMENT DU GUIDE D’INVESTISSEMENT EN RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

New York, le 24 septembre 2026 – En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID) et la U.S. Chamber of Commerce, à travers son U.S.-Africa Business Center (USAfBC), ont organisé une Table ronde présidentielle de haut niveau autour du thème : « Renforcer le partenariat États-Unis–Guinée à travers la coopération et l’investissement », sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République.

Organisée avec la collaboration de l’Ambassade de Guinée à Washington, la rencontre, fruit d’une démarche engagée depuis deux ans, a réuni des dirigeants d’entreprises américaines, des responsables gouvernementaux guinéens et américains, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires au développement.

La cérémonie a été présidée par le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismaël NABÉ, en présence de Mme Khaïté SALL, Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, de M. François Brouno, Ministre de la Fonction publique, de Conseillers de la Présidence de la République, de S.E. Monsieur l’Ambassadeur de la République de Guinée à Washington, de M. Lionel Zinsou, ancien Premier ministre, de l’Ambassadeur (à la retraite) Troy Fitrell, ancien Ambassadeur des États-Unis en Guinée, d’un représentant du Secrétaire d’État des États-Unis, ainsi que de Mme Hawa Barry Diallo, Présidente de la représentation consulaire de la CCIAG aux États-Unis.

Dans son allocution, le Ministre Ismaël NABÉ a adressé un message direct au secteur privé américain : « La Guinée est ouverte à une coopération gagnant-gagnant. Je remercie les entreprises présentes pour leur amitié envers la Guinée. Plus important encore, la Guinée est prête à construire des partenariats. »

Le Ministre a également rendu hommage à l’ancienne Ambassadrice de la République de Guinée à Washington, S.E. Mme Haja Fatoumata Kaba Sidibé.

« Simandou 2040 », cadre d’un nouveau cycle de développement, a été présenté comme une vision visant à créer davantage de valeur en Guinée dans les infrastructures, l’énergie, l’industrie, l’agriculture et l’agro-industrie, le numérique et le développement du capital humain. Le Ministre a invité les entreprises américaines à investir en Guinée, à nouer des partenariats avec les entreprises nationales, à contribuer à la formation des jeunes et au transfert de technologies.

Temps fort de la rencontre : le lancement du Guide d’investissement en République de Guinée de la U.S. Chamber of Commerce. Destiné aux investisseurs américains, cet outil présente les opportunités, les secteurs porteurs, les réformes en cours, les projets stratégiques et facilite l’accès aux interlocuteurs institutionnels.

« Le MPCID, au cœur de la coopération et des partenariats »

Le MPCID joue un rôle central dans la mobilisation des partenaires internationaux, la facilitation des investissements et le développement de partenariats — notamment public-privé — au service des priorités nationales. L’enjeu est de rapprocher pouvoirs publics, partenaires internationaux et secteur privé afin de faire émerger des projets structurants, créateurs d’emplois, de compétences et de valeur.

À l’image de plusieurs pays africains, la Guinée entend renforcer la lisibilité de son offre et faciliter l’accès des investisseurs internationaux aux projets et secteurs porteurs. Le Ministre a salué l’amitié et l’appui des États-Unis à la Guinée, ainsi que l’engagement du secteur privé américain, autour d’une ambition fondée sur la coopération et une prospérité partagée.

La Guinée est ouverte aux affaires. Elle est prête à construire des partenariats durables. Pour une prospérité partagée.

#MPCID #Guinée #USA #Simandou2040 #Investissement #CoopérationInternationale #PPP #PartenariatPublicPrivé

WACAF 5 : Conakry s’impose comme le carrefour de la coopération économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone

Après plusieurs éditions organisées à Londres et au Togo, le WACAF pose pour la première fois ses valises en Guinée. Conakry accueille la cinquième édition du Forum Royaume-Uni–Afrique francophone de l’Ouest et du Centre (WACAF 5), les 20 et 21 octobre prochains. Un choix qui traduit, selon les organisateurs, la place grandissante du pays dans les dynamiques économiques et commerciales de l’Afrique de l’Ouest. Ce vendredi 18 septembre 2026, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a officiellement lancé les activités de ce rendez-vous économique de portée internationale. Il avait à ses côtés le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITE, le Ministre de l’Agriculture, Félix LAMAH, le Ministre de la Jeunesse, Béa DIALLO, l’Ambassadeur de la Grande-Bretagne en Guinée, SEM Daniel SHEPHERD, des représentants du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les représentants des entreprises partenaires du WACAF 5.

Prenant la parole, le représentant de DMA Invest, structure partenaire de l’organisation du WACAF, a mis en avant la trajectoire spectaculaire prise par le forum depuis sa création. Lancé en 2022 à l’initiative du gouvernement britannique afin de favoriser le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le WACAF a progressivement élargi son périmètre et son ambition.

D’un rendez-vous initial réunissant six pays, le forum s’inscrit désormais dans une dynamique beaucoup plus large, avec la participation annoncée de nombreux pays de la région, mais également du Nigeria et de la Guinée équatoriale. Une expansion qui illustre, selon l’intervenant, la montée en puissance de cette plateforme consacrée au dialogue économique et aux opportunités d’affaires.

Le représentant de DMA a également souligné l’importance des capitaux mobilisés dans le cadre de cette dynamique, évoquant une progression considérable des investissements et des perspectives qui se rapprochent désormais de plusieurs milliards de livres sterling.

Cette montée en puissance fait du WACAF, selon lui, l’un des rendez-vous les plus significatifs de la coopération économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique. Il s’est notamment réjoui de voir la Guinée accueillir cette cinquième édition, après avoir été retenue face à l’intérêt manifesté par plusieurs pays.

