Conakry, le 17 avril 2026 – À l’occasion d’une mission économique conduite par l’ambassadeur de l’Inde, le Secrétaire Général l’ambassadeur Kabèlè SOUMAH a reçu une importante délégation d’hommes d’affaires indiens ce vendredi au Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement. L’objectif est de cette mission économique s’inscrit dans le cadre de la recherche de partenariats et de coopération dans plusieurs secteurs en Guinée.

A l’entame de la rencontre, l’Ambassadeur de l’Inde a présenté une délégation composée d’acteurs issus de domaines variés, allant du paiement digital à l’énergie solaire, en passant par l’industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire, la logistique et les infrastructures. Cette mission, organisée avec le soutien de la Confédération de l’industrie indienne (CII), a pour volonté de bâtir des partenariats durables entre les deux pays.

Plusieurs entreprises ont exposé leurs ambitions pour le marché guinéen. Certaines, comme Mauran Montal, souhaitent contribuer au développement des infrastructures et de l’énergie, tandis que des laboratoires pharmaceutiques tels que A. Py et Fama ont exprimé leur intérêt pour améliorer l’accès aux médicaments en Guinée. Dans le secteur agricole, des représentants de la filière rizicole ont également manifesté leur volonté de participer à la sécurité alimentaire du pays.
Face à ces propositions, la partie guinéenne a clairement affiché sa ligne directrice. Au nom du Ministre du plan, de la Coopération Internationale et du Développement, le Secrétaire général, l’Ambassadeur Kabèlè SOUMAH a salué la qualité des échanges tout en insistant sur un changement de paradigme : « La Guinée ne veut plus de simples missions de prospection. Il est temps de passer à l’action. » a-t-il martelé.
Le pays privilégie désormais des partenariats mutuellement bénéfiques, fondés sur des projets concrets. Cette orientation s’inscrit dans le cadre du programme de développement économique de la Guinée, Simandou 2040, qui ambitionne de transformer en profondeur les infrastructures, l’éducation, l’industrie et le commerce guinéens.
Plusieurs secteurs clés ont été identifiés comme prioritaires. Dans le domaine de l’énergie, la Guinée souhaite diversifier ses sources en développant le solaire et l’éolien, en complément de l’hydroélectrique. L’expertise indienne dans ce domaine est particulièrement attendue, d’autant qu’un important site solaire doit être inauguré dès le 18 avril 2026.
L’industrie pharmaceutique représente également un enjeu majeur, avec un besoin croissant en médicaments et vaccins. La Guinée entend réduire sa dépendance aux importations grâce à des partenariats industriels. Enfin, l’agriculture, et en particulier la production de riz, reste une priorité, alors que seule une infime partie des terres cultivables du pays est actuellement exploitée.
Pour accompagner ces ambitions, les autorités guinéennes assurent avoir mis en place un cadre favorable aux investissements, notamment à travers l’Agence de promotion des investissements. Elles appellent les partenaires à maintenir un suivi rigoureux afin de concrétiser rapidement les opportunités identifiées.
À l’issue de la rencontre, les deux parties ont exprimé leur volonté commune d’avancer vers une coopération plus pragmatique et orientée vers les résultats. « La Guinée a une vision claire. Elle n’attend plus. Elle veut des partenaires prêts à s’inscrire dans l’action », a conclu le Secrétaire général.

Cette mission économique marque ainsi un tournant dans les relations entre Conakry et New Delhi, désormais tournées vers l’investissement et le développement.