Coopération sino-guinéenne : Signature d’un accord de 400 forages au service des populations.

Conakry, le 2 juillet 2026 – L’excellence de la coopération entre la République de Guinée et la République populaire de Chine s’illustre une fois de plus par une avancée capitale. La formalisation de l’accord de mise en œuvre relatif au don de 400 forages vient sceller la robustesse d’un partenariat historique, enraciné dans la confiance mutuelle, la solidarité agissante et une ambition partagée pour le développement durable.

Sous l’égide du Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, représenté par Ismaël NABE, et en présence de personnalités éminentes telles que l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en Guinée, Son Excellence SUN Yong, et le Ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar CAMARA, aux côtés de nombreux partenaires institutionnels, cette cérémonie revêt une importance capitale. Elle consolide la mise en œuvre de l’Accord-cadre sino-guinéen, pilier fondamental de la coopération bilatérale entre Conakry et Pékin depuis des décennies.

Par-delà la seule signature, cette cérémonie a également permis de saluer l’élévation des compétences des cadres guinéens, formés en Chine. Cette démarche met en lumière la détermination conjointe des deux nations à investir parallèlement dans les infrastructures et dans le capital humain, considérés comme les fondations intrinsèques d’un développement pérenne.

Pionnière en Afrique subsaharienne pour l’établissement de relations diplomatiques avec la République populaire de Chine en 1959, la Guinée partage avec Pékin une relation privilégiée. Celle-ci repose sur un socle de respect mutuel, de non-ingérence et d’une approche de coopération mutuellement bénéfique.

Ce lien privilégié n’a eu de cesse de se consolider, notamment sous l’impulsion de l’Accord-cadre sino-guinéen. Cet instrument a permis l’émergence de multiples projets structurants, couvrant des domaines vitaux tels que les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’éducation, l’énergie et le développement des zones rurales.

La concrétisation du projet des 400 nouveaux forages pour un montant de 8 milliards de dollars s’intègre parfaitement dans cette dynamique. Il témoigne de la détermination inébranlable des deux gouvernements à ériger l’amélioration des conditions d’existence des citoyens au rang de priorité absolue de leur collaboration.

400 forages, un levier de transformation durable pour les communautés

Loin d’être une simple dotation, ces 400 nouveaux accès à l’eau potable constituent une réponse tangible aux exigences quotidiennes de milliers d’habitants, particulièrement ceux résidant dans les régions rurales et les zones les plus précaires.

Leur maillage étendu sur l’intégralité du territoire national garantira un accès facilité à l’eau salubre pour tous. Cette initiative allégera de manière significative les pénibles tâches d’approvisionnement en eau, trop souvent dévolues aux femmes et aux jeunes filles. Par ricochet, elle contribuera à l’amélioration de l’hygiène publique, à l’assiduité scolaire et au dynamisme des économies locales.

Cette démarche s’aligne parfaitement avec la vision éclairée du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi DOUMBOUYA, pour qui l’élévation du niveau de vie des citoyens constitue une priorité absolue de son mandat.

Elle vient aussi étayer les efforts du Gouvernement, sous la houlette du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, dont l’ambition est d’accélérer la concrétisation du Programme Simandou 2040, véritable catalyseur de la transformation économique et sociale de la Guinée.

Le capital humain, un pilier central du partenariat sino-guinéen

L’événement a également souligné une autre facette cruciale de cette synergie bilatérale : la valorisation et le développement des compétences humaines. Par l’appui du Gouvernement chinois, de nombreux hauts fonctionnaires des Ministères du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, ainsi que de l’Agriculture, ont pu prendre part à des séminaires de formation pointus à Pékin. Ces sessions portaient notamment sur des thématiques clés comme la planification du développement agricole, l’optimisation des échanges commerciaux pour les nations africaines et le renforcement des capacités féminines sur le continent.

Ces apprentissages permettront aux récipiendaires d’assimiler et d’appliquer le savoir-faire chinois en matière de modernisation agraire, de souveraineté alimentaire, d’industrialisation et de consolidation des aptitudes institutionnelles, œuvrant de la sorte à la réalisation des desseins de développement nationaux.