Pour lui, l’organisation du WACAF 5 à Conakry constitue une étape historique pour le pays. La capitale guinéenne devrait accueillir des délégations d’affaires venues du Royaume-Uni, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’autres régions du monde. Plus de 42 pays sont annoncés à travers des délégations d’affaires de haut niveau, confirmant la dimension internationale que les organisateurs souhaitent donner à cette édition.

Au-delà des rencontres institutionnelles, le représentant de DMA a insisté sur la vocation profondément économique du forum, avec l’ambition de favoriser la conclusion de nouveaux accords et la mobilisation de nouveaux investissements.

Prenant la parole à son tour, l’Ambassadeur de la Grande-Bretagne en Guinée a salué l’engagement du Gouvernement guinéen dans l’organisation de cette cinquième édition. Il a particulièrement rendu hommage au leadership du Premier ministre ainsi qu’à celui du ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, pour leur implication dans la préparation de l’événement.

L’Ambassadeur a également salué le rôle joué par les partenaires du WACAF, notamment DMA, dont il a souligné la vision, la persévérance et le professionnalisme dans la consolidation progressive du forum comme plateforme de référence du dialogue économique entre le Royaume-Uni et l’Afrique francophone. Pour le diplomate britannique, le choix de la Guinée n’est pas fortuit. Il témoigne de la place croissante du pays dans les réflexions économiques, commerciales et stratégiques qui façonnent l’avenir de la région. La Guinée, a-t-il expliqué, illustre pleinement la dynamique de transformation actuellement observée en Afrique de l’Ouest et dans l’Afrique centrale francophone.

Cette transformation concerne notamment les ressources naturelles, les infrastructures, l’énergie, l’eau, les transports, les compétences, l’entrepreneuriat, l’industrialisation et l’intégration régionale. Dans cette perspective, le WACAF 5 doit servir de passerelle entre les ambitions de développement de la Guinée et les capacités des investisseurs, institutions financières, entreprises et partenaires internationaux susceptibles de contribuer à leur concrétisation. « Le développement ne se construit pas uniquement grâce aux ressources. Il se construit grâce aux partenariats », a résumé l’Ambassadeur, mettant ainsi en avant l’importance de la confiance et du dialogue entre gouvernements, investisseurs, banques, entreprises et partenaires au développement.

Le Royaume-Uni entend, dans ce cadre, poursuivre son accompagnement des ambitions africaines à travers ses entreprises, ses mécanismes de financement et ses partenaires, notamment UK Export Finance.

L’objectif affiché est de promouvoir l’investissement responsable, le transfert de compétences et de technologies et la construction de partenariats économiques fondés sur l’intérêt mutuel et le respect réciproque.

Lançant officiellement le WACAF 5, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a placé le WACAF 5 dans une perspective plus large : celle de la transformation structurelle des économies africaines. Il a rappelé que l’Afrique a longtemps été perçue à travers l’immensité de ses ressources, l’importance de son marché et le dynamisme de sa jeunesse. Mais, pour lui, la question fondamentale est désormais celle de la transformation de ce potentiel en valeur et en opportunités concrètes.

L’enjeu consiste à transformer les ressources en valeur ajoutée, les infrastructures en corridors économiques, les terres en chaînes agro-industrielles, l’énergie en capacité productive, la jeunesse en capital humain et les marchés en véritables espaces de création de richesse.

Surtout, insiste le Ministre NABE, il faut transformer les partenariats en résultats. C’est dans cette logique qu’il appelle à dépasser la coopération traditionnelle fondée uniquement sur les projets et les échanges pour entrer dans une nouvelle phase : celle de la coopération de transformation. La chaîne est clairement définie : passer de la promesse au financement, du financement à l’investissement, de l’investissement à la production, de la production à l’emploi et de l’emploi à une prospérité durable.

Pour la Guinée, cette orientation s’inscrit directement dans la dynamique engagée à travers le programme Simandou 2040, présenté par le Ministre Ismaël NABE comme un cadre stratégique destiné à faire des ressources naturelles un levier de diversification économique, d’industrialisation, de création de valeur et de prospérité pour les générations présentes et futures.

Dans cette perspective, le WACAF 5 ne doit pas être un simple forum de discussion. Le Ministre veut en faire un « espace de décision », un lieu où les acteurs viennent écouter, mais surtout rencontrer, négocier, signer, co-investir et co-construire. « L’Afrique n’a pas besoin d’une nouvelle déclaration d’intention. L’Afrique a besoin de projets concrets », a-t-il martelé, mettant en avant les besoins du continent en capitaux patients, technologies, expertise, infrastructures et capacités industrielles.

Le Ministre NABE a adressé un message particulier aux partenaires britanniques, soulignant la complémentarité entre les deux espaces économiques. D’un côté, le Royaume-Uni dispose d’une longue expérience dans les domaines de l’innovation, de la finance, de l’industrie, du commerce et de l’entrepreneuriat. De l’autre, l’Afrique dispose de ressources considérables, de marchés en expansion, d’une démographie dynamique et de vastes territoires présentant d’importantes opportunités de développement. L’enjeu consiste donc à connecter ces deux réalités : le capital britannique aux projets africains, l’expertise britannique aux besoins de transformation des économies africaines et les ambitions des deux parties autour d’un partenariat économique de long terme.

La présence annoncée d’investisseurs, d’institutions financières, d’entrepreneurs et de décideurs de plusieurs horizons devrait permettre de donner une traduction concrète à cette ambition.

Pour le Ministre Ismaël NABE, le véritable succès du WACAF 5 ne devra pas se mesurer uniquement au nombre de participants ou à l’ampleur des échanges pendant les deux jours du forum. Il devra surtout être apprécié à travers ce qui se passera après le forum : les investissements effectivement réalisés, les projets qui avancent, les entreprises qui se créent, les unités industrielles qui voient le jour, les emplois générés et les chaînes de valeur qui se structurent.

