Barrage FOMI : Vers le lancement effectif d’un ouvrage stratégique pour la transformation énergétique et agricole de la Guinée sous l’ère du SEM Mamadi Doumbouya, Président de la République

Conakry, le 20 février 2026 – La Guinée a franchi une étape cruciale dans la relance du barrage FOMI, un projet hydroélectrique et agro-industriel d’envergure, destiné à transformer en profondeur le paysage énergétique, agricole et infrastructurel du pays. Lors d’une rencontre stratégique de haut niveau, le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, par ailleurs point focal du FOCAC 2024, le Ministre de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, les entreprises partenaires chinoises, notamment les géants internationaux de l’ingénierie hydroélectrique TBEA, China International Water & Electric Corporation, Sinohydro et Yellow River Engineering Consulting Co.Ltd. (YREC), et les entités institutionnelles concernées, ont collectivement réaffirmé leur détermination à passer de la phase des pourparlers à celle de l’exécution concrète des travaux.

Un projet structurant au cœur de la coopération stratégique sino-guinéenne

Le Projet FOMI est intégré à la deuxième phase des initiatives prioritaires définies par l’accord-cadre sino-guinéen, sous la supervision du Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, également Président du Comité sino-guinéen.

Le Ministre Ismaël NABE a indiqué que ce projet a déjà fait l’objet de plusieurs consultations de haut niveau. À ce titre, une première réunion stratégique s’est tenue le 14 janvier 2026, en présence de l’actuel Ministre de l’Énergie, alors responsable du département des Infrastructures, de l’ancien Ministre de l’Énergie, Namori Camara, ainsi que de l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en Guinée, S.E.M. SUN Yong.

Puis, des discussions techniques avec les ministères du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de l’Économie et des Finances ; et des Mines.

Il a ajouté que ces concertations avaient notamment porté sur l’enveloppe financière pouvant être mobilisée auprès du consortium des banques chinoises, ainsi que sur les ajustements nécessaires pour aligner le coût global du projet avec les ressources allouées.

FOCAC 2024 : un partenariat élevé au rang stratégique

Le Ministre NABE, en tant que point focal du FOCAC 2024, a rappelé que le Président Mamadi Doumbouya avait, lors de cet événement, qualifié le partenariat sino-guinéen de « mariage stratégique », soulignant la profondeur et la solidité des liens entre la Guinée et la Chine. Dans ce contexte dynamique, de nombreux projets miniers, infrastructurels et hydrauliques ont été initiés. L’ouvrage de FOMI s’intègre parfaitement à cette vision structurante, en harmonie avec la projection stratégique nationale à l’horizon 2040.

Selon lui, le soutien des plus hautes autorités des deux nations, notamment le Président Mamadi DOUMBOUYA et le Président Xi Jinping, confère au projet une portée politique et diplomatique majeure.

Une coordination renforcée entre les entreprises chinoises

Un des points essentiels de cette seconde réunion réside dans la présence conjointe de plusieurs entreprises chinoises, déjà expérimentées dans la réalisation d’ouvrages et d’infrastructures en Guinée. L’objectif est d’établir une répartition claire des responsabilités ; définir précisément le rôle de chacun ; optimiser l’architecture technique du projet ; et réévaluer le coût global pour l’harmoniser avec les fonds disponibles. Cette synergie permettra d’élaborer un plan d’action détaillé, garantissant ainsi une exécution efficace et cohérente.

Une priorité affirmée par le ministère de l’Énergie

Le Ministre de l’Énergie, Laye Sékou CAMARA, a insisté sur l’importance primordiale de l’ouvrage FOMI pour son département. Il a rappelé que ce projet, longtemps considéré comme « la légende de FOMI », doit désormais passer à une phase concrète de concrétisation. « FOMI n’est plus une fiction. Ce n’est plus une légende. C’est une réalité que nous allons initier et construire pour le peuple de Guinée. »

Depuis plusieurs mois, une collaboration étroite a été établie entre le ministère de l’Énergie et le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, en vue d’accélérer l’avancement technique et financier du projet.

