Nouveau Programme économique de la Guinée avec le FMI : le Ministre Ismaël NABE salue « un signal de crédibilité, de confiance et de responsabilité »

Conakry, le 11 août 2026 – La Guinée franchit une nouvelle étape dans la consolidation de ses fondamentaux économiques et dans la mise en œuvre de son ambition de transformation structurelle. À l’issue des discussions techniques engagées avec le Fonds monétaire international (FMI), le pays s’apprête à signer un nouveau programme économique et financier assorti d’un financement de 425 millions de dollars américains. Une avancée que le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, présente comme bien plus qu’un simple accord financier : un signal de crédibilité, de confiance et de responsabilité.

Lors de la conférence de presse, coanimé avec son homologue de l’Economie, des Finances et du Budget ; et avec le Gouverneur de la Banque Centrale, consacré à cette nouvelle étape de la trajectoire économique nationale, le Ministre Ismaël NABE a souligné la portée stratégique de cet accord, inscrit dans la vision de transformation économique portée par les autorités guinéennes. Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans les orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, qui place la transformation économique, la souveraineté et l’amélioration durable des conditions de vie des populations au cœur de l’action publique. Sous l’autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, cette vision se traduit progressivement par des réformes, des politiques publiques et des investissements structurants, avec SIMANDOU 2040 comme cadre majeur de transformation.

La stabilité macroéconomique comme socle de la transformation

Pour le Ministre NABE, la lecture du nouveau programme avec le FMI doit dépasser la seule logique de stabilisation. La stabilité macroéconomique, explique-t-il, n’est pas une destination en soi, mais le socle indispensable à la transformation de l’économie guinéenne. L’objectif est clair : créer un environnement économique suffisamment solide pour permettre à l’État d’accroître ses investissements dans les secteurs prioritaires, notamment les infrastructures routières, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, l’éducation, la santé et le développement du capital humain.

Dans cette perspective, le renforcement des finances publiques doit permettre de financer davantage le développement, tandis que l’amélioration de la gouvernance doit contribuer à faire en sorte que chaque franc public génère davantage de valeur pour le citoyen. Le renforcement de la crédibilité financière de l’État doit, pour sa part, faciliter la mobilisation de ressources supplémentaires et leur orientation vers les priorités nationales.

Le nouveau programme économique et financier devra ainsi contribuer à cinq transformations essentielles : consolider la stabilité macroéconomique et financière ; renforcer la viabilité budgétaire et la mobilisation des ressources intérieures ; accélérer les réformes structurelles et améliorer l’efficacité de la dépense publique ; renforcer la transparence, la gouvernance et les capacités institutionnelles ; et, enfin, créer les conditions d’une croissance plus forte, plus diversifiée, créatrice d’emplois et porteuse d’inclusion sociale.

Un partenariat avec le FMI, sans renoncement aux priorités nationales

Dans son intervention, le Ministre Ismaël NABE a également tenu à clarifier la portée de la coopération entre la Guinée et le FMI. Pour lui, celle-ci ne saurait être assimilée à une perte de souveraineté ou à un renoncement aux choix nationaux.

La Guinée, insiste-t-il, demeure pleinement maîtresse de ses priorités, de sa vision et de son agenda de transformation. Le programme économique et financier est présenté comme un partenariat et non une relation de dépendance, les réformes devant être appropriées par les institutions nationales, adaptées aux réalités du pays et cohérentes avec ses ambitions de long terme.

Dans cette architecture, le FMI apporte son expertise, son accompagnement et un levier financier, tandis que la vision, les priorités et les décisions demeurent du ressort de la Guinée. L’ambition affichée est donc de faire de cette coopération un instrument permettant au pays de renforcer sa capacité à décider, à anticiper, à réformer et, progressivement, à financer davantage son propre développement.

Planification, statistiques et coopération

Cette nouvelle étape accorde également une place centrale au rôle du Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement dans le pilotage de la transformation nationale.

Pour le Ministre Ismaël NABE, aucune transformation économique de grande ampleur ne peut être conduite efficacement sans disposer de données fiables. La statistique, la planification et le suivi-évaluation constituent ainsi des infrastructures essentielles, bien que souvent moins visibles, de l’action publique.