La Guinée invite ainsi les investisseurs et partenaires à venir à Conakry avec leurs idées, leurs capitaux, leurs technologies et leurs expertises, mais surtout avec la volonté de co-construire. Pour elle, l’accueil de cette édition représente à la fois une reconnaissance de sa place croissante dans les dynamiques économiques régionales et une opportunité de mettre en valeur les perspectives ouvertes par sa transformation économique. Pour le Royaume-Uni et les partenaires du forum, Conakry offre un cadre destiné à rapprocher capitaux, projets, expertise, technologies et opportunités.

Les 20 et 21 octobre prochains, la capitale guinéenne sera ainsi appelée à accueillir un dialogue qui se veut résolument tourné vers l’action. De la coopération à la transformation, de la transformation à la création de valeur, et de la création de valeur à la prospérité partagée : tel est le cap affiché pour cette cinquième édition du WACAF. Avec cette rencontre, la Guinée entend faire de Conakry non pas seulement le lieu d’un rendez-vous international supplémentaire, mais un espace où les ambitions africaines peuvent se traduire en projets, en investissements, en emplois et en partenariats durables.

RGE-1 : la Guinée lance la collecte des données de son premier recensement général des entreprises

Conakry, 17 septembre 2026-Le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers l’Institut National de la Statistique (INS), a officiellement lancé, ce jeudi, la collecte des données du Premier Recensement Général des Entreprises de la République de Guinée (RGE-1). C’est une campagne nationale destinée à établir, pour la première fois, une connaissance exhaustive et actualisée du tissu entrepreneurial du pays. La Guinée franchit ainsi une nouvelle étape dans la consolidation de son système national d’information économique.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du Gouvernement, les responsables des institutions économiques et consulaires, des représentants du secteur privé, de la Banque mondiale, de la société civile, ainsi que les agents mobilisés pour conduire la collecte sur le terrain.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur général de l’INS, Dr Makan DOUMBOUYA, a situé le RGE-1 dans la dynamique des grandes opérations statistiques conduites par la Guinée ces dernières années. Après le quatrième Recensement général de la population et de l’habitation, les travaux de rebasage des comptes nationaux et des comptes nationaux trimestriels, ainsi que la sixième Enquête démographique et de santé, le pays s’engage désormais dans une opération consacrée à son tissu entrepreneurial. Le RGE-1 doit notamment permettre de constituer un répertoire national des entreprises et de procéder à leur géolocalisation. Il devra également produire des informations sur les branches d’activité, la taille des entreprises, les niveaux d’investissement et les emplois créés, afin d’alimenter la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques et plans de développement.

Il a rappelé que le RGE-1 repose sur huit grandes phases : les travaux préparatoires, la sensibilisation des acteurs, la cartographie des zones de développement des entreprises, le recensement pilote, le recrutement et la formation des agents, la collecte, le traitement et l’analyse des données, puis la validation et la vulgarisation des résultats.

Pour la phase de terrain, 1 100 agents ont été présélectionnés et formés, avant qu’une sélection finale ne permette de retenir 972 agents pour la collecte. Leur formation a notamment porté sur la méthodologie du recensement, les outils numériques, l’organisation de la collecte, l’affectation des zones de travail, ainsi que les mesures de santé, de sécurité et de prévention des violences basées sur le genre.

Déployés à l’issue de la cérémonie, les agents doivent parcourir le territoire national pendant deux mois, afin de recueillir les données relatives notamment aux activités des entreprises, aux emplois, aux besoins d’investissement et aux perspectives d’investissement.

Dr DOUMBOUYA a ainsi insisté sur la responsabilité des agents de collecte, tout en appelant les entreprises, commerçants et artisans à leur réserver un accueil favorable et à fournir des informations précises et fiables. L’administration territoriale est également invitée à faciliter leur travail sur le terrain.

Pour le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée, El Hadj Mamadou BALDE, le lancement du RGE-1 répond à une attente majeure du secteur privé : celle de disposer de statistiques fiables permettant de mieux mesurer le poids réel de l’économie guinéenne et de la situer dans les comparaisons internationales. Il a mis en évidence une réalité souvent rencontrée par les représentants du secteur privé dans les cadres régionaux et internationaux : l’absence d’un répertoire statistique exhaustif et actualisé des entreprises guinéennes limite la capacité à présenter avec précision la réalité économique nationale.

La Chambre de commerce entend donc jouer pleinement son rôle dans la réussite de l’opération. Présente sur l’ensemble du territoire à travers ses représentations, elle s’est engagée à accompagner les équipes de recensement partout où cela sera nécessaire.

Le président de l’institution consulaire a lancé un appel solennel aux opérateurs économiques afin qu’ils se mobilisent et accueillent les agents recenseurs. Pour lui, une entreprise recensée participe à sa propre visibilité et contribue à rendre plus lisible le potentiel économique de la Guinée.

Au-delà de la production statistique, le RGE-1 doit ainsi permettre de mieux faire connaître le tissu entrepreneurial guinéen, de mesurer son évolution et de donner davantage de visibilité aux capacités économiques du pays au-delà de ses frontières.

Prenant la parole à son tour, le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Aboubacar KOUROUMA, a réaffirmé la pleine disponibilité de son département à contribuer à la réussite du premier recensement général des entreprises. Il a présenté le RGE-1 comme une étape majeure dans l’amélioration du système national d’information économique, indispensable à une meilleure connaissance du tissu entrepreneurial et à l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données fiables.

Cette collaboration entre les départements ministériels doit notamment permettre de capitaliser sur les outils existants, dont l’Atlas de l’industrie, afin de favoriser le croisement, la consolidation et l’enrichissement des informations économiques disponibles.