Un contexte infrastructurel désormais propice

Plusieurs facteurs structurants confortent aujourd’hui pleinement la concrétisation du barrage : le développement du projet minier Simandou ; la construction en cours de la ligne d’interconnexion Guinée-Mali ; l’achèvement imminent du poste électrique de FOMI ; le déploiement de nouvelles lignes de transport d’électricité ; et un besoin énergétique grandissant dans plusieurs régions encore dépourvues d’accès à l’électricité.

Seuls environ 25 kilomètres de lignes additionnelles seraient nécessaires pour parachever l’intégration énergétique liée à l’ouvrage. Ainsi, toutes les conditions techniques sont à présent réunies pour justifier le lancement du projet.

La contribution guinéenne et l’engagement national

Le Ministre Ismaël NABE a précisé que la question de la participation nationale, évaluée à 15 %, avait déjà été abordée lors de discussions précédentes, notamment avec le ministère de l’Agriculture, dans le but d’identifier les composantes que la partie guinéenne pourrait prendre en charge et, par conséquent, de diminuer le coût global du projet. Cette démarche vise à renforcer l’implication nationale tout en optimisant l’ingénierie financière globale.

Un échéancier serré pour un lancement rapide

Les ministres Ismaël NABE et Laye Sékou CAMARA ont manifesté leur détermination à parvenir rapidement à une décision opérationnelle. Dès la semaine prochaine, des propositions techniques additionnelles sont attendues de la part chinoise en vue de fixer une date officielle de commencement. L’ambition déclarée est de s’atteler sans relâche au cours du mois à venir pour amorcer le début concret des travaux.

Le barrage de FOMI symbolise la volonté du Président de la République de transformer durablement l’économie nationale grâce à des investissements structurants et stratégiques. La détermination affichée par l’ensemble des parties prenantes (gouvernement, partenaires chinois et équipes techniques) constitue une avancée décisive vers la réalisation d’un projet attendu depuis plusieurs décennies.

Ministre Ismaël NABE : échanges stratégiques avec le FIDA, des investisseurs internationaux et le secteur privé guinéen

Conakry, 20 février 2026 – Le Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël NABE, a mené une journée de travail particulièrement dense, marquée par des échanges stratégiques avec plusieurs acteurs majeurs du développement et de l’investissement.

Il a reçu Madame Ann TURINAYO, Directrice pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) pour la Guinée, la Gambie et le Cap-Vert. Les discussions ont porté sur la confirmation de l’engagement du FIDA en faveur de la modernisation du secteur agricole guinéen, ainsi que sur la mobilisation de ressources financières additionnelles pour le projet AgriFARM et les programmes FIDA 13 et 14. Le Ministre a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement guinéen à accompagner le FIDA, partenaire stratégique du développement national.

Le Ministre Ismaël NABE s’est ensuite entretenu avec une délégation d’investisseurs saoudiens et émiratis, invités à soumettre des projets d’investissement concrets et structurants, alignés sur les priorités stratégiques de la Guinée. Il a réitéré la volonté gouvernement de créer un environnement attractif et sécurisé pour les investissements productifs.

Enfin, une session de travail avec les opérateurs économiques guinéens, conduite par le Président de la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Monsieur Mamadou BALDE, a permis d’aborder les préoccupations du secteur privé, les réformes en cours et les perspectives de partenariat public-privé, au service du développement économique national.

Programme Simandou 2040 : Le MPCID sollicite l’engagement des PTFs en faveur d’une refonte structurelle de la Guinée

Conakry, le 20 février 2026 – Sous l’égide de Monsieur Ismaël NABE, Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement (MPCID), s’est déroulée une session stratégique axée sur la présentation approfondie du Programme Simandou 2040. Cette concertation avec les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) revêt une importance capitale, marquant l’intégration nationale de ce qui est désormais considéré comme le cadre directeur exclusif pour la prospérité socio-économique de la Guinée au cours des quinze années à venir.

Convertir la rente minière en catalyseur de croissance inclusive

Le Ministre Ismaël NABE a souligné que, bien que ce programme prenne racine dans l’exploitation du gisement de fer de Simandou, l’un des plus imposants au globe, l’ambition nourrie par le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi DOUMBOUYA, transcende considérablement le seul secteur minier. L’objectif primordial est d’engendrer une mutation structurelle profonde de l’économie nationale, en transmutant les produits des activités extractives en catalyseur d’industrialisation, de diversification productive et d’aménagement territorial équitable.