Dans le cadre du nouveau programme, le département entend poursuivre trois chantiers majeurs : renforcer la planification stratégique et son articulation avec la programmation budgétaire et l’investissement public ; moderniser le Système statistique national afin de disposer de données plus fiables, plus rapides et davantage utiles à la décision publique ; et renforcer la coopération internationale en veillant à son meilleur alignement sur les priorités nationales, afin que chaque partenariat contribue davantage à la réalisation de SIMANDOU 2040.

425 millions de dollars : au-delà du financement, restaurer la confiance et renforcer la signature de la Guinée

Si le montant de 425 millions de dollars constitue une ressource importante pour l’économie guinéenne, le Ministre NABE estime que sa véritable portée dépasse largement son volume financier.

Ce financement doit notamment contribuer à restaurer la confiance, à renforcer la signature de la Guinée et à ouvrir de nouvelles perspectives de mobilisation de ressources auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux, mais également des investisseurs privés.

L’enjeu n’est donc pas uniquement de mobiliser davantage de ressources, mais surtout de mobiliser mieux. Cela implique de privilégier des financements alignés sur les priorités nationales, orientés vers les projets à fort impact, rigoureusement suivis et évalués au regard de leurs résultats.

Cette ambition rejoint directement la vision portée par SIMANDOU 2040, autour de laquelle le Gouvernement entend construire un écosystème de financement cohérent, capable de transformer le potentiel national en infrastructures, en entreprises, en emplois, en compétences et en opportunités.

Transformer les indicateurs économiques en résultats pour les populations

Au-delà des équilibres macroéconomiques, le Gouvernement entend placer l’impact concret sur les populations au cœur de l’évaluation de cette nouvelle étape.

Pour le Ministre Ismaël NABE, les indicateurs macroéconomiques ne prennent véritablement leur sens que lorsqu’ils contribuent à améliorer les conditions de vie des citoyens. Ainsi, une économie plus stable doit se traduire par davantage d’emplois ; une meilleure gestion des finances publiques par de meilleurs services publics ; une croissance plus forte par davantage d’opportunités pour les jeunes ; et une meilleure mobilisation des ressources par davantage d’écoles, de centres de santé, d’eau potable, d’électricité, de routes et d’infrastructures productives. De même, l’amélioration de la gouvernance doit permettre de restaurer et de renforcer la confiance entre l’État et le citoyen.

SIMANDOU 2040 au cœur d’une ambition nationale

La Guinée se trouve, selon le Ministre, à un moment charnière de son histoire économique. Le pays dispose d’une ambition nationale clairement affirmée : transformer structurellement son économie pour faire émerger une Guinée plus productive, plus industrialisée, plus connectée, plus résiliente et plus inclusive.

Cette ambition s’appuie sur plusieurs atouts : un cadre de transformation avec SIMANDOU 2040, d’importantes ressources naturelles, une population jeune, un potentiel agricole considérable ainsi que des opportunités majeures dans les secteurs énergétique, minier et industriel.

Mais le potentiel, à lui seul, ne suffit pas. Il doit être transformé en développement à travers des institutions solides, des politiques publiques cohérentes et une capacité d’exécution renforcée. C’est dans cette logique que le nouveau programme avec le FMI est appelé à jouer le rôle de levier : consolider les fondations de l’économie guinéenne, réduire progressivement ses vulnérabilités, accroître ses marges de manœuvre et renforcer sa capacité à financer son propre développement.

Un résultat collectif et un nouveau départ

Le Ministre Ismaël NABE a salué l’engagement de l’ensemble du pool économique et financier ayant contribué à cette avancée, notamment la Banque Centrale de la République de Guinée, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, ainsi que les différents départements ministériels et administrations impliqués dans le processus.

Il a également exprimé sa reconnaissance au FMI pour la qualité du dialogue engagé avec les autorités guinéennes et pour son accompagnement dans cette nouvelle étape.

Mais, au-delà de la conclusion des discussions techniques et de la perspective de la signature du programme, le Gouvernement entend surtout inscrire cette étape dans une logique de résultats.