L’un des enjeux majeurs identifiés concerne la compréhension des facteurs qui freinent la création, la survie et le développement des entreprises. Le ministre a notamment évoqué la question du taux de mortalité des entreprises, estimé dans son intervention à près de 75 %, et la nécessité de disposer de données permettant d’en identifier les causes.

Accès au financement, fiscalité, logistique, douane, port, délais administratifs, agréments, contrôle de qualité, foncier industriel, accès aux marchés publics, coût de l’énergie, formalisation ou encore multiplicité des contrôles : autant de contraintes que le RGE-1 pourrait contribuer à documenter avec davantage de précision.

Ces informations sont appelées à servir de base à l’orientation des réformes dans les domaines de l’industrialisation, du commerce, de la formalisation, de l’accompagnement des PME, de la compétitivité et de la promotion d’une concurrence saine.

Dans cette perspective, le Ministre KOUROUMA a résumé la logique de l’opération par une formule structurante : « Mieux connaître nos entreprises, c’est mieux planifier. Mieux planifier, c’est mieux orienter l’investissement. »

La Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou TOURE, a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de l’administration territoriale à accompagner les agents recenseurs dans l’accomplissement de leur mission. Gouverneurs, préfets, sous-préfets et maires sont appelés à se mobiliser afin de faciliter le déploiement des équipes et de garantir les conditions nécessaires à la collecte des données sur l’ensemble du territoire national.

Cette mobilisation revêt une importance particulière pour les collectivités territoriales. Le recensement doit en effet contribuer à une meilleure connaissance de l’activité économique locale et, à terme, fournir des informations utiles à la mobilisation des recettes propres des communes et à la planification du développement local.

Dans son discours de lancement officiel, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a présenté cette opération comme bien plus qu’une simple campagne de collecte statistique. « À compter de ce jour, la République de Guinée part à la rencontre de son économie », a-t-il déclaré, en évoquant le déploiement des équipes dans les villes, préfectures, sous-préfectures, quartiers et villages à la rencontre de celles et ceux qui produisent, transforment, transportent, commercialisent, innovent, investissent et créent des emplois.

Pour le Ministre Ismaël NABE, le RGE-1 doit permettre à la Guinée de passer d’une connaissance fondée sur des estimations, des perceptions et des informations fragmentées à une connaissance plus précise de son tissu économique. Combien d’entreprises existent dans le pays ? Où sont-elles implantées ? Dans quels secteurs évoluent-elles ? Quelle est leur taille ? Combien d’emplois génèrent-elles ? Quels sont leurs besoins, leurs potentialités et les obstacles qui entravent leur développement ? Autant de questions auxquelles le recensement doit apporter des réponses documentées.

Le Ministre NABE a surtout insisté sur la portée stratégique de ces données. Le RGE-1 doit fournir une photographie précise de l’appareil productif guinéen, mais également transformer cette photographie en véritable instrument de pilotage de l’économie nationale. Les résultats devront contribuer à éclairer les politiques publiques, identifier les secteurs à fort potentiel, orienter les investissements, améliorer l’accompagnement des petites et moyennes entreprises, mieux comprendre les réalités territoriales et cibler plus efficacement les financements.

S’adressant particulièrement aux agents mobilisés pour la collecte, il leur a rappelé la portée de leur mission. Plus de 1 000 femmes et hommes sont appelés à parcourir le territoire national pour porter cette opération jusque dans les différents recoins de l’économie guinéenne. Ils ne sont pas seulement chargés de remplir des questionnaires, mais appelés à devenir, selon le ministre, les « éclaireurs de la connaissance économique de la Guinée ». Rigueur, intégrité, respect, discrétion et professionnalisme devront guider leur travail. La qualité des résultats dépendra directement de la précision des informations recueillies. Car derrière chaque donnée se trouve une réalité économique et sociale : une entreprise, un entrepreneur, un emploi, une famille, une activité et une contribution au développement national.

Le Ministre Ismaël NABE a ainsi rappelé qu’une donnée erronée peut conduire à une mauvaise lecture, laquelle peut à son tour conduire à une mauvaise décision, avec des conséquences sur le développement d’un territoire ou d’un secteur.

Aux entrepreneurs et chefs d’entreprises, M. NABE a adressé un message de confiance et de mobilisation. Il les a invités à accueillir les agents recenseurs et à répondre avec sincérité et sérénité aux questions qui leur seront posées. Il a insisté sur le fait que la finalité du RGE-1 n’est pas de sanctionner, mais de connaître pour mieux accompagner. Être recensé, c’est ainsi, selon le ministre, « entrer dans la carte économique de la Guinée », afin que chaque entreprise puisse être prise en compte dans la connaissance globale de l’économie nationale.

Le lancement du RGE-1 intervient dans un contexte où la Guinée ambitionne d’accélérer la transformation structurelle de son économie à travers le programme Simandou 2040. Pour lui, une ambition de cette dimension exige une nouvelle culture de l’action publique, fondée sur la connaissance, les données et la planification intégrée.

Le recensement doit ainsi contribuer à mieux connaître l’appareil productif, ses potentialités, ses chaînes de valeur et sa capacité à générer durablement des emplois et de la richesse sur l’ensemble du territoire.

La donnée statistique est, dans cette perspective, appelée à devenir un véritable patrimoine stratégique permettant de connaître le présent, mesurer les progrès accomplis, anticiper les évolutions et construire des politiques publiques davantage en adéquation avec les réalités du pays.

Avec le lancement officiel de la collecte, la Guinée ouvre donc une séquence déterminante de son Premier Recensement général des entreprises. Durant deux mois, les équipes déployées sur le terrain auront la responsabilité de recueillir les informations qui permettront de dresser une cartographie plus précise du tissu économique national. La réussite de cette opération reposera sur une mobilisation collective : celle des agents recenseurs, des administrations territoriales, des départements ministériels, des organisations professionnelles, des chambres consulaires, des partenaires techniques et financiers, mais surtout des entreprises elles-mêmes. Au terme du processus, l’enjeu sera de transformer les données collectées en connaissances, les connaissances en décisions et les décisions en actions capables d’accompagner la transformation économique du pays.