Conçu avec le concours de cabinets de renom tels que KPMG et Southbridge, ce programme s’appuie sur un scénario d’« Accélération ». Cette orientation stratégique, estimée à la fois réaliste et pérenne, ambitionne un taux de croissance annuel moyen de 10,3 % et la génération de 9,5 millions d’opportunités d’emploi d’ici à l’horizon 2040.

Une architecture structurée autour de 5 piliers stratégiques

Le Directeur National du Plan, Dr. Hassane DIALLO, a présenté l’architecture détaillée de ce programme qui englobe 14 secteurs d’intervention prioritaires.

Pilier 1 : Souveraineté alimentaire et Transformation industrielle

L’ambition consiste à opérer une transition d’une économie axée sur l’exportation de matières premières brutes vers une économie de transformation à haute valeur ajoutée.

  • Agriculture (12 projets, 5 réformes) : Viser une productivité rizicole de 4 t/ha, sécuriser l’accès à la terre et intégrer les petits exploitants afin de minimiser la dépendance aux importations.
  • Mines et Industrie : Un investissement de 65 à 70 milliards USD est prévu pour l’établissement de 17 unités de transformation et la création de 35 000 postes industriels directs.
  • Pêche : Modernisation durable via 10 projets et 2 réformes structurelles majeures.

Pilier 2 : Capital humain et Attractivité (49 Mds USD)

  • Éducation : Garantir 80 % d’accès au niveau pré-universitaire, contenir les effectifs à 30 élèves par classe et étendre la couverture des cantines scolaires.
  • Tourisme : Positionner la Guinée comme une destination attractive et concurrentielle, avec un objectif de 3 millions de visiteurs et la rénovation de 550 infrastructures d’hébergement.

Pilier 3 : Infrastructures, Énergie et Numérique (160 Mds USD)

Il s’agit du pilier le plus exigeant en capitaux et revêt une importance cruciale pour le désenclavement du territoire.

  • Transport : Construction de 2 900 km d’autoroutes et 2 500 km de voies ferrées.
  • Énergie et Eau : Atteindre une capacité installée de 10 000 MW pour un accès généralisé à l’électricité (100 %) et assurer l’approvisionnement en eau potable pour 95 % de la population.
  • Numérique : Couverture très haut débit de 95 % du territoire et numérisation intégrale des services publics.

Pilier 4 : Services financiers (1 à 1,5 Md USD)

Ce volet vise un taux d’inclusion financière de 60 % et l’intégration de la moitié de la main-d’œuvre du secteur informel dans un cadre réglementaire sécurisé.

Pilier 5 : Santé et Protection sociale (12 à 14 Mds USD)

L’ambition est d’atteindre une espérance de vie de 68 ans grâce à l’accès généralisé aux services de santé et à l’optimisation du ratio de personnels de santé (23 agents pour 10 000 habitants).

L’impératif de la culture du résultat

L’enveloppe d’investissement totale s’élève à environ 330 milliards USD, échelonnée sur trois phases successives jusqu’en 2040. Le financement sera garanti par une combinaison de sources, comprenant le secteur privé, le budget de l’État, le Fonds Souverain, et une contribution attendue des PTF à hauteur de 37 milliards USD.

Afin d’assurer une mise en œuvre scrupuleuse, le Gouvernement institue une « Delivery Unit ». Cette cellule de gestion des performances sera implémentée au sein de chaque département ministériel, afin de garantir une harmonisation optimale des actions entre les directions du Budget, du Plan, du Trésor et des Douanes. Le suivi stratégique demeurera sous la supervision directe du Ministre du Plan, par l’intermédiaire du Comité stratégique du Programme Simandou.

En conclusion de cette session, les autorités ont renouvelé leur ferme engagement en faveur de la transparence et d’un suivi annuel assidu. Avec Simandou 2040, la Guinée n’initie pas qu’un simple programme, mais bien une stratégie macroéconomique holistique et intégrée, visant à s’insérer de manière pérenne au sein des chaînes de valeur mondiales.