La signature d’un programme ne constitue pas l’aboutissement du processus, mais son commencement. Le véritable succès se mesurera à la capacité des autorités à mettre en œuvre les réformes, respecter les engagements, améliorer les institutions et surtout transformer les ressources mobilisées en résultats tangibles pour les populations.

Ainsi se dessine une nouvelle séquence de la trajectoire économique guinéenne : faire de la stabilité un tremplin vers l’investissement, de la crédibilité financière un levier de mobilisation de ressources, de la coopération internationale un instrument au service des priorités nationales et de SIMANDOU 2040 le cadre d’une transformation structurelle de l’économie.

En définitive, le message porté par le Ministre Ismaël NABE se veut à la fois économique, institutionnel et profondément politique : la Guinée entend désormais passer du potentiel à la transformation, des ressources aux résultats et des ambitions à l’exécution. Une ambition résumée par une triple exigence : construire une Guinée qui ne subit plus son avenir mais le construit ; qui ne dépend plus de ses ressources mais les transforme ; et qui ne se contente plus de promettre le développement, mais le délivre.

Capital humain et données : le Gouvernement mise sur une nouvelle génération de statisticiens pour accélérer Simandou 2040

Conakry, le 11 août 2026-Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury BAH, a reçu les 26 lauréats des concours d’entrée dans plusieurs grandes écoles africaines de statistique et d’économie. Ils ont été introduits par le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, accompagné de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Djami DIALLO. Cette rencontre a été l’occasion de saluer l’excellence de ces jeunes Guinéens et de réaffirmer l’engagement du Gouvernement en faveur du développement du capital humain, de la maîtrise des données statistiques et du renforcement des capacités nationales.

À travers cette audience, le Gouvernement entend donner une portée particulière à la réussite des lauréats de l’Institut national de la statistique (INS). Au-delà du succès à un concours, leur admission dans des établissements africains de référence constitue, selon les différents intervenants, une responsabilité nouvelle : celle de contribuer demain à la conception, à la planification et au pilotage des politiques publiques de la Guinée.

Sur les 26 lauréats, figurent 20 garçons et 6 jeunes filles, une représentation qui traduit également la volonté de promouvoir l’accès des jeunes femmes aux filières d’excellence et aux responsabilités liées à la transformation du pays.

Pour le Ministre Ismaël NABE, l’enjeu dépasse largement la réussite à un concours. Il s’agit de préparer des compétences capables de prendre part à la construction de la Guinée de demain. Cette orientation s’inscrit directement dans la vision de transformation portée par le Président de la République, notamment à travers Simandou 2040. Le programme, souligne le ministre, ne saurait être réduit aux seules infrastructures, à l’industrialisation ou à la croissance économique. Il doit également être compris comme un vaste projet de transformation du capital humain.

Dans cette architecture, les statisticiens et les démographes occupent une position stratégique. Car, dans une économie où la donnée est devenue un actif majeur, il n’est plus possible de planifier efficacement sans connaître, de décider sans mesurer et d’évaluer une politique publique sans disposer de données fiables. La connaissance précise de la population, des territoires, des besoins, des vulnérabilités et des potentialités devient ainsi une condition essentielle de l’efficacité de l’action publique.

Les 26 lauréats sont appelés à devenir de véritables « architectes de la décision publique ». Leur formation devra ainsi répondre à des besoins très concrets : mesurer les transformations du pays, identifier les inégalités, comprendre les dynamiques démographiques, anticiper les besoins en écoles, en hôpitaux, en logements, en emplois et en infrastructures, mais également mesurer l’impact des investissements et évaluer l’efficacité des politiques publiques.

Les 26 lauréats ont été orientés dans trois institutions africaines de référence. La répartition se présente comme suit :

– 16 lauréats au cycle d’Ingénieur Statisticien Économiste ;

– 2 au cycle long d’Ingénieur Statisticien Économiste ;

– 7 au cycle d’Analyste Statisticien ;

– 1 au cycle de Démographe.

Ils poursuivront leur formation dans trois établissements africains d’excellence : 15 à l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée d’Abidjan, 4 à l’École Nationale de la Statistique et de l’Analyse Économique Pierre Ndiaye de Dakar et 7 à l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Économie Appliquée de Yaoundé.