À travers le RGE-1, la Guinée ne se contente donc pas de compter ses entreprises. Elle se donne les moyens de mieux comprendre son économie, de mieux planifier son développement et de mieux préparer son avenir.

RGE-1 : la région de Kindia mobilisée pour mieux connaître son tissu économique

Kindia, le 17 septembre 2026 — Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, M. Ismaël NABÉ, a présidé la rencontre d’information, de sensibilisation et de mobilisation des acteurs économiques et des autorités locales de Kindia, dans le cadre du Premier Recensement Général des Entreprises (RGE-1).

La rencontre a réuni les autorités administratives et locales, les services déconcentrés, les partenaires techniques et financiers, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat, ainsi que les acteurs du secteur privé, artisans et commerçants.

Le Gouverneur de Kindia a souhaité la bienvenue à la délégation et réaffirmé l’engagement des autorités locales à accompagner la réussite de l’opération.

Au nom de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat (CCIAG), le Trésorier principal a, pour sa part, réitéré l’engagement du secteur privé avant de réaffirmer la disponibilité des instances consulaires à accompagner le processus. Il a souligné le rôle essentiel des chambres de commerce et d’industrie dans la mobilisation des opérateurs économiques sur l’ensemble du territoire national, à travers leurs différentes structures déconcentrées. Son intervention a surtout mis en lumière un enjeu majeur : la nécessité de disposer d’informations économiques fiables et actualisées sur les entreprises guinéennes.

Selon lui, une meilleure connaissance du tissu entrepreneurial permettra non seulement aux autorités de mieux orienter leurs politiques, mais également aux partenaires nationaux et internationaux de mieux identifier les entreprises susceptibles de bénéficier de programmes, de formations, de partenariats ou d’opportunités d’affaires.

Il a ainsi appelé l’ensemble des opérateurs économiques guinéens à répondre favorablement aux équipes chargées du recensement et à contribuer activement à la réussite de cette opération.

Cette mobilisation du secteur privé apparaît d’autant plus déterminante que la qualité des résultats du RGFE-1 dépendra largement de la disponibilité et de la fiabilité des informations fournies par les entreprises.

Le Directeur Général de l’INS, Dr Makan Doumouya, a présenté le processus, les objectifs et les enjeux du RGE-1, tout en précisant le rôle et la contribution attendue des différentes parties prenantes. Il a replacé le RGFE-1 dans sa dimension stratégique. À ses yeux, la Guinée ne peut prétendre transformer durablement son économie sans disposer au préalable d’une connaissance précise de sa réalité économique. L’enjeu est donc de produire une information statistique suffisamment exhaustive, fiable et actualisée pour permettre aux décideurs de mieux comprendre les dynamiques économiques du pays.

Cette connaissance doit notamment permettre de mieux identifier les entreprises, leur localisation, leurs secteurs d’activité, leur contribution à l’emploi et les différentes caractéristiques de leur activité.

Le RGFE-1 doit ainsi contribuer à améliorer les outils statistiques nationaux et à fournir aux décideurs publics comme aux acteurs économiques une meilleure visibilité sur l’appareil productif guinéen.

Dans son intervention, le Ministre Ismaël NABE a rappelé l’importance de disposer de données fiables pour mieux connaître, planifier et accompagner le développement économique. Il a insisté sur une réalité fondamentale : la transformation d’une nation ne peut être conduite à l’aveugle. Elle nécessite une vision, des instruments solides, des investissements importants, mais également et surtout une connaissance précise de la réalité nationale. « On ne peut pas planifier efficacement ce que l’on ne connaît pas. On ne peut pas transformer durablement ce qu’on ne mesure pas », a-t-il martelé.

Dans cette logique, le RGFE-1 apparaît comme le complément naturel du recensement général de la population et de l’habitation. Si ce dernier permet de mieux connaître le capital humain du pays, le recensement des entreprises doit permettre de dresser la photographie du capital économique et de l’appareil productif national.

Face aux éventuelles préoccupations des opérateurs économiques, le Ministre Ismaël Nabé a tenu à délivrer un message particulièrement clair. « Le RGFE-1 n’est pas un instrument de contrôle, mais un instrument de connaissance. C’est un instrument de planification, c’est un instrument d’accompagnement », a-t-il expliqué. L’objectif, a-t-il poursuivi, n’est pas de juger les entreprises, mais de mieux comprendre leurs réalités afin de permettre à l’État d’élaborer des politiques publiques davantage adaptées.

Cette clarification constitue un élément essentiel de la campagne de sensibilisation, puisque la réussite du recensement dépendra de l’adhésion et de la collaboration des entreprises.

Où investir ? Quels secteurs accompagner ? Quelles infrastructures développer ? À travers les données qui seront collectées, le Gouvernement entend disposer de réponses plus précises à une série de questions déterminantes pour l’avenir économique du pays.

Où se trouvent les principaux pôles économiques ? Quels sont les secteurs à fort potentiel ? Où se situent les déficits d’investissement ? Quels secteurs doivent bénéficier d’un accompagnement prioritaire ? Où faut-il renforcer les infrastructures et les services ? Où améliorer l’accès à l’investissement ? Où développer des formations professionnelles spécialisées ?

Autant de questions auxquelles le RGFE-1 devrait permettre d’apporter des éléments de réponse. Pour le Ministre Ismaël NABE, l’objectif ultime est de transformer la connaissance en décisions et les décisions en développement.

Le recensement doit ainsi contribuer à une meilleure territorialisation des politiques de développement, à une identification plus précise des chaînes de valeur agricoles et industrielles, à une meilleure orientation des investissements et à un accompagnement plus efficace du secteur privé.