La ratification de cet accord réaffirme avec éclat l’excellence des liens unissant la Guinée et la Chine. Elle atteste également de la crédibilité reconquise de la Guinée sur la scène internationale et de la confiance que lui manifestent ses partenaires privilégiés, au travers de projets tangibles qui transforment directement le quotidien des populations.

En combinant judicieusement les investissements dans les infrastructures essentielles, le transfert de savoir-faire et l’assistance technique, la coopération sino-guinéenne continue d’offrir des solutions pérennes aux enjeux du développement.

Grâce à ces 400 nouvelles sources d’approvisionnement, des milliers de foyers auront accès à cette ressource essentielle. Un nouveau chapitre s’ouvre ainsi dans une relation bilatérale séculaire qui, depuis plus de soixante ans, n’a eu de cesse de s’affermir au bénéfice du progrès mutuel, de la prospérité commune et de l’épanouissement des peuples guinéen et chinois.

Publication des résultats de l’EDS-VI : la Guinée fait de la donnée statistique le socle de sa transformation et du développement humain

Conakry, le 2 juillet 2026–Le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers l’Institut national de la Statistique (INS), a procédé à la publication officielle des résultats de la sixième Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI). Réalisée en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, l’EDS-VI s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des politiques nationales de développement et du suivi des engagements internationaux de la Guinée, notamment les Objectifs de développement durable (ODD).

La cérémonie a réuni plusieurs membres du Gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les représentants des institutions nationales, du système des Nations Unies, de la Banque mondiale, des corps diplomatiques, du secteur privé et de la société civile.

Véritable référence nationale en matière de statistiques sanitaires et démographiques, cette enquête fournit aux pouvoirs publics, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux acteurs du développement des données fiables, actualisées et désagrégées, indispensables à une planification fondée sur l’évidence.

Bien plus qu’un simple exercice statistique, la publication de l’EDS-VI marque un tournant stratégique dans la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, qui place le développement du capital humain au cœur de la transformation économique et sociale de la Guinée.

Dans sa présentation des résultats, le Directeur Général de l’INS, Dr Makan Doumbouya, a rappelé que l’EDS-VI vise à mesurer les principaux indicateurs démographiques, sanitaires et nutritionnels du pays. Elle permet notamment d’évaluer les niveaux de fécondité, de mortalité, de santé maternelle et infantile, de nutrition, de vaccination, de planification familiale, ainsi que la prévalence de plusieurs maladies transmissibles et non transmissibles.

Il a précisé que l’enquête a couvert 8 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national, dont 7 779 ménages effectivement enquêtés, garantissant un excellent taux de réponse. Près de 11 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, des hommes éligibles et des milliers d’enfants ont été interrogés afin de produire des indicateurs représentatifs aux niveaux national et régional.

Les résultats montrent que la Guinée poursuit progressivement sa transition démographique. L’indice synthétique de fécondité est désormais estimé à 4,7 enfants par femme, confirmant une tendance générale à la baisse observée au cours des dernières années, même si les écarts entre les zones urbaines et rurales demeurent importants.

En matière de santé maternelle, près de 80 % des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des cinq dernières années ont bénéficié de soins prénatals de qualité. Les accouchements dans les structures sanitaires progressent, tandis que les accouchements à domicile poursuivent leur recul, traduisant une amélioration de l’accès aux services de santé.

L’enquête révèle toutefois que les besoins non satisfaits en matière de planification familiale restent élevés et que le recours aux méthodes contraceptives modernes demeure insuffisant, appelant à un renforcement des actions de sensibilisation et de l’offre de services de santé reproductive.

Des défis importants en matière de santé des populations

Les indicateurs de mortalité montrent que la santé maternelle et infantile demeure une priorité nationale. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est estimé à 95 décès pour 1 000 naissances vivantes, tandis que la mortalité néonatale s’établit à 32 décès pour 1 000 naissances vivantes.

En matière de vaccination, seulement 26 % des enfants âgés de 12 à 23 mois ont reçu l’ensemble des vaccins de base conformément au calendrier vaccinal, mettant en évidence la nécessité d’intensifier les efforts de couverture vaccinale.