Un objectif de 150 statisticiens et démographes en cinq ans

Le Ministre Ismaël NABE a rappelé que l’envoi de ces 26 jeunes talents ne constitue donc qu’une première étape. Conformément à la vision du Chef de l’État, le Gouvernement, à travers le Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, ambitionne de former au moins 150 statisticiens et démographes au cours des cinq prochaines années. L’objectif est clair : constituer progressivement un pool national de compétences capable de renforcer durablement le Système National de la Statistique, d’améliorer la qualité des politiques publiques, d’optimiser la planification des investissements et de mieux cibler les interventions sociales.

Cette stratégie vise également à doter la Guinée de ressources humaines nationales capables d’accompagner, avec expertise et autonomie, la transformation portée par Programme Simandou 2040.

Autrement dit, le pays entend faire de la formation des compétences statistiques et démographiques un investissement stratégique au même titre que les infrastructures et les équipements.

Il a salué l’accompagnement de la Banque mondiale, à travers le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), dont la prise en charge de la formation des 26 lauréats constitue un appui majeur. Car, cet accompagnement dépasse la seule dimension financière. Il s’agit d’un investissement dans la capacité de la Guinée à mieux se connaître, mieux se planifier et, à terme, mieux se transformer.

Six jeunes filles, un symbole fort pour l’égalité des chances

Une attention particulière a également été accordée aux six jeunes filles de cette promotion. Leur réussite, selon le ministre, constitue un signal fort en faveur de l’égalité des chances et de l’accès des jeunes femmes aux filières de haut niveau. « L’excellence n’a pas de genre », rappelle en substance le ministre, qui voit dans ces six lauréates des modèles susceptibles d’encourager d’autres jeunes filles guinéennes à oser les concours, la réussite et les responsabilités dans la construction nationale.

Prodiguant des conseils, le Premier ministre Amadou Oury BAH a placé la statistique au cœur des enjeux de gouvernance et de développement. Pour lui, un État qui veut planifier efficacement son avenir doit d’abord disposer de données fiables sur sa population, son économie et ses réalités sociales. La statistique apparaît ainsi comme un outil stratégique de l’action publique, indispensable à la connaissance du pays et à l’élaboration des politiques de développement.

Le Chef du Gouvernement a encouragé les lauréats à considérer leur formation comme une opportunité, mais aussi comme une responsabilité envers la Nation. Qu’ils choisissent les filières statistiques, économiques ou d’autres domaines stratégiques, ces jeunes appartiennent, selon lui, à une nouvelle génération de compétences dont la Guinée a besoin pour accompagner son ambition de transformation.

Il a particulièrement insisté sur la nécessité de créer une masse critique de cadres hautement qualifiés, capables de travailler collectivement à la transformation du pays. Cette orientation répond à un enjeu majeur : former des compétences de haut niveau, mais également créer les conditions permettant à ces compétences de revenir et de contribuer durablement au développement national.

Former à l’étranger, servir la Guinée

Les lauréats appelés à poursuivre leurs études dans les grandes écoles africaines sont invités à inscrire leur parcours dans une perspective de retour et de contribution au développement de la Guinée. S’adressant directement aux 26 lauréats, le Ministre Ismaël NABE les a exhortés à aborder leur nouvelle étape avec ambition, humilité et discipline, tout en gardant la Guinée au cœur de leur parcours.

Leur formation doit permettre au pays de disposer progressivement d’un vivier de cadres capables de répondre aux exigences croissantes de la planification moderne, de la statistique publique et de la gestion des politiques de développement.

Une conviction résumée par le ministre dans une formule forte : investir aujourd’hui dans un statisticien, c’est contribuer à améliorer demain des milliers de décisions publiques.

À leur retour, le Gouvernement attend d’eux non seulement des diplômes, mais surtout des idées, de l’expertise, de l’engagement et des résultats. Ils auront vocation à devenir les gardiens de la qualité de la décision publique guinéenne.

Cette audience avec le Premier ministre marque ainsi une étape symbolique dans la construction d’une nouvelle génération de cadres guinéens, formés dans les meilleures institutions africaines et appelés, demain, à mettre leur expertise au service de la transformation économique et sociale du pays.