Il a également appelé les autorités locales, les services déconcentrés, les organisations professionnelles et l’ensemble des opérateurs économiques de Kindia à faire du RGE-1 une réussite collective, en insistant sur un message majeur à l’endroit des entrepreneurs : le recensement est un instrument de connaissance, de planification et d’accompagnement, et non un instrument de contrôle.

Inscrit dans la dynamique de Simandou 2040, le RGE-1 doit contribuer à renforcer l’architecture statistique nationale et à mieux orienter les investissements, les politiques publiques et l’accompagnement du secteur privé.

Au-delà de la production de statistiques, le ministre Ismaël Nabé inscrit le RGFE-1 dans une perspective beaucoup plus large : celle de la transformation de la Guinée à l’horizon 2040. La Guinée de 2040, estime-t-il, se prépare dès aujourd’hui dans les écoles, les administrations, les entreprises, les bases de données et dans la capacité collective du pays à connaître précisément ses réalités.

𝐒𝐎𝐋𝐈𝐃𝐀𝐑𝐈𝐓𝐄́ 𝐄𝐍 𝐅𝐀𝐕𝐄𝐔𝐑 𝐃𝐄𝐒 𝐏𝐄𝐑𝐒𝐎𝐍𝐍𝐄𝐒 𝐕𝐔𝐋𝐍𝐄́𝐑𝐀𝐁𝐋𝐄𝐒

En marge de la cérémonie, le Ministre Ismaël NABÉ a procédé, au Gouvernorat de Kindia, à la remise de 120 tonnes de riz offertes par la République populaire de Chine à la République de Guinée, destinées aux personnes vulnérables de la région.

Un geste qui illustre également la solidarité et la coopération sino-guinéenne en faveur des populations.

COOPÉRATION SINO-GUINÉENNE : UN ÉLAN DE SOLIDARITÉ EN FAVEUR DES PERSONNES VULNÉRABLES DE LA CITE DE LA SOLIDARITE

Conakry, 16 septembre 2026 – La Cité de Solidarité de Ratoma a abrité, ce mercredi, une cérémonie de remise d’une partie de l’accompagnement alimentaire offert à la République de Guinée par la République populaire de Chine, en faveur des populations vulnérables.

Prenant la parole au nom de la représentation diplomatique chinoise, M. Wang Hui, Conseiller économique et commercial de l’Ambassade de Chine en Guinée, a souligné la profondeur de l’amitié sino-guinéenne et l’importance de cette assistance dans l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables.

Au nom du Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, M. Pema Guilavogui, Conseiller principal, a exprimé la gratitude du Gouvernement guinéen à la République populaire de Chine. Il a rappelé que cette action s’inscrit dans les orientations de Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, Chef de l’État, qui place la solidarité nationale, la protection des personnes vulnérables et l’amélioration des conditions de vie des populations au cœur de l’action publique.

Il a également mis en avant le rôle de la Direction générale de la Coordination et du Suivi des Aides (DGCSA), qui, en collaboration avec le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, assure une gestion rigoureuse, un suivi attentif et une traçabilité complète de cette assistance, de sa réception jusqu’à sa remise aux bénéficiaires.

M. Sâa Kossa Touré, Secrétaire général du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, a, pour sa part, salué ce geste de fraternité, d’amitié et de solidarité de la République populaire de Chine envers le peuple guinéen.

La remise effectuée m porte sur 30 tonnes de riz, soit 600 sacs de 50 kilogrammes, destinées aux pensionnaires de la Cité de Solidarité.

La cérémonie s’est achevée par une remise symbolique aux bénéficiaires, notamment des personnes handicapées, des personnes âgées, des femmes veuves et des femmes victimes de violences.

À travers cette initiative, l’amitié et la coopération sino-guinéennes se traduisent par une action concrète au bénéfice des populations vulnérables, dans une dynamique visant à faire de la coopération internationale un levier au service du bien-être des populations.

MPCID : M. N’Famoussa Camara prend ses fonctions à la tête de la Division des Affaires Financières

Conakry, le 11 septembre 2026-La Cheffe de cabinet, Mme Fatoumata TOURE, a présidé, ce vendredi, la cérémonie de passation de service entre le Chef de la Division des Affaires Financières sortant, M. Moussa Diallo et son successeur, M. N’Famoussa I Camara. Cet événement administratif majeur s’inscrit sous le signe de la continuité du service public, d’une saine gestion financière et du renforcement de l’efficacité dans l’administration des ressources de l’État.

Cette transition intervient suite aux récentes réaffectations de cadres au sein des différents ministères et institutions publiques. Elle vise à consolider la professionnalisation de la gestion publique et à améliorer l’efficacité des mécanismes administratifs et financiers étatiques.

M. Moussa Diallo, le DAF sortant, a remercié le Ministre Ismaël NABE pour la confiance qu’il lui a accordée, son leadership éclairé et son soutien constant tout au long de son mandat. Il a également exprimé sa gratitude envers le personnel du MPCID, la section syndicale et, en particulier, le Pool financier, dont l’engagement et la disponibilité ont été le pilier des succès obtenus.

S’adressant à son successeur, il lui a souhaité une pleine réussite dans ses nouvelles fonctions, assurant par la même occasion de la pleine collaboration des équipes et de sa propre volonté de continuer à servir la République de Guinée, partout où son expertise pourrait être utile.

Le nouveau DAF, M. N’Famoussa Camara, a abordé sa prise de fonction sous le triple signe de l’humilité, de la détermination et de la rigueur. Conscient de l’ampleur de la mission qui lui est confiée, le responsable financier a clairement exposé ses objectifs primordiaux : une gestion saine des ressources publiques, le respect strict des procédures, la transparence, la rigueur opérationnelle et l’atteinte des résultats fixés pour le département. « Je m’engage donc avec humilité, détermination et rigueur », a-t-il déclaré, exprimant sa ferme intention de travailler dans un esprit de collaboration étroite, de respect de la hiérarchie et d’ouverture aux conseils de ses collaborateurs et des divers services du Ministère.