L’EDS-VI met également en lumière l’émergence des maladies non transmissibles. Les premiers résultats montrent une prévalence importante de l’hypertension artérielle, du diabète et de l’hépatite B, soulignant l’évolution du profil épidémiologique du pays et la nécessité d’adapter les politiques de santé publique.

L’enquête met en évidence des disparités persistantes dans l’accès aux services sociaux de base. L’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’électricité demeure fortement inégal selon les régions et entre les milieux urbain et rural. À peine 43 % des ménages disposent d’un accès minimal à une source améliorée d’eau potable, 34 % bénéficient d’installations d’assainissement répondant aux normes minimales et 39 % ont accès à l’électricité.

Prenant la parole, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a rappelé que derrière chaque chiffre publié se cache une réalité humaine et que cette enquête offre à la Guinée un véritable miroir de sa population pour mieux préparer son avenir. Il a expliqué que le Programme Simandou 2040 repose sur une conviction forte : un développement durable ne peut être planifié efficacement qu’à partir de données précises et fiables.

Le Ministre Ismaël NABE a toutefois souligné que si les résultats mettent en évidence des progrès significatifs, ils révèlent également des défis persistants, notamment les inégalités entre les zones urbaines et rurales en matière d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’assainissement, à l’hygiène et aux services sociaux essentiels.

Pour lui, ces constats ne doivent pas être perçus comme des fatalités, mais comme une invitation à accélérer les réformes engagées dans le cadre du Pilier 5 du Programme Simandou 2040 consacré à la santé et au bien-être. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures sanitaires, de développer l’industrie pharmaceutique nationale, de former davantage de professionnels de santé, d’améliorer la nutrition et de protéger durablement les mères et les enfants, rappelant que « le premier capital d’une nation demeure son capital humain ».

Intervenant à son tour, la Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté SALL, a présenté les résultats de l’enquête comme le reflet des efforts accomplis par le Gouvernement et ses partenaires pour améliorer les conditions sanitaires des populations. Elle a salué des avancées encourageantes, notamment la baisse du taux de mortalité infantile, passé de 67 pour mille en 2018 à 61 pour mille en 2025, ainsi que la diminution de la mortalité infanto-juvénile, de 111 pour mille à 95 pour mille. Pour la ministre, ces progrès traduisent l’efficacité des investissements consentis dans le secteur de la santé et illustrent les premiers effets de la vision portée par le Président de la République en faveur du développement humain.

Mme. SALL a plaidé pour un renforcement de la résilience du système de santé afin de garantir une couverture sanitaire universelle, réduire les disparités territoriales, améliorer les services de santé de la reproduction et agir sur les déterminants sociaux de la santé.

Enfin, la Ministre Khaïté SALL a également pris l’engagement que les données issues de l’EDS-VI guideront désormais les décisions de son département, tant dans l’allocation des ressources que dans le déploiement des personnels et l’amélioration de la qualité des soins.

Présidant la cérémonie au nom du Premier ministre, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a souligné que cette enquête constitue désormais une référence nationale pour orienter les politiques publiques grâce à des données fiables, actualisées et scientifiquement établies.

Selon lui, la Guinée s’inscrit résolument dans une nouvelle culture de gouvernance où les décisions publiques reposent sur des preuves plutôt que sur des estimations. Il a rappelé que cette vision est portée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui a fait de la transparence, de la bonne gouvernance et de la modernisation du système statistique des piliers essentiels de la refondation de l’État.

Le Ministre Directeur de cabinet a également indiqué que les résultats de l’EDS-VI permettront d’améliorer l’anticipation des besoins en matière de santé, d’éducation et de protection sociale, de mieux orienter les investissements publics et de renforcer la cohérence des politiques sectorielles avec les priorités nationales de développement humain.

À travers la publication officielle de l’EDS-VI, la Guinée réaffirme ainsi son ambition de bâtir une gouvernance moderne fondée sur la connaissance, la transparence et l’évaluation des résultats. Plus qu’un document statistique, cette enquête constitue désormais un outil stratégique au service d’une meilleure planification, d’investissements plus efficaces et d’un développement humain durable, conformément aux ambitions du Programme Simandou 2040.