Il a par ailleurs invité le pool financier à le soutenir dans cette nouvelle aventure, dans le but de former une entité unie, performante et résolument tournée vers les objectifs.

Enfin, il a salué le travail remarquable de son prédécesseur et lui a formulé ses meilleurs vœux de succès pour la suite de sa carrière.

Au nom du Pool financier, la Cheffe comptable a exprimé sa gratitude au DAF sortant pour son dévouement, sa disponibilité et son sens aigu des responsabilités. Elle a souhaité la bienvenue au nouveau DAF, l’assurant de la totale implication de l’ensemble du Pool financier pour l’accompagner dans l’exercice de ses nouvelles attributions.

L’Inspecteur des Finances, Sékou Doukouré, a rappelé les défis auxquels les DAF sont confrontés quotidiennement, en particulier face aux impératifs urgents liés au bon fonctionnement de l’État. Toutefois, a-t-il souligné, ces obstacles ne doivent jamais masquer les exigences réglementaires. D’où son appel pressant au nouveau responsable à assurer un suivi rigoureux des dossiers à incidence financière, afin d’éviter l’accumulation de situations problématiques lors des audits.

Présidant la cérémonie, la Cheffe de cabinet, Mme Fatoumata TOURE, a exprimé, au nom du Ministre Ismaël NABE et de l’ensemble des cadres ministériels, sa profonde gratitude envers le DAF sortant. Elle a salué son dévouement au travail bien fait, sa grande disponibilité, sa passion pour l’excellence des résultats et son aptitude à répondre aux sollicitations de la hiérarchie, même dans des circonstances de forte pression et de délais contraints.

La Cheffe de cabinet a également souhaité la bienvenue au nouveau DAF, insistant sur son expérience acquise notamment en tant que DAF au Ministère des Mines et de la Géologie. Une expertise qui, selon elle, représente un atout indéniable pour relever les défis inhérents à ses nouvelles responsabilités au sein du MPCID.

La cérémonie s’est achevée par la signature des procès-verbaux et l’installation du nouveau DAF dans son bureau.

Energie : la mission d’évaluation de la BID juge satisfaisant les projets de son portefeuille dans le secteur

Conakry, le 11 septembre 2026 –Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a présidé la réunion de restitution de la mission d’évaluation du portefeuille de la Banque islamique de développement (BID) dédié au secteur de l’énergie en Guinée. En sa qualité de Gouverneur représentant la Guinée auprès de la BID, le Ministre NABE était entouré de son homologue de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, ainsi que des responsables des unités de gestion des projets.

Cette rencontre a permis de faire le point sur des investissements globalement satisfaisants réalisés entre 2013 et 2025. Elle a également mis en lumière les défis à relever pour accélérer la concrétisation des initiatives et répondre à la croissance rapide des besoins énergétiques du pays.

Présentant le rapport de la mission, le chef de l’équipe d’évaluation a précisé que l’analyse avait porté sur quatre projets clés du domaine énergétique, représentant un financement total d’environ 337 millions de dollars. Deux opérations majeures sont désormais finalisées : le projet d’interconnexion de l’OMVG, achevé en 2024, bénéficiant d’un financement global de 77 millions d’euros dont 63,7 millions ont été déboursés, et le PRELEC 2, clôturé en 2025, pour un montant total de 82 millions de dollars, dont près de 80 millions ont été versés.

Deux autres initiatives sont actuellement en phase de lancement : le Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité (PAEG), doté de 90 millions de dollars et dont la mise en œuvre a débuté en février 2024, ainsi que la centrale thermique de 40 MW à Kankan, démarrée en avril 2026 et pour laquelle les processus de préqualification et d’appel d’offres sont déjà bien avancés.

Pour la mission, l’ensemble des projets s’aligne parfaitement sur les priorités nationales. Elle observe que, là où les travaux sont achevés, les bénéfices sont concrets et notables, en particulier pour le PRELEC 2. Le nombre annuel de coupures dans la zone d’intervention serait passé d’environ 930 à 400, tandis que les périodes d’indisponibilité ont chuté de près de 10 000 à environ 3 000 heures.

La visite du poste de Linsan a également permis d’apprécier l’importance des infrastructures mises en place dans le cadre de l’interconnexion. Véritable point stratégique du réseau électrique, ce poste assure l’acheminement de l’énergie vers plusieurs régions du pays et facilite les échanges avec les systèmes des nations voisines de la sous-région.

Bien que le bilan soit jugé positif, la mission a néanmoins identifié plusieurs aspects nécessitant une attention particulière, au premier rang desquels figurent les délais de réalisation.

La centrale thermique de 40 MW de Kankan se positionne désormais comme une priorité absolue pour le secteur. Ce projet, dont le lancement remonte à avril 2026, est en phase de préqualification et de passation des marchés. Les autorités souhaitent une accélération des procédures afin de permettre le début effectif des travaux dans les plus brefs délais.

Le Ministre de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, estime même que la puissance de 40 MW pourrait s’avérer insuffisante à moyen terme, compte tenu de l’évolution de la demande et des exigences des localités destinées à bénéficier du projet. L’objectif est donc d’anticiper dès à présent les besoins futurs et d’étudier la possibilité d’accroître la capacité de production, afin d’éviter qu’une infrastructure nouvellement construite ne soit rapidement dépassée par la demande.

Il a préconisé la mise en place de centres de répartition de la distribution, notamment à Kankan, pour garantir une surveillance en temps réel des infrastructures, une détection rapide des pannes et une intervention plus efficace des équipes techniques.

Le Ministre Ismaël Nabé a exprimé sa pleine satisfaction face aux conclusions de l’évaluation et a salué le travail accompli par les équipes de la BID et les responsables des projets. Pour lui, cette analyse représente une étape fondamentale dans une démarche qui doit désormais s’étendre à d’autres domaines. Il a souhaité que ce type d’évaluation soit progressivement appliqué aux autres champs d’intervention de la BID. L’ambition est d’obtenir une compréhension précise de l’impact des financements, d’identifier les obstacles et de mieux orienter les futurs investissements.

Par ailleurs, le Ministre NABE a appelé à une adaptation profonde des méthodes de mise en œuvre aux nouvelles réalités du pays. Cette question prend une dimension particulière avec le programme Simandou 2040, qui ouvre de vastes perspectives d’industrialisation et de modernisation économique. « Rien ne saurait s’accomplir sans l’énergie », a rappelé le Ministre, soulignant que le succès de Simandou 2040 dépendra notamment de la capacité du pays à disposer d’une énergie abondante, fiable et compétitive.

Il a encouragé une réflexion collective sur la rationalisation des processus d’appel d’offres, de lancement et de concrétisation des projets. Il ne s’agit pas, a précisé le Ministre, de remettre en question les principes de bonne gouvernance et de contrôle, mais d’assurer que les démarches soient mieux ajustées à l’urgence et à l’ampleur des besoins actuels. Les délais de plusieurs années constatés sur certains chantiers sont, à son avis, incompatibles avec le rythme de mutation que connaît aujourd’hui la Guinée.

Les deux ministres et la BID prévoient notamment d’œuvrer conjointement à la fluidification des procédures concernant la centrale de Kankan, les initiatives d’extension des réseaux et les autres interventions en cours.

Guinée-BIDC : 269,5 millions d’euros pour accélérer la transformation et soutenir Simandou 2040

Conakry, le 10 septembre 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Monsieur Ismaël NABE, également Président du conseil des Gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), a pris part ce jeudi à la cérémonie de signature de trois accords de prêt d’un montant total de 269,546 millions d’euros, mobilisés auprès de l’institution financière régionale, pour un coût global des projets estimé à 285,377 millions d’euros.

Présidée par Madame Mariama Ciré SYLLA, Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, la cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement, notamment Madame Khaïté Salle, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Monsieur Laye Sekou Camara, Ministre de l’Énergie, ainsi que Monsieur Facinet Sylla, Ministre des Infrastructures.

Ces financements portent sur trois secteurs prioritaires pour la transformation économique et sociale de la Guinée : les infrastructures routières, la santé et l’énergie.

Le premier accord concerne le développement des infrastructures routières. Il vise notamment l’amélioration de la connexion des préfectures de Dabola et Kouroussa au réseau national, contribuant ainsi au désenclavement des zones à fort potentiel agricole de la Haute Guinée.

À cette occasion, le Ministre Ismaël NABE a rappelé le rôle stratégique des infrastructures dans l’accélération du développement économique et l’intégration régionale. « De meilleures routes doivent faciliter l’accès des producteurs aux marchés, réduire les coûts pour les opérateurs économiques, améliorer l’accès aux services sociaux de base et permettre aux entreprises de renforcer leurs activités. La dimension régionale de cet investissement est également essentielle, notamment à travers le développement des échanges avec la République du Mali », a-t-il déclaré.

Le deuxième accord porte sur la construction d’un hôpital régional de 200 lits à Siguiri, doté de services essentiels, notamment les urgences, la maternité et la chirurgie.

Pour le Ministre NABE, cet investissement traduit la priorité accordée au capital humain dans la stratégie nationale de développement.  « La première richesse d’une Nation reste son capital humain. Le développement économique ne peut être durable sans une amélioration constante des conditions de vie et un accès équitable des populations à des services de santé de qualité », a souligné Monsieur Ismaël NABE.

Le troisième accord est consacré à l’aménagement hydroélectrique de Tinkisso 2, qui permettra de renforcer les capacités énergétiques nationales avec une puissance installée portée à 11 MW et une production annuelle estimée à environ 48 GWh.

À travers ces trois projets, la Guinée consolide son partenariat avec la BIDC et confirme l’importance accordée aux institutions financières régionales dans le financement des priorités nationales de développement.

Ces investissements s’inscrivent dans la vision de transformation structurelle portée par Simandou 2040, qui ambitionne de faire de la Guinée un pays émergent grâce à une planification efficace, une coopération internationale renforcée et des investissements à fort impact.  « Ces signatures constituent une nouvelle étape dans la construction d’un modèle de développement fondé sur des réalisations concrètes, capables de transformer durablement notre pays et d’améliorer les conditions de vie de nos populations », a indiqué le Ministre Ismaël NABE.

Il a toutefois insisté sur l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse des projets financés. « Aucun financement ne doit rester sans impact concret pour les populations. Nous devons veiller à l’efficacité de l’exécution, à la qualité des réalisations et au respect des engagements pris », a-t-il affirmé.

Le Ministre NABE a salué l’engagement de la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget ainsi que la mobilisation des départements sectoriels concernés ayant contribué à la maturation de ces projets.

Il a également adressé ses remerciements au Président de la BIDC, Dr Donkor, ainsi qu’aux équipes de l’institution, soulignant que ce partenariat illustre une coopération régionale orientée vers des résultats concrets au service du développement.

Avec ces nouveaux engagements financiers, la Guinée franchit une étape supplémentaire dans la mise en œuvre de sa stratégie de transformation économique et sociale. Pour le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, cette dynamique confirme la nécessité de promouvoir une coopération axée sur les résultats, capable de soutenir les priorités nationales, de réduire les disparités territoriales et de créer les conditions d’une croissance durable et inclusive.